MaXoE > GAMES > Tests > PC > Outward Definitive Edition : La meilleure version à ce jour

Outward Definitive Edition : La meilleure version à ce jour
On attend un patch pour le tearing maintenant

NOTE DE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Lors de sa première parution en 2019, nous vous expliquions qu’Outward n’était pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Effectivement, ses qualités de survie/simulation poussées et exigeantes pouvaient faire fuir les novices en la matière. Aujourd’hui, soit trois ans plus tard, Nine Dots Studio a surpris en annonçant une « Definitive Edition » de son titre sur New-Gen. Alors, quels sont les apports et nouveautés de cette mouture ? Les qualités et les défauts du titre original sont-ils toujours présents ? C’est ce que nous allons voir ensemble !

Nous n’allons évidemment pas vous reparler des déboires financiers que le soft a rencontré sur Kickstarter, ni l’apport de l’aide reçue par le fond canadien (Canada Media Fund) permettant la concrétisation de ce projet ayant conquis environ un million de personnes, chiffres arrêtés au mois de décembre 2020.

Par contre, il nous semblait intéressant de vous préciser que l’upgrade Old-Gen à New-Gen (PS5 ou Xbox Series S|X) n’est pas gratuite en l’état si vous possédez uniquement le jeu de base. Non, pour profiter de cette mise à jour en toute gratuité, il faut, en plus du jeu de base, être en possession du DLC « Les Frères de Feu ».

Maintenant que vous connaissez cette première information, nous allons comme à l’accoutumée, vous proposer de relire quelques extraits de notre test sur Xbox One X ci-dessous, afin de vous rafraîchir la mémoire, et par la même occasion (re)découvrir quelques mécaniques d’Outward. Sinon, rendez-vous au paragraphe suivant consacré aux nouveautés de ce portage et au contenu de cette « définitive édition ».

– Informations Outward –

La dette, prix de l’aventure
Dans le monde d’Aurai, et plus particulièrement le village de Cierzo dont vous faite partie, ce sont les lignées qui sont jugées des mauvais actes d’une famille, et non l’individu en lui-même. La grand-mère de votre personnage (un simple personnage lambda sans pouvoir quelconque), a ruiné la tribu, ce qui amena sur votre famille ce que l’on appelle une dette de Sang. Encore aujourd’hui, c’est à vous de rembourser la tribu, c’est pourquoi vous êtes parti(e) en mer afin de récolter les richesses nécessaires à l’absolution de la dette. Sauf qu’au retour, arrivé(e) très proche du village, votre embarcation coule et tous les trésors acquis sombrent dans la mer. Vous êtes sans le sou et vous avez 5 jours pour rembourser une partie de la dette ou trouver la faveur d’un clan, sinon votre foyer ne sera plus vôtre. Voilà pour le début du scénario. A partir de maintenant, l’entièreté du déroulement change en fonction de vos actes, c’est-à-dire dans les choix de réponses utilisées. Cela ne se verra peut-être pas directement mais tout dans Outward a une répercussion sur la suite des événements.Ne jamais perdre de vue la gestion de survie
Pour parfaire cette rejouabilité et cette sauvegarde unique, les développeurs ont aussi fait en sorte que le personnage incarné ne meurt pas, mais se retrouve dans toutes sortes de situations aléatoires durant sa « perte de connaissance ». Par exemple durant cette perte de connaissance, un heureux hasard peut se produire avec un aventurier qui nous ramène sain et sauf dans le village le plus proche avec nos affaires, tandis qu’une intervention de bandits nous propulsera dans leur camp, sans rien, nos affaires ayant été tout bonnement pillées de tous les biens acquis (récupérables ou non, c’est selon). Ou alors on se retrouve carrément dans une tanière d’animaux prêts à nous bondir dessus.[…]Avec un sac à dos, une arme et un peu de nourriture que l’on a trouvé dans notre foyer, on part à l’aventure dans un monde ouvert rempli de dangers, où la mort rôde à chaque instant. C’est à partir de ce moment que la notion de survie prend tout son sens et demande énormément d’exigence. Cela peut rapidement devenir une bénédiction de réalisme ou un gros calvaire. Pour que notre personnage se sente relativement bien, il faut faire attention à ses besoins comme la faim, la soif, le sommeil et même faire attention aux maladies. Mais ce n’est pas tout puisque la météo préalablement établie aléatoirement par les chargements de la map, rend l’hiver et donc le froid voire l’extrême chaleur devenir insupportables pour notre personnage. Tout en veillant à sa santé en récoltant de la nourriture durant les escapades, il faut aussi le vêtir de divers types de vêtements pour le protéger de ces conditions climatiques. Si on ne le fait pas, le risque de perte de connaissance est relativement grand avec la possibilité de tout perdre. Mais attention, le sac à dos et donc son inventaire lié, impose une limite de poids à ne pas dépasser, auquel cas la lourdeur s’installe avec des déplacements plus difficiles, voire carrément impossibles.[…]Artisanat, craft, apprentissage, tout y est
Le réalisme ne s’arrête pas là, bien au contraire. Pour pouvoir se reposer, il est nécessaire de disposer d’un sac de couchage, d’une tente ou d’un bon lit (en ville bien sûr). A ce moment précis, il y a trois facteurs à prendre en compte : le temps de repos (le sommeil donc), celui servant à réparer les équipements et enfin le temps que l’on utilise pour monter la garde. Car oui, le danger étant présent, les risques d’embuscade sont grands[…]Mais pour survivre, il faut pouvoir compter sur l’artisanat. En récoltant des ressources ou des recettes auprès de marchands moyennant finance, on peut mélanger, cuisiner et combiner différents types d’éléments pour s’en constituer de meilleurs. Avec trois morceaux de bois, on peut se confectionner un kit pour un feu de camp servant à la cuisine de basse et moyenne gamme[…]Trouver seul(e) son chemin dans un monde hostile
En vagabondant sur ce terrain justement, outre les conditions climatiques, on peut rencontrer des ennemis (ils sont tous visibles) et prendre part au combat. Car oui notre « apprenti(e) héro(ïne)s » sait se défendre, et on vous le dit tout de suite, la prise en main totale demande du temps, mais surtout il faut être un minimum patient et ne pas foncer tête baissée vers le danger. Toutes les attaques possibles, la garde, les esquives et la course consomme une partie d’une jauge d’endurance. D’ailleurs pour plus d’efficacité et d’agilité dans les enchaînements, il ne faut pas hésiter à poser son sac, il s’agit là d’une mécanique réaliste au possible, mais surtout très rarissime. On dispose également de sortilèges (disponibles après avoir effectué un « petit pèlerinage ») que l’on peut associer à deux palettes de raccourcis, les « Quickslots », sous forme de jeux de cartes.[…] Lire la suite du test.

Quels sont les apports, les ajustements et le contenu de cette Définitive Edition ?

Après trois longues années, retourner sur les terres d’Outward ne fut pas de tout repos. Il faut bien le dire, l’exigence, le besoin en eau, en nourriture ou encore en repos, sont une nouvelle fois de mise et s’avèrent toujours aussi importants, en sachant qu’une difficulté Hardcore a fait une apparition lors d’une mise à jour en novembre 2019. Précision importante, cette difficulté est vraiment à réserver aux aventurier(ères) n’ayant clairement pas froid aux yeux. Car oui, si vous avez déjà mis la main sur Outward, vous savez que les maladies peuvent être très handicapantes pour votre personnage, voire fatales. D’ailleurs, cette définitive édition s’en accompagne de nouvelles, encore plus épineuses à gérer.

L’ajout de ces maladies supplémentaires n’est pas la seule nouveauté de cette mouture New-Gen. Désormais, on peut aussi faire d’autres rencontres en donjons, accéder à de nouveaux ateliers totems, avoir un accès à la réserve lors de parties coop, ou encore joindre de nouveaux scénarios de défaite qui font leur apparition. On découvre aussi quelques ajustements/améliorations pour la fabrication et les enchantements.

En plus de cela, les deux DLCs du titre sont directement inclus dans cette version New-Gen. Sans spoiler, l’extension « Les Frères de Feu » et le DLC « Les Soroboreans » apportent de nouvelles quêtes à réaliser, des lieux variés mais aussi des features supplémentaires comme des risques de corruption. Ces derniers, déjà présents dans les DLCs, se répandent désormais sur l’ensemble du soft, une mécanique que l’on vous laisse le soin de découvrir -si ce n’est pas déjà fait-.

Autant dire qu’entre l’œuvre principale et ces ajouts, le contenu est suffisamment dense pour apporter une belle durée de vie, ce qui ravira à coup sûr les aficionados du genre ou de Nine Dots Studio. Cependant, encore faut-il que les défauts de l’époque, encore présents mais quelquefois un peu atténués sur certains points, comme un léger travail sur l’IA, ne les rebutent pas.

Du mieux (finesse,…) mais le tearing est assez gênant

Venons-en maintenant à un point important de cette version New-Gen, la technique. Sur ce point, on doit dire que l’on est une nouvelle fois assez mitigé. D’un côté le soft gagne en finesse avec de beaux effets de lumière et toujours de jolis panoramas, mais de l’autre on retrouve les problèmes de base de l’original, parfois même accentués. Alors certes, on a un apport en fluidité mais un tearing assez gênant est de la partie. Sans VRR ou patchs dédiés, ces déchirements horizontaux gâchent l’expérience aussi bien visuelle qu’au niveau de la jouabilité.

Testé sur Xbox Series X

NOTE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Si l’on fait abstraction du très gênant tearing, cette version dite « New-Gen » d’Outward apporte un contenu assez conséquent, des nouveautés/retouches et un petit lifting graphique appréciable. En somme, en attendant un patch VRR ou autre permettant de supprimer ces déchirements horizontaux, nous sommes en face de la meilleure mouture actuelle.
ON A AIMÉ !
- Difficile d’accès…
- Jouable à deux (en ligne et en local)
- Une gestion de survie toujours très poussée
- Une exploration libre et sans aide
- De bonnes idées
- Forte rejouabilité
- Les ajustements New-Gen
ON A MOINS AIMÉ...
- …peut-être trop
- Réservé à une gamme spécifique de joueurs(euses)
- Le lourd tearing
- Univers manquant de vie
- Le ressenti des impacts en combat
- Doublage trop rare
Outward Definitive Edition : La meilleure version à ce jour
Outward Definitive Edition
Editeur : Prime Matter
Développeur : Nine Dots Studio
Genre : Action, RPG, Survie
Support(s) : PC, PS5
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 2
Sortie France : 17/05/2022

Sur MaXoE, il n'y a PAS DE PUBLICITÉ Par contre, vous pouvez nous en faire sur les réseaux sociaux







Combien de jeux achetez-vous par mois, tous supports confondus ?





Loading ... Loading ...