MaXoE > GAMES > Tests > PC > Immortal Realms – Vampire Wars : La stratégie abat ses cartes

Immortal Realms – Vampire Wars : La stratégie abat ses cartes
Dracul, Nosfernus et Moroia

NOTE DE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Dévoilé l’année dernière, Immortal Realms - Vampire Wars était disponible sur Xbox One en tant que titre Game Preview, ce fut l’occasion pour certain(e)s de découvrir un mélange des genres : Stratégie alliant tour par tour et jeu de cartes. Alors bonne ou mauvaise pioche ?

Immortal Realms – Vampire Wars est le premier titre majeur du studio Palindrome Interactive. Il s’agit d’une équipe basée à Skövde en Suède qui a été cofondée en 2015 par cinq personnes provenant de l’Université de cette même ville. L’équipe a d’ailleurs grandi et compte désormais seize membres. L’ambition du studio est claire, ils souhaitent développer des jeux de stratégie avec un niveau de qualité extraordinaire.

Sang pour Sang lignée

Dans cette aventure situant les événements de la région Nemire, trois campagnes distinctes s’opposent : celle des Dracul, des Moroia et des Nosfernus. La lignée pure des Dracul a d’ailleurs toujours dominé les terres de Warmont aussi loin que s’en souviennent les historiens. Vlad Dracul et sa femme Cécilia ont d’ailleurs la main mise sur les humains qui jouissent d’une grande liberté et d’un don d’immortalité, au prix toutefois de leur propre sang donné de bon gré. Ce « traité cruel » a instauré un climat de paix entre les Hommes et ces vampires immortels que sont les Draculs.

Mais cela n’est pas au goût de tous. À l’Est sur les terres de Mourterra, aucun homme ne vit dans ce territoire désolé de morts, seulement la lignée corrompue et déchue des Nosfernus, essayant de survivre tant bien que mal dans ce lieu hostile. Tandis qu’au Nord dans les plaines glacées d’Esain se cache le clan Moroia, une lignée de vampires férue de magie et de l’alchimie du sang.

Bien entendu, ces trois clans ont leurs propres épreuves à traverser, ce que vous allez découvrir au cours de la douzaine de missions réparties en trois campagnes. Trois récits arborant des thèmes comme les guerres, les trahisons ou encore les pouvoirs, agréables à suivre (même si certains éléments sont très prévisibles) lorsque l’on est fan d’ambiance mortifère et de ces créatures vampiriques que l’on croise de plus en plus dans l’univers vidéoludique ces derniers temps.

Triple gameplay

Pour sa première production vidéoludique, l’équipe de Palindrome Interactive utilise un mélange des genres avec de la gestion/jeu de plateau, des combats stratégiques type Tactical-RPG et du Deck Builder.

Un constat sans doute intimidant à première vue mais dont les subtilités et maîtrises s’acquièrent à force d’expérimentation. D’ailleurs un tutoriel est présent afin de vous inculquer presque tous les rouages possibles de ces mécaniques en version accélérée. On émet toutefois un petit regret sur l’IU (interface utilisateur), cette dernière n’étant pas très optimale en mode gestion.

Pour donner un exemple, alors que l’on voulait débloquer un sort pour notre Seigneur (un vampire), l’IU a ignorée notre demande en passant directement sur l’onglet à côté, c’est-à-dire l’équipement. On a eu un problème similaire lorsque l’on a voulu choisir une carte de notre deck. Pour passer outre ces soucis, il ne faut donc pas hésiter à « fermer » et « ouvrir » les sous-menus plusieurs fois jusqu’à ce que la commande soit bien prise en compte. Après cette petite explication sur nos mésaventures, entrons dans le vif du sujet.

La gestion : faire prospérer son clan

La première phase peut faire penser à un titre comme Total War et consiste en une partie gestion/jeu de plateau. Pour faire simple, le concept consiste en trois éléments : recrutement, production et revendication de territoires. Le but étant de faire prospérer son territoire et donc son clan.

Pour ce faire, on évolue sur une map générale en déplaçant nos guerriers et Seigneurs de territoire en territoire au gré des points d’action (PA) à disposition lors de chaque tour. Puis on annexe le territoire afin d’en prendre possession, et ce qu’il s’agisse de forêts, de forges, de villes ou encore de villages, chaque lieu disponible apportant son lot d’atouts.

Parmi ces avantages, il peut s’agir d’enrôlement d’unités (archers, bêtes sauvages, chauve-souris,…), d’achat d’équipement et d’obtention du sang. Ce sang est d’ailleurs la devise unique du titre afin d’en faciliter son accessibilité.

Mais il faut aussi savoir que ces territoires acquis ont aussi une autre utilité. C’est-à-dire que chaque bâtiment déjà présent ou que l’on installe, peut être amélioré à l’aide de sang/cartes. Il est alors possible de transformer un humain en seigneur vampire afin d’avoir une « seconde » troupe sous la main et donc plus d’unités ensuite, d’échanger des cartes de notre deck ou simplement de ne faire qu’une bouchée des humains pour récupérer plus de sang.

Pour cette partie gestion, on a donc bien affaire au B.A.BA du processus de recrutement, production et revendication de territoires, présent dans les jeux de stratégie que les aficionados nomment les 4X pour l’eXploration, l’eXploitation, l’eXpansion et l’eXtermination intervenant durant les combats.

TRPG classique

Un travail de gestion sympathique mais évidemment vous n’êtes pas seul(e) à vouloir étendre vos terres. Des ennemis sont en effet répartis sur cette fameuse map type jeu de plateau, et lors d’une rencontre de l’une de vos troupes avec l’adversaire, il est possible d’engager le combat ou non en fonction d’un pourcentage ratio victoire/défaite selon le nombre d’unités, etc…

En acceptant de se battre, on se retrouve sur un terrain à moitié quadrillé, c’est là que l’on passe à la seconde phase du titre. Clairement il n’y a pas grand-chose de révolutionnaire à attendre de ces affrontements qui sont en vérité très proches et similaires à une approche Tactical-RPG classique.

On y déploie chacune de ses unités (archers, chauve-souris, seigneurs entre autres) avec un placement préalable puis on se lance dans la bataille. À partir de maintenant, chaque unité, alliée comme opposante, joue à tour de rôle en fonction d’une file d’attente. Lors de son tour, il suffit de se placer judicieusement et d’attaquer nos opposants à l’aide de ses unités, et comme pour un jeu Fire Emblem, lors d’une frappe nos adversaires ripostent afin de nous asséner des coups.

En plus de cela, on peut aussi jouer sur le système d’encerclement de l’ennemi pour augmenter les dégâts de nos troupes. Mais attention, il est primordial de prendre en compte que les troupes ne peuvent pas se chevaucher. Il convient donc de regarder la topographie du terrain mais aussi de s’aider des bonus de type buffs (regain de PV,…) que l’on retrouve sur certaines cases.

« Deck Builder » : Cartes sur table

Comme vous l’aurez compris, ces affrontements sont à la portée de tous en matière d’action et compréhension si l’on prend le temps d’être quelque peu stratège. Mais le studio Palindrome ne s’est pas arrêté là, en plus de la phase de gestion et de cette partie TRPG, ils ont intégré une feature liée aux jeux de cartes.

Cet aspect Deck Builder apporte de la fraîcheur bienvenue et s’utilise aussi bien durant les affrontements que sur la conquête de territoires. Durant les batailles, le sang est remplacé par du mana permettant l’utilisation d’offensives et du jeu de cartes comme la possibilité de lancer un vol de vie par exemple. Alors que durant la phase de gestion, les cartes s’obtiennent en contrepartie de sang et permettent notamment d’augmenter la population de villages, ou d’offrir des points de sang supplémentaires.

En plus de la gestion, des combats et de ce deck builder, on trouve également un arbre de compétences relativement complet, des équipements, des sorts à déverrouiller notamment pour les affrontements mais aussi des cartes de types aléatoires intervenant notamment lors d’un changement « d’année » comme l’augmentation de l’XP d’un Seigneur. Pour finir, en plus de la campagne et du didacticiel, deux autres modes de jeu sont présents, à savoir le Bac à sable le mode Escarmouche.

Graphisme sans fioriture

Si le soft propose une partie gameplay correcte, graphiquement, on est en deçà, les textures et les animations sont plutôt classiques. En l’état, on ressent que le soft n’a pas reçu d’optimisation pour cette génération de consoles.

Les voix sont en anglais et les sous-titres en français, même si pour ce dernier point, on a relevé quelques coquilles subsistantes avec des phrases non traduites ou encore des mots absents.

Testé sur Xbox One X

NOTE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Pour un premier titre majeur, Palindrome Interactive signe une expérience intéressante, que ce soit pour sa partie gestion, les phases de combats stratégiques ou son jeu de cartes. Malheureusement, plusieurs points viennent entacher cette expérience. Tout d’abord l’ergonomie de l’interface utilisateur qui n’est pas très optimale, des graphismes en deçà de ce qui se fait en la matière actuellement, et surtout un manque de profondeur qui fait que les campagnes deviennent rapidement répétitives entre elles malgré des Seigneurs aux possibilités différentes. En conclusion, Immortal Realms - Vampire Wars n’est pas un mauvais jeu, il peut être apprécié par les amateurs(trices) de jeux de stratégie, même s’il lui manque encore quelques retouches et optimisations.
ON A AIMÉ !
- Un jeu sur les vampires
- Un mélange de gameplay jeu de cartes et stratégie intéressant
- Les capacités des trois factions
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques coquilles dans le texte
- Histoire assez prévisible
- Campagnes devenant répétitives au bout d’un certain temps
- L’IU pas très optimale ni ergonomique
Immortal Realms – Vampire Wars : La stratégie abat ses cartes
Immortal Realms - Vampire Wars
Editeur : Kalypso Media
Développeur : Palindrome Interactive
Genre : Jeu de Stratégie
Support(s) : PC, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 28/08/2020

Sur MaXoE, il n'y a PAS DE PUBLICITÉ Par contre, vous pouvez nous en faire sur les réseaux sociaux







Combien de jeux achetez-vous par mois, tous supports confondus ?





Loading ... Loading ...