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Bartlow’s Dread Machine : Une machine à voyager dans le temps efficace !
A deux c’est encore plus fun !

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Titre original proposant du Tir Arcade Twin Stick façon « Rail Shooter », Bartlow’s Dread Machine a été aperçu cet été lors de l’événement The Escapist Indie Showcase. Il vient de débarquer en toute discrétion sur Xbox One et PC à la fin du mois de septembre dernier. Aujourd’hui, on vous livre donc notre avis sur cette belle petite surprise.

Dévoilé en début d’année, après avoir consommé un nombre déraisonné de tacos dixit les développeurs, Bartlow’s Dread Machine est le fruit d’une collaboration entre deux équipes indépendantes : Beep Games Inc et Tribetoy. Contrairement aux apparences, ils ne sont pas novices dans l’industrie vidéoludique puisqu’ils ont réalisé plusieurs titres chacun de leur côté.

Tribetoy, composé de cinq membres plus des ami(e)s venu(e)s les aider sur leurs anciennes productions, ont développé Bow to Blood – Last Captain Standing ainsi que Chu’s Dynasty, deux titres tournés sur des combats en arène, le premier avec des vaisseaux volants et le second de manière plus classique.

Si Tribetoy ne vous dit rien, Beep Games Inc vous sera peut-être plus familier. En effet, cette équipe existe depuis les années 2000 et parmi les titres qu’ils ont réalisés vous connaissez sans doute Voodoo Vince, un jeu Xbox Originals de 2003 extrêmement réputé et ayant même profité d’une version remastérisée en 2017. Outre ce titre, ils ont aussi créé Scurvy Scallywags, un Match-3 possédant une partie RPG. La philosophie de ce studio est on ne peut plus simple « ils créent des jeux auxquels ils aiment jouer et espèrent que les joueur(euse)s les aimeront aussi ».

Il faut sauver le Président !

Pour l’univers de Bartlow’s Dread Machine, les développeurs se sont inspirés du Steampunk. Nous sommes à l’aube de l’ère électrique dont les débuts de l’ingénierie électrique et mécanique étaient bien présents mais où les jeux vidéo tels que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas encore. L’ancêtre du « jeu d’Arcade » Dread Machine était l’un des rares profitant de ces deux processus (électrique et ingénierie). Pour résumer cette expérience (Dread Machine), The Poughkeepsie Sentinel disait en 1907 : « C’est une distraction intéressante bien qu’il soit remis en question de payer une certaine somme complète pour pouvoir y jouer ».

Aujourd’hui, cet artefact du passé qu’est Bartlow’s Dread Machine revient pour promouvoir ce jeu « d’antan » avec un jeu d’arcade jouable seul(e) ou à deux en double stick permettant de simuler les sensations, dont les douleurs corporelles.

L’histoire de ce jeu « Bartlow’s Dread Machine » est simple : vous êtes un(e) agent(e) secret(e) en mission à New York afin de veiller sur la sécurité au président Roosevelt. Malheureusement pour vous, après avoir entendu des coups de feu, vous remarquez que l’un de vos collègues est très mal en point et vous informe que Roosevelt a été kidnappé par des « anarcho-satanistes ». Pire, ils sont sur le point de s’échapper en train avec leur otage. Bien entendu, votre priorité étant la sécurité du président Roosevelt, vous allez donc tout faire pour le sauver, quitte à parcourir de nombreux kilomètres.

Un concept original 

La Dread Machine pose donc les bases d’entrée de jeu puisque tout le système repose sur ce concept original fidèlement reproduit avec des rouages, rails et autres mécanismes de l’ingénierie. Un effort de travail de la part des développeurs, aussi bien sur son apparence esthétique que pour sa partie gameplay.

Pour faire simple, le jeu se déroule sur différentes scènes 2D possédant une profondeur en 3D avec la traversée de divers environnements comme une ville ou encore un train. Dans ces derniers, le défilement à l’horizontal prime et le but est d’arriver à la fin de chaque niveau en se débarrassant, à l’aide de nos différents flingues, des ennemis composant le bestiaire -varié au demeurant-.

Cependant, contrairement aux jeux traditionnels, nos déplacements ne peuvent s’effectuer qu’à partir de « rails » placés au sol et des embranchements qui les composent. Une fois sur ces rails, il est possible de canarder nos adversaires à 360 degrés, alors même qu’il n’y a pas de réticule de visée pour nos armes et que l’on effectue les tirs à l’aveugle, on y arrive plutôt bien !

Néanmoins un petit souci subsiste dans cette feature très sympathique de déplacement sur « rail ». En effet, si l’on peut se mouvoir sur les rails librement dans le sens que l’on souhaite, nos opposants le peuvent aussi. Et comme nous venons de le dire, les rails étant séparés en différents embranchements, le placement est donc primordial pour ne pas se retrouver rapidement encerclé par nos adversaires. Mais c’est justement ce petit point qui peut gêner -surtout- en début de parcours : le déplacement au stick est très délicat à gérer.

De ce fait, il arrive que l’on se loupe/rate, car l’embranchement ne se prend pas véritablement comme on l’aurait souhaité surtout que les rails et les embranchements utilisent la profondeur. Dans ces cas-là la possibilité de pouvoir utiliser le pad directionnel aurait été un petit plus.

Malgré ce souci, Bartlow’s Dread Machine est très agréable et amusant à jouer, et encore plus si un(e) ami(e) vous rejoint, le soft est en effet jouable à deux en coopération. Dans cette optique de jeu, il est alors indispensable de se couvrir l’un(e) et l’autre, tout en apportant de la tactique dans les déplacements.

Au fil de la progression, on se prend forcément des coups (tirs ennemis, corps-à-corps). Pour ne pas succomber, on trouve des élixirs (alcool) en chemin -prédisposés çà et là sur le parcours-, tout comme des checkpoints et des munitions, ah oui, on ne vous l’avait pas encore dit, ces dernières sont limitées. En plus de cela, les développeurs ont habilement intégré plusieurs mécaniques supplémentaires amenant des surprises et des variations comme une vue basculant totalement.

Mis à part quelques pics de difficulté -étant également présents dans chaque mode de difficulté-, le titre peut être parcouru sans trop de problèmes grâce à une feature bienvenue : un système d’achat. Pour résumer, après avoir vaincu des ennemis, des sacs d’argent apparaissent temporairement ; en les ramassant et en arrivant à des « interludes » (début de niveau), il est possible d’acheter de l’équipement pour notre personnage (chapeau, etc…) servant à une protection limitée des dégâts à distance. On peut aussi acheter des armes supplémentaires (comme l’Ouvre-boîte de Kansas City ayant une puissance de feu efficace et rapide pour les deux mains), et même différents types « d’élixirs » utilisables en plein niveau comme du soin, des munitions, et aussi la possibilité de se déplacer plus rapidement…

Un style graphique ayant du cachet

Le style graphique emprunté par les développeurs permet à Bartlow’s Dread Machine d’avoir du cachet. La mécanique générale « tableau pliant dépliant » est très agréable, on sent vraiment le soin apporté notamment dans le système d’engrenage utilisant les rouages, qu’il s’agisse de la mise en place des décors, des rails, des « ressorts », tout est très bien animé et réalisé. Parlons d’animations justement, les explosions des différentes pièces de nos adversaires ou encore notre personnage qui se détériore au fil des dégâts (étincelles,…), apportent vraiment une touche supplémentaire à ce théâtre mécanique. L’ambiance sonore quant à elle, correspond à l’époque des années folles avec des musiques à la charleston ou des films de Charlie Chaplin, tout comme le rendu des bruitages avec des sonorités façon machines à sous mécaniques.

Testé sur Xbox One X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Jeu réalisé par des studios indépendants, Bartlow’s Dread Machine démontre que l’on peut encore trouver de bonnes idées. S’il ressemble à un Twin Stick Shooter classique, l’utilisation de « rails » pour se déplacer le différencie du catalogue des jeux du genre et apporte un plus dans sa partie gameplay, d’autant que les développeurs ont réussi à reproduire une ambiance générale (sonore et graphique) dans le même thème, de quoi amener du cachet supplémentaire. Si pour réussir à progresser il faut être méthodique dans son déplacement, c’est bien sûr en jouant à deux que l’on s’amuse le plus. Derrière ce concept se cache donc une belle surprise pour passer une bonne soirée. Malgré tout, il sera nécessaire de corriger quelques petits soucis comme certaines imprécisions dans le déplacement, et effectuer un rééquilibrage dans les pics de difficulté pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur !
ON A AIMÉ !
- L’ambiance générale
- L’univers
- Jouable à deux
- Des mécaniques de gameplay intéressantes
- Les animations
ON A MOINS AIMÉ...
- Des imprécisions de déplacement
- Quelques pics de difficulté, surtout à la fin du jeu
- Temps de chargement parfois assez long
Bartlow’s Dread Machine : Une machine à voyager dans le temps efficace !
Bartlow’s Dread Machine
Editeur : Beep Games Inc
Développeur : Tribetoy, Beep Games Inc
Genre : Action, Arcade Twin Stick Shooter
Support(s) : PC, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 2
Sortie France : 29/09/2020

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