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The Gunk : Le grand nettoyage de pré-printemps
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NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
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Après Anthill et la licence SteamWorld, le studio Image & Form nous présente leur nouvelle IP : The Gunk, un jeu d’Aventure-Plateforme utilisant un procédé similaire à des jeux comme Super Mario Sunshine, Kena - Bridge of Spirits, ou encore Concrete Genie. Comme ces derniers, The Gunk arrivera-t-il lui aussi à redonner la beauté et la vie à son écosystème ?

Cette exclusivité Xbox et PC qu’est The Gunk a été réalisée par le studio Image & Form Games. Les Suédois, basés à Gothenburg depuis 1997, ont auparavant développé des jeux primés ludo-éducatifs (25 awards) PC et Mac pour le compte d’éditeurs scandinaves. Mais depuis ils ont migré sur des projets plus ambitieux, tout d’abord Anthill, un jeu de stratégie en temps réel sur mobiles et surtout leur licence la plus connue : SteamWorld.

Cette franchise a été lancée en 2010 avec un soft de Tower Defense : SteamWorld Tower Defense. Ensuite, la série a été déclinée en plusieurs genres distincts : de la stratégie avec SteamWorld Heist, des Action/Mining via les deux SteamWorld Dig, et pour finir un soft mêlant jeu de rôles et cartes alias SteamWorld Quest, ce dernier étant paru sur mobiles en 2019.

Aujourd’hui, c’est donc une toute nouvelle IP qui a débarqué sur les machines New-Gen : The Gunk, un titre proposant un genre différent de leurs anciennes productions avec un tout nouvel univers attrayant.

Un duo attachant

Cet univers prend place dans l’espace, plus particulièrement aux abords d’une planète étrange. Becks et Rani, des aventurières, voyagent à bord d’un vaisseau spatial dans la galaxie. Pour épancher leurs lourdes dettes, elles se rendent sur une planète leur semblant inhabitée devant leur permettre d’obtenir des vivres et des ressources pour les y aider.

Seulement en arrivant sur place, elles s’aperçoivent que cette planète est remplie de ce qu’elle nomme le « Gunk », une entité parasite maléfique pour les lieux, et dévorant tout sur son passage. En effet, en se développant le Gunk a rendu les lieux ternes et quasiment sans vie. Mais Rani, en possession d’un gant mécanique spécial, aspire cette « crasse », s’ensuit alors le retour de la vie et la beauté de la nature sur une parcelle de cette planète. Un « nettoyage » plus grand débute alors…

Cette fable de The Gunk nous emmène donc sur une planète inhospitalière avec plusieurs thématiques en tête, on pense principalement à l’écologie de son écosystème. Si le sujet reste bien retranscrit, il est difficile de ne pas ressentir un aspect assez convenu. Cependant, rassurez-vous cela ne gâche en rien l’aventure ni l’envie de découvrir cette planète sous chacun de ces aspects. D’autant plus que les dialogues entre les deux aventurières sont bien écrits et procurent un certain sentiment d’attachement pour ce duo.

 

Un gameplay aux multiples influences

Un duo qui n’est pas physiquement ensemble, mais qui communique beaucoup par radio. D’un côté, Becks reste aux abords du vaisseau pour que rien ne vienne l’endommager, tandis que Rani (que l’on incarne), explore petit à petit la planète en faisant part à son amie de ses jolies -et moins bonnes- découvertes.

Celles-ci peuvent prendre l’apparence d’un gunk beaucoup trop répandu sur ces terres, de ressources ou autres plantes et faune locale. Pour se débarrasser du « gunk », il faut se servir du gant de Rani, un gant aux multiples facettes dont la principale faculté vient de son « aspiration ». Ainsi à l’instar de Super Mario Sunshine ou même Luigi’s Mansion, pour pouvoir progresser par des chemins au préalable inaccessibles à cause du gunk, il faut simplement en aspirer toute l’essence, ni plus ni moins. La maniabilité et l’utilisation se font vraiment sans accroc, et si au fil du temps, se débarrasser de cette énorme couche de « crasse » peut instaurer un aspect de répétitivité ou de non-renouvellement de mécaniques, on apprécie grandement les diverses situations rencontrées.

Situations mettant d’ailleurs en place des phases de plateformes, d’exploration et même d’énigmes/puzzles. Mais attention, certaines demanderont d’avoir acquis au préalable de nouvelles capacités afin d’y avoir accès. Pour ce faire, il suffit d’explorer les alentours à la recherche de ressources : métaux, etc… puis de revenir au vaisseau.

Seulement comme de prime abord, on ne connaît rien de la végétation ambiante, il faut utiliser un scanner. Cet élément fera sans doute revivre des souvenirs aux aficionados de Samus Aran, plus particulièrement dans la trilogie Prime. Sans être révolutionnaire, on se prend au jeu en cherchant chaque élément possible à scanner comme des plantes ; c’est d’ailleurs indispensable si l’on souhaite débloquer toutes les potentielles compétences régies par un ratio de scan.

Une fois débloquées, il ne reste plus qu’à se rendre au vaisseau avec les matériaux requis pour acquérir définitivement des compétences. Vous pouvez opter pour une aspiration accrue servant à aspirer des « bulbes » puis les plonger dans un bassin. Ce faisant, des champignons géants pousseront alors pour permettre des passages types plateformers classiques. Ou alors vous pouvez choisir d’accéder à un déplacement plus rapide de la jeune femme en absorbant le gunk par exemple. Si toutes ces capacités ne sont pas nécessaires pour un 100%, elles n’en restent pas moins agréables.

Terminons cette partie gameplay en abordant très brièvement les phases de combats présentes. Enfin, combat est un bien grand mot, il suffit simplement d’aspirer des bestioles et de les lancer pour s’en débarrasser, une sorte d’entrave légère tout au plus.

Une D.A charmante

S’il ne reflète pas un rendu type film d’animation, The Gunk possède une belle direction artistique. Comme Kena – Bridge of Spirits avant lui, le titre alterne entre des lieux ternes aux teintes sombres lorsque le parasite du « gunk » est visible/palpable dans l’atmosphère. Et des environnements chatoyants, colorés, mettant aussi bien en avant la rare faune, que la nombreuse flore, lors d’un retour à la vie progressif. On note juste quelques petits soucis de collisions mais globalement rien de bien méchant.

Un visuel tout à fait charmant qui s’accompagne de compositions musicales assez relaxantes et empreintes de mélancolie. Enfin, les doublages anglais des deux aventurières sont de très bonne qualité, et les sous-titres disponibles sont en français.

Testé sur Xbox Series X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Cette nouvelle production des développeurs d’Image & Form arrive à nous remettre en mémoire d’anciennes productions plaisantes, qu’il s’agisse de sa partie d’aspiration ou d’exploration, on prend plaisir à découvrir cette planète inhospitalière, à la nettoyer de son parasite, puis à en découvrir toutes les jolies facettes. Certes, on peut lui reprocher son manque de prise de risques, surtout au niveau de ses mécaniques de jeu ou de sa trop grande simplicité, mais The Gunk n’en demeure pas moins très agréable à parcourir, et c’est ça le plus important.
ON A AIMÉ !
- La relation entre Rani et Beck
- La D.A
- Les ressentis de multiples références
- Un gameplay facile d’accès
- Les améliorations
- L’alternance entre les différents genres
ON A MOINS AIMÉ...
- L’absence de difficulté
- Un peu court, on aurait aimé quelques heures d’aventure en plus…
- …via de nouvelles mécaniques par exemple
The Gunk : Le grand nettoyage de pré-printemps
The Gunk
Editeur : Thunderful
Développeur : Image & Form Games
Genre : Aventure
Support(s) : PC, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 16/12/2021

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