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Phoenix Point Behemoth Edition : Un X-Com-like stratégique et tactique
Mais on attend encore quelques corrections

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Deux ans après sa parution sur PC, le X-Com-like Phoenix Point, de Julian Gollop (créateur de la série X-Com d’origine), déboule sur nos consoles de salon (PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X). Pour cette sortie, le soft ne vient pas les mains vides mais arrive directement dans une version « Behemoth Edition », autrement dit avec tous les DLCs parus sur PC à ce jour. Avec ce fort héritage, Phoenix Point entend être le successeur spirituel de X-Com. Alors, pari tenu et réussi ?

Phoenix Point a été développé par l’équipe Snapshot Games, il s’agit d’un studio basé à Sofia en Bulgarie, et ayant à sa tête Julian Gollop et David Kaye. Avant la réalisation de ce soft de stratégie science-fiction alternant combats tactiques et phases de gestion, ils ont réalisé un autre jeu de stratégie/RPG : Chaos Reborn sur PC. Ce dernier avait reçu le soutien de backers via une campagne participative, puis à sa sortie d’un bel engouement de critiques.

Par ailleurs le titre nous intéressant aujourd’hui, Phoenix Point, est aussi passé par une campagne Kickstarter avant sa sortie sur PC il y a deux ans. Malheureusement pour lui, des joueur(euse)s Pcistes lui ont fait quelques reproches notamment sur des bugs et autres soucis d’équilibrage. Ce portage console est donc l’occasion de découvrir le titre, de voir s’il a bien été adapté au pad mais aussi de constater si les développeurs ont pris en considération les lacunes rencontrées précédemment sur PC.

Reprendre la planète aux envahisseurs

Science-fiction oblige, l’histoire commence dans un futur à demi lointain et fictif (2047). En cette période, la population est presque décimée, mais pourquoi ? Eh bien la réponse à cette question se trouve à notre époque en 2022. Des scientifiques ont découvert un virus suite à la fonte des glaces liée au réchauffement climatique. Inconnu au bataillon, ce virus surnommé Pandoravirus était extrêmement dangereux et l’est toujours en cette année 2047.

À son contact, les humains et les bêtes subissent une mutation génétique en se transformant en aliens hostiles dénués de sentiments. Si la population a essayé de survivre pendant toutes ces années au contact de ce virus, malheureusement en 2047, ce Pandoravirus a muté et mute encore, tandis que la nourriture et les ressources commencent à manquer drastiquement. En plus de cela on compte vraiment peu de survivants comme Sophia Brown et Jacob Eber. Désormais le but est clair : survivre mais aussi reprendre la planète aux envahisseurs.

Si cette histoire science-fiction nous propose une fois encore de faire face à la quasi-extinction de la race humaine, on se laisse facilement happer par cet univers, et ce grâce au Lore et au background du jeu, distillés au fil du temps. Comme pour X-Com, le soft bénéficie de sous-titres français fort utiles pour la compréhension scénariste et les mécaniques de gameplay. On note juste quelques coquilles comme l’absence de localisation sur certains mots, ou une traduction de certains termes plus approximatifs, mais rassurez-vous cela reste fort correct et compréhensive.

Des affrontements X-Com-like stratégiques, techniques avec un système de visée en plus

Le gameplay de Phoenix Point s’appuie sur deux éléments très connus et déjà vus dans X-Com : des combats très techniques (placement, choix d’actions, altérations d’état,…) d’un côté et la gestion de base (recrutement, fabrication, amélioration,…) de l’autre, mais ces deux grandes features profitent toutefois de nouveautés pour se démarquer un peu plus des X-Com-like.

Avant d’y venir, reparlons brièvement du procédé véritablement stratégique et technique des combats à la X-Com, ne laissant parfois pas le droit à l’erreur. Petite parenthèse, si l’on peut facilement choisir son expérience parmi les quatre difficultés proposées, quelquefois un manque d’équilibrage se fait ressentir. Autant vous dire que pour y remédier un maximum, il faut bien prendre le temps de planifier chaque action en espérant que cela fasse mouche, tout en préparant vos troupes de la meilleure façon qui soit en amont.

Ainsi comme les jeux X-Com-like, et X-Com cela va de soi, chaque affrontement se déroule au tour par tour alternant phases pour les alliés et les ennemis sur une map façon Tactical-RPG, sauf que la grille traditionnelle des TRPGs est remplacée par des déplacements plus vastes en « surbrillance » pour nos personnages. Mais attention, plus on souhaite se mouvoir loin en terme de distance, plus il faut dépenser de points d’action (PA). En dépenser quatre d’un coup, soit le maximum possible, équivaut à « sacrifier » complètement les autres facultés du personnage associé pour le tour en cours.

Si ce cas de figure (déplacement très lointain) peut sauver la mise à plusieurs reprises, il reste par exemple préférable d’avancer prudemment afin de se mettre à l’abri en couverture partielle ou totale derrière un élément du décor. Cet abri servant ensuite à préparer une embuscade avec ce que l’on appelle dans le jargon un tir de couverture. Pour rappel, si lors d’un tour adverse, un ennemi entre dans la zone du tir de couverture, il essuie alors des dégâts. Il s’agit bien sûr ici de l’une des multiples possibilités récurrentes pour les jeux utilisant le même procédé mais cette dernière apporte une réelle satisfaction lorsque nos planifications fonctionnent à merveille.

Pour se démarquer de ces features rudement efficaces mais dites « classiques », Phoenix Point a eu la très bonne idée d’inclure la possibilité de viser lors d’un tir « traditionnel ». Concrètement lorsque l’on utilise une action de tir, et en dépensant les PA associés, on peut viser librement une partie des membres du corps de ses adversaires. Là encore la stratégie entre en considération : vaut-il mieux amoindrir la mobilité d’un adversaire gênant, ou se débarrasser tout de suite d’un faible opposant en lui faisant un One Shot en plein torse ? Libre à vous de faire votre choix, mais soyez conscient que vos adversaires restent coriaces, l’IA étant relativement bonne.

Avec cette nouveauté en poche, et en combinaison avec les anciens mouvements « X-Com », le côté stratégique/tactique, et satisfaction, des batailles augmentent, même si certain(e)s regretteront l’absence du pourcentage de précision, ici « transformé » par une simple jauge indiquant les dommages possibles.

Une gestion de base plus simplifiée qu’un X-Com mais avec du contenu 

En dehors de ces maps d’affrontements, Phoenix Point possède également son système de gestion via une base qui vous prendra une bonne partie de votre temps si vous souhaitez maximiser vos chances. Pour autant, ne vous attendez pas à avoir autant de complexité sur la gestion qu’un soft comme X-Com, et c’est peut-être sur ce point d’ailleurs que certain(e)s d’entre vous pourront faire un peu la grimace. Car bien que cette partie fonctionne efficacement, vous la trouverez peut-être trop « simplifiée » face au « mastodonte » de ce genre si apprécié.

Attention nous parlons bien de simplification et non de contenu, car dans Phoenix Point, il y a bon nombre de choses à faire dans cette partie gestion de base. En premier lieu nous pouvons évidemment parler des « classes » de personnages, de leur recrutement, des points de compétences allouables dans les statistiques et spécialités diverses (maîtrise d’armes lourdes, volonté,…), et d’équipements/armures à modifier.

En second lieu, cette base permet également d’accéder à un système de fabrication d’armes et d’équipements ou même de faire des aménagements en échange de ressources (consommation d’énergie) comme des quartiers pour vos unités, une station médicale, des ascenseurs d’accès,… À savoir que chaque salle « déployée » vous octroie des bonus spécifiques, par exemple pour l’infirmerie cela correspondant à la possibilité de soigner les troupes. Mais comme dans la vie réelle les constructions et aménagements ne se font pas en un jour, il faut donc gérer nos priorités et évidemment nos consommations principales et prioritaires.

De plus le temps continue même durant l’accès aux différentes missions, ces dernières passent par une World Map type globe terrestre où diverses actions sont envisageables. Vous pouvez par exemple balayer la zone afin de découvrir des points d’intérêts comme des ressources, mais il faut aussi faire aux autres factions qui existent. Ces dernières, possédant leurs propres convictions peuvent être des atouts considérables si vous avez leurs faveurs comme l’obtention de meilleurs équipements. Mais il est évidemment possible de les attaquer pour tenter de s’accaparer leurs ressources. À vous donc de choisir méticuleusement vos préférences et souhaits.

Avant dernier point avant de clore ce paragraphe, si l’on contrôle bien des unités à pied, on a aussi accès à certains véhicules possédant des tirs de zone. Attention toutefois, plusieurs points sont à prendre en compte. Premièrement, les munitions sont très limitées, deuxièmement les tirs de zone, à partir du véhicule, peuvent octroyer des dégâts à la fois aux alliés et aux ennemis sans totale distinction. Et pour finir, il faut réfléchir lors de la gestion d’un groupe, si l’on préfère joindre un véhicule -rapidement obsolète- ou plutôt des « humains » aux munitions rechargeables.

Pour finir sur cette partie globale de gameplay, cette version Behemoth Edition comporte directement les quatre DLCs parus jusqu’à présent, dont le dernier en date « Corrupted Horizons », ajoutant tour à tour de nouvelles missions, adversaires, équipements,… À l’heure où nous écrivons ces lignes, un cinquième DLC devrait d’ailleurs sortir l’année prochaine mais -sauf changement- il ne sera pas directement inclus dans cette édition Behemoth.

Bonne adaptation au pad

Cette version console est l’occasion de découvrir un portage à la manette d’un jeu autrefois conçu pour les claviers et souris. Si les débuts au pad se font forcément un peu à tâtons en essayant de bien repérer chaque fonctionnement, comme la gestion de l’inventaire, les tutoriels présents sont bien expliqués. Globalement, on peut dire que la prise en main demandera un temps d’adaptation pour les novices du genre, tandis que les aficionados s’y retrouveront beaucoup plus facilement.

Pour sa venue sur consoles de salon, en particulier sur Xbox Series X, Phoenix Point a bénéficié d’un patch Day One de la taille du poids total du jeu, soit quasiment 29Go. Une fois mise en place, nous avons remarqué que les temps de chargements ont été réduits, ce qui est une bonne nouvelle, d’autant que certains bugs ont été corrigés par la même occasion. À l’heure où nous écrivons ces lignes, d’autres problèmes que nous avons rencontrés sont encore présents comme le souci d’équilibrage que nous avons cité plus haut, ou encore certains succès ne se débloquant pas malgré les conditions requises.

D’un point de vue visuel, sachez que le soft a été conçu sous le moteur Unity. Alors oui, ce n’est pas une claque graphique, les menus sont assez austères, mais le tout reste fluide, sans bavure, avec des environnements extérieurs et intérieurs très propres. D’un point de vue sonore, les voix sont en anglais, les sous-titres en français, les musiques sont assez discrètes face aux bruitages vraiment dans le ton.

Testé sur Xbox Series X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Sans égaler les ténors de la discipline, la faute à quelques bugs et soucis d’équilibrage, on peut dire que le soft de Snapshot Games reste un bon jeu de stratégie à la X-Com. Bien adapté au pad, il propose un contenu plutôt généreux et conséquent via les quatre DLCs de cette Behemoth Édition, son Lore/background demeure intéressant, et ses combats à la X-Com sont stratégiques et techniques, tout en bénéficiant même d’une bonne feature de visée. Une belle expérience qui saura peut-être encore mieux se déguster avec le déploiement de patchs dédiés ainsi que des versions totalement New-Gen. En effet, si le soft est Smart Delivery sur Xbox, il n’a pas encore reçu une optimisation Series X spécifique, celle-ci devrait être disponible à l’heure où nous écrivons ces lignes.
ON A AIMÉ !
- Lore / Background intéressant
- Un bon contenu
- Des combats tactiques et stratégiques…
- …avec un système de visée
- La partie gestion de base
- Très bonne adaptation au pad
ON A MOINS AIMÉ...
- Encore quelques bugs présents
- Soucis d’équilibrage, surtout en haute difficulté
- Menus un peu trop austères
Phoenix Point Behemoth Edition : Un X-Com-like stratégique et tactique
Phoenix Point Behemoth Edition
Editeur : Prime Matter
Développeur : Snapshot Games
Genre : Aventure, Stratégie
Support(s) : PC, PS4, PS5, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 01/10/2021

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