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L’époque Victorienne, entre crises et rayonnement
Un peu d'histoire

Révolution industrielle et électricité. Chapeaux haut-de-forme et redingotes. Corsets, dentelle et crinoline. Bienvenue en Angleterre à l’ère victorienne !

Londres victorien Une

Au commencement, la révolution sociale gronde

L’ère victorienne, qui tire son nom du règne de la reine Victoria 1ère, couvre plus de la moitié du XIXème siècle. Elle débute en 1837 lorsque la reine accède au trône, à l’âge de dix-huit ans. L’héritage est difficile à assumer, ses prédécesseurs ayant laissé un très mauvais souvenir à la population. La monarchie est déconsidérée.

Bouleversée par la Seconde Révolution Industrielle, la société se voit divisée en deux : d’un côté la bourgeoisie, de l’autre le prolétariat. Les inégalités sont criantes. Les premières années sont dures tant les dissensions sont fortes. La déchristianisation menace, les critiques contre les lois protectionnistes sont virulentes et prolétaires et petite bourgeoisie s’unissent dans la revendication d’une démocratie. Les affrontements sont parfois violents.

Londres victorien Deux

Un royaume à l’apogée de sa puissance

Malgré ces passages chaotiques, la période victorienne se caractérise pourtant par une ère de prospérité sans précédent pour le pays. La production est telle que le Royaume-Uni distance largement les autres Nations, devenant la première puissance industrielle et commerciale. Son empire colonial est si important qu’il en fait « le pays sur lequel le soleil ne se couche jamais ». Politiquement, sous le train des réformes, le régime se démocratise peu à peu.

Côté sciences et techniques, même topo. L’époque est celle des théories de l’évolution, avec Charles Darwin en tête de file, mais également de grandes avancées en géologie, paléontologie et génie civil.

En terme d’architecture, c’est également durant cette ère que Londres se dote de lieux et bâtiments qui existent toujours aujourd’hui : Big Ben, la gare Waterloo, le métro, les docks, etc.

Londres victorien Trois

Un siècle de l’esprit

S’inscrivant dans la droite ligne du romantisme, la littérature est foisonnante sous le règne de la reine Victoria, faisant naître de grands noms. Oscar Wilde évidemment, avec son célèbre Portrait de Dorian Gray (entre autres), dépeignant à la fois toute la grandeur et la décadence de cette époque. Mais également Conan Doyle et son double Sherlock, Charles Dickens, Thomas Hardy, Stevenson, Lewis Carrol et son pays des merveilles, les sœurs Brontë, Yeats (poésie) ou encore George Bernard Shaw (théâtre).

 

Janvier 1901, Victoria 1ère meurt, laissant un royaume profondément transformé économiquement et socialement, mais où beaucoup reste à faire (au sujet des droits des femmes, des inégalités entre classes, etc). Un royaume où la grandeur a côtoyé les bas-fonds (à l’image de son terrible tueur en série Jack l’Éventreur). Un royaume dont l’héritage est toujours présent aujourd’hui.