MaXoE > GAMES > Tests > PC > Yesterday Origins : un casse tête génial

Yesterday Origins : un casse tête génial
Du mystère, de l'humour noir et de l'occultisme, que demander de plus ?

NOTE DE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Si vous aimez les point’n click, les histoires sombres, les thrillers mâtinés d’occultisme, ce jeu est fait pour vous. Le studio madrilène Pendulo Studios a su nous pondre une perle. Une perle difficile, mais une perle quand même.

Yesterday Origin est un point’n click, un jeu d’exploration et d’énigmes. C’est la suite directe du premier opus : John Yesterday. Et nous retrouvons donc le personnage principal. Pour ceux qui n’ont jamais joué au premier épisode, pas de panique. Vous pouvez parfaitement commencer par lui puisque l’histoire commence au XVe siècle, avant que John ne devienne immortel.

Et l’histoire commence…

Vous commencez l’histoire dans un cachot. Vous êtes accusé d’être le fils du diable. Rien que ça. Et vous découvrez comment fonctionne le jeu. J’ai trouvé le début difficile pour un novice, mais suffisamment bien fait pour ne pas s’énerver parce qu’on n’y arrive pas. On a envie de savoir la suite. Alors au bout d’une heure coincée dans ce foutu cachot, je suis allée chercher un peu d’aide sur internet. Pas bien, je sais…

L’histoire se situe aussi bien au présent qu’au passé grâce à des flash back qui vous permettront de découvrir l’histoire de John. Le but était de lui faire retrouver la mémoire et, si possible, lui faire refaire vivre la cérémonie l’ayant rendu immortel afin qu’il ne perde plus la mémoire quand il meurt/revit. Suivant la situation, vous devrez soit diriger John, soit Pauline, deux personnages complètements différents dans leur manière d’être, de réfléchir et dans leurs capacités aussi. Leurs conversations parfois tendues sont assez amusantes et particulièrement réalistes… Comme le chapitre sur les enfants… John en veut mais pas Pauline. Ou Boris, personnage un peu dérangé, que John protège mais que Pauline supporte à peine.

Des commandes très simples

Mais parlons de la jouabilité. Les commandes sont très bien adaptées à la manette : les gâchettes LT et RT pour les objets et indices, la touche A pour pratiquement tout faire et une touche dédiée pour changer de personnage. Il faut bien explorer son environnement ET les personnages qu’on croise. Ça, c’est le côté facile puisqu’il y a des A (appuyez sur la touche A) qui nous indiquent qu’il y a quelque chose à voir à tel endroit quand on s’en approche. Ça nous permet de récupérer tous les objets et les indices qui peuvent nous aider. Si on arrive à se positionner correctement en face. Il y a quelques ratés de ce point de vue… Après, il faut savoir quoi faire de ces indices et de ces objets, comment les lier les uns aux autres et surtout pourquoi faire. Là, ça se complique franchement. D’autant plus que souvent, il vous faudra justifier vos choix…Le hasard n’a pas sa place…

Difficile mais un bon humour (noir)

Rien qu’au début, il faut commencer par se débarrasser de ses chaines, puis torturer le cochon pour qu’il fasse du bruit, ce qui va énerver le geôlier qui va lui balancer sa chope que vous échangerez avec votre propre chope que vous aurez préalablement empoisonnée avec du venin d’un crapaud trouvé sur un cadavre…. Sans oublier qu’il faut faire en sorte que le cochon bouffe le cadavre que vous ferez passer pour le vôtre. Rien que ça, ça donne le ton.
Et le chapitre suivant n’est pas mieux. Vous vous réveillez à l’époque actuelle, aux côtés de votre compagne tout aussi immortelle que vous. Sauf qu’elle ne perd pas la mémoire quand elle meurt/revient à la vie, la veinarde. Et là, pour avancer dans l’histoire, il vous faut changer de personnage et la faire se suicider à cause de quelques rides (elle revient à la vie plus jeune). L’Oreal peut aller se rhabiller. Les crèmes anti-rides, c’est de la gnognotte.

Donc les deux premiers chapitres vous donnent le ton. Difficile mais une histoire surprenante avec un chouilla d’humour et de cynisme contrebalancé par un graphisme de BD. Les dialoguens apparaissent dans des bulles ainsi que des explications sur les situations ou ce que ressent votre personnage. Le décor est en 2D mais vos personnages se déplacent en 3D dedans. Ça renforce cet aspect BD. J’ai adoré !

Pour ce qui est de la durée de vie, je suis bien incapable de vous l’indiquer. Tout dépendra de la facilité à laquelle vous résoudrez les énigmes… Mais une chose est sûre, vous y prendrez goût !

Jeu testé sur Xbox One

NOTE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Yesterday Origin est un jeu très prenant, mais difficile. Mais l’histoire est haletante et très bien conçue avec ses flash back, son humour noir. La maniabilité a été très bien adaptée aux manettes (le premier épisode n’était que sur PC). La découverte des indices et objets est facile, mais la difficulté se situe sur comment les utiliser et notamment pourquoi. Parce que parfois, vous devrez justifier vos choix. Donc si vous aimez vous triturer les méninges, n’hésitez pas, achetez le. Il vous fera passer de belles soirées !
ON A AIMÉ !
- Une histoire haletante, pleine de rebondissement
- C’est jeu beau et original visuellement
- L’opposition joli graphisme de BD contre le cynisme de l’histoire
- C’est difficile mais pas frustrant
- De l’humour noir
- Pas besoin d’avoir joué au premier épisode
ON A MOINS AIMÉ...
- C’est difficile
Yesterday Origins : un casse tête génial
Yesterday Origins
Editeur : Microids
Développeur : Pendulo Studios
Genre : Aventure/Réflexion
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 13/10/2016

Sur MaXoE, il n'y a PAS DE PUBLICITÉ Par contre, vous pouvez nous en faire sur les réseaux sociaux







Combien de jeux achetez-vous par mois, tous supports confondus ?





Loading ... Loading ...