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PS3 / Xbox360
Lollipop Chainsaw : sucettes et tronçonneuse, tout est dit.

Appréciation de MaXoE
3 / 5
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Tout le monde est amateur de petits plaisirs coupables. Ces bons moments qu'on n'ose pas avouer mais qui nous procurent un petit plaisir honteux, comme une sitcom stupide, une émission de téléréalité ou un film de Will Ferrel. En réalité, difficile de trouver meilleure analogie pour le nouvel ovni de Suda 51. Cet ovni bénéficie d'un test de Rod et d'un avis de Tof. Ben oui, rien que ça !

Suda 51 est fou. Le père de Killer 7, No More Heroes, Sun and Rain (à découvrir) ou Shadows of the Damned, entre autres, a toujours manifesté d’une part une capacité de travail phénoménale, une activité frénétique, et une créativité débridée. Tous ses jeux ont innové, parfois maladroitement, que ce soit dans la narration, le gameplay, l’esthétique ou autres, le meilleur exemple étant clairement Killer 7, délire visuel et sonore assumé.

Unissant son sort à celui de Warner, il était assez prévisible que Suda 51 allait devoir produire des jeux un peu plus Mainstream, mais avec Lollipop Chainsaw, on a l’impression qu’il adresse un magistral doigt d’honneur sous la table à son énorme éditeur.

Juliet Starling (une référence, une), jeune pom-pom girl à la poitrine opulente, forcément (et dont les dimensions ont été débattues par Suda et ses fans), s’apprête à fêter son dix-huitième anniversaire avec son petit copain Nick et ses camarades du Lycée San Romero (ça fait deux références). On observera au passage, via le personnage de Juliet et ses méthodes, que Suda 51 est effectivement fan de catch, et surtout de Kelly Kelly, fin de parenthèse. Problème : si ses camarades se joignent à la fiesta, ce ne sera pas pour s’en prendre aux rondeurs coupables de la belle sous la tribune du gymnase, mais bien à son cerveau, ou ce qu’il en reste, puisque les jeunes gens sont devenus des zombies.

Seulement Juliet est peut-être une pom-pom girl, mais c’est une battante et une sportive, et en matière de femme autonome et indépendante nous tenons avec elle l’un des héros les plus incontestables de l’histoire du jeu vidéo, parce que pour ce qui est de mettre les mains dans le cambouis elle est là… Parce que Juliet, c’est quand même un peu Buffy. Avec son père et ses frangines, elle aime bien casser de l’engeance de l’au-delà, et avec une tronçonneuse… Rock’n Roll Baby!

D’emblée, un constat : l’univers est très cohérent, avec des personnages en cel-shading, des menus psychédéliques, une musique pop-rock qui colle au jeu, mais tout cela sent fortement le cache-misère pour les limites techniques du titre, daté en de nombreux points à commencer par l’animation, qui rappelle celle des précédents jeux de Suda (et ce n’est pas une référence).

C’est ce qu’on appelle de la pull-dance

En revanche, le plaisir est là : certes, on traverse des successions de couloirs, mais massacrer dans un univers à la fois cartoon et ultra-gore des hordes d’archétypes étudiants (les footballeurs, les nerds, les intellos, le yakuza du dimanche, etc) transformés en zombies a quelque chose de honteusement jubilatoire, d’autant que la belle n’y va pas avec le dos de la cuillère : tête, bras, jambes, tout apprend à voler, le tout ponctué d’élégantes éviscérations mais noyé sous un tel flot de sauce tomate et d’arc-en-ciel (si si) que cela en devient risible. Du reste, tuer avec style rapporte divers bonus, ce qui boostera un peu l’intérêt du jeu en poussant le joueur à s’impliquer davantage.

Las, la répétitivité de la chose ne peut pas rester invisible longtemps : le jeu propose de temps à autres des phases un peu plus délirantes dont nous vous laisserons la primeurs, mais l’univers clos et la structure cassage de mobs / affrontement de boss (géniaux, au passage) rappelle un peu trop les beat’em all des années 80, d’autant que, et c’est plus rare, les développeurs ont manqué un peu d’inspiration, certaines séquences se répétant à l’envi et à l’identique…

C’est d’autant plus dommage que le cœur de l’action est vraiment sympathique : la tronçonneuse, forcément évolutive, permet des combos bien divertissants, assaisonné de quelques QTE, sans que le jeu soit particulièrement technique néanmoins, et le titre regorge de petits bonus à collectionner, avec en particulier pour les geeks les plus atteints des tenues affriolantes pour Juliet.

La GRANDE classe

Lollipop, comme beaucoup de jeux de Suda 51, est toujours sur une étroite frontière entre le jeu génial et le jeu raté. Il est terriblement drôle, défoulant au possible (surtout par petites doses), Juliet est une héroïne attachante, mais il est techniquement à la ramasse, sa caméra est très pénible, il est répétitif et sa rejouabilité est trop limitée pour un jeu qui se finit en… moins de 6 heures. Voilà la nœud du problème, qui fait qu’on ne peut pas décemment vous le conseiller au prix fort, fût-il à 40 euros…

 

L’avis de Tof 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, le titre m’a beaucoup amusé. Les premiers instants de jeu vous arrachent des sourires sadiques et coupables. Certes c’est le énième beat’em all de la planète jeu mais l’ambiance change toute la donne. Cette ambiance japonaise zombifiée fait que l’exploration, bien qu’un rien répétitive, est plutôt jouissive. Les combos sont ponctués de cut-scènes absolument kitsch et on adore ça. Et puis le ton est terriblement subversif et c’est tellement rare de nos jours. Seulement il y a un hic. La première heure de jeu passée vous sentirez le vent de la répétitivité vous passer sous le nez. On enchaîne les massacres en attendant surtout les boss qui sont des vraies parties de plaisir, heureusement. En bref, c’est un jeu à déguster petit à petit, d’autant plus que la durée de vie frôle l’arnaque. Il nous est cependant difficile d’être trop durs avec ce titre qui a la mérite de sortir des sentiers battus. Suda 51 a encore frappé. 

 

Appréciation de MaXoE
3 / 5
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

La vie de chroniqueur n'est pas de tout repos. Ainsi, nous avons nous aussi nos marottes et nos idoles, et en ce qui me concerne Suda 51 en fait partie. Mais l'objectivité me force à l'admettre : malgré le ride délirant proposé, le jeu, d'une part, rappelle trop Shadows of the Damned et No More Heroes (un produit "tout public" exigé par Warner), et surtout, il est trop court, avec une rejouabilité trop limitée. Notre conseil sera donc : essayez-le, mais en occasion ou à petit prix...
ON A AIMÉ !
- Drôle
- Déluré
- Défoulant
- Du mauvais goût à la Suda
- C'est n'importe quoi
ON A MOINS AIMÉ...
- Répétitif
- Moche
- pas assez inventif dans la mise en scène
- La caméra!
- les loadings
Lollipop Chainsaw
Editeur : Warner Interactive
Développeur : Grasshopper Manufacture Inc
Genre : Beat'em all
Support(s) : PS3, Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 15/06/2012
Informations complémentaires / A noter : PEGI 18