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PS3 / Xbox360
Grand Theft Auto IV : un must-have, tout simplement

Appréciation de MaXoE
5 / 5Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
La série à succès est enfin de retour avec un titre attendu depuis longtemps par les fans. Est-il à la hauteur ? Réponse dans ces quelques lignes.
Grand Theft Auto IV : un must-have, tout simplement

Grand Theft Auto IV, le dernier opus en date de la série mondialement connue des GTA, est un jeu relativement dur à juger. Il n’existe pas, comme dans les versions précédentes ou dans la plupart des suites, une liste de nouveautés faciles à évaluer et sur lesquelles il est possible de discuter. Les développeurs de GTA IV ont en effet pris la ferme décision de se concentrer sur l’expérience de jeu en elle-même, plutôt que de rallonger encore la liste des armes ou des véhicules.

Moins d’équipements mais plus de fun

Certains seront donc surpris d’apprendre que GTA IV propose un nombre d’armes et de véhicules plus restreint que dans GTA San Andreas. S’il ne s’agit pas d’éléments qu’il est possible de trouver (à priori) dans la ville de New York, ils ne figureront pas dans Liberty City. Ceci signifie que les véhicules assez particuliers de San Andreas, comme les hovercrafts ou les avions de combat sont bien évidemment absents. Même chose pour les tronçonneuses ou les lance-flammes.

Avec une liste d’armes et de véhicules qui marque un recul par rapport aux versions précédentes, il est normal de se demander quels sont les atouts de GTA IV. Le titre de Rockstar propose en effet le plus réaliste, et le plus immersif des mondes jamais mis en scène dans un jeu vidéo. L’atmosphère pesante et les innombrables détails, qui n’étaient auparavant vu que dans des jeux scriptés comme Bioshock ou Resident Evil 4, sont maintenant présents dans chaque mètre carré de Liberty City. A n’importe quel endroit de la ville, quoi que le joueur fasse, il a vraiment l’impression de vivre dans un monde quasi-réel. Et pour cela, les développeurs de Rockstar se doivent d’être fiers de leur travail.

Il est probablement intéressant d’illustrer ici quelques uns des détails qui donnent au titre cette atmosphère incomparable. L’exemple le plus évident reste peut-être celui du vol de voitures, à l’origine du titre de la série. Maintenant, la plupart des véhicules garés dans la ville sont fermés, il faudra donc casser la vitre avec le coude ou le pied avant de s’introduire dans la voiture et de trafiquer les fils pour pouvoir démarrer. Une fois au volant, les joueurs pourront apprécier la physique des véhicules, qui donne un réel poids à chaque voiture, camion ou moto. Le réalisme de la conduite se ressent dans les virages (la voiture se penche d’un côté ou de l’autre), les collisions (les vitres explosent, les conducteurs sont parfois éjectés) ou dans les dérapages (qui laissent de belles traces et de la fumée), ce qui est vraiment plaisant.

22, voilà les flics

A moins d’être un véritable extraterrestre, il ne faudra pas attendre longtemps dans Liberty City pour se retrouver poursuivi par une police plus intelligente et plus vigilante qu’auparavant. Les habitués de la série seront heureux d’entendre que la police omnipotente des épisodes précédents, capable de se téléporter immédiatement à l’endroit de l’infraction, a maintenant disparu. Il faut désormais un peu de temps aux véhicules de police pour arriver sur place, notamment lorsqu’ils sont prévenus par radio. Une fois repéré, le joueur verra sur son radar les différents véhicules de la police ou du Swat, ainsi que l’aire de recherche dans laquelle il sera poursuivi.

Dans les versions précédentes, échapper à la police nécessitait de survivre suffisamment longtemps pour récupérer des étoiles de police ou faire passer son véhicule au maquillage. Dans GTA IV, la méthode se révèle beaucoup plus réaliste et plus intéressante. Le système de recherche se base maintenant sur une zone définie autour du dernier endroit où le joueur a été repéré. S’il croise de nouveau une voiture de police, la zone de recherche se repositionne, et les forces de police sont informées par radio du type et de la couleur du véhicule utilisé.

Ce système offre donc plus souvent la possibilité d’assister à des courses poursuites plutôt excitantes, au sein de la circulation parfois dense de Liberty City. Tourner dans une allée sombre avant que la police ne s’en aperçoive, changer de véhicule au milieu d’une poursuite (en sachant que cela prend plus de temps qu’auparavant), charger à travers les barrages ; il existe ainsi de nombreuses techniques pour tenter d’échapper à la police, mais dans tous les cas, il s’agit de phases de jeu très fun et excitantes.

Pan dans ta gueule

Lorsque le joueur ne conduit pas à travers la ville, il se retrouvera assez souvent en train d’utiliser des armes à feu, ce qui est également une vraie réussite grâce au système de visée très efficace mis en place dans GTA IV. Le principe est le même que dans Uncharted ou Gears of War : il faut se mettre à couvert puis sortir au moment opportun pour tirer sur l’adversaire. Cependant, GTA IV propose également plusieurs nuances intéressantes par rapport aux autres shoot’em up. Il est en effet possible d’alterner entre la visée automatique et la visée libre (en fonction de l’appui sur L2), ce qui permet de tirer dans la tête ou dans les jambes, et de voir ainsi des animations différentes quand l’ennemi agonise.

Les phases de jeu dans lesquelles il faut faire parler la poudre sont également très variées. Parfois, il s’agit d’une véritable guerre urbaine, au cours de la laquelle il faut tirer avec un Uzi sur les voitures et sur leurs occupants, tout en se protégeant derrière les poubelles ou tout autre objet se trouvant là. A d’autres moments, il faut progresser doucement dans les étages d’un bâtiment, en tirant au fusil à pompe sur les policiers qui attendent le joueur. Enfin, il faudra parfois faire preuve de discrétion et se placer sur un toit pour sniper et protéger des camarades à distance. Et même si les missions encouragent le joueur à essayer ces différentes approches au moins un fois, il est tout à fait possible de choisir sa méthode dans les missions suivantes.

Il est maintenant temps de parler un petit peu du scénario. Le joueur est placé dans la peau de Niko Bellic, un immigrant fraîchement débarqué à Liberty City, qui rejoint son cousin Roman pour goûter au rêve américain. Comme tous les personnages principaux de la série, Niko est un psychopathe au coeur d’or, mais il faut le souligner, l’ensemble des personnages sordides présentés ici sont mis en scène grâce à des cinématiques très réalistes qui les rendent toujours intéressants. Brucie, le mec bodybuildé qui abuse de la testostérone de requin bouledogue, est d’ailleurs assez hilarant.

Allo, cabinet de Niko Bellic

Le téléphone de Niko va vite devenir un moyen d’organiser le travail et les activités du héros et de sa bonne douzaine de contacts. Les autres personnages vont régulièrement appeler Niko pour lui proposer du travail ou pour sortir boire un coup, ou faire une partie de billard. Les missions de Niko vont du vol de voitures à l’assassinat, en passant par le braquage de banque ou le vol d’hélicoptère. Les objectifs sont toujours variés et s’inscrivent parfaitement dans le déroulement du scénario, avec une difficulté croissante plutôt bien dosée. L’IA de tous les éléments de l’environnement rend les choses très réalistes et aide à plonger le joueur dans l’univers de Liberty City.

Côté graphismes, GTA IV marque également les esprits avec un niveau de détails impressionnant en dépit du gigantisme de la ville modélisée. Les bouches d’égouts fument, les voitures laissent une légère traînée de lumière rouge lorsque leurs feux arrières sont allumés, les piétons parcourent les rues et insultent le joueur lorsqu’il les bouscule, quand ils ne sont pas au téléphone ou en train de boire un café. Les voitures s’arrêtent au feu rouge, mettent le clignotant pour tourner, klaxonnent et ont même parfois des accidents. Toute la ville vie et respire comme si elle était réelle, dans chaque recoin, et il est vraiment impressionnant de voir ce niveau de détail dans un univers aussi vaste.

Au final, Grand Theft Auto IV se révèle sans peine être un jeu indispensable à toute personne vaguement intéressée par les jeux vidéo. Avec un univers immense et réaliste, un scénario qui propose une vraie plongée dans le monde du crime, un niveau de détails jamais atteint dans la série, un gameplay solide et efficace, à la fois au niveau de la conduite des véhicules et du tir, GTA IV possède tous les ingrédients du hit en puissance, et s’avère sûrement être le meilleur épisode de la série. Avec une durée de vie de trente heures au minimum (qui peuvent potentiellement se transformer en cent), et un mode multijoueurs prenant, GTA IV risque d’occuper les joueurs pendant un bon moment. Un must-have, tout simplement.


Initialement publié le 13.05.08

Appréciation de MaXoE
5 / 5Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Sans conteste le meilleur titre de la série. Avec une expérience centrée sur un gameplay très fun et efficace, les développeurs ont fait de GTA IV un indispensable pour tous les fans du genre.
ON A AIMÉ !
- Univers immense et réaliste
- Gameplay fun et efficace
- Durée de vie et difficulté croissante
ON A MOINS AIMÉ...
- Euh...
Grand Theft Auto IV
Editeur : Rockstar Games
Développeur : Rockstar Games
Genre : Action
Support(s) : PS3, Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1 à 16 joueurs
Sortie France : 29/04/2008
Sortie USA : 29/04/2008
Sortie Japon : 29/04/2008