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Revita : La renaissance attendue !
Un Roguelite/Roguelike inspiré et inspirant

NOTE DE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
En ce moment, les amateur(trice)s de Roguelite et Roguelike sont aux anges. Il faut dire que les sorties récentes ont su proposer une certaine innovation : des scénarios plus denses et mieux mis en valeur, des gameplay encore plus dynamiques, ou encore des morts de moins en moins « punitives ». Aujourd’hui, on s’intéresse à un Roguelite/Roguelike qui s’inscrit tout bonnement dans la liste de ces récents succès : Revita.

Ce jeu a été réalisé par BenStar (alias Benjamin Kiefer). Ce grand fan et passionné de Roguelite/Roguelike s’est lancé en tant que développeur indépendant avec une nette dominance pour le pixel art. Il compte quelques softs à son actif, mais de genres distincts, on pense à Fuel, un « Shmup » dans la lignée d’Asteroid, au jeu de rythme Feed The Beat, ou encore l’axe artistique du jeu web Tiny Dadpa. Et bien-sûr Revita, dont le développement a commencé il y a de cela six ans.

Petite parenthèse, précisons que si Revita a donc vu son développement débuter en 2016, il a officiellement été annoncé en octobre 2020 avant de passer par un long Early Access à partir de mars 2021. L’occasion pour le développeur de montrer ses premiers travaux avant de peaufiner plusieurs aspects avec des mises à jour, et ce jusqu’à aujourd’hui. Fermons cette parenthèse, parlons maintenant de cette histoire mystérieuse et accrocheuse, ayant pour lourds thèmes le suicide, la santé mentale et le deuil.

le goût de la découverte

L’aventure commence alors que l’on aide (via un tutoriel très bien conçu), un jeune garçon à gravir les étages de la tour de l’horloge. On ne sait rien de lui, ni qui il est, ni d’où il vient, il est amnésique. Arrivant en haut de cette tour de l’horloge, il rencontre un être étrange lui disant des paroles l’étant tout autant : « chaque fois que tu meurs, il y a un peu moins de toi et un peu plus de moi ».

Après ces paroles, une lutte acharnée a lieu entre ces deux êtres, puis le garçon décède mais curieusement, on le retrouve tout aussi rapidement dans une station de métro. Les larmes aux yeux et cherchant ses souvenirs perdus, il repart à l’assaut de cette tour aux multiples étages, et ceci en progressant de station de métro en station…

Quel est ce monde mystérieux ? Pourquoi ce jeune garçon a-t-il la « faculté » de renaître après sa mort, comme nous l’avons déjà vu dans des films tels que Edge of Tomorrow ou encore Boss Level ? Et qui est ce personnage étrange au sommet de cette tour ? Des questions qui trouveront leurs réponses petit à petit, notamment par le biais de dialogues auprès des PNJs, et ce après chaque mort. C’est ainsi qu’à l’instar de certains titres du genre et dérivés (comme Hadès par exemple), ou ceux utilisant l’aspect « cryptique », Revita nous pousse à interagir le plus possible pour y découvrir toutes les facettes de son histoire. Une aventure très vite prenante en somme.

Un gameplay addictif

On se prend alors rapidement au jeu d’enchaînement de runs -et d’en perdre certains volontairement- afin de dénicher tous les secrets possibles, et il y en a vraiment beaucoup.

Revita est donc un jeu associant de la Plate-Forme, du Dual Stick Shooter ainsi que du Roguelite, le tout avec une vision en scrolling 2D. Ces facettes et son gameplay très facile d’accès nous rappellent instantanément des jeux comme Neon Abyss. Si le procédé en est proche avec une fonction de saut, un système de visée, des tirs avec un flingue ainsi qu’un dash pour les bases, il l’est également par son évolution dans des étages divers et distincts, mais stop, la ressemblance s’arrête globalement là car Revita possède aussi sa propre identité.

À commencer par ses salles formées aléatoirement à chaque run, là où Neon Abyss avait lui des pièces générées de manière procédurale juxtaposée, et des étages façon « ascenseur » à gravir avec un boss à la fin de chaque environnement.

Le but est on ne peut plus simple : il faut se rendre à chaque étage, vaincre tous les opposants s’y trouvant, et ce de toutes les manières possibles. On prend donc soin de bien observer tous les adversaires se trouvant dans la salle avec des « limaces/chenilles » à l’avancée très rapide, des adversaires volants, des blobs effectuant des bonds vers nous, et/ou même des pièges comme du poison, ou encore des piques plus difficilement détectables par moments.

Les joutes et la prise en main sont vraiment fun, et procurent un excellent feeling. Il n’y a beau avoir que quelques commandes, c’est vraiment suffisant, d’autant que le titre cache aussi quelques surprises comme une possible régénération de santé liée à une « jauge d’âme ».

Après avoir complètement nettoyé une salle, un passage vers un nouvel étage est ouvert, et parfois même quelques autres pièces pouvant aussi y être « accolées », ces dernières donnant alors accès à des pièces « secrètes ».

Risques, gains, renouvellement 

Les pièces secrètes recèlent aussi un vendeur de reliques, une ouverture de coffres, ou une possible offrande à une « statue » par exemple. Attention tout de même lors de ces interactions, si l’on peut obtenir des objets et reliques aux effets actifs, passifs ou même certaines malédictions, il faut faire un échange au prix de sa propre vie, qu’il s’agisse d’un demi-cœur, d’un cœur complet ou plus. Les effets de ces reliques/objets sont nombreux, chaque run comme dans Neon Abyss, est lié à une dose de chance, mais profite aussi d’un renouvellement régulier et très bienvenu pour ne ressentir aucune lassitude.

Parmi les effets, on peut par exemple avoir accès à 20% de dégâts supplémentaires, des familiers prêtant main-forte, des triples tirs en échange d’une cadence de tirs et de dégâts fortement réduits, etc… Ou des malus plus gênants, voire handicapants pouvant même détruire nos bonus au bout d’un environnement par exemple. Il faut alors bien réfléchir à ce que l’on souhaite faire en jaugeant plus ou moins les futurs risques.

Va-t-on plutôt garder quelques points de vie en réserve pour la suite de la traversée du lieu en cours pour accéder à de nouvelles reliques, voire les améliorer auprès d’un forgeron ? Ou alors prendre le risque d’accumuler les effets des reliques à un prix très lourd ? En sachant que certaines reliques s’obtiennent également de manière plus traditionnelle, c’est-à-dire parfois après le nettoyage d’une salle, et ce sans avoir à recourir au sacrifice de PVs.

Et l’on ne vous a même pas encore parler du Temple des Réminiscences servant de HUB. Sans en dire trop pour vous laisser quelques découvertes, plusieurs PNJs y sont présents, et d’autres iront dans ce lieu après l’apport d’une aide de votre part, ceci afin de vous aider en retour. Un élément que l’on vous conseille de ne surtout pas négliger !

En outre, Revita profite d’une belle palette d’options d’accessibilité comme sur les dégâts ennemis, la palette graphique, la police ou même l’accélération de la vitesse générale par exemple, une belle entrée en la matière pour les novices qui pourront facilement s’initier au genre. Au final, on regrettera juste quelques petits bugs comme certaines boîtes de dialogues vides, ou un chara-design d’adversaires ayant un peu trop de ressemblance, même si ceux-ci sont pourtant variés.

Un rendu sonore et visuel soigné

D’un point de vue visuel, comme pour ses précédentes productions, BenStar a choisi l’utilisation d’un rendu en pixel art dans sa forme la plus pure. Mais n’allez pas croire pour autant que le titre est une bouillie en pixel, au contraire on sent la maîtrise avec le choix d’ombrage, de lumière et l’association des teintes de couleurs. Clairement la direction artistique des différents environnements et du Temple des Réminiscences est très belle. Même constat pour les transitions en cinématique.

Finissons par l’aspect sonore, les différents thèmes du jeu sont vraiment variés et entrainants, rappelant les jeux SNES et Megadrive de la belle époque, et l’on profite même d’un chant mélancolique et triste, une réussite ! Enfin, on termine en précisant que les textes sont écrits en français.

Testé sur Switch

NOTE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Sans faire une révolution de la formule du genre puisqu’il n’est pas là pour cela, Revita est pourtant un petit diamant brut. Taillé en six ans de développement par son créateur BenStar, on ressent les diverses inspirations ainsi que les éléments faisant du soft une œuvre à part entière ayant sa propre personnalité. Pour exemple, l’histoire et ses thèmes donnent fortement envie de continuer afin de la découvrir entièrement, les mécaniques de gameplay sont très addictives, fun et son système de risques/gains apporte une certaine réflexion, le tout avec des options d’accessibilité. De plus, sa palette visuelle pixel art et ses musiques sont très entraînantes. Si vous aimez le genre ou si vous souhaitez le découvrir, on vous recommande vraiment de plonger dans Revita !
ON A AIMÉ !
- Le scénario
- Un gameplay très facile à prendre en main
- Des environnements variés
- Les reliques et leur système risque/gain
- De nombreux secrets
- Des options d’accessibilité pour l’initiation au genre
- La palette sonore et graphique
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques petits bugs
- Pour certain(e)s, le facteur chance peut vraiment désavantager certains runs
Revita : La renaissance attendue !
Revita
Editeur : Dear Villagers
Développeur : BenStar
Genre : Twin Stick, Plate-Forme, Roguelite, Roguelike
Support(s) : PC, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 21/04/2022

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