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Seasons After Fall : Prends-en de la graine
Il n'y a plus de saisons

NOTE DE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Le studio Swing Swing Submarine fondé par deux anciens employés d'Ubisoft n'en n'est pas à son coup d'essai. En effet, ils ont plusieurs titres à leur actif, mais les plus connus restent : Blocks That Matter et Tetrobot and Co. sortis respectivement en 2011 et 2013. Leur dernier titre, Seasons After Fall est disponible depuis l'année dernière sur PC. Il nous revient en ce mois de mai 2017 sur PS4 et Xbox One. Ce Plate-former / Réflexion sera-t-il à la hauteur de ses prédécesseurs ?

La graine et le renard

La nature est toujours bien faite, il suffit juste d’une petite graine pour que l’on s’émerveille. Quelques fois cette petite graine ne peut pas oeuvrer seule, et c’est justement là que l’on intervient. Tout commence lorsque on la contrôle pour la faire émerger de la terre. Une fois sortie de terre, elle se retrouve en pleine forêt, guidée par une voix féminine douce et malicieuse. Cette dernière demande à la graine de trouver les différents gardiens des saisons afin d’accomplir un Rituel. Mais une petite graine ne peut traverser cette forêt seule, il lui faut une apparence. Et justement, un renard qui passait par là fera parfaitement l’affaire. Avec une sorte de pouvoir sacré, la voix fait « fusionner » les deux êtres. De cette façon, la graine prend possession du corps de l’animal. A eux deux, ils devront mener leur mission à bien.

Action, Réflexion

Seasons After Fall est un jeu de plateforme/réflexion en vue 2D à scrolling horizontal jouant sur plusieurs hauteurs. Mais ce n’est pas un jeu de plate-forme classique, ici, il n’y a absolument pas d’ennemis, seulement des situations où la progression s’effectue sous forme d’énigmes. C’est dans ce cadre que le titre joue également sur la réflexion des environnements et des saisons qui nous entourent. A cela s’ajoute une dose Metroidvania, qui comme son nom l’indique, nous pousse à retourner dans les lieux déjà traversés avec un nouveau pouvoir en poche. Cela permet ainsi d’accéder à des embranchements qui étaient inaccessibles auparavant.

Les quatre saisons

On débute la recherche dans la peau du renard au beau milieu d’un sanctuaire, lieu central du jeu qui dessert les autres environnements. Parcourir ce monde onirique se fait à l’aide de fonctions très simple à assimiler : qu’il s’agissent de sauts pour atteindre des plates-formes en hauteur, de japper pour appeler la flore à se métamorphoser ou bien de changer les environnements climatiques à l’aide des saisons. Tout se fait de manière très naturelle, et c’est ce qu’ont certainement voulu les développeurs de Swing Swing Submarine, un titre accessible aux plus jeunes. De ce fait, les morts ne sont pas sanctionnés, aucun ennemi ne nous barre la route, on fait seulement face à de petites énigmes qui demandent de s’acclimater aux différentes saisons.

Ainsi, si une plate-forme est inatteignable même à l’aide d’un simple saut, il suffit de scruter les alentours à la recherche d’indices. Par exemple, faisons venir le climat automnal pour aider un champignon à s’ouvrir, et ainsi se servir de son chapeau comme d’une plate-forme.

Mais si la plate-forme est toujours inatteignable, instaurons l’été pour faire pousser ledit champignon. Ainsi, chacune des saisons apporte sa contribution : le vent automnal, la pluie printanière, le gel et la neige de l’hiver, et la chaleur caniculaire de l’été. Malheureusement, la mécanique des saisons s’avère très sous-exploité, on se retrouve souvent dans les mêmes thématiques d’énigmes et c’est vraiment dommage.

Dans la seconde partie de l’aventure, les allers/retours peuvent être très nombreux, le scénario demandant de retourner dans chacun des lieux précédemment visités. Si cela n’est pas gênant en soi, il faut se remémorer ces endroits inexplorés, car contrairement aux Metroidvania classique, ici, il n’y a aucune mini-map, l’orientation se fait donc au gré de ses souvenirs et/ou du hasard. Et lorsque certains lieux ont des aspects labyrinthiques, cela peut être décourageant pour les moins téméraires.

La beauté des doublages

Les environnements du titre sont dessinés à la main et s’animent parfaitement sous nos yeux. On ne déplore aucune latence durant les changements de climat. Le monde est coloré, appareillé de couleurs pastel et de jeux de lumières renforçant le côté poétique et onirique du titre, comme si un tableau prenait vie devant nous.

Cependant, les environnements chargés sont sujets à quelques saccades et manques de fluidité. Un autre détail, les tons utilisés nous ne font pas forcément voir un élément de la flore qu’il faut emmener à certains endroits précis, ce qui amène à cogiter pendant plusieurs minutes.

Du côté sonore, on retrouve Yann Van Der Cruyssen, le compositeur utilise un trio de cordes pour ses compositions qui accompagnent l’ensemble avec brio. La version française du titre est intégrale, et ça, ça fait plaisir. Les voix et le jeu des acteurs siéent parfaitement à ce tableau onirique.

La voix d’Adeline Chetail ne vous semblera pas inconnue puisqu’elle a fait de nombreux doublages que ce soit pour le cinéma, soit les films d’animation. Mais également pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, les jeux vidéo. On lui doit entre autres les voix de Ellie (The Last of Us), Matilda (The Witcher 3), Arana (Horizon Zero Dawn) et Zelda (The Legend of Zelda, Breath of the Wild).

De son côté, Vincent Grass est aussi un habitué du doublage cinéma, films d’animation et jeux vidéo. Comme pour Adeline Chetail, sa voix ne vous sera pas inconnue, il officie généralement sous les traits du personnage de Gimli dans le Seigneur des Anneaux, que ce soit au cinéma ou en jeux vidéo.

Testé sur une version Xbox One

NOTE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Dès le début, on est émerveillé par les graphismes pastel, l'ambiance sonore et surtout l'excellent doublage d'une très grande justesse d'Adeline Chetail. Mais plus le temps passe, plus on s'aperçoit que Seasons After Fall ne va pas au bout de sa mécanique de jeu. Le pouvoir des saisons est très sous-exploité, les énigmes en ressortent très, voire trop simples et extrêmement répétitives. Il y avait pourtant énormément de possibilités avec ces divers changements climatiques, mais malheureusement on reste sur notre faim. Seasons After Fall conviendra plutôt aux amateurs de conte, tant la qualité narrative est au rendez-vous.
ON A AIMÉ !
- La qualité de la narration
- De bonnes idées...
- La beauté des lieux
ON A MOINS AIMÉ...
- Certains détails quasiment invisibles
- ...mais la mécanique des saisons est très sous-exploitée
- Quelques problèmes techniques
Seasons After Fall : Prends-en de la graine
Seasons After Fall
Editeur : Focus Home Interactive
Développeur : Swing Swing Submarine
Genre : Plate-forme / Réflexion
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 16/05/2017

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