MaXoE Festival 2019MaXoE Festival 2019 MaXoE Festival 2019
Voici un nouveau Concours Comics du MaXoE Festival et aujourd’hui nous allons du côté de Delcourt en vous proposant de gagner chaque jour pendant 5 jours (à partir d’aujourd’hui jusqu’au dimanche 30 juin 2019, 23:59) un exemplaire de Slots de Dan Panosian ! Pour participer, vous devez répondre correctement aux questions qui vous sont posées sur cette page ! 🙂 En savoir plus !
Nous vous avons déjà proposé plusieurs Concours Jeux Vidéo sur consoles pendant cette édition 2019 du MaXoE Festival, place aux joueurs sur PC ! A partir d’aujourd’hui et jusqu’au jeudi 27 juin 2019 à minuit, nous vous proposons de gagner chaque jour une clé PC Steam pour jouer à Vampyr, le jeu de Focus Interactive développé par Dontnod. Et c’est sur cette page que cela se passe 🙂 En savoir plus !
Vous aimez les Comics ? Et bien cela tombe bien, nous aussi ! Avec notre partenaire Urban Comics, et dans le cadre du MaXoE Festival, nous vous proposons de gagner chaque jour à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 28 juin 2019 minuit, 1 exemplaire de Clark Kent : Superman T0 ! Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de répondre correctement aux questions qui vous sont posées sur cette page ! 🙂 En savoir plus !
MaXoE > GAMES > Tests > PS3 > Persona 5 : Le casse du siècle !
PS3 / PS4
Persona 5 : Le casse du siècle !
Personas non grata

Appréciation de MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Spin-off de la série Shin Megami Tensei, la licence Persona a débuté en 1996, et a su au fil des ans conquérir de nombreux joueurs. Attendu comme le messi par certains, le dernier épisode en date, Persona 5, est enfin arrivé sur notre beau territoire. L'occasion pour nous de vous livrer notre avis sur ce JRPG made in Atlus.

Les masques tombent

L’histoire de Persona 5 débute lorsque le héros est en plein casse du siècle dans un casino. Au gré de détours et de faufilement, il arrive facilement à sortir du bâtiment. Mais dehors, il tombe nez à nez avec la police locale, et il se fait attraper. Menotté et transféré à la gendarmerie, il subit tout l’arsenal de l’interrogatoire, coups et blessures compris. Puis on découvre le passé de cet Arsène Lupin en herbe.

Lycéen taciturne sans histoire, un soir il a simplement voulu aider une femme en détresse face à un politicien insistant mais aussi très saoul. La police débarque, et évidemment ce n’est pas le politicien que l’on accuse mais notre lycéen, et cela implique bien-sûr toutes les complications qui vont avec. Il se fait renvoyer de son lycée et dispose désormais d’un casier judiciaire. On l’envoie donc en réinsertion dans un autre établissement scolaire, il est de surcroît placé sous la tutelle d’un patron de café qui lui suggère de ne pas s’attirer d’ennuis où il le vire de chez lui. Mais les ennuis ne vont pas tarder à arriver…

Nous n’allons pas nous impliquer davantage dans le scénario, mais celui-ci est bien ficelé, il aborde de nombreux thèmes graves actuels comme le harcèlement, le meurtre,… Mais il sait aussi se montrer sous un ton plus léger avec différentes mises en scène entre les protagonistes.

Les bases riche d’un JRPG

Persona 5 est un JRPG et contient tout ce qui le caractérise : un scénario intéressant et très présent, des combats classiques et dynamiques au tour par tour, de l’exploration, des quêtes annexes à réaliser et des donjons à explorer.

Mais aussi des affinités sociales à tisser entre personnes du groupe et PNJs, des mini-jeux, des améliorations de caractéristiques selon les activités, des Persona à acquérir et fusionner, les cours et examens au lycée… Sans oublier un calendrier à date butoir ! Mais le concept reste aussi de concilier vie d’étudiant et vie privée, sans oublier la partie sociale aux multiples choix.

Des choix pas toujours simples

Concilier sa vie entre travail et vie privée/sociale n’est jamais une chose facile, et sur ce point Persona 5 le démontre bien. Dans une journée dans la vie d’un étudiant tokyoïte, on suit son rythme mais on va aussi lui imposer le nôtre. C’est ainsi qu’il va falloir apprendre à gérer son emploi du temps tout au long de la journée.

Tout d’abord il y a les cours, notre professeur n’hésite pas à nous questionner. En répondant juste, on se démarque en faisant évoluer la statistique d’intelligence. Oui, oui, vous avez bien lu, mais ce n’est pas tout.

Il va falloir se faire des ami(e)s dans ce nouveau lycée. Lors de discussions avec les étudiants, ceux-ci attendent parfois une réponse de notre part. Et si nos relations évoluent dans le bon sens, il se passe des choses bénéfiques pour nous, comme acquérir de nouvelles compétences par exemple. Ainsi, selon certaines connaissances, on peut aller jusqu’à faire l’école buissonnière sans souci et en profiter pour améliorer notre équipement ou nos caractéristiques.

En dehors des cours, certaines de nos activités ont des répercussions sur nos statistiques ou compétences : si on s’entend bien avec d’autres personnages, plutôt que de lire pour améliorer uniquement l’intelligence du héros, pourquoi ne pas aller faire la fête avec eux, dans l’optique d’accéder à des objets régénérants plus performants ? Les activités sont diverses, on peut faire de la boxe pour améliorer ses PVs, jouer aux jeux vidéo, obtenir un job du soir pour glaner quelques Yens, aller au cinéma, pêcher… Il y a beaucoup d’activités, même si celles-ci ne sont pas forcément jouables et que l’on se retrouve plutôt en « spectateur » que « joueur ». Se divertir c’est bien, mais il ne faut pas oublier les examens. La date d’échéance plane toujours au-dessus de nos choix.

En dehors de la vie d’étudiant

Comme traditionnellement dans les épisodes Persona, l’après-cours est également propice à la découverte de donjons dans un monde parallèle. Pour cet épisode, on évolue dans des « Palaces » ou plus exactement dans l’esprit d’interlocuteurs de Tokyo. Chacun de ces esprits révèle les pensées les plus malsaines de son interlocuteur dans l’optique d’aborder des thèmes dont nous parlions plus haut. Mais ce qui fait le sel de ces Palaces, outre les diverses ambiances qui s’y dégagent, c’est la manière dont il est possible de les aborder.

Il y a deux moyens d’y évoluer, soit en se faufilant discrètement tel un voleur sans se faire surprendre par les monstres présents, soit en allant à la confrontation directe avec eux. Néanmoins, on vous déconseille cette dernière solution. Non seulement votre stock d’objets régénérants va en pâtir, mais en plus si les ennemis (sorte de gardiens) qui rodent vous repèrent, cela va augmenter une jauge petit à petit. Et si cette jauge atteint les 100%, c’est l’éjection pure et simple du Palace en question. Il faudra attendre le lendemain avant de pouvoir y pénétrer de nouveau.

Il convient donc mieux de jouer sur le système de discrétion en évoluant de cachette en cachette. Pas de quoi se prendre pour un as de Splinter Cell ou d’Assassin’s Creed, mais ce côté infiltration arrive à faire monter la tension et l’adrénaline. On se prend rapidement au jeu d’évoluer de cette manière dans ces dédales, jusqu’à arriver dans des safe rooms (salles de repos). Ces salles permettant de sauvegarder la progression dudit donjon. Très pratique ces safes rooms puisque si l’on est en manque de PV ou d’un équipement puissant, on peut sortir du Palace, vaquer à nos occupations, puis y revenir mieux préparé. La seule chose à prendre en compte reste de finaliser le donjon avant la date d’échéance, sinon un joli Game Over s’affichera. Il faut donc apprendre à bien gérer son temps, à l’intérieur comme à l’extérieur de ces donjons.

Un Hold-Up qui tourne mal

Revenons à ces deux phases de jeu : si l’on opte pour l’infiltration, on peut surprendre les ennemis et avoir certains avantages en combat. C’est à ce moment propice que les combats JRPG au tour par tour prennent le relais. Assez classique et dynamique dans son approche, le système utilise l’association d’une touche différente pour chaque action. Si l’on souhaite attaquer, il suffit d’appuyer sur la touche d’attaque, on peut également dégainer un pistolet, se défendre, utiliser un objet et se servir de compétences (ici, ce sont des Personas).

Ces compétences liées aux Persona incluent différents types d’attaques élémentaires (certaines puisant dans les PV, d’autres dans la magie), et autres altérations d’état (sommeil,…). En exploitant les faiblesses de chaque ennemi, ceux-ci passent en état de choc puis tombent à terre, et de ce fait, cela nous permet de glaner un tour supplémentaire pour agir. Chose intéressante, on peut même passer la main à un équipier pendant ce tour supplémentaire. Jusque-là, la mécanique est assez connue, d’ailleurs les états de choc dûs à l’étourdissement ou au sommeil provoquent généralement la même chose dans d’autres JRPG. Attention tout de même, les ennemis peuvent également vous faire tomber, et là ça fait mal, même très mal. Mais le plus intéressant est dans la subtilité à venir.

Il s’agit ni plus ni moins d’atteindre l’état de choc de tous les ennemis pour avoir accès à d’autres possibilités : une attaque spéciale du groupe, mais surtout la possibilité d’utiliser la feature Hold-Up qui donne plus de relief et de piment aux combats. Concrètement, on va parlementer avec les adversaires pour mener le combat à terme, ou négocier de l’argent et autres objets. D’un point de vue d’améliorations de l’équipement, c’est très bénéfique. En revanche ce qui est encore mieux, c’est de continuer une âpre négociation pour avoir la possibilité d’enrôler le Persona ennemi dans notre équipe.

Dans la pratique, il faut sélectionner judicieusement les réponses en fonction d’indices et des comportements ennemis. Néanmoins, il est très facile de se tromper de réponse, et là l’adversaire se met en colère, se relève et attaque sans crier gare. Et le petit plus qui stress, c’est que nous ne sommes pas les seuls à être habilités à utiliser cette feature, les ennemis peuvent aussi le faire. Il n’est donc pas rare d’avoir l’un de nos alliés pris en « otage » et là c’est l’ennemi qui commence à négocier la rançon.

Persona-lisation

Parlons un peu des Personas. Si le héros peut en équiper plusieurs pour avoir accès à un large éventail de techniques, ce n’est pas le cas des autres alliés qui ne peuvent en équiper qu’un à la fois. Compte tenu de cela, il ne va pas falloir se contenter du Persona de base mais en acquérir de nouveaux ou les fusionner entre eux. Nous avons ainsi la possibilité d’en acquérir lors de Hold-Up, mais pas seulement.

En effet, au croisement de la réalité (« monde réel ») et des rêves, se trouve un lieu appelé la Velvet Room connu des amateurs de la série Persona. Le maître des lieux n’est nul autre que le mystérieux Igor à qui il faudra louer nos services. Concrètement la Velvet Room permet de fusionner des Personas entre eux.

Selon les fusions effectuées, on peut obtenir des Personas que l’on a déjà rencontrés en combat. Pas de quoi abuser de cette feature me direz-vous, mais si l’on vous dit que ces nouveaux Personas disposent de différents bonus en fonction de leurs parents, là c’est tout de suite plus attrayant.

Ainsi, on cherche les meilleures combinaisons pour créer des Personas imbattables afin de réussir le passage délicat du moment. N’allez pas croire que vous allez devenir surpuissant en un claquement de doigt, les Personas ne dépasseront jamais le Level du héros pour ne pas tomber dans l’excès, du moins en théorie. En pratique, il en va autrement mais on ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte.

Une retranscription fidèle

On ne va pas le nier, Persona 5 en profitant d’une sortie sur deux générations de consoles (PS3 et PS4), n’est pas techniquement au top des productions du moment. Néanmoins, la direction artistique est vraiment bien maîtrisée par Atlus : Tokyo et ses quartiers sont vraiment très bien retranscrits, l’aspect comics a du cachet rappelant celui de Viewtiful Joe (jeu d’action paru sur PS2), quant aux séquences en anime/manga, celles-ci sont de haute volée.

Si vous avez joué à Persona 3 et Persona 4, les sonorités de ce nouvel opus vous seront familières puisque l’on retrouve Shoji Meguro à la baguette avec de superbes thèmes jazzy/rock.

Gros bémol cependant, le titre ne bénéficie pas d’une localisation française, on doit de se contenter de voix et textes en anglais. A ce sujet, il faut une bonne maîtrise de la langue de Shakespeare. Si vous préférez les doublages japonais, un DLC est disponible en téléchargement.

Testé sur une version PS4

Appréciation de MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Le bilan de Persona 5 ne va pas être long. Atlus signe là un épisode d'une excellente facture qui mêle adroitement la vie d'étudiant/sociale et le "job" parallèle. Le scénario se montre profond en abordant plusieurs thèmes graves, et les combats JRPG au tour par tour sont assez dynamiques et stressants à la longue. Toutefois, le jeu n'est pas parfait. Les deux seules zones d'ombre concernent l'aspect social qui n'est pas jouable à 100% et le fait qu'il n'y ait pas de traduction française, on doit donc se contenter de la langue de Shakespeare. Mais attention, il faut une bonne maîtrise de cette langue qui utilise moult abréviations et argots. Si ces deux aspects ne vous rebutent pas, vous serez en face de l'un des meilleurs JRPG de ce début d'année 2017 !
ON A AIMÉ !
- Scénario profond et mature
- Les combats
- Les Personas
- Les compétences à acquérir
- Aspect social...
- Grande durée de vie (70 heures au bas mot)
ON A MOINS AIMÉ...
- ...pas jouable à 100%
- Il faut avoir une bonne maîtrise de la langue de Shakespeare
Persona 5 : Le casse du siècle !
Persona 5
Editeur : Deep Silver
Développeur : Atlus
Genre : JRPG
Support(s) : PS3, PS4
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 04/04/2017