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Ride 4 : La licence effectue un virage certain vers la simulation
Faites vrombir les moteurs !

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
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Deux ans après la disponibilité du troisième Ride très apprécié par la communauté de joueur(euse)s, Milestone sort un quatrième volet en cette fin d’année 2020. Le jeu de course (moto) fait-il mieux que son prédécesseur ?

Comme depuis sa création en 2015, la licence Ride a été développée par l’équipe italienne de Milestone. Créant des jeux vidéo depuis 1996, le studio a pourtant été créé en 1994 sous le nom de Graffiti à l’époque. Sous cet ancien nom ils ont réalisé le puzzle-game Super Loopz sur NES la même année ou encore le FPS Iron Assault pour MS-Dos. Le changement de nom est donc intervenu en 1996 afin de devenir Milestone.

Sans revenir sur vingt-quatre années de carrière et la publication par de grands éditeurs comme Electronic Arts ou encore Infogrames, les développeurs se sont spécialisés dans les jeux de course avec plusieurs séries à leur actif : WRC World Rally Championship ou encore Gravel plus récemment pour les quatre roues. Mais ils sont surtout reconnus pour leur amour des deux roues avec les licences MotoGP, Monster Energy Supercross, MXGP et leur propre IP Ride.

motos, plus de constructeurs, personnalisation, DLCs à venir…

Pour beaucoup dans l’industrie, Ride est considéré comme le Forza de la moto. Un titre, disons honorifique pour le troisième volet qui a plu à bien des égards, même s’il y avait encore quelques points pouvant être améliorés comme des sensations de conduite moins performantes que sur MotoGP, une comparaison forcément justifiée puisque les développeurs sont les mêmes.

Pour ce quatrième opus, Milestone nous propose d’enfourcher notre cylindrée afin de partir sur les routes d’une trentaine de circuits avec la bagatelle de 176 motos, pour une vingtaine de constructeurs (Yamaha, BMW, Honda,…), disponibles dès le lancement. Il y en a donc assez, même si les fans regretteront de devoir passer à la caisse afin d’en avoir un peu plus de 80 nouvelles à portée via les DLCs.

Venons-en directement aux possibilités de personnalisation des bécanes. Il est en effet possible de personnaliser différents éléments mécaniques et d’effectuer des réglages comme au niveau des freins et des transmissions. Alors certains diront que des options sont manquantes comme les filtres à air ou les soupapes mais cela fait le job comme on dit. En outre, il est également possible de modifier l’aspect de son pilote avec le choix de la combinaison ou encore du casque, ainsi que de modifier brièvement l’esthétique des motos avec la suppression de plaque mais surtout pour vous différencier, il y a l’éditeur de livrées assez complet, même s’il manque d’un peu de praticité.

Modes de jeu // Un mode Carrière complet mais avec une présentation moins attractive

Parlons maintenant des modes de jeu de ce Ride 4. On a logiquement le classique avec des courses de circuit, du Contre-La-Montre, de l’Endurance, du Online et bien sûr le mode Carrière. Ce dernier a d’ailleurs entièrement été retravaillé par Milestone pour cette quatrième itération. S’il se compose de beaucoup d’épreuves, ce mode nous demande en premier lieu de choisir de participer à la ligue asiatique, des Amériques ou Européenne. Mais avant de pouvoir accéder aux défis et courses de chacune, il faut passer par une licence régionale, puis quand vous avez réussi, les épreuves se débloquent au fil des points que l’on remporte.

À noter bien sûr que comme certains jeux de course, remporter l’or à chaque circuit permet d’obtenir des points supplémentaires ou des motos. Mais attention tout de même, car lorsque l’on a choisi une ligue une première fois, il est impossible de changer avant de l’avoir finie ! Veillez donc à bien la choisir dès le départ.

Ensuite, après avoir réalisé les trois ligues précitées, la ligue mondiale se déverrouille -et ainsi de suite- avec son lot d’épreuves : courses de superbikes, de motos de série, contre-la-montre,… ainsi qu’une petite nouveauté : les courses d’endurance. Permettant de varier les plaisirs, ces épreuves d’endurance peuvent être paramétrées pour pouvoir durer jusqu’à 24 heures ! Même si vous n’allez pas si loin, sachez que c’est à partir de ces courses d’endurance que l’on peut véritablement gérer la gestion des pneus et du carburant ainsi que l’arrêt aux stands.

Néanmoins, on préfère vous prévenir d’emblée, ce mode Carrière même s’il bénéficie de moult épreuves, a une forme assez austère dans le sens où il s’agit purement d’enchaînement d’épreuves, il manque un grain d’identité ou un nouveau format pour vraiment se prendre au jeu. Peut-être que ce qu’il lui manque, c’est justement ce qu’il avait dans sa troisième édition, son apparence sous forme de journaux. Cela n’est cependant pas l’élément le plus dérangeant que l’on ait constaté. En effet, le mode Carrière brille de par sa difficulté assez relevée. Il faut dire que les développeurs ont mis la barre assez haute et en l’état le soft se révèle plus adapté aux amateur(trice)s de simulation qu’aux néophytes avec par exemple des épreuves en contre-la-montre où manger un millimètre de l’extérieur de la piste équivaut à une invalidité pure et simple du tour en cours.

De très bonnes sensations et une IA survitaminée

Cela nous amène à parler des sensations de pilotage et de l’IA. Concernant l’intelligence artificielle, grâce à Milestone aux manettes nous pouvons bénéficier du savoir-faire du studio. En effet, le système d’IA neurale basé sur l’apprentissage machine des développeurs nommé « A.N.N.A. » (Artificial Neural Network Agent) déjà présent dans MotoGP 20, est également disponible dans ce dernier Ride. Même avec la difficulté paramétrable, le comportement de nos adversaires change, ils ne suivent plus le tracé d’une trajectoire habituelle mais s’adaptent afin d’être le plus réaliste possible -et agressif aussi-. C’est une bonne chose puisque ces pilotes artificiels ont aussi leurs moments de faiblesse.

Mais en pleine possession de leur moyen, ils sont difficiles à battre. Eh bien oui, même si cela peut partir d’une certaine logique, les deux roues ne se manipulent pas comme des quatre roues. Il faut donc prendre le coup de main, d’autant que le soft opère clairement un virage vers la simulation. Même avec les aides au pilotage enclenchées comme les freins automatiques, les débutants auront forcément du mal au début à cause de la grande exigence requise. Et cela ne fera que s’accentuer un peu plus au fil des options retirées -même si c’est quelque chose que l’on recommande grandement-.

Réussir à négocier ses virages et trajectoires en sachant comment alterner au bon moment entre accélération et freinage n’est pas une mince affaire, surtout qu’en plus il faut songer au transfert de masse de notre bolide. Mais pour les amateur(trice)s de simulation pure et dure, ce sera clairement une partie de plaisir, enchaînant les pistes avec une certaine aisance.

Les sensations de conduite sont d’ailleurs très bonnes notamment si vous faites attention aux vibrations de la manette. Eh oui, le ressenti n’est pas le même sur l’asphalte et en dehors de la piste. De même, les vues internes permettent des moments agréables également en terme du ressenti de vitesse. Attention toutefois de ne pas vous mettre directement en vue casque ou équivalente au lancement du jeu si vous êtes sujet(te) à une nausée rapide.

Pour finir sur cette partie, signalons que Ride 4 dispose d’un mode multijoueur en ligne bien réalisé par rapport à ses aînés avec des critères de paramètres enrichis mais aussi des salons.

Fidélité des bécanes et des circuits // Mode Performance à privilégier

Côté visuel, on peut dire que Milestone a su chouchouter les diverses bécanes que l’on peut prendre en main. C’est simple les modélisations des motos accentuent un rendu très proche et fidèle de ce que les constructeurs proposent, de même pour les circuits étant aussi plutôt bien reproduits. De plus, la météo dynamique (pluie, dégagée…) apporte un véritable plus lors des courses de jour comme de nuit.

Autre précision, si vous jouez sur Xbox One X, deux modes graphiques sont disponibles : l’un favorisant la qualité, le second la performance. N’y allons pas par quatre chemins, on vous conseille grandement de jouer en « Performance » puisque la fluidité en 60FPS est au rendez-vous, contrairement au mode « qualité » qui lui oscille question framerate. Enfin, les sonorités des cylindrées sont également au rendez-vous et c’est un des points essentiels pour une bonne immersion.

Testé sur Xbox One X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Avec Ride 4, Milestone propose un titre pouvant certes devenir accessible à tout un chacun grâce aux différentes aides, mais sa difficulté relevée et son IA survitaminée risquent de frustrer les débutant(e)s. Le soft apportant de belles sensations et des modélisations de motos/circuits fidèles, s’adresse plus à ceux(celles) qui sont patient(e)s qui aiment mettre dans le cambouis, tout en étant exigeant(e)s avec eux(elles)-mêmes sur les trajectoires à prendre lors des courses.
ON A AIMÉ !
- Les bruitages
- Des motos et circuits fidèles
- Gestion de l’usure des pneus et du carburant
- Personnalisation mécanique
- De bonnes sensations de pilotage
- Météo dynamique
- Le mode Endurance
ON A MOINS AIMÉ...
- Niveau de difficulté relevée
- La présentation du mode Carrière
- Forcément frustrant pour les débutant(e)s dans un premier temps
- Cela manque de vie lors des courses
Ride 4 : La licence effectue un virage certain vers la simulation
Ride 4
Editeur : Milestone
Développeur : Milestone
Genre : Course (Moto)
Support(s) : PC, PS4, PS5, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 12
Sortie France : 07/10/2020

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