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Tales of Arise : Un opus grandiose et excellent !
Un GOTY tout simplement !

NOTE DE MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Au fil des années et des décennies, les RPGs sont devenues des incontournables dans la sphère vidéoludique, et ce qu’il s’agisse de jeux aussi bien Occidentaux que Japonais,… ou même de leurs dérivés respectifs : ARPGs, TRPGs, JRPGs, SRPGs, entre autres. Parmi ceux-ci, il y a une certaine licence « Tales of » fêtant, un peu en retard, ses 25 ans, la série ayant débutée en 1995 avec Tales of Phantasia sur SNES. Pour fêter ce vingt-cinquième anniversaire, Bandai Namco édite Tales of Arise, dernier-né de la saga. Après avoir eu ce dernier épisode longuement entre les mains, inutile pour nous de tourner autour du pot, on peut d’ores et déjà vous dire que Tales of Arise a comblé nos grandes attentes, il est même devenu l’un de nos GOTYs 2021. C’est un énorme coup de cœur et bien évidemment il fera partie de la sélection du MaXoE Festival 2022.

Mais pourquoi ce titre mérite-t-il autant de louanges ? Eh bien si Tales of Arise ne se constitue pas d’un monde ouvert (ou du moins pas encore pour la série), il possède ses propres mécaniques de gameplay ultra pêchues et jouissives, comme ce fut le cas pour Berseria, Zestiria, les Xilia ou encore Vesperia.

Parlant justement d’anciens épisodes de Tales of (Symphonia, Xilia,…), Bandai Namco a proposé en cette fin d’année un sondage, parmi les questions posées, on pouvait y découvrir des mentions de portages/remasters de précédents opus, ainsi que la possibilité de découvrir des volets encore non parus en Europe.

Pour notre part, même si nous ne sommes évidemment pas contre, nous apprécierons surtout de découvrir de nouveaux opus dans le même acabit que ce Tales of Arise, d’autant que sa narration est maîtrisée de bout en bout, avec une histoire sombre, prenante, passionnante mais aussi très riche en rebondissements et révélations -parfois inattendus-.

Une histoire passionnante et riche…

Le scénario nous conte l’histoire de deux mondes et de leurs peuples. Il y a plus de trois siècles, les mondes jumeaux Dahna et Rena, et leur peuple respectifs (Dahnien et Renien), vivaient en harmonie. Dahna était considérée comme éternelle et indestructible, tandis que Rena était perçu comme un domaine des dieux, un paradis même.

Malheureusement, trois cents ans avant le commencement de notre aventure, les Reniens ont décidé d’envahir la planète de Dahna. Avec leur puissance technologie très avancée, leurs soldats imposants en armures, leurs artes astraux (des magies élémentaires) mais aussi leurs Zeugles (des monstres pouvant leur obéir), les Dahniens étaient devenus des proies faciles pour les Reniens. Ainsi, ils sont passés sous le joug de l’oppresseur, d’une dictature et donc d’une tyrannie. Depuis lors, le monde de Dahna a été scindé en cinq royaumes distincts avec, à leur tête, un Seigneur dans chaque lieu.

Aujourd’hui, soit trois cents ans après cette tragédie, les Dahniens sont toujours esclaves de leur oppresseur. En Calaglia, le royaume du feu, un jeune homme surnommé le Masque de Fer (que l’on connaîtra rapidement sous le nom d’Alphen) est à la tâche comme ses camarades. Cependant, il est différent de ses compagnons : il ne ressent ni la douleur des coups ni celle des flammes, et qui plus est, il est amnésique.

Peu de temps après, il rencontre Shionne, une Renienne, et sans y avoir pris part, il est impliqué dans une rébellion du groupe Dahniens des Corbeaux Rouges. Partageant un but très commun avec ce groupe, et malgré leur méfiance envers Shionne, ils décident de coopérer. C’est ainsi que le groupe se lance à la poursuite du premier Seigneur : Balseph… Et ce n’est là que la première étape de leur voyage sur le chemin de la liberté…

 

…avec de multiples révélations, des personnages développés et attachants

Il y a vraiment beaucoup de choses à dire sur cette histoire à plusieurs lectures mêlant intrigue générale et sous-intrigues, aussi nous allons nous efforcer de rester le plus évasifs possible, nous ne voudrions pas vous gâcher le plaisir d’une découverte aussi captivante et passionnante tout au long de l’aventure. Alors oui, en découvrant un protagoniste amnésique, on pouvait forcément se dire : « encore un, ça va être cliché de chez cliché cette histoire… » Eh bien en vérité non, c’est vraiment tout le contraire.

Le propos d’amnésie est parfaitement intégré, et il s’avère que tous les personnages principaux sont parfaitement travaillés et développés. S’ils deviennent rapidement attachants, on apprécie aussi d’en découvrir plus sur leur background et passé par des séquences dédiées, les nombreuses saynètes (plus de trois cents), les discussions mais aussi par leur évolution au cours du jeu, avec leurs fardeaux et autres résolutions par exemple.

Il est aussi question d’autres références à la vraie vie, comme lorsque certaines personnes peuvent haïr ou même détester quelqu’un simplement à cause de leurs origines, et non par la personne en elle-même. Là encore, la maîtrise narrative est très bien retranscrite sans pour autant être « too much ». Et nous ne vous parlons pas de cette oppression tyrannique, ces sombres moments, ces passages poignants, ce glossaire donnant de nombreuses informations complémentaires, ni même de ces touches d’humour distillées çà et là dans les discussions.

Une base d’exploration connue et plaisante, des quêtes annexes enrichissant l’aventure

La partie gameplay est vraiment complète et généreuse, Tales of Arise reprend ce qui fait le sel des autres opus Tales of, et des JRPGs en général avec de l’exploration, des recherches (coffres, matériaux,…), des améliorations, des quêtes annexes, ou encore des affrontements ultras dynamiques et pêchus.

Si l’évolution ne s’effectue donc pas dans un monde ouvert, n’espérez pas non plus le retour d’une World Map déjà vue et connue dans Tales of Vesperia par exemple. Non, car Tales of Arise reprend plutôt la formule de Tales of Berseria avec ses lieux, et zones, interconnectées entre elles. Pour autant, l’exploration de ces divers environnements (donjons, terrains, villes/villages,…) dans des types de lieux classiques comme Calaglia avec ses flammes et son désert rocailleux, ou même Cyslodia et ses routes neigeuses, est réellement plaisante à parcourir.

Chaque parcelle de ce Tales of se compose de plusieurs zones, plus ou moins ouvertes avec des tailles assez grandes. On y trouve plusieurs activités comme des coffres à dénicher, des matériaux à trouver pour forger des armes, d’autres ressources pour crafter des accessoires, des Zeugles (monstres) à combattre, la possibilité de pêcher (un mini-jeu bien conçu et addictif), camper, de se rendre à des auberges ou même de récolter des fruits et légumes. Tous ces endroits variés possèdent un certain cachet visuel artistique grâce à l’Atmospheric Shader (technique de rendu « peinture dessinée à la main style manga ») et l’Unreal Engine 4.

Cela ne s’arrête évidemment pas là puisque les habitants de ce monde ont des quêtes annexes à nous confier. Réalisables pratiquement à tout moment, ces missions annexes n’ont pas de durée limitée, et c’est une très bonne chose. Libre à vous donc de les réaliser au plus tôt ou après une séance de « Level Up ». Il ne faut cependant pas les négliger, car elles ont un impact et des récompenses importantes. Si parmi les soixante-dix quêtes annexes disponibles, la plupart sont plus d’ordre du Fedex pur (ramener des ingrédients, vaincre des monstres,…), chacune d’elle est bien intégrée à l’univers. Ces quêtes allant même jusqu’à développer le background général, tout en permettant d’en découvrir plus sur les protagonistes.

Par contre, si vous avez déjà de l’expérience dans les opus Tales of, vous savez que les Galds (monnaie du jeu) peuvent s’obtenir de différentes manières, soit en faisant des quêtes annexes, des ventes, ou bien des mini-jeux, et la plus facile restant l’élimination de monstres. Pour Tales of Arise, on retrouve bien l’ensemble de ces possibilités à l’exception des deniers acquis en combattant des opposants quels qu’ils soient. Il faut donc mieux gérer ses Galds du fait de certaines sommes conséquentes à dépenser aussi bien en boutiques pour l’achat de consommables, d’armures, que pour des forges d’armes (en complément de matériaux), ou d’accessoires (avec les bonnes ressources).

Craft, forge, nouvelles acquisitions de Titres

Comme pour les anciens opus de la série, on retrouve un système d’amélioration toujours aussi bien fichu. Par exemple, en équipant les traditionnelles armes et armures, les statistiques de nos héro(ïnes) augmentent, idem lors de Levels Up sauf pour les JA (jauge d’artes), du côté des accessoires, ils peuvent être pourvus d’effets cumulables et modulables selon les ressources utilisées et leur rareté : pourcentage de PV maximum supplémentaire, dégâts élémentaires, chance de résurrection,… Les combinaisons sont nombreuses, à vous donc de trouver le set idéal pour chaque personnage et votre façon de jouer.

Il y a aussi des artefacts à découvrir, aux effets variés et servant aussi bien pour la partie en cours que pour le NG+. En complément, en préambule des affrontements, les repas aux feux de camps octroient également un boost, temporaire ici, selon les mets cuisinés et par qui, mais il n’y a pas que cela.

Effectivement, propre à la série Tales of, nous retrouvons aussi les techniques et autres frappes magiques se renforçant à force d’utilisation (atteinte de palier prédéfini), bien entendu, il est possible d’en débloquer de nouvelles liées ou non à des affinités élémentaires, mais aussi d’accéder à des artes cachés. Enfin, le système de « Titres », toujours aussi efficace soit dit en passant, est encore une fois présent.

Concrètement, afin d’acquérir certaines nouvelles compétences -dans l’ordre de son choix- (attributs, capacités, etc…) en échange de PCs obtenus en combat, il faut préalablement débloquer des « Titres ». Pour cela, on apprécie le fait de devoir remplir différents critères variés : cuisiner un certain nombre de repas, pêcher, éliminer tel ennemis ou encore effectuer un certain nombre de frappes bonus avec un personnage précis, etc… A noter que compléter un « titre » à son maximum, octroient des bonus de statistiques supplémentaires. Bien entendu, les choix doivent être réfléchis, car les affrontements ultras dynamiques, jouissifs, fun et techniques peuvent être assez tendus en difficulté supérieure (Chaos) incluant celle disponible en DLC gratuit (Inconnu).

Des combats intenses et assurant le spectacle

Si dans les anciens volets Tales of, chaque type d’affrontement avait son propre système de gameplay technique et très fun, Tales of Arise place la barre encore plus haut avec un contenu ultra dynamique et jouissif, alliant même une certaine dose de spectaculaire pour les yeux.

Comme d’habitude, après transition sur le terrain, nous nous retrouvons face à des ennemis pour un affrontement temps réel. On peut bien entendu attaquer normalement et effectuer des combos, des esquives, des contre-attaques bien placées, ou encore des frappes aériennes et terrestres.

Une base qui fonctionne toujours aussi bien, d’autant que chaque personnage possède son propre style de jeu, que l’on peut incarner/switcher à tout moment. Shionne est par exemple adepte de la magie mais aussi une fan de la gâchette, idéale pour se la jouer à distance, Alphen, lui, ne possède pas de magie à proprement parler, alors il compense par l’utilisation des frappes à l’épée et de ses frappes chargées grâce à l’Épée Ardente (au prix de ses PVs cependant). Tandis que pour en citer un dernier, Law est un adepte des arts martiaux et utilise ses poings et pieds avec une grande vitesse et brio.

En outre, il existe des frappes magiques, ou à base d’artes pouvant être prédéfinies sur une palette de touches (jusqu’à douze au total combinant aériens/terrestres). Pour les utiliser, cela requiert différents points de JA (jauge d’artes), cette jauge se régénérant avec le temps mais aussi via les frappes bonus de nos alliés. Certains de ces artes (buffs et soin) sont aussi liés à une jauge PS (points de soin) limités qu’il faut régénérer et bien surveiller. En plus d’avoir leur propre style de prédilection, nos camarades possèdent leurs propres spécificités.

Pour faire simple, les frappes bonus consistent en jauge spéciale (jauge bonus), qui une fois pleine, s’enclenche à tout moment pour profiter de son effet à savoir la restauration de JA, plus la frappe spéciale sur l’ennemi : Law peut briser les gardes/armures lourdes, tandis que Dohalim peut rendre les adversaires agiles/rapides beaucoup plus lent.

Et bien entendu, toutes ces features, tout comme la « frappe type finish » (frappe bonus), et les artes mystiques, sont combinables dans l’optique de réalisation de combos par exemple. Autant vous dire que le plaisir est très présent, on s’amuse pleinement à chaque affrontement, et en plus on apprécie le spectacle se déroulant sous nos yeux. Mention spéciale aux boss qui ne servent pas de sac à PVs mais sont réellement très agréables à affronter. On aurait tout de même aimé affronter davantage de variétés d’opposants, même si ce bestiaire est déjà vraiment pas mal en soi.

Un régal ce nouveau rendu graphique et ce sublime OST

Nous vous en parlions plus haut, Tales of Arise utilise le moteur Unreal Engine 4 pour son rendu, ainsi que l’Atmospheric Shader, un tout nouveau logiciel pour la série. Chaque découverte d’un nouveau lieu donne un sentiment d’émerveillement avec cet aspect « manga/tableau » dessiné à la main. De plus, une fois suffisamment avancé dans l’aventure, un cycle jour/nuit se met en place avec à la clé de très jolis panoramas. En dehors de cela, même si on n’avait aucun doute là-dessus, les scènes en anime réalisées, une nouvelle fois, par ufotable sont de très belle qualité.

Précisons que pour cette aventure, les développeurs ont opté pour deux styles graphiques : la Performance, et donc fluidité accrue au détriment de « clipping », ou alors la Qualité d’image plus rehaussée, mais avec une fluidité divisée par deux. Inutile de vous dire que pour profiter pleinement de l’intensité des batailles de cette trempe, on vous conseille de passer directement par les 60FPS, et donc le mode Performance.

Terminons par l’aspect sonore. Outre les sous-titres en français, et le choix des voix japonaises ou anglaises, les thèmes musicaux écoutés au cours de cette épopée sont excellents. Motoi Sakuraba offre des compositions à la fois proches des très bons Baten Kaitos et Star Ocean, mais en plus, ses musiques alternent avec pas mal de chants, ou sont juste plus instrumentales. Quoi qu’il en soit, cet OST est vraiment épique, et on l’a apprécié de bout en bout !

Testé sur PS5

NOTE MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Après le très bon Berseria, ou encore le retour de l’excellent Vesperia, Tales of Arise signe le temps du renouveau et du changement, ou du moins, le soft exploite une formule efficace, en y apportant de nouvelles touches fun et dynamiques. Le soft, réalisé par Tri-Crescendo et Bandai Namco, est extrêmement plaisant à parcourir grâce à de multiples choses : son histoire est passionnante, ses personnages développés comme il faut, son OST magistral, son rendu visuel peinture/manga (Atmospheric Shader) apporte un sacré cachet, ses combats sont aussi intenses, spectaculaires et vraiment fun, sans reparler de ses systèmes d’améliorations/acquisitions de Titres, entre autres. En conclusion, Tales of Arise est tout simplement un excellent coup de cœur, il mérite toute votre attention, et comme pour nous, il figurera sûrement dans le top des RPGs.
ON A AIMÉ !
- Histoire sombre, mature passionnante avec son lot de rebondissements/révélations
- Protagonistes développés et attachants
- Des quêtes apportant plus d’informations…
- Superbe OST
- Les améliorations (Titres,…)
- Le nouveau rendu visuel
- Des combats intenses, fun, et avec une belle dose de spectacle
- L’exploration
- La pêche
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques soucis de « clipping » en performance
- …même si l’on trouve du Fedex dans le lot
Tales of Arise : Un opus grandiose et excellent !
Tales of Arise
Editeur : Bandai Namco
Développeur : Tri-Crescendo, Bandai Namco
Genre : JRPG / RPG
Support(s) : PC, PS4, PS5, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 10/09/2021

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