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Victor Vran – Overkill Edition : Un Hack’n Slash de qualité…
... Qui change de ton !

NOTE DE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Sorti il y a maintenant deux ans sur PC, Victor Vran est décrit par ses développeurs comme un Action-RPG. En vérité, le titre n'est pas un Action RPG traditionnel puisqu'il fait partie d'une variante du genre, à savoir le Hack'n Slash. Genre très peu représenté sur consoles de salon, Victor Vran a attendu deux ans avant de se présenter aux joueurs console. Mais pour se faire pardonner, le titre débarque également avec ses deux extensions majeures : Fractured Worlds et Motörhead - Through the Ages, et se renomme Victor Vran - Overkill Edition pour se différencier. Voyons ce que la version Overkill de ce titre indépendant nous réserve.

Pour la petite histoire, Victor Vran est développé par le studio Haemimont Games. Créé en 1997, le studio bulgare basé à Sofia, ne vous dit peut-être rien, enfin sur ce terrain là tout du moins. En effet, Haemimont Games excelle dans le domaine des jeux de gestion. Avec ce petit rafraîchissement en tête, on peut vous dire qu’il s’agit entre autres des développeurs de Tropico 3, 4 et 5 que nous avons testés. Cette fois, plus de gestion, on change carrément de genre pour se diriger vers le Hack’n Slash.

Pour un ami…

Zagoravie, voilà où débute l’épopée de Victor Vran notre héros au chapeau de cow-boy. Dans ce royaume infesté de démons et d’où les chasseurs ne reviennent jamais, Victor est à la recherche de son ami Adrian. Ami qu’il croyait décédé jusqu’au jour où il reçoit une lettre de sa part lui demandant de rejoindre Zagoravie justement. Victor est un chasseur de démons mais pas n’importe lequel, il a lui-même fait un pacte avec une entité démoniaque. Alors qu’il est à la recherche d’Adrian, Victor rencontre la reine Katarina qui lui demande son aide. Victor refuse et continue sa recherche. Evidemment, par la force des choses, pour retrouver son ami, Victor est obligé de pourfendre du démon.

Même si l’histoire se laisse suivre, avec son brin d’humour cynique et sa narration soignée, ce n’est clairement pas ce qui nous retient dans un titre Hack’n Slash. Cependant, ayant été adapté sur console, le titre n’a pas subi une relecture du scénario. C’est assez flagrant dans les sous-titres français lorsqu’il manque des mots dans une phrase. Cela reste compréhensible mais c’est dommage qu’il n’y ait pas eu de correction de ce côté-là.

Hache’n Slash !

Victor Vran – Overkill Edition est un jeu du genre Hack’n Slash. Ce genre très particulier nous place dans la peau d’un personnage à faire évoluer au gré de nos envies, mais aussi à massacrer des monstres pour engendrer de l’expérience et obtenir de l’armement. Armement qui sera à améliorer pour tailler encore plus de monstres. Le tout est généralement en vue du dessus. Le genre est ainsi représenté par des licences phares telles que Diablo, Sacred, Baldur’s Gate ou bien encore Dungeon Siege.

En jeu, on doit donc éliminer des hordes d’ennemis, défourailler des boss (certains étant plus coriaces que d’autres), récupérer du loot à foison, remplir divers défis pour gagner des objets et de l’expérience et ainsi casser la monotonie, et bien sûr fouiller de vastes zones pour trouver des coffres. Tout ce qu’il y a de plus classique pour le genre.

Et même si Victor Vran – Overkill Edition fait partie de ces jeux très reconnaissables, il utilise des features différentes pour se démarquer. Mais d’abord, parlons de ce qui nous intéresse le plus pour cette première adaptation : la maniabilité. En effet, adapter une maniabilité venant du PC à la manette peut s’avérer compliqué, d’ailleurs certains titres se sont littéralement loupés sur ce point. Et comme nous allons le voir, manette en main, les touches liées aux différentes actions de Victor sont parfaitement situées. La maniabilité s’en retrouve très agréable et bien pensée pour le support.

On a ainsi trois actions principales : une attaque classique et deux attaques plus puissantes assignées respectivement à X, Y et B. Actions principales qui changeront en fonction de l’arme ou des armes équipées. Et le gros plus c’est que l’on peut équiper deux armes puis les switcher à la volée entre elles. On peut ainsi avoir le loisir d’équiper un fusil, une masse ou une épée. Imaginez une combinaison entre un fusil pour éliminer les ennemis pas très proches, et une épée pour éliminer les ennemis trop collants. On switch d’une arme à l’autre rapidement, c’est plaisant et cela change plutôt que de se cantonner à une arme fixe en plein combat comme dans les autres jeux du genre.

A cela s’ajoute une fonction pour déplacer la caméra via le stick et une autre touche liée à un superpouvoir. Pouvoir qui d’ailleurs ne pourra être enclenché que si une jauge liée est à son maximum. Cette jauge se remplit rapidement, heureusement.

Finissons avec une dernière touche, celle liée aux potions de soins qui est assignée au pad multidirectionnel. On se fait vite à ce placement de touche, d’autant qu’il y a une restriction à son enclenchement. Eh non, on ne peut pas en abuser, il faut être stratège et tactique dans ce genre de jeu. En elle-même la restriction dure une vingtaine de secondes. Dit comme cela, c’est peut-être banal mais une fois sur le terrain face à une horde d’ennemis ou face à un boss et ses sbires, on voit la situation autrement. Cette restriction rend le jeu moins bourrin même si le genre peut être redondant à la longue, notamment à cause d’un bestiaire assez peu varié. Mais c’est surtout dans la difficulté de base que l’on ressent pleinement cette restriction…

Il nous reste une fonction très appréciable à expliquer et qui est très rare dans les autres jeux du genre : le saut. Si vous pensez que cela n’a rien à faire dans un Hack’n Slash, détrompez-vous, le saut apporte une touche rafraîchissante au genre. Mis à part le fait qu’il offre quelques subtilités dans le gameplay, il permet surtout l’exploration des lieux si l’on est à la recherche de trésors. On va s’arrêter là côté maniabilité pour ne pas en dévoiler trop et vous laisser quelques effets de surprise et découvertes sur les autres subtilités.

Un vent de changement

La navigation au sein du menu est ergonomique et assez simplifiée, ce qui nous amène à un autre élément qui permet au jeu de se démarquer, puisque le titre ne propose pas d’arbre de compétence ni de stuff. En dehors des armes, il n’y a pas de menu concernant les vêtements à modifier, rien pour le torse, les bras, les jambières ou bien les casques, contrairement aux jeux du genre. Ici, le « costume complet » est en quelque sorte imposé par le choix de « classe » opéré en début de partie. De base, il y a trois tenues, chacune offrant des spécificités différentes. Par exemple « Prestige » est plus adapté aux lanceurs de sorts, tandis que « Redresseur de torts » est idéal pour remplir la jauge de superpouvoirs plus rapidement, et le « Chasseur » se révèle être la tenue la plus équilibrée des trois. A noter que d’autres tenues sont également récupérables tout au long de l’aventure.

Pour se démarquer encore plus de la tradition, Victor Vran n’utilise pas d’arbre de compétence classique, mais se base sur un système de cartes. Il y a plusieurs moyens d’en obtenir : par le biais du terrain et par le gain de niveau de Victor. Concrètement, les compétences représentées sur chacune des cartes sont des bonus de type passifs, ainsi ils peuvent octroyer de la santé permanente supplémentaire, un pourcentage de chance de faire des dégâts critiques, et bien d’autres. Mais pour en profiter, il faut les équiper et comme l’emplacement de cartes équipables est limité, il faut choisir sa liste d’effets bonus avec le plus grand soin. Certaines combinaisons valent le détour, et les meilleures sont généralement les plus difficiles à acquérir.

Le dernier point que nous abordons dans cette partie concerne la gestion d’équipements. Et plutôt que d’envahir un coffre avec d’innombrables armes et autres objets, quoi de mieux que de les combiner pour avoir des armes améliorées disposant d’effets spéciaux ? En résumé pour une amélioration, il suffit d’avoir trois objets de même type, de la même rareté et évidemment la somme requise. Par contre, là où cela se corse, c’est quand on souhaite avoir un effet spécial précis comme un drain de vie par exemple, puisque le résultat d’une combinaison est tout bonnement aléatoire. Mais d’un autre côté, les surprises sont parfois excellentes comme l’effet de chute de météorite. Vous l’aurez compris, c’est en forgeant que l’on devient forgeron.

Les extensions

Passons à la première extension de cette Overkill Edition, nommée Fracture Worlds. Abordant un contenu généreux, il s’agit d’explorer une zone aux salles générées aléatoirement et dont la difficulté s’accroît avec la progression dans ces dédales. Car oui, on a affaire à un donjon typique des donjons bonus type post-game des JRPG : à savoir un donjon long voire infini reposant sur des dédales labyrinthiques, devenant de plus en plus difficiles au fil de notre avancement. C’est assez sympa, d’autant que la limite de level maximum peut être dépassée pour aller jusqu’au niveau 60.

Mais même si cette extension est intéressante, on a préféré la seconde extension Motörhead – Through the Ages. Ainsi l’histoire se veut déjantée et on suit le groupe de metal de Lemmy Kilmister (le chanteur, bassiste et fondateur du groupe, disparu à la fin de l’année 2015), se battant face au Führer. Oui, c’est déjanté, on vous l’a dit. Au programme, ce sont plusieurs nouvelles zones à explorer, de nouveaux costumes à acquérir ainsi que de nouvelles cartes à découvrir. Sans oublier un nouveau lot de boss, d’ennemis, et bien sûr le tout en étant accompagné par des musiques du groupe de metal.

Chaque campagne peut se jouer indépendamment des autres puisqu’elles sont sauvegardées « séparément ». Et chose très intéressante et bien pensée, c’est que l’expérience et l’équipement sont liés entre les trois aventures. Si pour X raisons, vous êtes bloqué dans l’une des campagnes, rien ne vous empêche de mettre en « pause » cette partie bloquée, de chercher des meilleures armes et cartes sur les autres campagnes, puis de revenir mieux préparé sur la partie bloquée. Un très bon point pour ce système.

Metaleux

Visuellement, le titre n’est pas désagréable à regarder. Cependant, on aurait aimé un peu plus d’originalité et de folie dans les environnements, plutôt que de retrouver les habituels du genre.

Du côté sonore, les amateurs de VOST auront reconnu en une fraction de seconde le doubleur à la voix grave de Victor qui n’est nul autre que Doug Cockle alias Geralt de Rives (The Witcher). Niveau bandes-son, celles-ci sont composées par George Strezov essentiellement connu pour ses musiques de films. Pour Victor Vran, il a su créer de très bons thèmes collants parfaitement à l’ambiance des lieux. On termine avec une mention sur le DLC Motörhead, les fans de metal seront ravis de retrouver des chansons du groupe.

Testé sur une version Xbox One

NOTE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Le Hack'n Slash est un genre très peu représentatif sur consoles. Les plus anciens d'entre vous ont certainement connu le titre de Snowblind Studio (Baldur's Gate - Dark Alliance) toujours gravé en mémoire. Titre ayant su allier maniabilité et gameplay. Et bien Victor Vran en fait tout autant grâce à une maniabilité maîtrisée au pad et un gameplay qui apporte un vent de fraîcheur au genre. Notamment le saut qui offre plusieurs subtilités de gameplay bienvenues, et également le switch d'arme à la volée qui dynamise les combats. En optant pour une approche qui renouvelle le genre, le titre du studio Haemimont Games se veut accessible même aux néophytes du genre Hack'n Slash.
ON A AIMÉ !
- Le saut
- Le switch d'arme à la volée
- La bande-son
- Le DLC Motörhead
- A deux en local... ou quatre en ligne
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques plantages
- Des mots manquants dans certaines phrases
- Les zones habituelles du genre
Victor Vran – Overkill Edition : Un Hack’n Slash de qualité…
Victor Vran - Overkill Edition
Editeur : Haemimont Games / Wired Productions / THQ Nordic
Développeur : Haemimont Games
Genre : Action-RPG (Hack'n Slash)
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 à 2 (local) / 1 à 4 (en ligne)
Sortie France : 30/05/2017

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