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3DS / Switch / Wii U
Captain Toad – Treasure Tracker : Le retour du Puzzle Game ingénieux !
A l'abordage

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Quatre ans après son aventure sur Wii U dans Captain Toad - Treasure Tracker, le capitaine Toad et Toadette reviennent en débarquant pour la première fois sur 3DS et Switch. Le jeu de Casse Tête, Réflexion, "Plate-Forme" s'agrémente même de nouveautés avec des niveaux inédits tirés de Super Mario Odyssey.

Comme nous vous l’avions dit lors de notre précédent test de Captain Toad – Treasure Tracker (Wii U), à l’origine les aventures de Toad et Toadette proviennent d’un mini-jeu de Super Mario 3D World. Bien entendu si vous avez lu notre test, vous savez comment le concept est né, et pourquoi Toad a été choisi à la place de Link.

Pour ce test, nous allons donc revenir comme à notre habitude sur les diverses fonctionnalités du soft avant de nous attarder sur le contenu inédit à cette mouture Nintendo Switch.

Toad raconte moi une histoire

Le scénario du soft est classique tout en étant facile à comprendre, il sert en quelque sorte de prétexte aux aventures de Toad et Toadette, et cela même si un petit rebondissement intervient.

Alors que le capitaine Toad et Toadette trouvent une étoile de puissance lors d’une expédition, Toadette est enlevée par Wingo, un oiseau. Toad doit donc partir à la recherche de Toadette en suivant les étoiles pour la sauver.

Un gameplay ingénieux

Revenons à présent brièvement sur les bases de ce gameplay ingénieux qui se renouvelle régulièrement. Chaque niveau dans lequel on évolue est un diorama (une reproduction miniature de quelque chose : un petit train ou une petite ville par exemple) « cubique ». Pour voir toutes les facettes de ce « cube » et pouvoir progresser dans les niveaux, il suffit de modifier son angle de caméra en pivotant celle-ci comme bon nous semble.

Cette caméra est en quelque sorte le point central du jeu, qui s’accompagne également du fait que ce diorama peut être « modifiable » dans le sens propre du terme. En effet avec une simple action, certains éléments du décor peuvent tout bonnement changer de place, permettant ainsi une vision différente de chacun des niveaux que l’on parcourt.

Le but est simple, il suffit de récupérer l’étoile de puissance pour « finir un niveau », on doit donc progresser en faisant évoluer sa perspective et son environnement. En plus de cette étoile de puissance, chaque niveau regorge de pièces à ramasser (100 pièces équivalent à une vie), de secrets, de passages, et aussi de diamants à récupérer. Au nombre de trois, ces diamants sont en quelque sorte une once de défi dans le titre, mais pas seulement puisqu’ils servent également à déverrouiller certains niveaux du jeu.

Diverses facultés vont d’ailleurs nous servir pour récupérer ces diamants, on peut ainsi se déplacer, rester sous l’eau sans problème, allumer/éteindre une lampe frontale pour ne pas attirer l’attention, et ramasser/porter un objet avant de le lancer.

En plus de tout cela, un défi supplémentaire apparaît après avoir fini un niveau. Ces défis relativement variés réutilisent non seulement le concept ingénieux du gameplay (la perspective), mais demandent un petit challenge supplémentaire pour les réussir. On doit par exemple récupérer un seuil de pièces minimum ou encore jouer sur la furtivité face aux ennemis.

Eh oui des ennemis sont également présents sur les lieux afin de ne pas nous faciliter la tâche, mais contrairement à Mario on ne peut pas sauter dessus pour les vaincre. Non l’essence même du titre repose également sur le fait qu’avec un sac à dos relativement lourd, Toad ne peut pas sauter.

De manière concrète face aux ennemis, il existe trois possibilités : on peut par exemple prendre un navet (comme dans Mario 2) et le lancer sur l’ennemi pour le vaincre, tout ce qu’il y a de plus classique. Il existe également un dérivé du saut traditionnel, pour ce faire, il suffit d’inspecter le niveau et de trouver un moyen d’être à une hauteur plus élevée que l’ennemi afin de lui tomber littéralement dessus, ce qui permet en outre de découvrir de nouveaux passages, astucieux.

Mais si on ne peut ni tomber sur l’ennemi et qu’aucun navet ne se trouve dans le niveau en cours, et bien on peut essayer de filer à l’anglaise, pas très glorieux, certes, mais il vaut mieux cela que de se faire toucher. Car si un ennemi nous touche, cela se passe comme dans un Mario, c’est-à-dire que Toad va rétrécir, et à moins de récupérer un champignon, il restera dans cette taille tout au long du niveau en cours, sauf si l’on se fait toucher une nouvelle fois, auquel cas, on perd une vie.

Et ce côté peu glorieux, on le retrouve également contre les boss du jeu, puisque oui généralement il faut se faufiler pour esquiver les attaques. Et ce côté « répétitivité » on le retrouve également du côté de ces fameux boss, ce sont les mêmes avec une autre coloration, c’est très dommage parce que le Level Design est totalement différent. Clairement, on aurait aimé affronter d’autres ennemis, surtout qu’avec l’univers Mario, il y avait de quoi faire de ce côté-là.

Les nouveautés et changements de cette version Switch

Première « nouveauté » de cette version Switch, il ne s’agit ni plus ni moins d’un mode coopération qui a le mérite d’exister. A deux joueurs, c’est l’hôte qui contrôle le capitaine Toad pendant que son/sa partenaire utilise le second Joy-Con. Grâce au gyroscope, il est possible de manipuler un pointeur, d’activer les mécanismes, et d’envoyer des navets à foison pour rayer les ennemis de la carte.

En solo, ce pointeur est accessible uniquement en mode table et en mode docké, la différence étant la possibilité de paralyser les ennemis à la place d’envoyer des navets.

En mode portable, on retrouve le même mécanisme qu’avec la mablette de la Wii U, c’est-à-dire que l’on doit toucher l’écran tactile pour progresser.

Toujours comparé à la mablette, par défaut l’utilisation du gyroscope n’est pas activé, on ne se retrouve plus à devoir bouger la « console » pour faire pivoter la caméra, à la place on peut directement faire une rotation de la caméra avec le stick droit. Evidemment on trouve cela nettement plus confortable et agréable que de passer par le gyroscope de la console.

Parlant de caméra justement, une nouvelle vue rapprochée fait son apparition pour apporter plus de confort et de lisibilité, ce qui fait désormais un total de trois « vues » et donc trois zoom possibles.

En terme de contenu supplémentaire, cette version Nintendo Switch accueille quatre niveaux inédits inspirés de Super Mario Odyssey. Ces niveaux sont très représentatifs des Pays des Chutes, de la Cuisine,… ils adhèrent parfaitement au concept du diorama, mais ils deviennent accessibles très tard dans l’aventure, à moins d’avoir sous la main l’un des Amiibos de la gamme Super Mario Odyssey (Peach en mariée, Mario et Bowser en smoking) permettant un accès immédiat à ces casse-tête.

D’ordre général, ces niveaux inédits sont de belles reproductions miniatures des différents univers, on retiendra plus particulièrement le Pays des Sables, et New Donk City (Pays des Gratte-ciel) qui se fondent parfaitement dans le concept du jeu en jouant sur la perspective. Les deux autres Pays restent également agréables à parcourir, en revanche, on vous laisse la surprise de leur déroulement.

Mais l’ajout de ces nouveaux niveaux inédits contient une contrepartie malheureuse de taille, en effet les niveaux inédits de Super Mario Odyssey remplacent tout bonnement ceux de Super Mario 3D World, ils ne sont donc plus de la partie, ce qui est très regrettable pour les non-possesseurs du jeu sur Wii U. Peut-être que cela est prévu pour un éventuel second épisode ?

Par contre, et là on peut féliciter Nintendo, c’est que contrairement à la version Wii U nous n’avons plus besoin d’avoir un Amiibo Toad pour débloquer l’accès à l’excellent mini-jeu cache-cache Toad, qui est disponible immédiatement dès que l’on finit un niveau concerné.

Toujours aussi agréable

Visuellement, la version Wii U disposait de graphismes acidulés, charmants et mignons. Pour cette version Switch, le soft ne perd pas de sa superbe, en plus de cela il est fluide avec des temps de chargement minimaliste pour accéder aux niveaux. Le jeu bénéficie également d’un rendu plus net grâce au 1080p en mode docké.

Testé sur Switch

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Comme nous vous l'avions déjà dit sur un autre test, Nintendo aime bien piocher dans sa ludothèque Wii U pour redonner une seconde jeunesse à ses divers titres. Le plus intéressant dans cette approche, c'est l'ajout de nouveautés exclusives aux versions Switch. Ici ce ne sont pas moins de quatre niveaux inédits inspirés de Super Mario Odyssey qui font leur apparition. Alors oui ces niveaux sont sympathiques à parcourir, mais en contrepartie on ne comprend pas vraiment l'intérêt d'avoir retiré les niveaux liés à Super Mario 3D World. Si on met de côté ce curieux changement, Captain Toad - Treasure Tracker reste un titre fun et plaisant à jouer grâce à un gameplay ingénieux tournant autour de la perspective dont le Level Design se renouvelle régulièrement. En plus de cela, que ce soit en mode docké ou en mode portable, le titre est parfaitement jouable et fluide.
ON A AIMÉ !
- Un gameplay ingénieux...
- ...qui se renouvelle régulièrement dans son Level Design
- Les défis à réaliser
- Un excellent mode "cache-cache"
- Agréable pour la rétine
ON A MOINS AIMÉ...
- Des boss très similaires
- Les quatre niveaux bonus remplacent ceux de Super Mario 3D World
- Pas nécessaire pour les possesseurs du jeu sur Wii U
Captain Toad – Treasure Tracker : Le retour du Puzzle Game ingénieux !
Captain Toad - Treasure Tracker
Editeur : Nintendo
Développeur : Nintendo
Genre : Casse Tête, Réflexion, "Plate-Forme", Puzzle
Support(s) : 3DS, Switch, Wii U
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 2
Sortie France : 13/07/2018