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Battletoads : Crôaaaaaa, les batraciens sont de retour !
Plus fun à trois

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Après vingt-six ans d’absence, la série Battletoads revient sur le devant de la scène avec un reboot. Ce titre suit la cadence de ses aînés avec un aspect Beat’em All, tout en apportant plusieurs styles de jeu pour varier les approches. Pour ce Battletoads (2020), on peut dire que les variations ont fait un véritable melting-pot avec du Shmup, des énigmes ou encore des courses en motojet. Alors s’agit-il d’un bon retour pour les batraciens ?

Le soft a été codéveloppé par deux studios de développement. Tout d’abord Rare (anciennement Rareware) que l’on ne présente plus avec un catalogue de développement impressionnant : Donkey Kong, Banjo-Kazooie, Perfect Dark, Kameo – Elements of Power, Viva Piñata ou encore Sea of Thieves. Comme vous le savez, ils sont actuellement sur Everwild, un titre très plaisant graphiquement et attisant notre curiosité.

Quant à la seconde équipe, il s’agit de Dlala Studios. Ils ont aidé Rare au développement de Sea of Thieves mais pas seulement. On leur doit Nothing to Fear, Overuled! ou encore Janksy Space Based Physics Adventure. Outre ce Battletoads, leur travail plus récent est d’avoir apporté leur soutien à l’équipe de Sketchbook Games pour la future sortie sur consoles de Lost Words. Ce studio indépendant, basé à Essex en Angleterre et composé de 24 personnes en incluant leur toutou, a reçu plusieurs prix, et ils ont déjà travaillés avec plusieurs studios reconnus dont Rare comme nous l’évoquions précédemment. Leur credo depuis le début de la création du studio il y a huit ans, est de créer des jeux qu’ils aiment, avec des personnes qu’ils aiment, pour que les personnes les aiment.

Retrouver la célébrité avec beaucoup d’humour

Que se passe-t-il dans cette aventure ? Eh bien les trois compères crapauds Zitz, Rash et Pimple, continuent de distribuer des corrections à leurs adversaires et ce, jusqu’à apprendre qu’ils ont été piégés et emprisonnés dans une simulation pendant 26 ans. Autrement dit le nombre d’années séparant cet épisode au précédent. Le retour à la réalité est difficile pour le trio mais encore plus compliqué pour Rash qui ne souhaite qu’une chose : redevenir un héros comme avant et donc retrouver la célébrité. Pour y parvenir, les trois batraciens partent alors dans une quête visant à retrouver leur pire ennemi : Dark Queen.

Une aventure somme toute classique sur la forme mais qui n’hésite pas à jouer la carte de l’humour en surabondance et à être fourni en narration. Mais véritablement fourni. Il y a beaucoup de cinématiques empruntant un style complètement animé cartoon et des cutscenes in-game via des phylactères. De ce fait, les situations sont amusantes, tout comme les personnages et leurs dialogues.

Cependant, on y trouve un petit hic, aucun doublage français n’est présent et même si le doublage US est très bien interprété, ce manque peut désorienter un jeune public appréciant ce style dessin animé proche des Cartoon Network par exemple. Malgré tout, pour profiter pleinement des séquences, n’oubliez pas d’activer les sous-titres (français) dans les options, car ils sont désactivés par défaut.

Beat’em All, Shmup, phases QTE, Plateformer, un melting pot sympathique

Ayant connu la scène en 1991 et la dernière fois en 1994, Battletoads disposait d’un gameplay principalement axé sur le Beat’em All avec des phases provenant d’autres genres de jeux vidéo comme des courses en motojet. Pour cet épisode 2020, Dlala Studios et Rare ont voulu aller plus loin en incorporant de multiples phases de gameplay distinctes pour le meilleur et pour le pire.

On y retrouve les séquences Beat’em All en 2D ponctuées d’affrontements dans des arènes fermées. Chacun des trois héros dispose de ses propres caractéristiques et compétences, Pimple est par exemple le plus lent à se déplacer, mais à contrario sa force de frappe est colossale. Tandis que ses compères sont plus rapides des pieds et poings, Zitz étant encore un chouïa plus rapide que Rash.

Frappe classique, attaque chargée, projection dans les airs, attaques sautées, pilonnage ou encore attaque spéciale, tout y est avec en plus la possibilité de gober des mouches pour restaurer sa santé ou de lancer des chewing-gums pour immobiliser les ennemis temporairement. Il s’agit donc d’une approche Beat’em All typique (sauf le crachat et le gobage) mais avec la particularité que chaque mouvement de combos au sol ou dans les airs bénéficie de plusieurs animations différentes et donc de tout autant de coups amusants : marteau piqueur, requin, lavabo, font partie entre autres du quotidien des batraciens.

Un méli-mélo impressionnant avec un nombre d’animations délirant opéré par les studios. On colle des beignes, on multiplie les combos, on s’amuse et on utilise un dash régulièrement pour ne pas subir de lourds dégâts. Enfin du moins dans la plus haute difficulté, là où la santé des ennemis, les dégâts et délai de réapparition des Toads sont le plus critique. Les novices préféreront abaisser la difficulté pour tester au mieux le scoring, point culminant des séquences où les combos et le switch entre crapauds (en solo ou en duo) sont primordiaux. En haute difficulté toutefois, ne vous attendez pas à une partie de plaisir mais à pas mal d’échecs.

Par contre, il arrive tout de même, peu importe la difficulté choisie, que quelques plans entachent la lisibilité. On pense surtout aux lieux mettant en scène l’avant et l’arrière-plan jouable à la fois. Et lorsque l’on joue à trois en local (le online n’est pas présent), si le fun est forcément démultiplié avec des rigolades, les soucis de lisibilité dans ce même contexte arrivent également, mais surtout à cause des visuels de transformations.

Comme vous l’aurez compris, c’est surtout à trois que Battletoads se déguste le mieux, les développeurs l’ayant conçu dans ce sens. Qu’il s’agisse de la partie Beat’em All ou encore de séquences en motojet où il faut éviter les obstacles, l’amusement est au rendez-vous -et quelques frayeurs de recommencer la même séquence une énième fois aussi- le tout grâce à une prise en main accessible peu importe le style de gameplay emprunté par le titre.

La bonne nouvelle est que l’on ne s’ennuie pas même si la surenchère des genres de jeux est telle qu’il manque encore un peu de finitions afin de s’avérer pleinement efficace sur tous les points. On se retrouve donc avec une multitude de variétés comme le Beat’em All plus prédominant, la course, de la plate-forme, quelques énigmes, des phases QTE, du Shmup ou encore des séquences de hacking, cette dernière feature étant un peu dispensable comme quelques petites sessions, toutes justifiées par la trame du soft. Il s’agit donc d’un melting-pot sympathique pour varier les approches entre « bourrinage » et des moments plus calmes mais dont certains aspects frôlent plutôt l’éternel « la quantité prime sur la qualité ».

Un dessin animé interactif 

D’un point de vue graphique, les développeurs ont utilisé un rendu pleinement dessin animé très bien réalisé lors des cinématiques, ainsi qu’un style visuel in-game plus classique. Si les décors restent statiques sans interactions ou presque avec des objets/éléments pour les énigmes, les Toads et leurs ennemis arborent un aspect cartoon et des animations en pagaille sans perte de framerate et fausse-note. Deux nouveaux styles graphiques appréciables mais qui titilleront peut-être les aficionados de la saga préférant le visuel des précédents Battletoads.

Côté sonorité, l’OST efficace signée par David Housden, compositeur déjà à l’œuvre sur Lost Words, Thomas Was Alone ou encore Q.U.B.E, transpire le rock. On se répète une dernière fois, les voix utilisées sont très bien interprétées, et les sous-titres sont dans la langue de Molière !

Testé sur Xbox One X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Après 26 ans d’absence, le trio de batraciens est donc de retour et on doit dire que s’il n’est pas parfait sur tous les points, Battletoads n’en demeure pas moins un bon divertissement. La possibilité de jouer à trois en local, son humour, son enrobage (graphisme/OST/doublage US) et son mélange des genres (Plateformer, QTE, Shmup, Beat'em All, les phases en motojet, etc…) en font un titre relativement plaisant à jouer sans temps mort. Les seuls reproches à lui faire concernent les quelques soucis de lisibilité et des passages en deçà du reste, car à vouloir trop en faire, certaines phases en deviennent inutiles.
ON A AIMÉ !
- Une narration relativement drôle
- Pas mal de séquences de gameplay variées
- Graphismes et animations très bien réalisés
- OST bien rock
- Le multi local à trois bien adapté
- Le doublage US
ON A MOINS AIMÉ...
- L’absence d’un doublage français
- Pas de coop online
- Quelques soucis de lisibilité
- Certains passages en deçà des autres
Battletoads : Crôaaaaaa, les batraciens sont de retour !
Battletoads
Editeur : Xbox Game Studios
Développeur : Dlala Studios / Rare
Genre : Beat'em All, Plateformer, Shmup, Combat (Melting Pot)
Support(s) : PC, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 3
Sortie France : 20/08/2020

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