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Atelier Lulua – The Scion of Arland : Un quatrième épisode Arland, synonyme de retour aux sources
Pas de révolution, mais une continuité. Et des énigmes en plus aussi.

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
À peine deux mois après la commercialisation du spin-off Nelke & the Legendary Alchemists, Gust et Koei Tecmo reviennent à la charge avec un nouvel opus de la franchise Atelier. Atelier Lulua - The Scion of Arland est un épisode qui revient aux sources avec le retour d’une héroïne apprentie alchimiste, l’occasion idéale de refaire des décoctions en pagaille.

Arland, ce nom vous est peut-être familier. Si c’est le cas, c’est tout à fait normal puisque trois précédentes aventures estampillées « Atelier » se sont justement déroulées dans le monde d’Arland : Atelier Rorona – The Alchemist of Arland, Atelier Totori – The Adventurer of Arland et Atelier Meruru – The Apprentice of Arland. D’ailleurs, nous avions déjà testé l’un d’entre eux sur cette page. Avec Atelier Lulua – The Scion of Arland, la partie Arland est désormais une quadrilogie à part entière. Nous retrouvons cette région pour la quatrième fois et bien sûr le devenir de personnages des anciens opus.

Une nouvelle apprentie Alchimiste

L’aventure commence à peu près dans la même veine qu’Atelier Sophie mais aussi Atelier Rorona, ce qui rend le début du soft moins original que ce que l’on pouvait espérer. Lulua, apprentie alchimiste, est la fille de la célèbre et prestigieuse Rorona. Elle souhaite donc égaler les talents de sa mère.

Seulement, novice comme elle est, Lulua n’est pas douée pour la chose malgré les efforts qu’elle déploie. C’est alors qu’elle va découvrir un livre spécial qui va pouvoir l’aider dans son apprentissage. Dans le même temps, on apprend aussi que le bail de l’Atelier de Rorona va expirer et qu’évidemment s’il n’est pas renouvelé, la boutique devra fermer.

Dans cet épisode, le fil conducteur narratif instauré, en début de partie, laisse présager un temps limité pour résoudre les problèmes de bail de Rorona mais en vérité, il n’en est absolument rien. En effet, contrairement aux anciens volets, le laps de temps initialement régi par un calendrier est totalement absent.

Alors d’un côté on se sent complètement libre de réaliser toutes les quêtes annexes possibles (livraison d’objets, contrats de chasse), ou même de compléter chaque lieu à 100 %, et ce sans être sous une pression quelconque. Mais de l’autre, on éprouve moins d’implication dans cette quête principale, avec cette absence de constat d’urgence.

De même, en tant que quatrième épisode estampillé Arland, on attendait forcément de voir le développement des anciens personnages de la trilogie initiale. S’ils ont évidemment vieilli et que l’on a plaisir à les retrouver, ils sont simplement relégués au second plan et encore c’est vite dit. C’est dommage parce qu’avec ce Background d’origine en poche, une meilleure exploitation aurait été judicieuse.

Toutefois en dehors de ce constat et de la pratique d’intégrer ou de justement mieux mettre en avant les personnages concernés via DLCs payants, il y a du bon dans la trame scénaristique. Les personnages de ce quatrième opus sont généralement assez bien travaillés, on retient surtout que Lulua est relativement enjouée bien qu’elle soit aussi maladroite. En bref, tout se fait encore sur le ton de la bonne humeur comme on a l’habitude de le voir dans la série.

L’Alchemy Riddles, des énigmes sympathiques au sein du titre

Cet épisode revient clairement aux sources, nous ne sommes donc plus en face d’un jeu de gestion mais d’un soft où l’Alchimie est le maître mot. Ces décoctions sont aussi bien mises en avant durant le scénario que dans le gameplay et c’est évidemment le cas pour Atelier Lulua – The Scion of Arland. Mais cette fois, on a également une implémentation rappelant les jeux d’enquêtes et leurs énigmes.

Proche des Ateliers estampillés Arland, on n’arpente pas de monde semi-ouvert comme ce fut le cas dans Atelier Firis mais on déambule dans de petits environnements interconnectés et donc entrecoupés en plusieurs zones. Chacun de ces lieux, même petit, est propice à la récolte de ressources de toutes sortes, qu’elles soient cachées dans les hautes herbes, dans les arbres ou derrière un mur à détruire. On peut aussi en pêcher ou en dégoter avec un filet à papillons par exemple. Et bien sûr hors villages, les monstres qui rôdent recèlent aussi d’une multitude d’ingrédients.

Nous vous en parlions tout à l’heure, le soft prend une tournure d’enquête grâce à un livre que l’on découvre en début d’aventure. Dans celui-ci de nombreuses recettes sont indiquées sous forme d’énigmes avec également des mots-clés, il s’agit de l’Alchemy Riddles. Concrètement la plupart du temps pour progresser dans le scénario, il est indispensable de découvrir les recettes classées dans la partie principale. Ce livre est d’ailleurs séparé par chapitre entre les pages liées à la progression centrale et d’autres aux recettes secondaires.

Pour parvenir à décrypter une recette en question, il faut donc résoudre une enquête associée à l’aide des mots-clés disséminés dans l’énigme. Une fois que l’on pense avoir trouvé la résolution d’un indice, on se rend à l’endroit propice. Ensuite cela se passe soit en achetant un livre de recettes qui peut être utile à la confection, soit en récupérant un ingrédient durant l’exploration ou encore en obtenant des objets auprès de monstres par exemple.

Enfin, une fois la recette décryptée entièrement, il n’y a plus qu’à créer l’élément adéquat pour progresser dans l’aventure, ou se rendre la vie plus facile. Cette touche à la Sherlock Holmes est assez plaisante, il y a même des illustrations pouvant aider au besoin mais rien ne remplace la compréhension de la langue de Shakespeare pour certains passages.

De la décoction en pagaille

Contrairement à la trilogie Mysterious où pour confectionner quelque chose il fallait disposer des ingrédients sur des grilles/damiers à la manière d’un puzzle, Atelier Lulua préfère utiliser une autre voie moins ludique. En effet désormais on revient à de la réflexion pure et dure, même si cela reste très facile d’accès de prime abord.

Concrètement, sur chaque ingrédient on a maintenant un système d’affinité reposant sur les quatre éléments que sont la terre, l’eau, le feu et la foudre. Ainsi en créant une mixture à base de plusieurs ingrédients, il faut désormais veiller à combiner le bon type élémentaire, ce qui permet d’influencer la qualité des objets et la puissance associée.

Mais lors de cette décoction, on peut également obtenir des propriétés diverses spécifiques comme des dégâts de feu ou encore la réduction de dégâts. Alors qu’en associant des éléments contraires (feu et eau par exemple), la décoction peut simplement rater ou ne pas correspondre aux attentes.

Via une mixture réussie, il est également possible de transférer plusieurs traits de compétences selon le nombre de TP disponibles (régi par le Level d’Alchimie), ce qui modifie logiquement chaque sorte d’objet par un renforcement quelconque mais toujours utile. Attention par contre, car des malus sont aussi envisageables.

Comme nous le disions, si l’Alchimie semble facile d’accès à première vue, tout se complique un peu dès lors que certains types de ressources peuvent changer de catégorie. Si au départ les recettes sont simples avec des ingrédients que l’on trouve naturellement, par la suite les ingrédients que l’on nous demande sont plus difficiles à dégoter, enfin presque, car il faut les « transformer ».

Par exemple du charbon considéré à la base comme un combustible peut devenir du minerai. Cette nouvelle approche permet d’apporter forcément plus de réflexion lorsque l’on cherche à obtenir les objets parfaits. Bien entendu au cours de l’aventure de nouvelles choses sont possibles, mais nous allons vous laisser les découvrir. Dans tous les cas comme avec chaque épisode, la confection devient vite addictive et l’on cherche à élaborer sans cesse le meilleur équipement possible.

Des combats un brin plus stratégiques mais qui deviennent rapidement trop simples

Outre l’exploration pour dénicher les divers ingrédients, l’acquisition de certains d’entre eux nécessite de combattre des monstres. Visibles sur le terrain ou nichés dans les arbres, les affrontements n’ont pas foncièrement changé mais ils restent accessibles en recelant au passage quelques éléments intéressants amenant un léger axe de stratégie en début de parcours.

Il s’agit donc toujours d’un tour par tour avec ordre de passage. Comme pour le précédent volet sorti (Nelke …..), les héro(ïne)s sont scindés en deux catégories pour un total de cinq combattants : trois d’entre eux sont des personnages offensifs, alors que les deux autres servent d’appui et d’assistance. Ainsi si un attaquant exécute une technique, le soutien attaque à son tour afin de réaliser un combo. Selon les associations choisies, les combinaisons changent, il faut donc s’adapter aux circonstances.

Comme à l’accoutumée, lors du tour de notre personnage il est possible d’attaquer, d’utiliser des techniques, s’enfuir ou encore se défendre. Seulement contrairement à certains combattants, les Alchimistes ont l’exclusivité de se servir d’objets issus des recettes, par exemple cela va de la médecine avec des remèdes pouvant soigner les PVs, à des bombes.

Mais les Alchimistes n’ont pas que cette faculté particulière. Dans cet opus, une nouveauté fait son apparition : l’Interruption. Concrètement lors de l’appui d’une touche spécifique, l’Alchimiste interrompt le combat et utilise un objet assigné (potion, bombe,…). Mais dans ce cas précis l’élément que l’on vient d’employer provient d’une « poche secrète », le stock initial de l’inventaire ne bouge donc pas. Cet objet assigné peut être utilisé quatre fois en Interruption par bataille, il serait alors dommage de s’en priver. Petit conseil, utilisez-le quand même lors d’une situation adéquate.

Néanmoins l’évolution des héro(ïne) étant assez rapide en matière d’XP, les combats deviennent vite trop simples malgré quelques boss exigents. Remporter un combat permet donc d’acquérir de l’XP, ce qui se traduit par des améliorations de caractéristiques (PV, etc…) et naturellement l’apprentissage de nouvelles techniques.

Dans la continuité de la série

Pour cet épisode, nous nous sommes attelés à la version Nintendo Switch, nous avons décelé quelques légères pertes de framerate ici et là que ce soit en mode docké ou nomade. Ce que l’on retient surtout, ce sont le Chara-Design, les différents effets visuels, les artworks des personnages et les scènes d’anime bien réalisées, les points forts de la série en d’autres mots.

Concernant les sonorités, Atelier Lulua – The Scion of Arland bénéficie de sous-titres dans la langue de Shakespeare avec des voix japonaises. Nous préférons vous prévenir, Lulua intervient souvent au cours de la journée, notamment pour dire qu’elle a faim. Si jamais cela vient à bout de votre patience, il est possible de régler le volume des voix. Les musiques, quant à elles, accompagnent bien l’ensemble.

Testé sur Switch

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Atelier Lulua - The Scion of Arland est le quatrième épisode estampillé Arland, de ce fait il emprunte beaucoup à la trilogie originelle, quitte à reléguer les personnages des anciens opus au second plan. Malgré cela, on retrouve un aspect bon enfant, des combats un brin plus techniques (au début) et surtout la notion de l’Alchimie, toujours aussi addictive. Si l’on reste dans la continuité de la licence, avec malheureusement des environnements plus petits et quelques ralentissements sur Nintendo Switch, on a tout de même une minime innovation avec L’Alchemy Riddles et ses petites énigmes à la Sherlock Holmes assez sympathiques. En conclusion, un soft qui ne révolutionne pas la série mais que l’on a eu plaisir à parcourir.
ON A AIMÉ !
- Les combats amènent un brin de stratégie…
- …mais c’est idéal pour de petites sessions en nomade
- Le système d’Alchimie
- Le concept de l’Alchimy Riddles et ses énigmes
- L’OST
- Progression sans prise de tête (absence de temps limite)
- Beaucoup de contenu annexe
ON A MOINS AIMÉ...
- …mais deviennent rapidement trop simples
- L’exploration a des espaces trop confinés…
- Les personnages de la série originale sous-exploités
Atelier Lulua – The Scion of Arland : Un quatrième épisode Arland, synonyme de retour aux sources
Atelier Lulua - The Scion of Arland
Editeur : Koei Tecmo
Développeur : Gust
Genre : Alchimie, RPG
Support(s) : PC, PS4, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 24/05/2019