A l’occasion de la sortie du dernier Call Of Duty qui revient à ses premiers amours, à savoir la deuxième guerre mondiale, nous vous proposons de revenir sur ce moment de l’histoire et comme d’habitude nous allons le décliner selon les thématiques qui nous sont chères : la BD, le cinéma, les jeux vidéo, la musique et puis plein d’autres choses bien sûr.  Il fait suite au précédent Focus que nous vous avions proposé sur la Grande Guerre. Notre ... En savoir plus !
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Assassin’s Creed IV Black Flag : le plaisir dans la continuité

Appréciation de MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
A chaque année son opus d'Assassin's Creed. Après quelques épisodes sous le signe de la renaissance, nous avions eu droit à une petite visite de l'Amérique en pleine révolution. Ce nouvel épisode nous propose un petit retour en arrière, au temps "béni" de la piraterie... Idéal pour notre semaine spéciale Pirates, non ?

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AssassinCreed4-jaqMême s’il s’agit du numéro 4 de la série (et en fait le 6ème épisode puisqu’Assassin’s Creed II avait eu droit à 3 jeux), il n’est pas inutile de rappeler sa jouabilité. Vous incarnez un membre d’une congrégation (les Assassins) au travers de missions en tout genre. Ici, il faut assassiner quelqu’un, là, il faut dérober un objet ou encore espionner une conversation. Dans la pratique il y a plusieurs mécaniques de jeu mises en oeuvre. Vous aurez un peu d’infiltration avec tout ce que cela implique d’indicateurs de visibilité et d’outils d’observation des ennemis. On vous emmènera aussi faire un peu d’escalade, à la manière d’un Prince Of Persia ou d’un Nathan Drake. Il y a également des combats à l’épée et, depuis l’épisode III, des affrontements à la barre d’un navire. 

Tout cela se fait dans un monde ouvert propre à l’exploration et aux missions secondaires. La marque de fabrique d’Assassin’s Creed, c’est aussi le contexte historique changeant. On est déjà passé par la 3ème croisade, au XII ème siècle, par la Renaissance et la révolution Américaine. 

Cette fois on vous emmène au début du XVIII ème siècle, en pleine période des pirates. Vous incarnez Edward Kenway, grand-père de Connor (principal protagoniste d’Assassin’s Creed III). Contrairement à Ezio (héros du II) qui avait intégré l’ordre des assassins de manière plus ou moins programmée, Edward se retrouve à endosser le costume tristement célèbre par appât du gain. Il a occis un assassin et pense pouvoir récupérer une récompense en se faisant passer pour lui. On découvre vite que c’est l’histoire de sa vie : le goût du gain et de la célébrité. Il est arrogant aussi, peu respectueux, et c’est plutôt sympa, voilà un héros peu lisse, plus rock’n roll.  

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Une des nouveautés de cet opus : la plongée sous-marine

Même si le personnage est plaisant, l’histoire l’est un peu moins. Il n’y a pas vraiment de scénario comme cela a été le cas par le passé. Les incartades dans le présent sont un peu fades aussi. Mais ce qui nous manque le plus, c’est le fait que le conflit Assassins-Templiers est finalement moins tangible, le mysticisme aussi. C’est dommage, cela avait fait toute la force du 2ème épisode. 

Mais tout cela est secondaire quand on aime les pirates et l’aventure. Car oui Ubisoft a réussi à créer une ambiance terrible, une immersion dans ce monde plein d’aventure. Et qui dit pirates, dit bateau de pirates.  

La navigation

Alors oui, un des principaux atouts du jeu, c’est bien la partie navigation. On avait déjà goûté à ces plaisirs dans l’épisode III mais là le réalisme est encore renforcé. On prend un pied pas possible à naviguer en mer déchaînée, à éviter les boulets ennemis, à diriger nos propres canons. Ceux-ci sont divers : les canons de proue qui balancent des boulets chaînés idéaux pour détruire les voiles, ceux de flanc (à boulets explosifs ou non) pour attaquer la coque ennemie, le canon sur pivot permettant de viser des endroits particuliers du navire de l’ennemi. Il est aussi possible de larguer des tonneaux explosifs histoire de laisser des petits souvenirs dans votre sillage.  

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Les ruines Maya

Manette en main, il faudra faire preuve de tactique, évitez les tirs ennemis, ne lui présentez pas trop votre flanc, cachez-vous derrière un autre bateau, bref, ne soyez pas bourrin. Pensez aussi à améliorer votre bateau (on a toujours ce système de progression connu de la licence) avant d’attaquer de trop gros poissons. 

Une fois le bateau ennemi suffisamment amoché, il faudra passer à l’abordage. Encore une fois on adore l’ambiance. C’est un foutoir pas possible, les lames volent, les balles aussi. Très très immersif ! Si vous emportez le combat final, vous pourrez soit intégrer le bateau à votre flotte, soit vendre toutes ses ressources pour votre propre capital. 

Attention il faut aussi affronter mère Nature. Pensez à négocier les plus grosses vagues de face pour éviter que la coque ne se disloque, évitez les tornades et méfiez-vous du brouillard propre à vous mener dans la falaise.  L’immersion est absolument parfaite, un vrai simulateur de pirates. Le plaisir est pour les yeux aussi, regardez-moi ces matelots en train de s’agiter pour manoeuvrer les voiles ! Parfait ! 

L’attaque des forts terrestres est aussi un vrai plaisir. Tenez-vous à distance, pilonnez la place avant de débarquer pour occire le capitaine du fort. 

Et puis on ne nous facilite pas toujours la vie. Ainsi pour chasser certains bateaux, il faudra d’abord le faire avec votre longue vue. On se sent vraiment dans la peau des flibustiers à tenter de débusquer la proie. Vous chasserez le requin aussi. Dans une chaloupe, il faut harponner une première fois avec une corde et ensuite garder l’équilibre tout en assénant les coups fatals à la bête. Ces phases sont très rigolotes et c’est nouveau ! 

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Le véritable point d’orgue du jeu, la baston en mer

 

Mais aussi à pied …

Du côté du terrain à proprement parler, pas grand chose de nouveau à vrai dire. On retrouve les missions habituelles, entre assassinats, filature, courses poursuite, chasse… La gestion est aussi de mise avec la remise en état de votre port d’attache (rappelez-vous Monteriggioni) mais aussi l’envoi de bateaux de votre flotte pour aller commercer avec l’extérieur. Ces phases ne sont pas trop ma tasse de thé, c’est assez mécanique, sans intérêt réel à mon goût (comme l’étaient les phases d’envoi d’Assassins dans les opus précédents). 

On peut tout de même parler des indicateurs visuels. Ceux-là qui vous donnent le niveau d’alerte des gardes. Ils sont plus visibles qu’avant. Oui ces phases sont connues mais les espaces ont un peu changé. La donne n’est pas la même dans une plantation plutôt avare en bâtiments, elle ne l’est pas non plus dans la cale d’un bateau. Bref, le contexte change tout de même les choses. 

Rassurez-vous, il y a aussi des milieux urbains avec, notamment, les 3 grandes villes à parcourir : Nassau, La Havane, Kingston. 

 

Et en scaphandre …

Sans parler de véritable nouveauté, on ne peut pas passer sous silence la nouvelle possibilité de faire de la plongée sous-marine. Chaussez votre scaphandre et plongez profond pour glaner ici et là des trésors dorés. Mais attention, les requins sont souvent très gourmands. Ces phases sont sympathiques sans être indispensables. 

Une autre nouveauté qui nous a beaucoup plus convaincus : la companion app. Vous savez, ce sont ces applis pour équipements mobiles (tablette, smartphones, …) qui se couplent à votre jeu. Cela vous permet d’avoir une sorte de gamepad à la Wii U, non pas pour diriger votre personnage mais pour des informations complémentaires. Affichez la carte en temps réel (d’autant plus plaisant qu’elle n’est pas toujours très lisible sur grand écran) mais gérez aussi vos missions en commerce alors même que votre console est éteinte. Vous pouvez aussi voir le résumé de votre progression. On sait que cette façon de jouer va devenir le lieu commun et pour l’instant cela nous plaît. 

Bon l’IA n’a pas vraiment progressé. Les gardes sont vigilants, c’est sûr mais parfois on ne comprend pas toujours pourquoi ils oublient rapidement ou au contraire ils sont terriblement collants après une alerte. On vous voit par exemple grimper sur le mât d’un bateau ennemi, on vous repère et arrivé au dessus, ils ont tendance à ne pas vous poursuivre et à vous oublier au bout d’un moment. Cela dit ça nous arrange. 

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Le mode multi

 

Jusqu’à 8 en multi 

On retrouve l’excellent multi de la licence. En substance vous devez dénicher vos adversaires (ou les fuir) dans des zones ouvertes blindées de clones. A vous de bien repérer votre victime qui n’est pas clairement identifiée, il faut la reconnaître, on vous donnera seulement la zone où il se trouve. Les modes n’ont pas bougé (retrouvez notre descriptif dans notre test d’Assassin’s Creed 3). On a simplement le droit à de nouveaux persos et à de nouvelles cartes toujours aussi bien pensées d’ailleurs pour ces joutes stressantes à souhait. 

Bref, on adore. 

 

Au final 

Le titre nous a plu, indéniablement. Les débuts sont longuets, comme toujours dans la licence d’ailleurs. Il faut avancer pas mal dans le jeu pour avoir enfin un peu de dépaysement et des escalades dignes d’un Assassin’s Creed. On adore ces passages où l’on se retrouve en terre Maya. On se croirait retourné chez un certain Drake. 

Oui oui le titre n’apporte pas de grands changements de gameplay (si l’on excepte les combats en l’air) mais est-ce vraiment grave quand on aime un type de jeu. Le changement de contexte se suffit à lui même. Après tout les FPS déclinent leurs versions sans grand changements et personne n’y voit à redire n’est-ce pas ? Faut-il qu’un jeu apporte toujours des nouveautés, cela mérite débat. Les jeux d’arcade, les jeux de plates-formes qui reviennent à la mode, n’apportent pas toujours des nouveautés qui révolutionnent leur jeu, simplement des petites touches ici ou là. Il faut donc se concentrer sur le plaisir de jouer, et celui-ci est bel et bien là. 

Il y a non seulement du plaisir mais on ne s’ennuie jamais. Les déplacement rapides vous exemptent de tout parcourir en temps réel et puis l’univers est tellement touffu qu’on s’y perd ! Le personnage d’Edward nous est très sympathique, très différent. Il y a des séquences fabuleuses aussi comme celle où vous délivrez des templiers, alors que vous êtes mal en point, ils surgissent des buissons, des abords pour vous sauver la mise. Génial ! 

 

Les graphismes sont toujours servis par le même moteur qui offre de magnifiques paysages mais qui parfois se plante aussi sur quelques textures quand ce n’est pas du clipping. Mais bon, c’est beau, c’est inspiré, c’est soigné. L’ambiance musicale n’est pas en reste avec une véritable ambiance de pirates. L’immersion est totale. 

Ce qui nous empêche de lui mettre un 9/10, ce sont les quelques petits problèmes graphiques, trop peu d’escalade technique mais aussi un manque de mysticisme que l’on avait particulièrement apprécié dans Assassin’s Creed II. Où sont passées les énigmes à base d’oeuvre d’art, c’est vraiment dommage. Le scénario n’est pas non plus un modèle du genre, il va falloir se reprendre de ce côté là messieurs.

Pour le reste, j’y retourne, j’ai une cargaison de Rhum à subtiliser à un navire Espagnol ! 

Testé sur une version PS3 

Appréciation de MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

L'épisode 3 avait marqué les esprits avec une nette évolution de la licence (plus d'espace, meilleure IA, ...). Celui-ci est dans sa continuité. Alors oui, les habitués diront que le gameplay évolue pas ou peu mais si on aime Assassin's Creed, on aime sa jouabilité voilà tout. En tout cas, si vous découvrez la licence avec cet opus, vous allez être sacrément surpris vu tout ce qu'il offre. On adore les sorties en mer et on déguste cette ambiance délicieuse. On peut juste reprocher une IA encore faiblarde et quelques missions convenues mais pour le reste, l'invitation au voyage est pleine de plaisir. Souquez moussaillons !
ON A AIMÉ !
- Les combats sur l'eau sont fantastiques
- Un nombre très élevé d'activités
- Le dépaysement assuré avec toutes les îles à visiter
- L'ambiance de Pirates
- Le gameplay Assassin's Creed
ON A MOINS AIMÉ...
- Une IA encore perfectible
- On aurait aimé avoir davantage d'escalade
- Quelques petits bugs visuels
- L'intrigue mystique un peu en arrière-plan
Assassin's Creed 4 Black Flag
Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montréal
Genre : Aventure, action, infiltration
Support(s) : PS3, Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1-8
Sortie France : 31/10/2013