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Tokyo Mirage Sessions #FE Encore : Le JRPG atypique revient sur le devant de la scène
Aimez-vous la Jpop ?

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
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Malgré le petit parc de Wii U installé, le JRPG Tokyo Mirage Sessions #FE a su séduire une partie des joueurs(euses) lors de sa sortie en 2016. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, on vous propose de découvrir le portage Nintendo Switch de ce même titre renommé Tokyo Mirage Sessions #FE « Encore » intégrant plusieurs nouveautés pour l’occasion.

La première de ces nouveautés était sans doute l’une des plus attendues, il s’agit de la traduction des sous-titres pour le scénario dans la langue de Molière, et ça, c’est un point positif pour les non-anglophones. Tout n’est pas encore parfait puisque certains menus du jeu eux n’ont pas eu le droit à une traduction mais ce n’est vraiment pas dérangeant.

Les stars, ces héros

Tsubasa et Itsuki, deux amis d’enfance, sont également des étudiants tout ce qu’il y a de plus normal jusqu’au jour où un événement change leur vie et leur train-train quotidien. Alors que la jeune femme Tsubasa passe la phase finale d’un concours de chant afin de devenir une idole comme sa sœur ayant mystérieusement disparu il y a cinq ans, des êtres étranges et maléfiques la plupart du temps appelés Mirages s’en prennent à elle ainsi qu’au public et à Itsuki.

Les Mirages sont à la recherche de Performas, il s’agit d’un pouvoir enfoui au plus profond des humains et relativement puissants chez les « idoles ». C’est alors que Tsubasa est envoyée dans une dimension parallèle (l’idolasphère) via un portail, lieu d’où les Mirages sont originaires. Ni une ni deux, son ami Itsuki prend son courage à deux mains et cherche à sauver son amie en passant par le même chemin.

De l’autre côté du portail, et alors que tout semble perdu, Itsuki grâce à son pouvoir de Performa, arrive à sauver Chrom (l’un des héros de Fire Emblem Awakening). Ce dernier, comme les futurs Mirages sauvés, est amnésique et ne se souvient pas de son passé, ni de comment il a atterri ici. Mais la bonne nouvelle c’est qu’en lui rendant son humanité, il est possible pour Itsuki et Tsubasa d’emprunter les pouvoirs des Mirages en s’associant à eux, grâce à cela ils deviennent des Maîtres Mirages et peuvent combattre, ce qui leur est indispensable pour pouvoir sortir de l’idolasphère.

Mais une fois sorti, ce n’est pourtant que le début de l’aventure de Tsubasa, Itsuki et de leurs futurs alliés rencontrés au fil du temps. Ils ont beaucoup à faire entre leur vie d’étudiants et professionnelle à l’Agence Fortuna (bureau de société de production étant d’ailleurs une couverture puisque l’Agence enquête également sur les phénomènes incluant les Mirages) et bien sûr les affrontements contre les Mirages malveillants afin de protéger Tokyo du danger.

Sans être à la hauteur des deux licences qu’il emprunte, Tokyo Mirage étant un cross-over entre Shin Megami Tensei/Persona et Fire Emblem, le soft a tout de même une partie scénaristique correcte qui ne se prend pas au sérieux et l’univers dépeint est plutôt original pour le genre : la Jpop et tout ce qui en découle, concerts, marketing, répétitions au chant, à la danse, entraînements, etc…

Les héros deviennent attachants au fil du temps et quelques quêtes annexes leur sont consacrées, toutefois il est dommage que celles-ci servent finalement juste à développer le potentiel de compétences en combat plutôt que d’en apprendre davantage sur eux. On préfère toutefois le préciser, si l’ambiance générale ainsi que les musiques sont axées Jpop, seule une partie des joueurs sensibles à ces thématiques adhéreront, alors que d’autres risquent justement de pester face à cela.

Monde réel, monde parallèle, un air déjà connu

À la base, Tokyo Mirage Sessions #FE Encore est un cross-over pourtant improbable entre Fire Emblem de Nintendo et Shin Megami Tensei incluant l’appellation de la licence Persona d’Atlus. Le titre a été développé par Atlus ainsi qu’Intelligent Systems et intègre les univers des deux licences ainsi que des mécaniques de gameplay liées à l’apprentissage de compétences et aux combats dans ce monde inédit.

TMS #FE Encore est découpé en plusieurs chapitres avec interlude mais aussi en « deux phases » comme Persona avec d’une part l’exploration de quartiers comme Shibuya (le monde réel) et d’autre part les donjons (Idolasphère) comportant leur lot d’énigmes et de combats.

Dans le monde réel, on peut accéder à divers lieux servant à acheter de l’équipement, des objets, manger dans des établissements, discuter pour les annexes et faire progresser la trame principale. Il n’y a rien de plus à faire en dehors de cela dans ces zones restreintes. Dommage car les développeurs auraient pu profiter de ce portage pour inclure par exemple des mini-jeux (QTE ou non). Mais le principal attrait de ce monde réel vient de l’Agence Fortuna qui recèle le Palais Fleuri.

Un axe d’amélioration efficace et indispensable

Ce Palais, lieu magique permettant de voir et de communiquer avec les Mirages, dispose de l’axe d’amélioration RPG efficace et indispensable du titre avec par exemple le craft d’armes (Carnage) réalisable à partir de matériaux récupérés sur les ennemis. Ces épées et autres lances, en plus d’être plus performantes et résistantes, contiennent diverses compétences offensives, passives ou sont encore utilisables durant les « Sessions ». Pour que les Mirages en apprennent d’autres, il faut les maîtriser. Pour cela il suffit juste de remporter plusieurs combats, ce qui octroie également de l’XP aux personnages afin que leurs caractéristiques évoluent.

Mais bien sûr, les héros peuvent également apprendre des capacités (HP max supplémentaire, etc…) séparément auprès de Tiki. Après une maîtrise de toutes les compétences liées à une arme, il faut bien sûr penser à en changer, car sinon on n’obtient rien de plus. Attention toutefois, on est obligé de faire des choix, car seul un nombre limité de capacités peuvent être « équipées » à la fois, mais rassurez-vous il est possible de réapprendre d’anciennes compétences afin de modifier sa palette de skills, c’est donc souple de ce côté-là.

En complément dans ce même Palais Fleuri il est possible d’accéder à des donjons supplémentaires, trois provenant des DLCs de la mouture Wii U et l’apparition inédite du Domaine des Rêves pour cette édition Switch. Pour ce dernier, il s’agit d’un nouveau donjon additionnel qui permet d’accéder à des costumes issus de Fire Emblem Three Houses, Persona 5, etc…, à de légers passages scénaristiques, ainsi qu’à des objets et des chansons inédites pour cette version dont She Is assez rythmé pour le coup. Ces ajouts apportent donc un plus non négligeable mais les possesseurs du jeu d’origine trouveront sans doute ces éléments trop minimes, surtout s’ils avaient terminé le titre à 100%.

Les donjons ou Idolasphères, même s’il s’agit de plusieurs étages et couloirs plus grands que dans le monde réel, reprennent des similitudes avec Persona, car chacun d’entre eux possède une « thématique » particulière avec des énigmes et un Level Design adapté en conséquence. Par exemple dans l’un d’entre eux, il faut éviter d’être photographié au risque de refaire un passage, alors que dans un autre il est nécessaire de placer des éléments de manière plus « réfléchie » afin de progresser. Mais bien entendu, ces lieux sont habités par des monstres.

Des combats classiques et techniques

Après être entré en contact avec l’ennemi visible sur le terrain et avec ou sans avantage d’une attaque préventive, une transition s’opère et laisse place à un affrontement au tour par tour classique et technique. Lors de son tour, on peut attaquer, utiliser des objets, changer de héros, utiliser des Skills (capacités offensives, défensives, magies,…) consommant une partie de la jauge de EP (des PMs en somme) ou encore fuir ou utiliser une garde.

On est donc en terrain connu pour cette partie à laquelle s’ajoute les features de résistance/faiblesse en fonction des armements et du type d’attaque que l’on utilise : dégâts électriques, percer une défense, etc… Il faut donc comme d’habitude pour le genre JRPG, essayer diverses combinaisons pour voir ce qui fonctionne le mieux en exploitant au maximum les faiblesses adverses.

Mais la composante principale du soft vient des Sessions, autrement dit lorsqu’une attaque liée à un Skill exploite une faiblesse, les deux partenaires du personnage en question (et les soutiens) effectuent alors des attaques durant le même tour si l’on possède des compétences Sessions associées et ce sans en avoir donné l’ordre au préalable, ce qui amène de gros avantages puisque l’ennemi peut être vaincu grâce à plus d’une vingtaine d’attaques d’affilée. Mais il y aussi des inconvénients !

Lorsqu’un adversaire est vaincu par ce système, les attaques suivantes visent un autre ennemi mais si celui-ci dispose d’une forte résistance ou même de la possibilité de contre-attaquer, vous vous doutez bien que l’on se retrouve en mauvaise posture. A savoir également que les ennemis peuvent aussi faire utilisation de Sessions. Veillez donc à choisir le moment opportun pour le déclenchement d’une Session en difficulté élevée et même en mode normal où il y a quelques pics de difficulté. Il existe également d’autres subtilités que l’on vous laisse découvrir par vous-même. Par ailleurs, cette version Switch intègre la possibilité de passer les séquences de Sessions mais aussi d’avoir des soutiens supplémentaires comme Barry ou Tiki par exemple. En conclusion, ces combats sont techniques et assez plaisants.

Identique à 2016

Pour son passage sur Nintendo Switch, cette mouture Switch est assez fluide, les temps de chargement ont bien été réduits, on a de jolies séquences en anime et la DA est plutôt colorée et agréable. En revanche, le reste de la partie graphique et technique est identique à l’originale de 2016, les décors sont assez vides, les personnages manquent de détails et la plupart des PNJs se contentent d’avoir juste une silhouette de couleur rappelant d’ailleurs Akiba’s Beat durant les phases d’exploration en ville.

Concernant la partie sonore, l’OST se compose de plusieurs thèmes classiques dans le genre (piano, etc…), jingle de Fire Emblem, ainsi que de musiques Jpop chantées et rythmées. Les doublages quant à eux sont en japonais avec comme dit plus haut des sous-titres en français et les menus en anglais.

 

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Malgré sa faible popularité, la Wii U a bénéficié de titres atypiques, malheureusement peu de joueurs(euses) ont pu mettre la main sur cette ludothèque. Aujourd’hui grâce à la Nintendo Switch, plusieurs softs se font connaître et notamment ce TMS #FE Encore. Il est évident que le soft ne s’adresse pas à tout le monde, il faut aimer les différents thèmes, le scénario classique ayant des clichés et la Jpop en particulier. Si c’est votre cas, vous trouverez en TMS #FE Encore un titre atypique ainsi qu’un gameplay s’inspirant de Shin Megami Tensei, le tout cette fois traduit dans la langue de Molière. En revanche si vous possédez le soft de base, vous trouverez forcément que les nouveautés Switch sont trop maigres pour repartir à l’assaut d’un titre déjà exploré à 100%.
ON A AIMÉ !
– Quelques nouveautés appréciables…
– L’univers et la culture Jpop peuvent plaire…
– Enfin en VF
– Les combats classiques et techniques
– Les améliorations
– Personnages attachants
– L’OST assez sympa
ON A MOINS AIMÉ...
– …mais les possesseurs du jeu Wii U trouveront cela léger
– …ou déplaire complètement, tout comme le scénario
– Il aurait pu y avoir des activités en plus dans le « monde réel »
- Juste un « portage »
– Quelques pics de difficulté
Tokyo Mirage Sessions #FE Encore : Le JRPG atypique revient sur le devant de la scène
Tokyo Mirage Sessions #FE Encore
Editeur : Nintendo
Développeur : Atlus / Intelligent Systems
Genre : JRPG
Support(s) : Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 17/01/2020

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