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Vancouver 2010, la médaille en chocolat

Appréciation de MaXoE
2 / 5
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
A la veille des Olympiades de Vancouver, le titre de SEGA mérite-t-il une place sur le podium ?
Vancouver 2010, la médaille en chocolat

Tous les quatre ans, les Jeux Olympiques (d’hiver ou d’été), constituent un évènement majeur dans la vie de beaucoup de sportifs. Souvent contraints de faire de nombreux sacrifices afin d’avoir la chance d’y participer, les athlètes sont toujours fiers de pouvoir représenter leur nation dans une compétition sportive qui prône le respect de l’autre et le dépassement de soi. Comme bien souvent, cette fête planétaire constitue pour les éditeurs un prétexte de plus pour inonder les étals d’un titre reprenant à son compte les épreuves des Jeux Olympiques. Bien entendu, la mouture 2010 des Jeux ne déroge pas à la règle et c’est SEGA s’est chargé du travail en développant Vancouver 2010, un titre malheureusement loin d’une véritable expérience Olympique. Explications.

La tête dans la poudreuse

Dès le premier coup d’oeil, Vancouver 2010 s’avère être un titre sans fioritures, à la limite du minimalisme. En effet, une fois dans le menu principal (représenté sous forme d’un simple tableau), le joueur a la possibilité de choisir entre trois modes de jeux (Jeux Olympiques, Entraînement et Défis), qui lui permettront ensuite de sélectionner la ou les épreuve(s) souhaitée(s) parmi les 14 disponibles, un nombre d’épreuves très loin de représenter la multitude de disciplines sportives pratiquées lors d’un évènement comme les Jeux Olympiques. En conséquence, la durée de vie du titre de SEGA se trouve particulièrement limitée, d’autant que certaines épreuves sont assez similaires et n’offrent pas la variété de gameplay attendue dans ce genre de titre.

Côté contrôles, le titre abandonne les appuis répétés sur les boutons de la manette prônés par exemple par la série des International Track & Field pour se concentrer sur une prise en main plus simple et plus adaptée au plus grand nombre. Ainsi, il faudra parfois utiliser les gâchettes pour garder l’équilibre à ski ou manier les deux sticks analogiques pour conserver la bonne trajectoire en bobsleigh. De ce point de vue, Vancouver 2010 est plutôt réussi car il se démarque véritablement de ses prédécesseurs. Autre nouveauté offerte par le titre de SEGA, la possibilité de passer en vue à la première personne qui apporte une perspective nouvelle au joueur et permet de véritablement se plonger dans l’action (un des rares atouts de ce titre).

L’esprit de compétition à la trappe

Les épreuves disponibles sont donc plutôt bien conçues, même si les épreuves de saut et de slalom peuvent parfois s’avérer frustrantes par la nécessité de perfection inhérente à la discipline. Le principal défaut du jeu réside en fait dans l’absence d’habillage autour du faible nombre d’épreuves proposées. Le joueur n’a en effet que peu de raisons de pratiquer les disciplines proposées, Vancouver 2010 ne proposant aucun mode carrière, aucun véritable athlète, et aucune possibilité de créer un joueur à son effigie. Le titre de SEGA se trouve donc bien loin de l’esprit de compétition et de fierté patriotique des Jeux Olympiques, ce qui est particulièrement dommage.

Heureusement, le mode Online et les Défis permettent au joueur de trouver un second intérêt, certes bref, aux épreuves proposées (le mode Online permet en effet à quatre joueurs anonymes de s’affronter dans une série d’épreuves). Côté graphismes, Vancouver 2010 propose des visuels plutôt réussis et une animation assez fluide, mais qui peine à impressionner sur la distance. La modélisation des sportifs est assez détaillée mais les textures accusent parfois un manque de diversité qui se retrouve donc au niveau des environnements de jeu. Dommage quand le joueur se rend compte que le titre n’a pas besoin de générer des environnements énormes pour des épreuves qui durent à peine plus de 2 minutes.

Sur le podium ?

Au final, Vancouver 2010 s’avère être un titre sans âme, plutôt fade, qui risque de rapidement finir dans les oubliettes. Malgré des épreuves plutôt réussies et des contrôles assez bien pensés, le titre pêche par un manque flagrant de contenu et par l’absence d’éléments comme un véritable mode carrière. Ainsi, malgré un réel potentiel, le titre ne parvient pas à s’imposer comme l’un des meilleurs du genre et doit se contenter de la médaille en chocolat. Dommage car les bases étaient là mais le travail semble avoir été bâclé.


Initialement publié le 08.02.10

Appréciation de MaXoE
2 / 5
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Malgré quelques bonnes idées de conception, Vancouver 2010 est loin de proposer une expérience digne des Jeux Olympiques. Pour une fois, il n'est même pas nécessaire de participer.
ON A AIMÉ !
- Prise en main
- Réalisation
ON A MOINS AIMÉ...
- Manque de contenu
- Pas de mode carrière
- Pas de création de personnages
- Titre fade
Vancouver 2010 : Le Jeu Vidéo Officiel des Jeux Olympiques
Editeur : Sega
Développeur : Eurocom
Genre : Sport
Support(s) : PC, PS3, Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1 à 4 joueurs
Sortie France : 15/01/2010
Sortie USA : 12/01/2010
Sortie Japon : 13/01/2010