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World’s End Club : Une amitié à toute épreuve ?
On ne serait pas contre une suite

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
D’abord sorti l’année dernière sur iOS et Apple Arcade, le Visual Novel / Plateformer World’s End Club a débarqué sur Switch il y a à peine quelques jours. On peut d’ores et déjà vous dire que malgré quelques lacunes, l’aventure avec le Club des battants a été rudement sympathique.

Le soft fut dévoilé en 2018 sous le nom de Death March Club, développé sous la houlette d’Izanagi Games et du studio nouvellement formé Too Kyo Games. Parmi les membres de ce studio, nous y trouvons deux grands noms japonais : le créateur de la série Zero Escape alias Kotaro Uchikoshi, et le dénommé Kazutaka Kodaka, créateur de la franchise Dangaronpa, tous deux étant les fondateurs de Too Kyo Games. Avec ces deux personnes sur Death March Club, renommé depuis en World’s End Club, autant dire que le jeu était attendu avec une certaine impatience de leurs fans respectifs. Est-ce que l’on retrouve les pattes des auteurs dans le soft ? Assurément, et même si les aspects relativement sombres, sanglants et le sadisme sont moins présents, l’ambiance du titre n’est pas toute rose.

Une aventure ayant les qualités qu’il faut pour tenir en haleine

L’aventure commence avec un groupe d’élèves venant des quatre coins du Japon. Les onze jeunes adolescents deviennent rapidement ami(e)s et forment la bande du « Club des battants ». Parmi les membres, nous incarnons Reycho, arrivé il y a à peine six mois dans cette même classe.

Aujourd’hui est un jour spécial pour l’ensemble du groupe puisqu’il s’agit de leur excursion scolaire annuelle avec leur professeur. Mais malheureusement pour eux, au lieu d’arriver à destination, une étrange lumière pourfend le ciel et s’abat sur une ville non loin, provoquant alors une secousse terrestre. Le bus transportant le groupe subit un accident, et tous les membres s’évanouissent.

Un peu plus tard, ils se réveillent dans un parc d’attractions abandonné et sont prisonniers de ce lieu. Mais en plus de cela, ils sont obligés de participer à un jeu de survie (ou de la mort) initié par Pielope, une étrange créature. S’ils ne participent pas à ce jeu de survie et si chacun(e) d’eux(elle) ne réalise pas une mission spécifique, d’ici une heure, tous vont mourir… Et dire qu’ils ne se doutent pas encore qu’à la surface de la Terre et du Japon, des événements incompréhensibles se passent en ce moment même… L’amitié du groupe va-t-elle résister à toutes les épreuves ?

En tant que mix entre Visual Novel et Plateformer, on attend de ce genre d’expérience une narration irréprochable nous donnant envie d’aller plus loin. Clairement, World’s End Club a les qualités qu’il faut pour nous tenir en haleine grâce à un scénario captivant et accrocheur. On a bien quelques coquilles disséminées çà et là dans la traduction française comme la citation d’un mauvais nom de personnage, un descriptif au féminin au lieu du masculin ou quelques petites bourdes mais cela reste sans gravité grâce à la qualité globale de la traduction française.

Mais si l’on a autant apprécié l’aventure c’est aussi grâce aux multiples rebondissements et twists dont Kotaro Uchikoshi a le secret ainsi que la mise en place de différents mystères, leurs révélations étant bien entendu connues au fil de l’aventure et ce, même très tardivement. Alors oui, les amateur(trice)s de Kotaro Uchikoshi et de Kazutaka Kodaka seront forcément moins surpris(e)s, et ce d’autant plus qu’une grande partie de l’ambiance, plus enfantine et « joyeuse », est portée par l’amitié entre les adolescents. À ce sujet, ils deviennent rapidement attachants grâce à leur personnalité distincte et leur « petit vécu », même si l’on n’échappe pas aux caricatures et autres clichés.

Par contre, comme les autres Visual Novel, n’oubliez pas d’aller vraiment au bout pour tout découvrir sur cette intrigue, comptez environ une douzaine d’heures pour finir l’aventure, soit environ deux fois moins que la concurrence pure du genre tout de même.

Du VN, des pouvoirs et un chouïa de plateforme

Si vous vous intéressez ne serait-ce qu’un peu au genre VN, vous savez d’ores et déjà que vous allez faire face à de nombreux dialogues et discussions mais aussi à deux éléments particuliers, en premier desquels des choix menant à différents embranchements scénaristiques.

Pour World’s End Club, comme nous vous le disions en amont, toutes les ficelles ne seront connues qu’en ayant choisi les différentes branches, ne vous inquiétez donc pas des premières décisions prises puisque vous pourrez explorer les « autres parties » plus tard, et ce sera d’ailleurs indispensable si vous voulez connaître le véritable dénouement de l’histoire. Néanmoins, on aurait aimé avoir plus de choix d’embranchements vu qu’ici ils sont rapidement limités en nombre.

En second, nous avons des énigmes, relativement simples au demeurant avec des réponses à inscrire par exemple, sans doute pour qu’un public un peu plus jeune puisse s’y atteler sans problèmes. D’autres énigmes sont également présentes dans la seconde partie du soft mais elles sont différentes puisqu’intégrées à des phases de plate-forme. Rappelons que World’s End Club est un mix entre Visual Novel et Plateformer.

Pour faire simple, cette partie Plateformer faisant office de « coupures entre les dialogues », se déroule façon side scrolling en 2D. Pour progresser, il suffit de résoudre quelques puzzles simplistes et accessibles comme pousser une caisse afin de prendre plus de hauteur par exemple, le tout en évitant les quelques pièges et précipices.

Mais ce n’est pas tout, ces phases de plate-forme sont aussi l’occasion de mettre en avant des pouvoirs spéciaux qui s’éveillent un à un chez les membres du Club des battants, chacun ayant sa propre spécialité. Reycho devient par exemple un adepte du lancer d’objets « plus ou moins » lourds, alors que Chuko peut « cracher » des boules de feu façon lance-flamme, chose que les autres membres du groupe ne peuvent pas faire. Ces pouvoirs servent non seulement à se débarrasser de monstres ou de quelques boss mais aussi à l’activation d’interrupteurs aériens ou même la destruction de murs. L’ensemble reste encore une fois très accessible et simpliste. En outre, certaines de ces actions permettent également de mettre la main sur une trentaine de collectibles faisant référence à des autocollants types Panini et aux années 1990 (période du jeu), via des vignettes et des descriptifs dans un menu dédié.

Malgré toutes les bonnes intentions, on a tout de même trouvé que l’exécution du gameplay, et par conséquent des actions, n’est pas parfaite à cause d’un principal souci : un temps de latence de quelques microsecondes entre l’appui sur la touche associée et la réalisation de l’action, mais aussi d’un bug avec des personnages ne pouvant parfois plus bouger. En conséquence, il n’est pas rare de subir un Game Over se traduisant par un saut dans le vide ou un impact. Rassurez-vous tout de même, puisqu’en cas d’échec vous recommencerez à un « checkpoint » se trouvant à quelques mètres du lieu de votre mort initiale.

Une ambiance enfantine et dramatique à la fois

Comme vous vous en êtes surement aperçu, World’s End Club se veut être très accessible. Et ce n’est pas sa partie graphique qui le contredit puisque l’on est en face d’un mélange entre modélisation « 3D cartoon » et séquences d’anime le plaçant directement comme un VN type « anime ». Le design des personnages lui, tout en restant coloré, s’appuie sur les signes astrologiques asiatiques, Chuko représentant par exemple le signe du « rat ». Un enrobage « enfantin » qui fonctionne plutôt bien avec les thèmes associés.

Des thèmes que l’on retrouve évidemment dans les sonorités du soft, oscillant par exemple entre musiques oppressantes et entraînantes selon le climat du moment. Les amoureux des OSTs seront par ailleurs ravis de pouvoir profiter des différents thèmes dans un menu associé dès qu’ils seront débloqués en jeu. Pour les possesseur(euse)s de la version physique deluxe, une vingtaine de morceaux à télécharger sont également accessibles via un code spécifique.

N’oublions pas de préciser que vous pouvez choisir entre des doublages japonais très immersifs, ou anglais si vous préférez, de même que son thème musical principal profitant d’une version pour ces deux langages. Enfin, les sous-titres sont en français et ça, c’est une bonne nouvelle car cela le rend une nouvelle fois accessible contrairement à de nombreux autres softs du genre.

Testé sur Switch

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Que vous soyez ou non fan des œuvres de Kotaro Uchikoshi ou de Kazutaka Kodaka, et si vous appréciez les VNs, World’s End Club ne peut pas vous laisser insensible. Dès le début, on a envie d’en savoir plus sur cette bande d’adolescents, son amitié et ses enjeux dramatiques, il faut dire que Kotaro Uchikoshi réussit à nous tenir en haleine grâce aux rebondissements, mystères et twists implémentés tout au long de l’aventure. Sans rien spoiler, sachez que la découverte se réalise sous le signe de la langue de Molière, un moyen de rendre World’s End Club plus accessible contrairement à beaucoup de Visual Novel préférant la langue de Shakespeare. Dommage cependant que les phases de gameplay entrecoupant l’aspect scénaristique disposent de quelques soucis d’exécution dans le gameplay et d’une aventure finalement courte pour le genre Visual Novel. On aurait bien aimé avoir une ou plusieurs routes supplémentaires, on espère pouvoir le faire dans une probable suite, qui espérons-le corrigera les quelques lacunes restantes.
ON A AIMÉ !
- Une traduction française globalement bien réalisée malgré…
- L’histoire avec l’humour, rebondissements et twists nous donnant envie de continuer
- L’OST
- La DA colorée
- Le pouvoir des membres du groupe
ON A MOINS AIMÉ...
- … quelques coquilles
- Des choix finalement assez limités pour un VN, on aurait aimé une route complète supplémentaire
- Des soucis d’exécution dans le gameplay
World’s End Club : Une amitié à toute épreuve ?
World’s End Club
Editeur : NIS America
Développeur : Izanagi Games, Too Kyo Games, Grounding Inc.
Genre : Visual Novel, Plate-Forme
Support(s) : Mobiles, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 28/05/2021

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