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NieR Replicant Ver1.22474487139 : Une version magnifiée de l’opus original
Et des ajouts qui plairont aux fans

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Surfant sur la vague du succès de NieR Automata (plus de cinq millions d’exemplaires écoulés tout de même), Square Enix et l’illustre Yoko Taro ont concocté un opus mobile de NieR : NieR Re[in]carnation. Ce dernier est disponible uniquement au Japon pour le moment mais ne devrait plus tarder à l'être en Occident grâce à une localisation anglaise d’ores et déjà terminée. En attendant, les joueur(euse)s sur consoles (PS4, Xbox One) et PC profitent enfin de la venue de NieR Replicant sur notre sol, soit onze ans après sa parution originale au pays du Soleil-Levant. Cette arrivée n’est pas exempte de nouveautés et d’améliorations comme en atteste le nom du soft « NieR Replicant Ver1.22474487139 ». Autrement dit nous avons affaire à la « racine carrée » de 1,5 constituant une version améliorée qui n’est ni un remake traditionnel ni un remaster propre, dixit Yoko Taro lui-même, même si le producteur Yosuke Saito est moins d’accord sur ces propos. Alors que vaut cette mouture boostée faisant office de préquelle à NieR Automata ?

Si NieR Automata a été développé par Platinum Games, NieR premier du nom provenait de l’équipe Cavia, toujours sous la houlette de Yoko Taro bien-sûr. Une société japonaise connue principalement pour son travail sur la licence Drakengard servant de liant à NieR mais aussi pour les rails shooters Resident Evil : The Umbrella Chronicles et The Darkside Chronicles. Si nous parlons de Cavia au passé, c’est que l’équipe a été dissoute en 2010 et que ses membres furent dispersés dans plusieurs studios, nous n’avons donc pas pu découvrir leur dernier projet sur Xbox 360, CryOn, puisqu’il fut tout bonnement annulé. En connaissance de cause, le dernier soft de Cavia fut donc ce NieR sorti en 2010 ou devrait-on plutôt dire « les » NieR.

Car comme nous vous le disions dans notre test de NieR Automata, « le premier » NieR fut disponible à l’origine en 2010 sur Xbox 360 et Playstation 3 mais sous deux appellations : NieR Gestalt, l’opus sorti chez nous autres Européens et NieR Replicant étant lui resté cantonné au Japon jusqu’à aujourd’hui. Une différence de nom qui impliquait un changement de « taille » puisque selon la version, nous avions le contrôle d’un père dans Gestalt ou d’un frère via Replicant. Cependant ces deux termes ont aussi des significations spécifiques différentes liées à l’univers du jeu, que nous ne vous spoilerons pas pour des raisons évidentes.

Une aventure toujours aussi prenante et du nouveau pour les fans de la série !

Il y a des univers et des narrations qui marquent la carrière de gaming d’un(e) joueur(euse), et NieR Gestalt -2010- en fait partie. Une bien belle expérience que nous avait livré à l’époque et encore aujourd’hui Yoko Taro à la direction, Keiichi Okabe de Monaca à la bande originale et le producteur Yosuke Saito. Et même si l’on se souvenait encore de certains passages cultes, émouvants,… avec cet OST chanté grandiose, replonger dans cette aventure a été un immense plaisir.

Sans spoiler ce scénario, à la base c’est l’une des fins de Drakengard qui mène à NieR, celle où est provoquée une épidémie sur le monde. Ainsi le monde post-apocalyptique de cet univers est en proie à une très forte extinction de l’humanité et seuls quelques survivants sont encore en vie et dispersés à travers cette planète. Aujourd’hui, notre protagoniste (NieR) vit reclus avec sa sœur dans un village « isolé ». Grâce à ses talents de chasseurs, NieR participe à la vie active des habitants et prend des contrats de la mairesse Popola, et cette aide qu’il fournit sert également à acquérir des médicaments pour sa sœur Yonah, atteinte d’une maladie rare, la nécrose runique. Aujourd’hui encore, NieR part à la chasse mais cette fois tout ne se passe pas comme prévu, il tombe sur des êtres malfaisants : les « Ombres »…

Un début d’aventure et une trame générale somme toute classiques, sauf que durant ce périple vous allez découvrir non seulement des personnages attachants et au franc-parler, mais aussi des thèmes sombres avec des questionnements sur la mort, ainsi que des rebondissements et une dose d’humour. Alors c’est sûr que par rapport à sa séquelle NieR Automata, on peut y trouver un sentiment moins travaillé dans un premier temps mais à l’instar de ce dernier et de Drakengard, il faut aller plus loin qu’un seul run afin de découvrir toutes les ficelles et donc l’étendue de cette histoire riche et prenante de NieR Replicant.

Pour celles et ceux ayant retourné l’aventure principale de Gestalt comme nous, peu de changements sont au programme sur la base, dans Nier Replicant tout avait été fait pour correspondre au terme « fratrie » plutôt qu’à l’aspect paternel que nous avions vécu avec Gestalt. Cela c’est donc pour la base, car pour cette version améliorée disponible dix ans après l’originale, nous avons droit à des bonus franchement plaisants. Tout d’abord l’intégration d’une nouvelle fin inédite ajoutant plusieurs heures au titre qui fera plaisir aux amateur(trice)s de la franchise. Ensuite il y a également le retour du DLC nommé « Le monde des vaisseaux vacants », directement intégré dans cette mouture. Et enfin le soft dispose d’une quête additionnelle appelée « La Petite Sirène ». Nous ne spoilerons évidemment aucun élément, car comme d’habitude il n’y a rien de mieux que de découvrir ces ajouts bienvenus par soi-même.

Une structure de base reprise tout comme les spécificités liées à la caméra

Avec Cavia aux commandes en 2010, la structure générale du soft s’apparentait non pas à un monde ouvert mais à de multiples zones plus ou moins grandes, interconnectées entre elles via un temps de chargement. Lors de nos pérégrinations, on pouvait effectuer des achats/améliorations d’objets/équipement, récolter des « ressources », augmenter les dégâts liés aux pouvoirs ou gagner davantage d’expérience à l’aide de « Mots » récupérables auprès des Ombres mais aussi réaliser plusieurs dizaines de quêtes annexes afin de gagner de l’argent.

Ces dernières étaient limitées dans le temps avec un penchant pour le Fedex. Onze ans plus tard, cette formule de base n’a pas changé et ces quêtes annexes types « Fedex » pourront paraître old-school à certain(e)s par rapport aux quêtes annexes relativement scénarisées que l’on trouve aujourd’hui et ce, même si une partie d’entre elles abordent encore le thème de la mort dans ce NieR Replicant.

Des thèmes sombres collant parfaitement à l’enrobage post-apocalyptique futuriste de cet univers, un sentiment palpable d’extinction et de vide que l’on découvre lors de la visite des divers environnements mais aussi des donjons proposant des énigmes classiques. Ces lieux intérieurs comme extérieurs abritent par ailleurs une spécificité unique de NieR : les multiples inclinaisons de la caméra alternant entre scrolling 2D et vue 3D traditionnelle. Ces inclinaisons ont d’ailleurs été reprises dans NieR Automata.

Les combats ver1.22 (2021) sont plus dynamiques, punchy et nerveux et ce, même si l’on garde quelques petits couacs techniques de l’original (2010)

Pour une personne provenant uniquement de NieR Automata aux commandes de 2B ou encore 9S, jouer directement à l’expérience Gestalt de 2010 (Xbox 360/PS3) pourrait moins lui plaire. En effet, elle y trouverait un héros plus « lourd » à manipuler en affrontement et de fait des combats moins vifs que sur Automata, alors que pourtant l’aventure était tout de même plaisante. Mais heureusement, c’est une autre histoire qui se dessine pour l’ex-version japonaise NieR Replicant : cette mouture ver1.22 (2021) profite désormais de batailles remaniées pour l’occasion afin de correspondre davantage à l’expérience de NieR Automata.

Effectivement, ce sont les développeurs de Toylogic qui étaient à l’œuvre de cette refonte, tout en étant supervisés par Platinum Games (l’équipe de NieR Automata) et bien évidemment par Square Enix. Le résultat est sans appel, en comparaison avec Gestalt, les combats n’ont jamais été aussi punchy, nerveux et encore plus dynamiques pour notre plus grand plaisir.

On doit cet effet « Automata » aux rallongements des combos initiaux des différents types d’armes (une main, deux mains,…) ainsi qu’aux manipulations de notre protagoniste pouvant se mouvoir à grande vitesse dans le dos de l’ennemi.

Réaliser de multiples combos tout en utilisant les sortilèges de Weiss afin de vaincre nos adversaires n’a jamais été aussi plaisant, et les boss sont toujours aussi épiques. Les habitué(e)s d’Automata retrouveront donc facilement leurs marques, quant aux nouveaux(elle)s, ils(elles) mettront un peu plus de temps à maîtriser les différentes spécificités du soft, même s’ils auront le loisir de profiter du mode de combat auto en mode facile.

Si l’on doit faire quelques reproches à cette version remaniée, on citera juste quelques petits soucis de caméra et de bugs de collision comme des ennemis traversant des parties du décor, deux « couacs/problèmes » déjà présents sur l’opus original (Gestalt).

À mi-chemin entre simple remaster et remake, AVEC un OST toujours aussi grandiose

Venons-en à présent à la refonte graphique et bien-sûr à la technique de cette mouture boostée. En premier lieu parlons technique, comme nous vous le disions précédemment, les affrontements de NieR n’ont jamais été aussi dynamiques et pour cause, désormais au lieu de tourner en 30FPS comme sur PS3 et Xbox 360, on profite d’un framerate doublé atteignant donc les 60FPS. À cela il faut aussi ajouter une rehausse de résolution : 4K contre 720p à l’origine.

Côté graphique, des améliorations sont aussi présentes. À première vue, on pourrait penser qu’il s’agit juste d’un nouveau look collé sur les assets précédents, sauf qu’en y regardant de plus près et en faisant un comparatif avec la version précédente (Gestalt de 2010), on se rend compte que le travail est plus fourni.

Outre de nouvelles modélisations 3D des personnages plus au goût du jour et un effet d’éclairage nettement amélioré, nous sommes à mi-chemin entre un simple remaster et un remake sur l’aspect environnemental. Un rendu beaucoup plus agréable profitant même du HDR et de l’incrustation de nouveaux éléments de décor comme des arbres, des pierres, etc… coïncidant bien avec les lieux visités. Bon, nous ne sommes certes pas en face des dernières grosses productions, et quelques textures peuvent être en deçà du reste, mais franchement c’est une belle seconde jeunesse que s’offre le titre de Square Enix.

Pour son rendu sonore, nous retrouvons une nouvelle fois Keiichi Okabe à la baguette et son équipe de Monaca. L’homme derrière les OSTs de Tekken, Drakengard, NieR Automata ou encore du DLC de Gladiolus sur FFXV nous avait déjà livré de grandes compositions sur le soft original. Pour cette version améliorée, la bande-son a tout bonnement été réenregistrée et même rallongée et ce, sans compter l’ajout de nouvelles musiques.

Clairement, cet OST est toujours aussi sublime, on prend grand plaisir à l’écouter et même à réécouter la chanteuse Emi Evans. Cette dernière étant notamment l’auteure de la langue fictive mélangeant de l’espagnol, du japonais, de l’anglais, du français, du portugais, du gaélique écossais et de l’italien que vous pourrez entendre dans Song of the Ancients.

Finissons en précisant qu’une nouvelle fois les sous-titres sont en français et les voix en japonais ou en anglais. À ce sujet, une très grande partie des dialogues sont désormais doublés pour un net renforcement immersif, et ce notamment grâce aux doubleur(euse)s anglais originaux qui ont repris leur rôle pour cette version améliorée ver1.22.

Testé sur Xbox One X


NieR Replicant Ver1.22474487139 est disponible sur PC (Steam), PS4 et Xbox One. Le soft profite également de la rétrocompatibilité sur PS5 et Xbox Series S|X.

NOTE MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Onze ans après sa parution au Japon, Square Enix, épaulé par Toylogic, nous livre donc la version 2021 de NieR Replicant, dénommée ici : NieR Replicant Ver1.22474487139. Une mouture qui délivre la meilleure expérience possible grâce à des combats plus punchy, un enrobage graphique plus au goût du jour, un OST réenregistré mais aussi des doublages supplémentaires donnant davantage d’immersion et divers ajouts scénaristiques inédits. En d’autres termes des ajouts qui combleront à coup sûr les fans de la série. Certes sous ce beau tableau, on retrouve bien quelques défauts de l’original, et une structure générale de base reprise (quêtes Fedex, allers-retours) mais comme à l’époque, ce NieR Replicant Ver1.22474487139 est une expérience à part proposant un scénario captivant et un Lore riche ainsi que des personnages attachants. Alors, même si l’effet de surprise est moindre quand l’histoire originale est déjà connue, cette expérience reste marquante et indispensable.
ON A AIMÉ !
- Lore / L’histoire toujours aussi prenante
- La refonte graphique…
- L’OST sublime forcément
- Des combats désormais plus dynamiques et punchy
- Les nouveaux ajouts scénaristiques
- Plus immersif via une très grande partie de dialogues doublés
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques soucis déjà présents sur l’original
- …même si quelques textures sont en deçà
NieR Replicant Ver1.22474487139 : Une version magnifiée de l’opus original
NieR Replicant Ver1.22474487139
Editeur : Square Enix
Développeur : (Cavia) / Square Enix / Toylogic
Genre : Action-RPG, ARPG
Support(s) : PC, PS4, PS5, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 23/04/2021

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