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Les jeux de société : Duckomenta Art

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Nous avons déjà évoqué dans ces colonnes de Reiner Knizia, un auteur de jeu allemand très inspiré, dont la dernière marotte semble être de prendre un point de règle de l'un de ses jeux précédents pour en faire un jeu à part entière : ainsi avait-il créé Kingdoms, inspiré de Tigre et Euphrate, et c'est dans cette même logique qu'aujourd'hui nous allons examiner Duckomenta Art, qui ressemble à s'y méprendre à un certain (et excellent) Modern Art.

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La civilisation Duck a fortement inspiré l’art. C’est pour cela que des commissaires d’exposition, les joueurs, organisent une vente d’œuvres prouvant l’inspiration Duck dans les œuvres d’art, et rien que voir des tableaux de Vinci ou de Munch avec des têtes de canard pourrait justifier d’acheter le jeu. Mais passons.

Les joueurs vont recevoir, en début de partie, un certain nombre de cartes (lié au nombre de participants) représentant des œuvres qui appartiennent à cinq époques différentes, de l’antiquité à l’art moderne. Chacun à leur tour, les joueurs vont jouer une œuvre de leur main, et le cas échéant appliquer l’éventuelle icône présente dans le coin du tableau. Elles peuvent avoir plusieurs effets : 

– Jouer immédiatement un second tableau

– Jouer un tableau face cachée que l’on révélera en fin de ronde

– Piocher

– Pousser chaque joueur à poser un tableau face cachée puis à les révéler simultanément

– Ajouter un bonus à une époque.

Dès qu’un sixième tableau d’une époque est joué, on arrête immédiatement la ronde (sachant que le jeu en compte quatre). On regarde alors combien de tableaux de chaque époque sont en jeu. Celle qui en a le plus reçoit un bonus de +3, la suivante de +2 et la suivante de +1. En cas d’égalité, l’époque la plus ancienne a préséance. Chaque joueur peut alors jouer une ultime carte de sa main (qui ne change pas le décompte final). Ensuite, on regarde le bonus de chaque époque, et chaque joueur reçoit un nombre de points égal au nombre de tableaux de cette époque qu’il a joués multiplié par le bonus de cette époque. Ainsi, si par exemple une époque est arrivé seconde et disposait déjà d’un bonus de +2 (grâce à une icône) chaque joueur recevra 4 points pour chaque tableau de cette époque qu’il a devant lui.

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En fin de ronde, le bonus (+3, +2 ou +1) est placé sur l’époque et sera donc valable pour les rondes suivantes. Cela étant, et cela fait tout le sel du jeu, plusieurs paramètres sont à prendre en compte.

D’abord, les joueurs ne reçoivent que peu de nouvelles cartes au début des rondes 2 et 3, et aucune au début de la ronde 4. Jouer trop tôt ou de manière trop explosive peut être fort dangereux si on finit la partie sans aucune carte.

Ensuite, certes les bonus restent sur les époques. Néanmoins, supposons qu’une époque ait un bonus de +5 sur elle, mais qu’à la troisième ronde elle n’ait pas réussi à se frayer un chemin jusqu’au top 3 des ventes : elle ne rapportera alors rien du tout. Pour rapporter quelque chose, il FAUT qu’une époque ait atteint le sommet des ventes, manière astucieuse de traduire en termes de mécanique les fluctuations du marché.

Enfin, à tout moment, il faut être attentif à faire un maximum de points sans en donner trop à ses adversaires, dimension typique de cet auteur de jeu.

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Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Du Knizia dans le texte. Voilà ce qu'on peut dire de ce Duckomenta. On pourra toujours déplorer l'absence de matériel dédié au décompte des points dans un jeu un peu cher (autour de 20 euros), ou la place de l'aléatoire liée au fait de piocher des cartes à icônes fortes ou pas, mais reste un jeu malin, astucieux, qui oblige à calculer vite et bien à court et moyen terme. Un jeu en tous cas original, intéressant et prenant, qui confirme l'étonnante capacité de l'auteur allemand à produire vite et bien. Chapeau. Duckomenta Art, ça dure une vingtaine de minutes, ça se joue de 2 à 5, et n'oubliez pas : on n'arrête pas de jouer parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de jouer !
ON A AIMÉ !
- Très simple à comprendre
- Les illustrations, souvent drôles
- Fluide et agréable
ON A MOINS AIMÉ...
- La place du hasard
- Même pas des petits jetons pour compter les points ? Ou un carnet ?
Duckomenta Art
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