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Moonscars : Une expérience exigeante !
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NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Réalisé entièrement en Pixel Art avec une ambiance sombre très marquée, Moonscars nous accueille au cœur d’un jeu d’Action sanglant à la difficulté ardue, rappelant fortement la réflexion et la patience des Souls-like, mais aussi des softs comme Blasphemous. Si quelques détails diffèrent de ce genre typique comme l’absence d’une jauge d’endurance, le titre de Black Mermaid peut largement être considéré comme tel, une expérience difficile d’accès mais non moins très gratifiante.

Le soft est le fruit des développeurs de Black Mermaid. Installé en Moldavie, ce petit studio composé de seulement trois personnes, se lance donc dans l’industrie avec Moonscars. Alexandru Romanciuc en est le programmeur, Andriy Moroz le concepteur et Ștefan Semionov l’artiste. Cette œuvre aux multiples facettes propose, comme pour le genre Souls-like, une histoire cryptique, intéressante, pouvant parfois se révéler complexe pour en saisir toutes les subtilités.

Personnage charismatique, termes complexes,…

L’univers est sombre, froid, les bâtisses détruites, les morts jonchent le sol, les pièges disséminés partout, la lune au teint pâle ou rouge écarlate selon le cycle, et les êtres restants de ce monde ont faim : une soif de sang inébranlable. Dans ce monde où la folie a pris le dessus, nous faisons la rencontre d’Irma La Grise. Cette femme, hormis son nom, ne se souvient plus de son passé. Peu à peu, au fil de l’aventure, plusieurs bribes lui reviennent : elle souhaite voir le Sculpteur pour lui demander des comptes. Il s’agit d’un personnage, presque élu au rang de Dieu, ayant créé les différents êtres du monde (les Argiléens, en d’autres termes une enveloppe corporelle où l’on y insère une « âme »), ainsi que le groupe d’Immaculé dont fait partie Irma La Grise.

Lors de la création des Argiléens à base d’argile, de poudre d’os et une goutte d’ichor, ce Sculpteur a tout simplement répandu la folie ainsi que la part d’ombre des humains (haine, cruauté,…). Irma La Grise arrivera-t-elle à le rencontrer ? Et si oui, que va-t-il se passer ?

‘Ichor gâté’, ‘moule’, ‘assouvir la soif de la maîtresse’, des termes et des indications qui ne font véritablement sens qu’en parcourant le monde délabré et froid de Moonscars. Des informations données au compte-goutte par des personnages et des souvenirs d’Irma La Grise. En les reconstituant petit à petit, on découvre une certaine vision -que nous ne spoilerons pas-, des rebondissements, et une protagoniste devenant charismatique.

Un gameplay intense, difficile avec plusieurs subtilités

Si Moonscars reprend la plupart des codes bénéfiques des Souls-like avec un gameplay dynamique, ce qu’il faut de patience, de réflexion et de persévérance pour progresser, il propose également des subtilités d’autres genres. On pense aux Metroidvania avec des sortilèges débloquant des passages, aux Roguelite/Roguelike avec des bonus temporaires, et même à Castlevania – SOTN et ses secrets.

Commençons cette partie par les principaux atouts de notre protagoniste : Irma La Grise. Celle-ci n’usurpe d’ailleurs pas son identité, elle est une guerrière implacable et féroce, et cela tombe bien car les adversaires sont puissants et les boss imposants. En plus de sa force, il est possible de lui faire effectuer des sauts pour atteindre des corniches par exemple, ou rebondir sur des surfaces afin d’accéder aux hauteurs, mais aussi actionner des leviers pour se créer des raccourcis dans cet univers ardu.

Évidemment, en tant que guerrière, Irma peut attaquer à l’aide de sa fidèle épée et réaliser des combos, esquiver avec des dashs, utiliser un soin indispensable -lié à une jauge spécifique (l’Ichor)-, et utiliser une parade/contre-attaque fort utile !

Si avec ces éléments typiques nous avions déjà une bonne base, d’autres facultés entrent rapidement en compte : une frappe spéciale de plusieurs types (étourdissement, vulnérabilité à la sorcellerie,…) et formes (lance, harpon, marteau), des compétences passives, des accessoires aux multiples attributs accueillants des bonus-malus (santé maximale diminuée mais une frappe spéciale engendrant plus de dégâts,…) ou encore des capacités temporaires (efficacité des soins + 25%, coup critique,…) provenant du bonus de malveillance (jauge d’xp) ou encore des sortilèges -liés à la même jauge d’Ichor pour les soins-. Rassurez-vous, si l’ensemble paraît complexe à appréhender, chaque élément reste très accessible et compréhensible.

Parlant de sortilèges, pour les acquérir il faut ce que l’on appelle de la « poudre d’os », une ressource obtenue en éliminant les opposants, mais servant aussi de monnaie d’échange. D’ailleurs, on attire votre attention sur cette ressource, comme pour les Souls-like, à chaque trépas il faudra récupérer la poudre perdue sur le lieu d’une mort, ou sinon elle sera perdue à jamais.

Bien entendu, pour rendre la tâche plus difficile, les meilleurs attributs sont souvent les plus chers, rester en vie ne sera donc pas une mince affaire. Mais il y a aussi autre chose à prendre en considération, l’acquisition de ces pouvoirs et les achats ne se font qu’à partir de l’Atelier et de miroirs de téléportation disséminés çà et là, et entrecoupés de passages dangereux.

Arrivé aux miroirs et à l’Atelier (servant de HUB), on peut avoir accès à un arbre de compétences -aux cases adjacentes- accueillant les différents sorts à apprendre ainsi que leur coût. Par exemple, appliquer un effet de poison aux attaques, réaliser une frappe titanesque au sol pour cibler une zone, lancer des « projectiles » -ouvrant des chemins au passage-, etc…

Mais attention, ce n’est pas parce que la jauge d’endurance typique des Souls est absente que les sortilèges ne sont pas régis par une autre jauge spécifique pour autant -nous le disions par ailleurs en amont-. Nommée Ichor, cette dernière s’épuise plus ou moins à chaque lancement de magies, de même pour les soins. Pour la régénérer, il faut alors engendrer des dégâts aux ennemis et ce remplissage est plus long que la dépense, vous verrez !

Les joutes en elles-mêmes sont à la fois simples, intenses mais génèrent beaucoup de difficulté en fonction de la teinte lunaire : blanchâtre, les adversaires -bien que variés dans leurs patterns et bestiaire- sont moins résistants que durant un passage à la lune écarlate s’opérant après chaque mort. Dans ce cas, c’est encore plus tendu car nos adversaires redoublent de puissance et sont plus résistants aux malus élémentaires (poison, etc…).

Dans ce cas de figure, il faut redoubler d’efforts, attendre le bon moment pour frapper, esquiver, utiliser judicieusement les sorts et d’autres frappes spéciales, tout en sachant que contre un seul ennemi, c’est plus simple à gérer que face à une troupe de cinq adversaires ! La difficulté est donc fatalement au rendez-vous, et on ne vous cache pas que la parade/contre-attaque est à maîtriser absolument pour mieux s’en sortir. Il y a bien un type d’objet spécifique (les ganglions) pour radoucir cette difficulté, mais étant en nombre très limité -et servant également à certains achats très utiles-, il va falloir vous y habituer.

En vous laissant des surprises, sachez que Moonscars se démarque par la feature d’un double maléfique. Comprenez par là que les miroirs, bien qu’utiles, créent une autre entité dérobant une partie de vos pouvoirs (frappe spéciale), et qu’il faut la vaincre pour soit les récupérer, soit en changer, trois possibilités aléatoires de frappes spéciales -que nous évoquions tout à l’heure- étant proposées.

Une ambiance réussie

Passons maintenant à la partie graphique et technique du soft, si le titre ne possède pas d’optimisation Xbox Series X (notre console de test), Moonscars est fluide en toute circonstance, et profite d’un temps de chargement instantané entre « les miroirs » de téléportation.

Artistiquement parlant, Black Mermaid a opté pour des décors, personnages et opposants en Pixel Art. L’atmosphère glaçante et macabre avec ses teintes de couleurs « ternes », offre un sentiment oppressant, surtout que les différents jeux de lumière, ou les plans de l’avant à l’arrière en plusieurs « couches » renforcent cet univers saisissant. Pour accentuer cette ambiance, les bruitages sont dans le ton, et l’OST est une belle réussite, oscillant entre des voix angéliques, des mélodies inquiétantes, parfois épiques ou même stressantes.

Il est cependant dommage dans ce tableau macabre idyllique, de rencontrer quelques bugs plus ou moins gênants en cours de route. On pense par exemple à « Etalag », un chat doué de parole transmettant des informations, qui disparaît après une sauvegarde ou une téléportation, et ce avant de lui avoir parlé. Dans ce cas, il est alors obligatoire de faire plusieurs allers/retours entre les points de téléportation et l’Atelier pour le faire réapparaitre. Mais comme indiqué précédemment, cela enclenche la feature du « double maléfique », et donc de la difficulté supplémentaire…

On note aussi des bugs d’affichage, les ennemis vaincus à l’aide de pièges étant comme figés au lieu de disparaître tout de suite telle de la poussière (l’affichage initial). Quelques fois c’est la commande de parade qui pose problème en ne s’activant pas, mais le plus gênant ce sont les crashs se produisant aléatoirement (retour au menu de la console), faisant perdre toute la progression depuis le dernier point de sauvegarde. Terminons en précisant que l’interface et les différents textes sont écrits en français.

Testé sur Xbox Series X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

S’il ne surpasse pas les cadors du genre, la première production de Black Mermaid, Moonscars, n’en demeure pas moins un bon jeu satisfaisant et gratifiant pour toutes les personnes persévérantes et patientes, mais... Parce qu’il y a souvent un mais dans ce type de situation, c’est un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains, du moins en l’état. Il faut dire que derrière son univers macabre très bien réalisé, son OST réussi, ses affrontements réfléchis et intenses, son histoire difficile à saisir ainsi que son système d’amélioration habituel, se cachent quelques petits détails pouvant nuire en partie de près ou de loin à l’expérience. Effectivement, outre plusieurs bugs d’affichage et une parade ne s’enclenchant pas toujours, sa très grande difficulté -surtout en lune écarlate- peut clairement rebuter et frustrer. Alors rien n’est insurmontable, on vous rassure, mais difficile de juger si refaire x fois un énième même passage en plusieurs minutes, dizaines de minutes voire heures, mettra ou non votre patience à rude épreuve.
ON A AIMÉ !
- La D.A
- OST
- Affrontements intenses, dynamiques, techniques
- Les choix des bonus temporaires (frappes spéciales, malveillance)
- Système d’arbre de compétences
- Sensations
ON A MOINS AIMÉ...
- Plusieurs bugs (affichage, crashs)
- Parades ne s’enclenchant pas toujours
- Les pics de difficulté grandissants pourront forcément déplaire
Moonscars : Une expérience exigeante !
Moonscars
Editeur : Humble Games
Développeur : Black Mermaid
Genre : Action, Souls-like
Support(s) : PC, PS4, PS5, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 27/09/2022

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