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MaXoE Festival 2019 : La Sélection Musique – Pop/Rock/Blues Rock & Jazz/World/Soul

Allez hop, première sélection musique. Alors comme d’habitude, je ne suis pas à l’aise à l’idée de mettre la musique dans des catégories mais j’ai essayé de regrouper les choses qui tournent autour du rock et les autres qui, elles, gravitent autour du jazz. 

Pop/Rock/Blues Rock

Olympus Sleeping – Razorlight

Un extrait de notre chronique : « Razorlight revient dix ans après leur précédent album. La pop teintée de rock comme je l’aime. Cette musique est pleine de peps et d’énergie maîtrisée. Les arrangements sont bien foutus avec des guitares précises de bout en bout et une section rythmique toujours bien en place. Carry Yourself est un parfait exemple du talent du groupe. La voix de Johnny Borrell fait toujours autant mouche. Vraiment ça donne la pêche ! Ecoutez un peu Japanrock. C’est vrai que c’est assez classique dans la construction mais qu’est-ce que ça sonne bien. Et puis ils savent faire des mélodies précieuses. Iceman est une chanson délicieuse, toute en douceur et en légèreté. Ils savent tout faire. Ecoutez un peu cet album, il vaut le détour. »

 

Blue Morning – Watchers

Un extrait de notre chronique : « Cela commence fort avec How long is your night ? Ce morceau est une pure production du rock avec sa rythmique binaire et cette voix bourrée d’énergie. Et quand le groupe fait dans des choses plus apaisées, ils sont encore dans le vrai. C’est le cas avec You’ve got no more, la voix féminine se mêle incroyablement bien à l’ensemble et domine même les débats. Un bijou. Finissons avec Shake It Down, un riff de malade, une énergie de fou, du rock qui envoie ! Chers Watchers, à quand l’album ?  « 

 

Better – No Money Kids

Un extrait de notre chronique : « Le retour de ce groupe au rock acéré, groupe que l’on suit depuis un moment sur MaXoE. Vous pouvez d’ailleurs relire nos chroniques ici et là. Et bien il n’y a pas de suspense, le groupe m’a séduit une fois de plus, je pourrais même dire qu’ils ont faire encore mieux que d’habitude. Je ne sais pas pourquoi mais la galette vous donne une claque immédiate. Leur musique est toujours entre rock et électro et la recette fait mouche, encore une fois. « 

 

Jump – Nina Attal

Un extrait de notre chronique : « Non mais qu’est-ce que ça groove. Nina Attal est une artiste française aux inspirations rock, funk et blues. Sans tomber dans les clichés, cette galette semble sortie tout droit des US. Pourquoi ? Je ne sais pas, une sorte de sensation, les arrangements, le groove, la façon de chanter, tout nous rapproche du savoir-faire américain dans le genre. Oui j’ai adoré. Le rock est présent, c’est carrément notable sur Laisse Moi Le Temps, un morceau tout en finesse qui n’hésite pas à cracher ses tripes tout de même avec une guitare aux intonations définitivement blues. « 

 

#1 – The Krooks

Un extrait de notre chronique : « Ce trio français nous livre une musique funk teintée de rock et de blues avec un talent rare. Il s’agit de Davy et Anthony Honnet et de Jérôme Cornelis. Leurs influences sont plurielles et ça se sent dans leurs compositions. Mais ce qui ressort, c’est leur amour du groove, des claviers habiles, des guitares enragées, … J’aime cette musique qui lorgne du côté des US et de ses plus grandes pointures du funk, du rock et du blues. »

 

MassEducation – St. Vincent

Un extrait de notre chronique : « Sensuel. Cet album est terriblement sensuel. La voix de la belle Annie Clarke associée au piano de Thomas Bartlett met le feu à nos oreilles. Elle fait passer une émotion incroyable et, comme je le disais, la sensualité est présente dans chacun des mots prononcés. Elle arrive à scander les paroles, à les susurrer dans les basses et à les crier dans les aigus. C’est incroyable ce qu’elle fait. Alors pour l’histoire, cet album est une revisite de leur galette précédente Masseduction. C’est enregistré live, à deux, tout simplement. C’est peut-être cela qui explique toute cette émotion. »

 

Billy Believe – Stuck In The Sound

Un extrait de notre chronique : « La voix toujours assez haut perchée contre-balance parfaitement les riffs un rien classiques mais toujours aussi efficaces. Serious en est un parfait exemple. Rythmé et inspiré mélodiquement, le morceau nous entraine sur les jolies routes de ce rock qui donne la pêche. Et puis parfois ils posent leurs valises pour nous offrir un moment d’émotion comme celui suscité par The Rules. Des nappes planantes et une voix pleine de sensualité, assez pour éveiller en nous des sentiments contradictoires. Et puis ils savent aussi lorgner du côté d’une forme de punk, avec Unlovable par exemple. »

 

Who Else – Bjorn Berge

Un extrait de notre chronique : « C’est simple, dès la première piste de cet album, j’ai été scotché aux enceintes. Voilà du blues-rock comme j’en n’ai pas entendu depuis longtemps. Cela me fait penser à ce que j’écoutais dans mes jeunes années mais l’artiste a un petit quelque chose en plus que je ne saurais définir. Peut-être sa voix profonde et un rien rocailleuse. Peut-être des orchestrations lourdes, pesantes, pour un blues bien au fond du temps. Mais peut-être aussi cette guitare qui s’envole régulièrement et nous laisse pantois. « 

 

Broken Inside – Loo & Monetti

Un extrait de notre chronique : « Cette pop est assez planante mais jamais molle, il y a toujours soit les voix, soit les claviers, soit les percussions pour lui donner du caractère. L’électro est présente, juste à sa place, pour mettre en valeur ces jolies mélodies, ces jolies harmonies. C’est particulièrement vrai sur Move On. Quel magnifique morceau ! Cette piste a des petits airs de musique de film avec cette ambiance incroyable. Et puis le cri poussé par My Friend. Le morceau vous prend à la gorge et ne vous lâche plus, jusqu’à cette fin émouvante. »

 

Cast – Perfect Son

Un extrait de notre chronique : « Voici le premier album de cet artiste prometteur. Il est polonais et nous sert une pop ciselée jusqu’aux moindres détails. Elle est teintée de rock et d’électro, une électro puissante avec des basses très prononcées comme je les aime. C’est cette énergie qui fait pencher l’album du côté du rock de temps à autre. C’est particulièrement notable sur It’s For Life. Les gimmicks électro me font penser au meilleur des années 80, notamment à la bande originale de New York 1997. »

 

La Poison

Un extrait de notre chronique : « Voici un trio français qui fait du bien. Une chanteuse, une batterie et une guitare. Et en appui de l’électro qui permet notamment de gérer les basses des morceaux. Le résultat est bluffant, cet album conjugue tout cela avec un beau talent. Les sonorités nous projettent parfois dans les années 90 et d’autres nous propulsent dans l’avenir. Le groupe arrive à alterner des moments très électro avec d’autres plus chaloupés comme avec Mrs Jane. Cette piste est merveilleuse, juchée sur une ligne basse-batterie parfaite, elle livre des accords somptueux, c’est un tube à n’en pas douter. »

 

40 Tours Around The Sun – Toto

Un extrait de notre chronique : « Encore un coup de maître. Le groupe épaulé par des musiciens hors-pair, dont le très impressionnant Shannon Forrest à la batterie, nous livre une partition idéale pour mes oreilles. C’est le moment de vous rattraper si vous ne connaissez pas trop le groupe, ils reviennent sur un panel très large de leurs morceaux, toutes les périodes sont au rendez-vous. Le résultat est bel et bien là : un concert bourré d’énergie mais aussi de finesse musicale. « 

 

Jazz/World/Soul

Deux – Glass Museum

Un extrait de notre chronique : « C’est un coup de jeune sur le genre, voire un nouveau genre. C’est une grande claque. Quelle bonne idée que ce duo, plutôt rare, entre un piano et une batterie. Et puis on enchaîne sur Shadow’s Faces. Le piano se fait plus épileptique et viennent alors des nappes électro flirtant avec la Bass Music. Arrive alors une trompette aérienne qui fait penser au jeu d’Ibrahim Maalouf et puis la batterie se fait reine. Chaque piste est pleine de surprises et d’inspiration. Ces deux instruments se marient tellement bien, qui l’eut cru ? Je ne vais pas tergiverser, cet album est une perle, un petit bijou qui n’a qu’un défaut, il ne possède que 6 titres. « . 

 

Levantine Symphony No. 1 – Ibrahim Maalouf

Un extrait de notre chronique : « J’ai un problème, j’ai du mal à être objectif avec Ibrahim Maalouf. Sa façon de faire du jazz, de le teinter de ce qu’il faut d’oriental me séduit à chaque fois, c’est comme ça. Cette fois il mêle le jazz et une forme de musique classique. Sur certains morceaux, on trouve des choeurs majestueux, des accords grandioses, c’est beau. Mais l’artiste n’oublie pas du tout le jazz qu’il affectionne tant, on en a une preuve tangible sur Movement I. La trompette est toujours aussi aérienne et la basse groove à mort. Sur Movement II, le ton se fait très vindicatif avec des cuivres qui assènent leur riff. Et puis on retombe sur un passage propre au jazz moderne, la guitare chevauche les mesures pour mieux imprimer son groove. Magique. « 

 

Sounds Of Mirrors – Dhafer Youssef

Un extrait de notre chronique : « Dhafer Youssef est un musicien de oud très connu sur la scène internationale du jazz et de la world music. Cette nouvelle galette lui permet d’explorer encore les pistes improbables du jazz : il arrive à allier ce qu’il faut de tradition musicale et de modernité. Vous pourriez même avoir du mal à qualifier ce que vous écoutez. Oui on entend bien les consonnances orientales, oui on ressent les percussions aériennes mais tout cela est en totale osmose avec une approche jazz assez minimaliste. Pas de très grandes envolées virtuoses, non simplement la maîtrise de la sobriété, des notes effleurées. Vous allez voyager, je le dis souvent, ok, mais là c’est différent. On se laisse emporter par ce voyage incertain, les notes discrètes créent cette ambiance incroyable, ce truc qui fait que je n’ai pas eu l’impression d’être sur un album d’un genre particulier mais plutôt sur une oeuvre à part. « 

 

Ruby – Macy Gray

Un extrait de notre chronique : « Une soul qui va chercher dans les racines du genre. Lancinante, brut de décoffrage, elle offre des pistes qui sortent de l’ordinaire. Il faut dire qu’il ne s’agit pas ici de s’enterrer dans le passé, non, tout cela est teinté d’un joli modernisme. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter la première piste qui nous offre des choeurs Gospel qui se marient vraiment bien avec la voix de la belle. Deuxième morceau et cette fois on a l’impression de plonger dans les rues de San Francisco avec ces cuivres omniprésents et sa basse bondissante. On retrouve aussi des traces d’électro moderne et parfois on voyage directement vers la Nouvelle Orléans. « 

 

Contrebande – Fiona Monbet

Un extrait de notre chronique : « Jazz, oui certainement. Mais c’est aussi autre chose. Du classique, oui il y en a, dans ces phases adoucies, adoucies certes mais où les notes se bousculent au portillon. Il est teinté de jazz dans sa démarche aérienne, sans cette façon de faire fi des conventions. Mais Fiona Monbet nous livre plein d’autres choses. Ah oui, j’ai oublié de faire les présentations. Fiona Monbet est une violoniste de très grand talent. Son instrument elle l’emmène, et nous avec, sur des routes aux inspirations plurielles. « 

 

We Love Ella – The Amazing Keystone Big Band

Un extrait de notre chronique : « Les arrangements sont peaufinés à l’extrême avec des équilibres toujours respectés. Alors évidemment, c’est du Big Band, les fans d’un jazz plus feutrés pourraient ne pas forcément apprécier mais je ne vois pas comment ils pourraient rester insensibles à ce bel ensemble agrémenté de ce qu’il faut de solos endiablés. A noter que les directeurs artistiques ont décidé de sortir une galette appelée La Voix d’Ella, destinée aux enfants, pour leur faire découvrir cette grande dame. « 

 

Stéphane Galland & (the mystery of) Kem – Stéphane Galland

Un extrait de notre chronique : « Piano, sax, basse et batterie forment un ensemble harmonieux et à cela s’ajoute la flûte indienne de Ravi Kulur. Celle-ci donne une teinte un rien world music à ce jazz. C’est tout à fait notable sur Symbiosis avec ses intonations orientales. Memetics (avec Ibrahim Maalouf en guest) est un morceau magistral et terriblement original. Spécialement sensible à la présence rythmique dans la musique, je peux vous dire que j’ai pris un plaisir fou à écouter cet album. Bon vous avez compris : à écouter de toute urgence. « 

 

Glow – Robyn Bennett

Un extrait de notre chronique : « Et puis tout est fait pour la mettre en avant cette voix, les instruments sont à leur place faisant le job sans jamais oublier l’essentiel de la musique : participer à l’ensemble. Et cet ensemble est époustouflant sur Too Hot, ce morceau nous offre un groove démoniaque avec ce qu’il faut de solos bien sentis. Je n’arrive pas à trouver une piste qui serait un cran en dessous, tout est de qualité, tout donne envie de danser, tout donne envie de ne rien faire d’autre que de se laisser emporter. Indispensable !! »

 

14.12.16 Live In Paris – Ibrahim Maalouf

Un extrait de notre chronique : « Quel concert, mais quel concert ! Cela s’est passé en 2016 à l’AccorHotels Arena. Très grande salle pour un concert de jazz mais il faut dire qu’Ibrahim Maalouf aime mettre l’ambiance et pour cela il a décidé d’inviter une jolie brochette d’amis : Amadou et Mariam, Tryo, Matthieu Chedid, … Autant d’influences qui font osciller ce concert entre jazz, rock, rap, et tous les genres finalement. Le résultat est bluffant, tous les musiciens maîtrisent parfaitement leur instrument mais ils n’hésitent pas à mettre le bazar sur scène, jamais hautains, jamais élitistes, toujours au service de la musique et de l’ambiance. »

 

The Scope – Manu Katché

Un extrait de notre chronique : « Le groove, évidemment. Un groove incroyable, sans démonstration aucune, notre batteur fait le job simplement mais avec brio. Entrons directement dans le vif du sujet avec Glow. Une batterie impeccable secondée par une basse parfaite et puis quelques envolées de clavier et de guitare histoire de pimenter le tout. Encore une fois, nulle démonstration ici, simplement l’envie de faire de la musique, de partager. Je retrouve un peu l’esprit des galettes US de jazz avec ces orchestrations ciselées et une mélodie prédominante accessible, rendant ainsi l’écoute facile pour tout un chacun. »