MaXoE > GAMES > Tests > PC > Warhammer 40,000 – Mechanicus : Pour les fans de l’univers !

Warhammer 40,000 – Mechanicus : Pour les fans de l’univers !
Scénario signé par Ben Counter

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
La licence Warhammer continue de s’étoffer en jeux vidéo. En attendant la première adaptation du jeu de plateau Necromunda de l’univers Warhammer 40,000, alias Necromunda - Underhive Wars disponible en septembre 2020, Warhammer 40,000 - Mechanicus est enfin sorti sur nos consoles PS4, Xbox One et Nintendo Switch et ce, deux ans après sa sortie sur PC.

Le soft a été développé par Bulwark Studios, une équipe française composée d’un peu moins de dix personnes. Basé à Angoulême en Poitou-Charentes, le studio a été fondé en 2012 par deux anciens développeurs web. À cette époque, leur souhait était de concevoir des jeux vidéo de qualité pour le marché smartphone et tablette alors en pleine expansion. Après deux ans et demi d’activité, ils avaient déjà trois titres à leur actif sur PC, mobiles et tablettes : le Running Game Tactile Ronin, le Puzzle Game Spin Safari, ainsi que Crowntakers, un SRPG.

Warhammer 40,000 – Mechanicus est donc leur dernière production parue initialement sur PC en 2018. Puisant dans l’univers Warhammer écrit par Ben Counter, scénariste pour le soft mais également auteur de plusieurs romans publiés par la Black Library, et certainement l’un des plus populaires, l’équipe met en avant l’Adeptus Mechanicus, une partie de l’histoire relativement méconnue par rapport aux Space Marines.

Un récit bien écrit

Et forcément pour quelqu’un qui débarque dans l’univers extrêmement riche et touffu de Warhammer 40,000 sans connaissance de toutes les informations, il sera perdu notamment à cause de la complexité des termes utilisés, et ce même s’il existe un contexte de base pour situer l’aventure.

Cette histoire se déroule au 41ème millénaire, l’Adeptus Mechanicus est l’une des factions les plus puissantes servant aux côtés des flottes de guerre de l’Imperium de l’Humanité. L’Imperium revendique clairement la galaxie entière au nom de leur Empereur Dieu.

Les membres de l’Adeptus Mechanicus sont des gardiens et récupérateurs de la technologie de l’Humanité. Cette faction est composée de guerriers humains ayant peu à peu remplacé des parties de leur corps par des technologies avancées, les augmentiques, devenant par la même occasion des machines dénuées de toutes les faiblesses. Ils explorent les profondeurs de la galaxie à la recherche de nouvelles découvertes notamment des vestiges de connaissance du glorieux passé de l’Homme.

Dirigé par un vénérable membre de la faction Magos Faustinius, le vaisseau spatial dans lequel il opère, Caestus Metalican se rend sur la planète Silva Tenebris, car l’Imperium est sans nouvelles d’une colonie ayant été établie sur place, ni du Magos Rhesak porté disparu depuis sa dernière transmission. En plus de nombreux Nécrons sont mentionnés dans les rapports. Pour l’heure, deux buts sont à accomplir : trouver des ressources pour l’Adeptus Mechanicus qui est actuellement sur le déclin, et empêcher le réveil des Nécrons.

S’il est moins accessible pour les néophytes, les amoureux de Warhammer 40,000 apprécieront cette mise en lumière de l’Adeptus Mechanicus dans ce récit bien écrit. En revanche si vous ne connaissez l’univers qu’à moitié, il vous faudra du temps pour bien tout assimiler, car cette version ne dispose malheureusement pas de codex. On doit avouer que cela manque un peu dans tout ce flot d’informations que l’on reçoit, car Mechanicus est un soft relativement bavard comme en témoigne son processus de jeu de plateau.

Si vous n’êtes donc pas à l’aise avec des jeux ayant beaucoup de scripts à lire tels que les JRPGs de la saga The Legend of Heroes ou encore Persona 5 dans un autre registre, autant vous dire que vous risquez de trouver cela indigeste à long terme.

Première phase : Jeu de plateau immersif

Le gameplay de Warhammer 40,000 Mechanicus se compose de trois phases distinctes les unes des autres avec de « l’exploration » sous format jeu de plateau, de combats stratégiques à la X-Com ainsi que d’un système d’amélioration complet.

Pour sa partie exploration, le soft utilise un environnement holographique vue du vaisseau et se déroule de la même façon qu’un jeu de plateau ou presque. Pas de lancer de dés ici, à la place c’est à nous de choisir dans quelles salles nous souhaitons déplacer notre groupe de différentes unités. Bien entendu, certaines pièces sont obligatoires à traverser car il s’agit du seul chemin possible à emprunter.

Là où les choses deviennent intéressantes, c’est qu’à l’instar d’un jeu de rôle plateau, plusieurs scénarios sont envisageables, les issues dépendent alors entièrement de nos choix et ce jusqu’à l’obtention de l’un des dénouements possibles.

Pour expliquer un peu plus la chose, en arrivant dans certaines salles plusieurs choix textuels sont indiqués comme par exemple étudier un élément, ravager ce même élément pour ne prendre absolument aucun risque, car des Nécrons peuvent y être cachés, ou encore sécuriser l’endroit, pour ne citer que certaines des situations rencontrées.

De ce fait, non seulement les issues changent comme nous le disions précédemment mais en plus selon la méthode employée durant certains choix, notre groupe arrive à faire plus ou moins face à l’inconnu avant un combat. La croisade et la cohérence permettent des frappes puissantes mais à contrario les Technoprêtres sont plus surpris, alors que la prudence amène plus de lenteur ainsi que des frappes chargées nettement plus puissantes.

À vous donc d’utiliser votre sagesse ou votre impatience comme bon vous semble afin de glaner ou non des ressources, mais attention à ne pas vous mettre dans de sales draps ni à réveiller la totalité des Nécrons (seuil de 100%) signifiant la défaite pure et simple. Tout est donc une gestion des choix établis, même si cet aspect « timing » peut déplaire à certains, ou au contraire amener un peu plus de piment.

Deuxième phase : Des affrontements tactiques efficaces

Lorsque l’on se trouve nez à nez avec des Nécrons, une transition s’effectue pour laisser place à la seconde partie du soft : les affrontements. Clairement si vous connaissez des jeux tactiques/stratégiques bien ficelés comme X-Com, Mutant Year Zero ou encore Mario + The Lapin Crétins Kingdom Battle, vous serez en terrain connu, même si encore une fois, les termes utilisés risquent de laisser de côté les néophytes et ce, malgré les éléments du tutoriel.

En premier lieu avant de commencer la bataille, il faut sélectionner ses soldats et les placer à la manière d’un Disgaea ou Fire Emblem par exemple. Parmi les combattants, il y a deux catégories distinctes avec d’un côté les Technoprêtres (évoluables dans le futur) étant des chefs d’unités et les soldats faisant partie des troupes qui sont grosso modo de la chair à canon, rien de plus.

À partir de maintenant tout respire, à quelques détails près bien évidemment, les jeux utilisant les procédés à la X-Com, c’est-à-dire que le déplacement de base est possible sans coût mais dès lors qu’il s’agit d’une action (déplacement extra ou encore les frappes), il est nécessaire d’être en possession de PCs, autrement dit des Points de Connaissances. On les obtient pendant la phase d’exploration ainsi que lors des combats en examinant un obélisque par exemple.

Cette différence établie par le studio Bulwark est cruciale, car comme nous le disions, toutes les actions futures dépendent de ces PCs, tout comme l’établissement de nouvelles unités sur le terrain entre chaque tour. La stratégie est donc à ne pas omettre pour ne pas se retrouver sans rien faire pendant un tour, d’autant plus que pour prendre connaissance des PVs ennemis et de leurs faiblesses il faut se servir de Servo-Crânes, ce qui consomme aussi un PC.

De même pour exploiter les bonnes faiblesses, il ne faut pas oublier de prendre en compte l’armement de chaque unité mais aussi de barrer la route de vos adversaires en combat de mêlée afin de les empêcher de se déplacer lors d’une attaque d’opportunité.

Concernant les ennemis, il faut se méfier d’eux car les Nécrons, ces êtres mécaniques, peuvent se régénérer une fois leur PV mis à zéro. Pour ne pas être envahi, il faut alors les détruire définitivement pendant leur autoréparation, c’est-à-dire trois tours.

En clair, ces affrontements sont un pur régal à jouer comme pour les jeux du genre utilisant ce même procédé. On soulignera toutefois deux petits soucis. Le premier est d’ordre technique : lors de nos sessions, outre des déplacements un peu rigides, les maps de combats possédaient des déchirures d’images. Le second souci provient de la difficulté des missions relativement aléatoires, et pouvant même pour un néophyte, amener de la frustration.

Un équilibrage ne serait pas de refus afin de correspondre encore mieux aux quatre choix de difficultés proposés allant de facile à très difficile. Ces options permettent notamment de varier le pourcentage du nombre de Nécrons durant les affrontements, les PVs ou encore le pourcentage de Pierres Noires reçues. Et même d’aller encore plus loin avec une compétence utilisable seulement une fois durant la bataille par exemple. Le tout sans oublier l’activation ou non de la mort permanente de notre troupe, de quoi mettre encore plus de folie dans son appréhension des affrontements.

Dernière phase : Amélioration complète des unités

Avec tout cela, il est également judicieux de spécialiser les Technoprêtres en vue de combats plus difficiles. Concrètement, entre deux missions on passe à la dernière phase du titre qui n’est autre que le système d’amélioration. Complètes et efficaces, les possibilités de spécialisation sont nombreuses avec le choix de l’armement, la composition d’équipe ainsi que les améliorations pures réparties en sept arbres de compétences qui sont tout autant de classes. On a par exemple Secutor, Tech-Auxilium ou encore Enginseer, permettant entre autre d’acquérir des compétences comme une portée plus grande pour les armes à longue portée, ou encore une restauration de 3PV. Attention toutefois à ne pas être trop gourmand(e), car les éléments d’améliorations nécessitent de la pierre noire, une ressource que l’on reçoit à la fin des batailles et forcément en nombre limité.

Un Artbook Numérique très intéressant

Côté technique, l’équipe de Bulwark Studio a utilisé deux styles graphiques différents avec d’un côté une vue holographique lors de l’exploration, et de l’autre une modélisation de tombeaux plus classique lors de combats.

Même si l’œuvre de Warhammer 40,000 est respectée, on sent que ce studio n’a pas eu les moyens ni le budget de réaliser un titre parfait, d’autant qu’il s’agit de leur premier jeu sur consoles et qu’ils étaient, rappelons-le, habitués à des softs mobiles pour le moment. On retrouve donc quelques déchirures d’images et une modélisation des unités et des décors assez simplistes malgré des effets plutôt jolis à regarder.

Côté Ost, Guillaume David signe une bande-son discrète avec certains thèmes collant bien à l’ambiance. Il est d’ailleurs possible d’écouter cet OST directement à partir du menu principal grâce à cette version console.

Les voix quant à elles, adoptent le langage de l’Adeptus Mechanicus particulièrement réussi en utilisant des voix robotiques codées. Enfin les sous-titres sont en français.

Terminons en signalant que l’Artbook numérique (uniquement en anglais) inclus dans cette mouture console contient plus de 200 pages avec des croquis et informations sur le Lore de l’univers, un plus forcément.

Testé sur Xbox One X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Warhammer 40,000 Mechanicus est un jeu d’Aventure, Stratégie efficace. Son style jeu de rôle plateau aux choix cruciaux est relativement immersif, ses combats tactiques à la X-Com ne sont peut-être pas révolutionnaires dans le genre mais sont toujours stratégiques et enfin le système d’amélioration est relativement complet. Toutefois sous ses aspects plutôt positifs, le studio Bulwark a pris un énorme risque : prendre dans ce riche et touffu univers de Warhammer 40k, un pan moins mis en avant. De ce fait, si les fans passionnés découvriront un jeu centré sur la faction de l’Adeptus Mechanicus signé par le scénariste Ben Counter, les néophytes n’ayant aucune connaissance de cet univers seront totalement perdus compte tenu de tous les termes complexes utilisés. Un titre à réserver donc en priorité aux fans du Lore Warhammer 40k malgré quelques imperfections.
ON A AIMÉ !
- La narration du soft…
- La personnalisation/amélioration des personnages
- Le système de combat
- Un univers fidèle
- Les voix utilisées
- L’exploration en jeu de plateau et les choix
- Édition comprenant le DLC Heretek, l’Artbook et l’OST (en numérique)
ON A MOINS AIMÉ...
- …mais les nombreux dialogues peuvent en décourager plus d’un
- Les néophytes auront du mal à s’y mettre s’ils ne connaissent pas l’univers
- Quelques soucis techniques
- Difficulté parfois mal équilibrée
Warhammer 40,000 – Mechanicus : Pour les fans de l’univers !
Warhammer 40,000 - Mechanicus
Editeur : Kasedo Games, Kalypso Media
Développeur : Bulwark Studios
Genre : Aventure, Stratégie
Support(s) : PC, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 17/07/2020

Sur MaXoE, il n'y a PAS DE PUBLICITÉ Par contre, vous pouvez nous en faire sur les réseaux sociaux







Combien de jeux achetez-vous par mois, tous supports confondus ?





Loading ... Loading ...