MaXoE > GAMES > Tests > PC > The Chant : ne cherche pas à vous conter fleurette

The Chant : ne cherche pas à vous conter fleurette
Joyeuse retraite

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Disponible au début de ce mois, The Chant est un mélange entre jeu d’Action, Aventure, Horreur à la sauce spirituelle. Mike Skupa, le directeur créatif, s’est inspiré pour The Chant de films de Stuart Gordon Lovecraft, de From Beyond, ou encore de « l’épouvante » façon « giallo » du cinéma italien des années 70. Après avoir effectué plusieurs fois cette retraite afin d’en explorer les différentes facettes, nous pouvons le dire, The Chant nous a plu sur bien des points, même s’il possède quelques lacunes. Voyez plutôt.

The Chant a été réalisé par Brass Token, un studio indépendant basé à Vancouver au Canada. Bien que ce titre soit leur toute première production sous le « label » Brass Token, l’équipe n’est pas véritablement nouvelle dans l’industrie. Effectivement, parmi ces développeurs on compte des vétérans de l’industrie, certains ayant participé aux développements de Sleeping Dogs ou encore The Bully. Pour l’anecdote, la réalisation de The Chant a commencé en 2017 avec seulement quatre personnes, puis a ensuite évolué devenant alors une équipe de dix-neuf développeurs.

La vision du studio est simple : explorer de nouvelles possibilités de raconter des histoires au travers d’inventives mécaniques, mais aussi devenir « le premier » développeur indépendant racontant des jeux d’Action-Aventure Narratif (ou Action Story Driven).

Une aventure prenante

Prendre une retraite spirituelle sur une île isolée, se détendre et se libérer l’esprit d’anciens traumatismes, telle est la proposition véhiculée par la « retraite » de Prismic Science.

Jessica Briars, alias Jess notre protagoniste, ayant vécu un lourd drame, accepte la proposition de son amie d’enfance Kim : celle de rejoindre la retraite de Prismic Science. Kim en est d’ailleurs elle-même membre. Jess la rejoint donc sur l’île de la Gloire, c’est là qu’elle fait la connaissance avec les autres membres du groupe (Hannah, Sonny, Maya et le « chef/gourou » Tyler), et même si Jess est sceptique, elle commence petit à petit à prendre ses marques.

Plus tard, alors que le groupe effectue un rituel traditionnel, avec Jess cette fois-ci, le cercle est brisé de manière inattendue et un étrange phénomène se produit : l’ouverture d’un portail vers l’Obscurité et notre dimension. Nous parlons ici d’une dimension tout à fait malsaine, elle renferme des créatures et des monstres spirituels possédant de grands pouvoirs, l’un d’eux étant de se nourrir de la négativité sous toutes ses formes. La retraite censée être paisible devient alors un cauchemar…

En utilisant un procédé de psychologie via des hallucinations ainsi que diverses inspirations (culte des années 70,…), les développeurs réussissent à nous plonger dans une ambiance inquiétante toute particulière. D’ailleurs, si scénaristiquement parlant on peut noter des utilisations faciles de raccourcis, un phénomène risquant d’en gêner certain(e)s, on trouve que l’aventure est tout à fait prenante, on y découvre un « passif de l’île », ou encore divers documents/vidéos disséminés çà et là. L’ensemble apportant un Lore vraiment bien travaillé. De plus, et là c’est une agréable surprise, les doublages sont intégralement en français et de qualité qui plus est, de quoi renforcer encore un peu plus l’immersion.

Un esprit sain dans un corps sain

Ile isolée, angoisse, anxiété, survie, mental, des éléments notifiés au travers de l’histoire scénaristique de The Chant, mais aussi au cœur même de son gameplay, rendant le tout très cohérent avec sa proposition initiale.

Nous évoluons à différents endroits sur l’île de la Gloire (phare, forêt,…) avec en son centre, le QG de la retraite. Nous progressons au travers des chemins balisés proposant aussi bien des énigmes que des affrontements, mais aussi la recherche de collectibles, de matériaux de confection ou encore de ressources/plantes médicinales.

Eh oui, la recherche de plantes tout comme les matériaux sont des éléments vitaux pour la survie de Jess et de ses attributs : « mental », « santé » et « spiritualité », ces trois spécificités étant régies par des jauges spéciales. Ainsi, lorsque la jeune femme est prise d’une crise de panique, son mental est totalement en berne.

Ce qui signifie qu’elle ne peut plus se servir « d’armes de fortune » et peut donc subir des dégâts, ou être étourdie quelques instants. Pour la requinquer, il suffit simplement d’ingérer de la lavande, ou alors de se servir de la spiritualité via une méditation pour en regagner. Par contre en faisant cela, c’est votre spiritualité qui s’épuise en partie. La clé est donc simple à suivre : faire attention aux trois jauges présentes, en sachant que les lieux sombres et non éclairés font descendre le mental ; et toujours avoir sur soi de la lavande, des « champesprits » et du gingembre pour restaurer une partie de chaque jauge. Une feature vraiment intéressante et changeant un peu des habitudes, mais on aurait bien aimé avoir moins de « pouvoir » sur cette gestion, être davantage dans le rouge pour ainsi dire afin d’avoir beaucoup plus de frayeurs.

Bien évidemment, on ne peut pas compter que sur des plantes médicinales pour survivre face aux hordes de créatures monstrueuses présentes, via un bestiaire tout à fait réussi, original et soigné soit dit en passant. Comme indiqué un peu en amont, en prenant le temps de rechercher des matériaux, il est possible de confectionner « des armes de fortune ». Prenez de la sauge et de la ficelle, faites en bouquet/bâton et le tour est joué, c’est idéal pour se débarrasser des essaims par exemple, mais en contrepartie il existe une notion de durabilité. A vous donc de bien gérer toutes vos confections et vos frappes.

Des affrontements dynamiques avec les bienfaits de la nature

Sans partir sur un système très complexe, la prise en main étant assez rapide, les affrontements sont tout de même dynamiques et méritent d’avoir de bons réflexes. On peut ainsi effectuer des alternances de combos entre frappes lourdes et légères, oui, oui même avec le bâton de sauge dont nous parlions tout à l’heure, ou encore avec des fouets incandescents. On cherche alors à profiter des quelques faiblesses élémentaires disponibles -un peu plus de possibilités de ce côté-là n’aurait pas été de refus-, puis à esquiver les frappes adverses, ou repousser les ennemis. Mais ce ne sont pas les seules armes disponibles, et à durabilité limitée pour rappel. Jess, bien que novice dans la spiritualité, peut même se servir de facultés spéciales liées à des prismes. Pour n’en citer qu’une afin de ne pas gâcher la découverte, on peut ralentir les ennemis, mais attention à la jauge associée !

Et encore, nous ne vous avons pas parlé de quelques autres subtilités de combat, ni de la petite touche RPG du soft, avec ici la disponibilité de trois arbres de talents régis par un triple système d’expérience. Avec pour exemple l’augmentation de l’esprit par la lecture ou l’ingestion de lavande. Sans trop entrer dans les détails pour vous laisser des surprises, cette touche est vraiment bienvenue.

Inégal sur certains plans, mais avec un bestiaire qui retient l’attention

Parlons à présent de la palette technique et graphique de The Chant. Nous l’évoquions beaucoup plus haut, l’ambiance est vraiment excellente de bout en bout. Attention tout de même, bien que The Chant soit estampillé jeu « d’horreur », il ne faut pas le prendre dans le sens d’une trouille folle ou d’ingrédients de peur habituels à proprement parler (jumpscares,…), mais plutôt un côté plus subtil procurant par ailleurs un sentiment de ne pas être en sécurité et d’avoir de l’anxiété. Vous pouvez ajouter à cela des doublages français, de bons bruitages, de belles teintes, lumières, éclairages mais aussi des morceaux composés par Paul Ruskay, artiste primé.

Seule petite ombre au tableau, la disparité entre les lieux/textures, certains étant en deçà des autres manquant donc d’uniformité, alors que pourtant à côté de cela, on profite de jolis panoramas, couleurs et de plus de soin/détail. Idem, on aurait aimé voir un peu plus d’expressions faciales sur les visages des personnages.

Testé sur Xbox Series X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Alors oui, s’il n’est pas à placer dans le haut du tableau des jeux à grand « trouillomètre », qu’il subsiste quelques lacunes, ou bien que l’on aurait aimé voir certains éleéments plus étoffés, The Chant réussit subtilement à instaurer un certain climat, ceci de par son ambiance réussie, aussi bien visuelle (bestiaire, teintes,…) que sonore, et par son Lore travaillé. Il faut dire aussi que nous sommes très réceptifs à ce genre d’ambiance, et les diverses touches plus originales à l’instar du remplacement d’armes classiques des Survival-Horror par les bienfaits de la nature. Une belle découverte !
ON A AIMÉ !
- La proposition
- L’ambiance sonore et visuelle
- Bestiaire
- Version française
- Histoire prenante
- Système de gameplay
ON A MOINS AIMÉ...
- Manque un peu de réelles frayeurs
- Technique parfois inégale
- Quelques points auraient pu être étoffés
The Chant : ne cherche pas à vous conter fleurette
The Chant
Editeur : Prime Matter
Développeur : Brass Token
Genre : Action-Aventure, Horreur
Support(s) : PC, PS5
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 03/11/2022

Sur MaXoE, il n'y a PAS DE PUBLICITÉ Par contre, vous pouvez nous en faire sur les réseaux sociaux







Combien de jeux achetez-vous par mois, tous supports confondus ?





Loading ... Loading ...