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3DS / Switch
Retour sur Fire Emblem Warriors : passer de la stratégie au beat’em all
C'est possible !

Appréciation de MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
On continue de revenir sur un certain nombre de titres parus dans l'année culturelle, histoire d'avoir un panel assez conséquent de l'actu vidéoludique avant le festival MaXoE. Cette fois on fait un tour du côté de Nintendo et de sa licence Fire Emblem. Mais attention, point de stratégie ici car on nous propose un Musô. Un beat'em all quoi !!

Le royaume d’Aytolis subit des attaques de la part de créatures aussi hargneuses que laides. Yelena, la reine essaie de sauver ses jumeaux, Rowan et Lianna. Sur place, il y a aussi Darios, le prince du royaume voisin de Gristonne venu leur prêter main forte. Au cours des affrontements, Darios et les jumeaux sont séparés de la reine. Ils vont alors parcourir diverses contrées pour aller y chercher alliés et ennemis. Mais avant de se séparer, Yelena leur a confié un bouclier magique apte à terrasser Velezark, le Dragon du chaos. Vous l’avez compris, c’est ce dragounet qui est responsable des attaques. 

Musô un jour, Musô toujours 

Même si la licence Fire Emblem est marquée par la stratégie, ici elle cède aux sirène du Musô. Pour les néophytes, c’est le genre ancré par les jeux Dynasty Warriors. Vous devez défourailler des ennemis à la pelle avec des super guerriers en enchaînant combos, coups spéciaux et autres furies. Ici on retrouve la même recette, on enchaîne les combats dans ces niveaux plus ou moins grands. Le script de chacun d’entre eux vous oblige à courir aux quatre coins de la carte pour accomplir les objectifs principaux mais aussi quelques missions secondaires. Bref, on connaît la musique mais ne quittez pas tout de suite ce test car Fire Emblem a décidé de laisser sa marque sur le jeu. 

Oui, ils ont introduit quelques touches de RPG. Au premier rang de celles-ci, les armes que vous allez équiper sont affublées de points d’attaques et d’emplacements d’amélioration. Ces emplacements peuvent être alimentés par les attributs d’autres armes que vous possédez. En gros vous sacrifiez une arme pour en rendre une plus forte. Tout cela se fait à la forge. Mais il y a aussi l’emblèmerie (oui c’est pas français). Là vous pouvez faire évoluer vos personnages grâce à trois arbres de compétences : attaque, défense et amélioration. Chaque emblème a un coût. Cela se paie avec les trésors obtenus sur le champ de bataille : casques, gants et autres armes. Enfin, le temple permet d’obtenir des bénédictions. Ce sont des avantages bénéfiques comme celui d’augmenter la défense de vos combattants. Du côté du terrain, on retrouve le triangle des armes. Chacun des guerriers a une arme de prédilection et cela peut avoir une grande influence. Ainsi l’épée est plus forte que la hache qui est plus forte que la lance qui est plus forte que l’épée. La boucle est bouclée. Vous voyez que ce n’est pas un Musô comme les autres. Et pour tout vous dire, cela change pas mal de choses. On prend beaucoup de plaisir à customiser nos armes et à améliorer les combattants. 

La stratégie prend aussi du grade. Vous pouvez zapper de personnage contrôlé en live pendant vos combats mais il est aussi possible, via la carte du monde, de les disperser sur le champ de bataille et de leur donner des ordres comme se déplacer ou se concentrer sur une cible. Là c’est vraiment bien car on a la maîtrise de bout en bout, on peut contrôler les combats et tout faire pour accomplir tous les objectifs. 

Autre nouveauté, vous pouvez constituer un duo. Vous intégrez carrément un autre combattant qui disparaît du champ de bataille, vous avez fusionné si vous préférez. A quoi ça sert ? Ben, cela permet de garder un oeil sur lui (au cas où sa mort serait synonyme de game over) mais aussi de construire des attaques spéciales doubles. Là ça déménage. Oui je ne vous ai pas parlé de ces attaques spéciales auparavant mais c’est quelque chose de classique dans le monde des Musô. Par contre la faire à deux, ça l’est moins. 

Les modes

Le mode aventure permet de suivre l’histoire et vous pouvez choisir de jouer en classique ou non. Classique veut dire que vos combattants tombés sur le champ d’honneur sont perdus pour toujours. Alors, on joue comme des vrais gamers ? 

Vous pouvez aussi vous diriger vers le mode Chroniques. Ici on vous propose de revivre d’anciens épisodes de la saga mais en mode Tactical-RPG. Enfin presque puisque vous déplacez effectivement vos unités sur une carte vue du dessus et chaque affrontement donne lieu à une partie en mode Musô. Joli mélange des deux et surtout des heures et des heures en perspective.  

Un Musô pas comme les autres

Oui nous avons pris beaucoup de plaisir à jouer à ce titre. Il est très dynamique, vraiment on est impressionné par sa fluidité, par son rythme. Il est très addictif par son scénario et par les multiples personnages qu’on souhaite améliorer encore et encore. Alors certes, c’est parfois répétitif mais c’est un peu le lieu commun de ce genre de titre. Et puis cette teinte Fire Emblem réussit (comme l’avait fait Zelda) à changer la donne, à varier les plaisirs, notamment par l’introduction des mécaniques RPG. A noter aussi qu’on peut jouer à deux en écran splitté (on peut même le faire avec un Joycon chacun) mais le frame-rate en prend un coup malheureusement. 

Graphiquement, c’est en cel shading. C’est réussi et fidèle à la licence. On regrette simplement les décors parfois un peu fadasses. Côté son, c’est le grand art façon Fire Emblem, rien à redire. 

Testé sur Switch.

Appréciation de MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

La série des Dynasty Warriors a toujours son public mais le concept s'essouffle un peu. Du coup, quoi de mieux que d'adjoindre d'autres licences à la recette connue. Ce fut le cas avec Zelda et maintenant c'est au tour de Fire Emblem. Cela permet aussi d'ajouter des touches inédites de gameplay. C'est le cas de ce Fire Emblem Warriors qui apporte une certaine touche de stratégie et de RPG. Et puis l'univers est foisonnant de personnages ce qui rend l'aventure agréable de bout en bout.
ON A AIMÉ !
- L'ambiance Fire Emblem
- Le principe des duos
- L'arbre de compétences
- La dynamique des combats
- Les touches RPG
ON A MOINS AIMÉ...
- Cela reste du Musô
- Les graphismes sont parfois un peu lisses
- La fluidité mise à mal à deux en local
Retour sur Fire Emblem Warriors : passer de la stratégie au beat’em all
Fire Emblem Warriors
Editeur : Nintendo
Développeur : Koei Tecmo
Genre : Beat'em all
Support(s) : 3DS, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1-2
Sortie France : 20/10/2017