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Metro Last Light, 2 avis sinon rien : turn on the light, that it shines on me

NOTE DE MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Suite de notre semaine focus Metro, avec aujourd'hui le point d'orgue, celui qui a justifié cette semaine spéciale : Metro Last Light. Après le très bon Metro 2033 chroniqué par mon compère Tof précédemment, voici aujourd'hui cette suite, qui a pourtant bien failli ne jamais voir le jour. C'est que l'éditeur de ce jeu était le regretté THQ, démantelé l'an dernier dans des circonstances sordides, et si toutes leurs licences ont trouvé preneur, on ne peut hélas pas toutes espérer les voir un jour arriver au bout de leur développement... Heureusement, Koch Media est un éditeur kinenveut, et les petits gars de 4A Games ont pu poursuivre sereinement la suite de leur hit. Prêt pour un tour de plus dans un effrayant train fantôme ? C'est parti pour un double avis ...

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L’avis de Rod

Moscou, 2034, après l’apocalypse nucléaire. Artyom, c’est-à-dire vous, a mis fin à la menace des Sombres, des créatures humanoïdes dont les intentions ont toujours été nébuleuses. Et du coup, Artyom ne dort pas très bien. Il fait des cauchemars, sa conscience le taraude, et le lien privilégié qu’il s’est averé avoir avec cette étrange espèce, en étant par exemple immunisé à leurs pouvoirs d’intrusion mentale, est devenu un fardeau, d’autant plus que pour l’ensemble de l’humanité, les Sombres ne sont qu’une menace, particulièrement dangereuse. Aussi, quand l’une de ces créatures refait surface, c’est Artyom qui est envoyé pour une opération létale. Mais le retour des Sombres est loin d’être la seule menace qui pèse sur Moscou.

Dès l’introduction, on baigne dans une ambiance incroyable : glauque, poisseuse, cauchemardesque au sens littéral du terme. L’humanité vit terré dans le réseau du métro, donc chaque station est l’enjeu d’âpres luttes entre factions de survivants. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le monde dépeint par 4A Games est angoissant : héritiers d’Hitler, communistes version Staline, cannibales, les différentes factions ne sont guère reluisantes, et montrent la capacité de l’homme à redevenir primitif lorsque les circonstances l’exigent. C’est d’ailleurs un point récurrent du jeu : il ne se cache pas derrière le politiquement correct, et lorsqu’il entend interroger le joueur ou lui montrer des choses peu reluisantes, il le fera, à charge pour le joueur d’en tirer les conclusions de son choix. Astucieux sans être dogmatiques, l’univers foisonnant et la narration de ce Metro Last Light font déjà beaucoup pour le plaisir du joueur.

Ainsi donc tout le prologue nous enverra à la poursuite de ce survivant, tout en appréhendant un gameplay hyper classique mais là aussi très immersif : il faudra mettre un masque anti-radiations pour sortir à la surface (et malgré la menace bien réelle, revoir le soleil est un vrai soulagement dans ce jeu), le nettoyer lorsqu’il est couvert d’eau ou de sang, allumer sa lampe torche tout en veillant à l’économiser ou à la recharger, utiliser son briquet pour brûler des toiles d’araignées, surveiller ses réserves d’oxygène, tout est fait pour que certaines commandes servent essentiellement à se plonger dans les petits gestes qui vous associent au destin d’Artyom.

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Difficile de ne pas spoiler le scénario. Il est loin d’être indigent, mais ce n’est pas non plus un monument d’inventivité. Non, c’est plutôt dans la façon de raconter les histoires, dans la façon de les mettre en place et de faire vivre certains enjeux que le jeu se démarquera. Ainsi, le joueur sera amené à vivre une relation de réelle et profonde amitié avec un PNJ, et la façon dont les rapports des deux se construisent, dont ils s’entraident. Voir à quel point le simple fait de le retrouver, lorsque l’on est coursé par des créatures immondes, est un  soulagement montre déjà à quel point l’expérience vécue est émotionnellement prenante. Bien sûr, depuis, Last of Us est passé par là et les premiers échos semblent indiquer qu’il enterre toute concurrence en la matière, mais rien que pour cela, ce Metro Last Light mérite que l’on s’y attarde. En réalité, il rappelle terriblement Half Life : scripté, certes, au scénario médiocre, mais tellement accrocheur et bien raconté…

Du reste, il faut tout de même noter que si ce jeu n’est pas l’adaptation du roman Metro 2034, c’est tout de même l’auteur des romans qui en a rédigé l’essentiel, ce qui se voit dans la cohérence de l’ensemble. On ne saurait d’ailleurs que trop vous suggérer de jouer en russe, pour être encore davantage plongés dans l’histoire.

Foin d’armes délirantes dans le jeu : ce sont des armes de récupération, pour certaines bien connues de tout amateur d’armes, que l’on pourra customiser pour les adapter à son gameplay. Le fait de faire des munitions la monnaie de cet univers renforce encore sa cohérence : le bien le plus précieux est celui qui assure votre survie. On regrettera, dès lors, que l’on en trouve si facilement parfois.

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Pour le reste, Metro Last Light est un FPS tout à fait efficace, qui vous fera sursauter de temps à autres, doté d’une maniabilité aux petits oignons (même si Artyom est lent comme un escargot avec un attelage). On regrettera simplement, et c’est un mal récurrent des jeux récents, que l’infiltration soit si mal gérée par l’IA et se révèle être, très rapidement, une arme absolue. On ne peut pas dire que l’IA brille particulièrement, on est loin de Far Cry 3, mais lorsque l’on décide de s’infiltrer, on aurait presque envie de donner aux PNJ une canne blanche…

Techniquement, les intérieurs sont très réussis, tous dotés d’une identité propre et bien affirmée, avec notamment des jeux de lumière (et donc d’obscurité) extrêmement réussis, qui collent à merveille au propos du jeu. Les extérieurs, moins variés, ne sont cependant pas en reste, avec notamment une impression d’espace qui contraste avec le reste et renforce encore la situation d’enfermement. Comme nous le disions précédemment, l’extérieur est terriblement dangereux, mais parfois on brûle d’y remonter, ne serait-ce que pour respirer un peu… En revanche, en contrepartie, sur PC, il vous faudra une machine costaud pour profiter au maximum du jeu, les jeunes gens de 4A Games ne sachant toujours pas optimiser leurs jeux…

Dernier point technique, la bande-son est remarquable : discrète, appropriée, la musique s’ajoute judicieusement à un environnement sonore de qualité.

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Jeu testé sur PC, disponible également sur X360 et PS3

 

L’avis de Tof

Alors que le Charentais a testé le jeu sur PC, j’ai pu poser les mains sur PS3. Evidemment la claque graphique est un peu moindre même si le titre bénéficie d’une direction artistique de premier ordre. Ne vous attendez donc pas à des textures de malades, ce n’est pas le cas. Par contre, les environnements sont bourrés de détails qui font la différence, surtout dans le métro. Admirez les habitants vaquer à leur occupation, fouillez les lieux pour vous imprégner de la présence humaine, présente ou passée. A la manière d’un Bioshock, les objets délaissés ici et là ont une histoire, forcent l’ambiance. 

C’est cette ambiance qui nous fait oublier un gameplay plutôt classique. Chaque couloir, chaque rencontre (spécialement les différentes factions), chaque dialogue est un moment de plaisir. L’horreur est bien palpable et cette impression est renforcée par le jeu des lumières qui est particulièrement réussi. Ils savent distiller la peur, à n’en pas douter. Le bestiaire aussi sait le faire même si les créatures non humaines manquent un peu d’originalité. 

Côté arsenal, on retrouve des choses rencontrées dans Metro 2033. Les fusils ont bien vécu, il faut rapidement les améliorer pour obtenir des flingues dignes de ce nom. Les achats d’accessoires et autres améliorations ne doivent pas être faits à la légère, une très bonne arme peut vous sauver la vie dans la pénombre du métro. 

On retrouve le couple infiltration/baston de la licence mais on aura plus tendance à utiliser la méthode douce que dans Metro 2033. Les scènes proposées s’y prêtent beaucoup plus. On sent que les développeurs ont souhaité insister sur ce point. D’ailleurs, il est souvent difficile de survivre face aux assauts ennemis quand vous avez déclenché l’alarme. Mais je rejoins l’avis du charentais sur le fait que l’infiltration est parfois bien trop facile. Il suffit souvent de dézinguer les ampoules pour s’en sortir. Cela dit, j’ai eu quelques pics de stress quand même. 

Que dire de plus sinon que le titre ne propose pas de vraie nouveauté par rapport à Metro 2033. Simplement le gameplay évolue un peu pour plus d’infiltration. L’ambiance est terrible à n’en pas douter et cela est renforcé par la bande originale qui est de très grande qualité (notre test ici). On peut simplement reprocher un gameplay FPS classique, avec une IA faiblarde, donc pas le ténor du genre. Si vous aimez les challenges techniques, cela risque de vous rebuter (surtout en l’absence de mode multi) et si vous aimez les histoires bien racontées, prenez un ticket, la prochaine rame arrive. 

NOTE MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Nos deux avis le disent, Metro Last Light est un FPS très réussi, mais qui plaira essentiellement à ceux qui pensent que l'on peut jouer à un FPS et faire l'effort de s'immerger dans un univers riche dans lequel les développeurs font tout pour nous accueillir avec une sincérité touchante. Ce n'est pas le plus fun, ni le plus bourrin, ni le plus abouti, mais c'est certainement l'un des plus généreux dans les efforts qu'il fait pour offrir au jeu une belle expérience, un récit de très haute qualité. Il ne plaira pas à tout le monde, il s'est mal affranchi des défauts de son aîné, il n'a pas de multi, et son mode de difficulté le plus haut, de toutes façons pas bien terrible, est en DLC, mais qu'importe : pour les joueurs curieux, il vaut largement le détour.
ON A AIMÉ !
- Visuellement abouti
- D'une cohérence incroyable
- Immersion impeccable
- Bande-son impeccable
ON A MOINS AIMÉ...
- Un peu trop court
- Le mode de difficulté en DLC...
- IA aux fraises
Metro Last Light
Support(s) : PC, PS3, Xbox360

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