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Sciences
Agressivité : Quand l’hypothalamus gère le duo ‘action-réaction’
Les neurosciences de la rage 'berserk'

Basic RGBAujourd’hui on ne va pas faire dans la dentelle. Pas d’introduction pour cet article. Et puis quoi encore ? Et le premier qui vient râler, il va s’en recevoir une qui va lui décoller les amygdales ! Quoi ? Y a un problème ? C’est moi que tu regardes là ?…

D’ailleurs on reparlera une autre fois de l’Amygdale (celui dans le cerveau, pas la gorge), car il s’agit d’une structure très importante pour les émotions. Mais aujourd’hui c’est de l’hypothalamus dont on va parler : une structure du cerveau qui entre en jeu dans les comportements sexuels et agressifs. Le genre de zone qu’il vaut mieux ne pas énerver !

Il avait déjà été montré que l’hypothalamus, plus précisément son sous-noyau ventromédial ventrolatéral que nous appellerons VMHvl pour plus de simplicité, était lié au comportement de réaction agressive. En gros si quelqu’un vous agresse et que vous lui montrez en retour de quel bois vous vous chauffez, ça c’est grâce à votre VMHvl. Mais quid de l’agression proactive, celle qui fait que certains matins vous avez envie de mettre un coup de pied dans le tibia du premier qui passe ?

Des chercheurs ont montré que le VMHvl était nécessaire et suffisant pour déclencher une agression. Pour cela, ils ont utilisé des souris et deux méthodes :

Premièrement, ils ont utilisé la méthode d’optogénétique, qui consiste à activer une zone précise du cerveau, en l’occurrence VMHvl. Dès que le VMHvl était activé les souris se mettaient à agresser tout ce qui bougeait (femelles comprises)… Et ce qui ne bougeait pasaussi, puisqu’ils s’en prenaient même aux objets inanimés.

Deuxièmement, ils ont empêché la zone de fonctionner correctement en utilisant la technique de pharmacogénétique, qui permet d’interrompre dans la durée le fonctionnement de la zone désirée. Et là, plus d’attaques et ce quelle que soit la condition, de vraies souris pacifistes. La paix et le calme.

Les chercheurs se posent maintenant la question de savoir comment cette toute petite zone s’active dans le cas d’un comportement sexuel, comportement qu’elle gère également.

 

Ref.: Hypothalamic control of male aggression-seeking behavior.  Annegret L Falkner et al. Nat. Neuro. 2016