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MaXoE Festival 2021 : La Sélection BD / Comics / Manga

Voici la Sélection Bande-dessinées du MaXoE Festival avec de très beaux albums dans les catégories BD Européenne, Indépendant, Mangas et Jeunes Auteurs. Sans oublier bien-sûr notre sélection Comics !

Ci-dessous la présentation détaillée des ouvrages sélectionnés avec un lien sur notre chronique. A noter que pour les ouvrages non chroniqués, nous vous proposons de les découvrir plus en détail directement sur le site de l’éditeur. Bons votes ! 🙂

 

BD Européenne

Cette année a été ouverte de la plus belle des façons l’été dernier par deux récits qui sonnent comme une réflexion sur le monde, Carbone et Silicium de Mathieu Bablet et Celestia de Manuele Fior figurent comme les fers de lance d’une saison riche et plurielle. Le volet SF est rejoint par trois propositions surprenantes, d’abord celle de l’incontournable Georges Bess et son Amen, puis celle de Sélénie, récit étrange et surprenant de Lebeault et Lofé, et enfin Le Long des ruines de Jérémy Perrodeau, dans un livre soigné aussi bien dans le fond que dans la forme. Au titre des récits plus intimistes qui posent un regard sur l’homme, Van Gogh de Danijel Zezelj et Black-out de Hui Phang et Micol font partie de ces récits qui restent longtemps en tête, au même titre que La fée assassine de Grenson et Roge. Pour le reste Sœur d’Ys nous invite à une revisite du mythe de la cité punie et Don Vega de Pierre Alary s’immisce dans l’univers de Zorro ! Une sélection de choix aux titres variés.

 

Indépendants

Le monde des indés démontre en cette année particulière qu’il n’a jamais été aussi puissant. Et pour tout dire nous sommes les premiers heureux de la diversité qu’il apporte. Dans UOS, Benjamin Adam poursuit une réflexion sur l’anticipation proche dans laquelle son personnage, sorte de Robinson du futur, veille sur un centre d’enfouissement des déchets. Avec B.O comme un Dieu, Ugo Bienvenu enrichit la collection BD cul des Requins Marteaux d’un récit en phase avec l’esprit de cette collection, où se mêlent humour et ton décalé. Les jardins de Babylone de Nicolas Presl et Les Déchets de Michelangelo Setola s’inscrivent dans le mouvement de réflexion sur notre futur. Un futur forcément dégradé dans lequel les hommes subissent l’environnement et le cadre qui les entourent. Avec SSSS3, la jeune Minna Sundberg poursuit sa formidable saga dans le monde d’après la rouille, un virus qui a éteint 99 % de la population mondiale. La résultante pourrait être cette proposition de Jérôme Dubois dans CitévilleCitéruines, un double récit avant-après dans lequel l’observation fine de l’altération du temps en devient glaçante. Avec Cursus fin du monde Robin Cousin poursuit sa réflexion sur le rôle de la science sur le futur qui nous est réservé. Avec Kent State Derf Backderf donne à lire le récit glaçant sur une manifestation anti-guerre qui a dégénérée dans l’Ohio en 1970. Entre souvenirs épars et analyse clinique. Enfin, le livre objet Les Quatre Détours de Song Jiang donne à lire un récit développé à la manière de la philosophie taoïste qui accompagnera le lecteur dans sa propre introspection. Dégager un titre ne sera pas chose aisée…

 

Nouveaux Auteurs

Nous sommes toujours attachés à découvrir de jeunes et talentueux nouveaux talents en BD. D’autant plus dans un milieu où les perspectives ne sont pas forcément des plus prometteuses sur le papier. Dans Après le monde Timothée Leman livre un récit subtil qui conjugue noirceur et poésie dans un futur frappé par une apocalypse. Amaury Bündgen a 48 ans aujourd’hui. L’auteur n’avait pas pour autant publié jusqu’alors. Dans Ion Mud il réussit l’incroyable pari de livrer un premier récit en huis-clos dans un vaisseau tentaculaire où son héros perd/retrouve la mémoire de ce qui se passe. Le tout sur près de 300 pages ! Dans Sixella Janevsky parvient à faire honneur à cette tradition qui mêle SF et érotisme, à la manière des Serpieri, Forest ou Gillon. Il le fait avec une économie de moyen et une maitrise graphique rare à saluer. Enfin, après Hallali Claire Malary poursuit son chemin avec Le Désert d’Ata co-écrit avec Mélanie Trugeon, conte noir d’une finesse expressive remarquable. A vous de mettre l’un des quatre auteurs en lumière !

 

Manga

La revisite de l’univers de Lovecraft par Gou Tanabe restera longtemps comme la meilleure proposition graphique du mythe de l’auteur de Providence, Celui qui hantait les ténèbres possède, comme les autres travaux du mangaka, cette faculté à déranger, à troubler le lecteur par la lente description de l’entrée dans la folie de ses héros. Trois récits se nichent dans l’interstice ténu qui sépare enfance et âge adulte. Girls’ last tour dépeint un univers de ruines dans lequel déambulent de jeunes filles en recherche de réponses au monde qui leur est proposé. Dans Nijigahara Holograph d’Asano, entre passé et présent des élèves d’une école se remémorent ce moment passé tragique où tout à basculé… Dans Tomino la Maudite Maruo évoque la fragilité de l’enfance à travers le destin de deux jumeaux recueillis dans un cirque. Trois récits lient machines et hommes dans un monde « dérangé » et posent la question de leur « cohabitation » et du rôle du progrès et de la science. Terrarium s’impose comme une découverte rare et improbable éditorialement parlant, puisque le récit a été découvert un peu malgré lui dans une librairie au Japon, avant que les droits ne soient achetés par Glénat. Alma (Panini) alterne réflexion et scènes punchy dans une ville en ruines explorée de manière minutieuse par l’un des seuls survivants d’une apocalypse récente. Lonely World présente un monde qui a confié aux robots le soin d’accomplir les tâches du quotidien, mais la petite Shii découvre qu’elle pourrait bien être la seule survivante de ce monde… L’univers particulier et happant de Shintaro Kago se place, avec La grande invasion mongole, entre histoire et sa marque de fabrique, le genre ero-guro, pour un récit choc !

 

Comics

Le monde de Gotham nous a offert de très belles choses cette année. Il y a cet improbable voyage de Batman avec la tête du Joker en guise de compagnon. Scott Snyder est en grande forme. Il y a aussi un très bel album qui nous conte les origines d’Harley Quinn. C’est traité avec beaucoup d’humanité et d’intelligence par Stjepan Sejic. Toujours dans l’univers DC, nous avons sélectionné Doomsday Clock. Geoff Johns nous éclaire sur le passage à la période Rebirth. Et si nous parlions des Dieux ? Il y a ceux décrits dans Le Dernier Des Dieux T1 de Phillip Kennedy Johnson. On y parle d’un mensonge sur lequel s’est bâti un royaume. Encore des dieux, ceux de Sonata T1, La Vallée des Dieux. Brian Haberlin et David Hine nous emmènent sur une toute nouvelle planète pleine de surprises. Passons à un monde cyberpunk, celui de Tokyo Ghost Integrale. Rick Remender frappe juste dans sa critique d’une société dominée par une entreprise liberticide. Et puis nous avons sélectionné aussi Pulp. Ed Brubaker et Sean Phillips au sommet de leur forme pour raconter l’histoire d’un homme dépassé par son temps. Plus gore mais pas moins critique d’une certaine société, lisez Basketful Of Heads. Joe Hill et Leomacs s’amusent avec une idée bien saugrenue. Enfin avec Mind MGMT Matt Kindt livre un récit détonnant d’espionnage sur près de 900 pages dans lequel il prend le temps de décortiquer chacun de ses personnages anti-héros placés au bord de l’abîme.


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