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Assassin’s Creed III : le meilleur à ce jour

Appréciation de MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Cela fait un bout de temps qu'on l'attend celui-là. Depuis Assassin's Creed II d'ailleurs. Ben oui, Brotherhood et Revelations prolongeaient l'aventure mais sans la révolutionner. Ce nouvel opus nous propose justement une révolution, celle qui a vu naître les US ...

 

L’histoire

Desmond cherche à éviter les inévitables catastrophes qui sont liées au 21 décembre 2012, jour de catastrophe selon le calendrier Maya. Lui et ses amis essaient de pénétrer dans un temple de la première civilisation. Il semblerait cependant que la pomme d’Eden ne soit pas suffisante pour en connaître tous les secrets. Il faut alors retourner dans l’animus pour chercher d’autres artefacts. Bon voilà l’excuse pour se la jouer encore voyage dans le temps. 

Vous voilà alors projeté dans la peau de Haytham. Le premier meurtre a lieu dans un théâtre londonien. Cela se passe sans heurts. Votre marche rapide après votre forfait pour vous extraire de ce lieu a quelque chose de classe, la tension monte doucement, et les décors sont magnifiques. Cela augure du meilleur pour la suite du jeu.

Après ce premier méfait, votre organisation vous envoie à Boston et pour cela, vous montez à bord d’un 3 mâts. Cette séquence vous plonge dans une ambiance terrible, on pourrait presque sentir l’âpre sueur des marins mêlée aux embruns du grand large. Les événements se précipitent alors que vous arpentez les rues de Boston, vous déclenchez un affrontement en règle avec les autorités militaires qui débouche, évidemment, par un assassinat en règle. C’est ce moment qu’ont choisi les scénaristes pour vous réserver une bien belle surprise. Il n’est d’ailleurs pas impossible que vous laissiez échapper quelques noms d’oiseaux à ce moment là. 

Mais retenez votre frustration, c’est aussi l’occasion de changer de personnage pour incarner, cette fois, Connor, mi-indien, mi-anglais. 

Les arbres n’ont aucune secret pour vous

Vous allez le suivre depuis son enfance au sein d’un village indien jusqu’à ce qu’il devienne un assassin. Connor est aussi habile qu’Ezio et son domaine d’expression est constitué de falaises et de grands arbres. Autant on a aimé se balader sur les toits et façades des plus grands monuments, autant cette impression de liberté, en pleine nature, est jouissive.

Nous n’allons pas pénétrer plus loin dans le scénario de cet opus, sachez simplement qu’il vous réserve son lot de surprises et de révélations. Le prologue, très long, est très dirigiste comme vous avez pu le constater sur ces quelques lignes. C’est une recette connue chez Ubisoft, elle permet de planter le décor avant de vous lâcher pour un gameplay plus libre. Bien qu’un peu longuette, on aime cette phase qui est propice à une meilleure immersion. 

Un petit spoil, pour les connaisseurs de la série, sachez tout de même que l’on retrouve Daniel Cross, un autre sujet, qui fait l’objet du comics que nous avons testé ici. C’est pas une bonne nouvelle ça ? 

Et hop un ennemi bientôt à terre

Le gameplay

On retrouve les bases de la licence. En substance, le gameplay repose sur des mécanismes connus mais ne croyez pas pour autant que cela sente le réchauffé.

Du côté des missions habituelles, il faudra aller récupérer du matériel à droite à gauche, détruire une cargaison sous bonne garde, s’infiltrer sans éveiller les soupçons, espionner les conversations, se battre, assassiner, voler, j’en passe et des meilleures… Tout cela est déjà-vu certes, mais le fait de le faire dans un port, sur un bateau, sur une falaise avec, en plus, une IA revue à la hausse, renouvelle le plaisir. Il y a aussi de nouvelles quêtes que nous vous détaillons un peu plus bas. 

Le terrain de jeu donne le vertige. Vous avez non seulement accès à des zones naturelles (forêt, montagnes, …) immenses mais les deux villes du jeu sont d’une taille très respectable. Ainsi Boston et New-York vous offrent des heures de déambulations, de décors variés, de quartiers riches, de zones plus dangereuses, … 

Revenons maintenant sur notre héros : Connor est plus agile que ses ancêtres. Il faut voir sa manière d’escalader les arbres et les édifices. Tout semble plus facile. On pourrait presque parfois nourrir quelques regrets car on aimait bien ces moments de recherche de la bonne prise dans les précédents opus. A pied, il démontre aussi un beau naturel. Courez au milieu de la forêt et vous le verrez slalomer entre les arbres à une vitesse vertigineuse. La rigidité d’Altaïr n’est plus qu’un souvenir, jamais la maniabilité n’a été aussi bonne. Il est aussi très habile pendant les combats, capable qu’il est d’esquiver, de percer une défense ou encore d’utiliser une arme à feu en plein coeur de l’action. Ils font moins les malins les anglais. Cela dit, c’est plutôt Connor qui fait aussi moins le malin car les adversaires se sont amélioré eux aussi. 

les affrontements en milieu urbains sont toujours aussi nombreux

Une IA vitaminée et quelques nouveautés

Justement, parlons de cette IA. C’est bien mieux qu’avant ! Les combats sont plus compliqués avec des adversaires qui savent esquiver, feinter et contourner habilement. Mais le plus notable c’est la surveillance des gardes. Quand vous les avez alertés, il est de plus en plus compliqué de vous en débarrasser. Il faudra redoubler de vigilance et ne pas hésiter à occire le plus curieux des ennemis, il y en a toujours un pour flâner autour du tas de foin dans lequel vous êtes planqué. En tout cas, les phases d’infiltration sont plus délicates et donc plus passionnantes. 

Au rayon des nouveautés, en voici une de taille : vous allez être amené à naviguer sur des grands navires et participer, à leur barre, à des batailles navales. On peut vous le dire tout de suite, les sensations sont excellentes. A vous de manier la barre pour aligner les canons fixes et à vous aussi de déclencher judicieusement les attaques avec les canons mobiles. Concrètement, ces batailles sont très immersives, on a vraiment l’impression d’être dans le bain, le chaos, le bruit des déflagrations, la tension, tout est palpable. 

Encore une nouveauté : vous serez amené à diriger une escouade d’artilleurs lors des batailles rangées contre les anglais. Il va falloir déclencher le feu au moment opportun pour limiter les pertes dans vos rangs et surtout il faudra naviguer entre les zones de tirs.. Ces phases sont réellement enthousiasmantes. 

La chasse, autre élément nouveau, vous permettra justement de récolter des matières premières. Cette partie a été grandement développée. Votre chasse pourra se faire au corps à corps mais aussi en utilisant des collets et des appâts. Connor est aussi capable d’analyser des indices pour suivre une proie à la trace. Renards, daims, cerfs, lapins, ours n’ont qu’à bien se tenir. Idéales entre deux missions, ces phases sont reposantes.  

Et puis il y a de vrais nouveaux challenges. On a beaucoup apprécié le passage où vous devez trouver la maison des insurgés sans aucune indication concernant son emplacement, c’est très immersif et très réaliste. Les phases de chasse aussi sont nouvelles comme les batailles navales sur lesquelles nous reviendrons un peu plus bas. Et puis que dire des moments de fuite au milieu des boulets de canon ou des séquences de commandement de tout un bataillon. 

Pour finir dans ce registre, signalons l’arrivée de la météo. Le monde évolue désormais au fil des saisons et vous découvrirez ainsi une Amérique torride ou glaciale. La pluie vient aussi s’inviter à la danse et c’est franchement une bonne idée. 

 

Un peu de gestion

Comme toujours, il y a une part de gestion dans le jeu. Vous devrez ainsi faire en sorte de gérer les affaires avec les commerçants et les artisans. Avec les matériaux trouvés, faites fabriquer des barils, des bougies, des boutons, que sais-je encore. Il suffit ensuite de faire acheminer votre production pour récolter de la monnaie sonnante et trébuchante. Attention, il faut utiliser le bon transporteur en surveillant les risques et les taxes attenantes. C’est sympathique et plus élaboré que ce que l’on a connu jusqu’à présent dans la licence. 

Les villes sont très bien modélisées

Multi je t’aime

Le multi est toujours aussi fantastique. Pour mémoire, il s’agit de sa balader dans un niveau en cherchant à occire une cible qu’il vous faut reconnaître dans la foule. Evidemment, il y a des sosies, donc ce n’est pas que facile. Il faut bien observer et s’approcher le plus discrètement possible pour obtenir des bonus de points. Mais faites gaffe, vous êtes aussi la cible d’un autre joueur.

Alors évidemment on vous propose quelques indices pour reconnaître votre future victime ou échapper à votre bourreau. Le cadre représentant votre cible vire au bleu si vous êtes en visuel et vous entendrez des battements de coeur de plus en plus prononcés à son approche. De l’autre côté, des murmures vous avertiront de l’approche de votre némésis. On ne peut pas vraiment se défendre, il faut fuir ou réagir au bon moment pour ridiculiser votre adversaire. Vous disposez aussi d’une boussole vous indiquant, à la louche, la direction et la distance de votre cible. Sympa comme tout, on retrouve le stress de ce multi si particulier, bien loin des FPS. On adore. 

Les modes de jeu ne sont pas très nombreux. En dehors du deathmatch simple, on trouve le mode traque, celui-ci est un deathmatch aussi mais vous n’avez pas de sosies sur la carte, du coup exit la boussole, à vous de vous débrouiller pour trouver votre cible. Cela rend les choses plus directes, plus intuitives, sympa mais on préfère le deathmatch avec plus de monde sur la carte. Dans  Assassinat c’est à vous de choisir votre cible librement. Il faut essayer de repérer dans la foule qui est un joueur et qui est un PNJ. Dans ces 3 modes, le plaisir est indéniable grâce notamment au stress omniprésent. 

Du côté des modes en équipe, signalons le nouveau mode Domination qui est une capture de territoire. Dis comme cela, ça paraît classique mais projeté dans le gameplay d’Assassin’s Creed, les parties sont très originales. Il y a également le deathmatch par équipe dans lequel vous chasseur et chassé  à tour de rôle et l’assaut de relique qui est une capture du drapeau. 

Enfin le mode Meute vous donne la possibilité de vous associer à d’autres pour chasser le plus de cibles possibles dirigées par l’IA. 

Les batailles navales vous plairont à coup sûr 

En sus des indicateurs visuels, vous bénéficiez de capacités. Elles peuvent être actives comme celle qui vous permet de vous déguiser pendant un laps de temps limité ou comme celle qui vous permet d’envoyer des pièces à terre histoire de voir qui réagit. Mais vous avez aussi les atouts comme l’amélioration de votre champ de vision ou la reconnaissance des poursuivants reconnus ou qui vous traquent. 

Ces capacités sont regroupées en profils, il vous faut donc choisir le profil en accord avec votre façon de jouer. C’est un vrai plus tactique, indéniablement. Vous pourrez débloquer des nouvelles capacités en les achetant avec l’argent obtenu par expérience. Et puis si vous ne voulez pas attendre, et bien on peut aussi les acheter avec sa CB. Chacun voit midi à sa porte. 

 

Au final 

On ne peut pas tout vous dire, d’abord parce qu’il y a trop de choses à vous dévoiler mais aussi parce que nous ne voulons pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Sachez simplement que certaines séquences se la jouent un peu QTE. Comme cette possibilité de donner un ordre d’attaque à toute votre escouade à l’approche d’un groupe d’ennemis. Notre héros peut aussi désormais s’appuyer à un angle histoire d’attendre la prochaine victime tout en l’observant. Cela peut paraître rien mais c’est quand même beaucoup plus réaliste.
   
Quelques défauts pointent tout de même le bout de leur nez. L’infiltration est parfois un peu grosse. Prenons pour exemple une des premières séquences du jeu quand vous escaladez les balcons d’un théâtre au nez et à la barbe de tous les spectateurs. On constate aussi quelques artefacts visuels mais rien de bien gênant. 

Mais comment en vouloir à un titre qui si abouti ? Vous allez passer des heures dans cet univers avec sa pléthore de lieux et de missions. Le scénario est bien plus fouillé qu’avant et le personnage de Connor est plus tourmenté que celui d’Ezio. Il ne croit pas toujours à ses actes, il doute des assassins, il doute de certaines de ses actes. Et puis il y a quelques séquences d’anthologie. Comme cette traversée folle de la ville sous les boulets de la marine Anglaise. Le grand spectacle est de mise ! On ne vous dit rien mais vous aurez le droit à quelque chose de spectaculaire aussi à New York…

 

Testé sur une version PS3.
Appréciation de MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

La licence va encore plus loin. Les grands espaces, les scènes d'anthologie, le sentiment de liberté sont autant de bonnes raisons d'acheter ce titre. On pourrait dire que la jouabilité n'est pas vraiment révolutionnée, oui c'est vrai mais les nouveautés sont là avec, entre autres, les batailles navales ou encore la chasse. Mais le gameplay d'Assassin's Creed est unique, ils ont créé à l'époque une nouvelle façon de jouer. Figurez-vous qu'on ne s'en lasse pas ! A posséder absolument.
ON A AIMÉ !
- espace de jeu immense
- les batailles navales
- la maniabilité aux petits oignons
- le multi ravageur
- le scénario
ON A MOINS AIMÉ...
- pas de changement de gameplay ...
- ... mais après tout c'est ce gameplay qu'on aime
- quelques petits artefacts visuels
Assassin's Creed 3
Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montréal
Genre : Infiltration/Action
Support(s) : PC, PS3, Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1-8
Sortie France : 31/10/2012