A l’occasion de la sortie du dernier Call Of Duty qui revient à ses premiers amours, à savoir la deuxième guerre mondiale, nous vous proposons de revenir sur ce moment de l’histoire et comme d’habitude nous allons le décliner selon les thématiques qui nous sont chères : la BD, le cinéma, les jeux vidéo, la musique et puis plein d’autres choses bien sûr.  Il fait suite au précédent Focus que nous vous avions proposé sur la Grande Guerre. Notre ... En savoir plus !
Calendrier de l'Avent MaXoE - Voir toutes les idées cadeaux !
MaXoE > GAMES > Tests > PC > Cyberdimension Neptunia – 4 Goddesses Online : Le « MMO » de la parodie
PC / PS4
Cyberdimension Neptunia – 4 Goddesses Online : Le « MMO » de la parodie
Les fans de Neptunia seront ravis

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
La franchise Neptunia n'en est pas à son premier soft puisque la licence totalise 14 épisodes, spins-off compris. Cyberdimension Neptunia - 4 Goddesses Online a une approche différente de la série : le titre ne devient pas sérieux mais prend la forme d'un "MMORPG". Comprenez par là qu'il s'agit d'un A-RPG classique où l'on incarne les avatars des protagonistes et qu'un mode quatre joueurs est présent en ligne. Voyons si Neptune et les autres sont toujours aussi adeptes de la parodie.

Parodie, parodie

Parodiant les jeux vidéo, la série Neptunia n’en est pas à son coup d’essai. Habituellement, on évolue dans le monde de Gamindustry en compagnie de quatre déesses, chacune dirigeant une nation (un éditeur de console de jeux vidéo). Neptune dirige Planeptune (Sega), Noire s’occupe de Lastation (Playstation), Blanc de Lowee (Nintendo) et Vert de LeanBox (Xbox). Pour les besoins du scénario de Cyberdimension Neptunia – 4 Goddesses Online, on ne va pas incarner directement les déesses mais leur avatar. Parodie oblige, de nombreuses blagues et références sont présentes tout au long du jeu pour nous faire sourire, sans bien sûr omettre des personnages bien développés. Tout cela est ainsi bien mis en place en plus d’un scénario jouant sur deux tableaux.

Tout commence lorsque les quatre déesses, Neptune, Noir, Blanc et Vert ont été choisies comme d’autres
joueurs/joueuses pour devenir les bêta testeuses d’un nouveau MMORPG dénommé 4 Goddesses Online. La trame principale de ce MMORPG prend place dans le monde d’Alsgard, et elle est expliquée par une NPC intelligente prénommée Bouquet qui n’est pas qu’une simple NPC avec des phrases pré-enregistrées. Le fait d’être une NPC intelligente fait en sorte que son comportement évolue avec les joueurs, en gros elle peut tenir une conversation normale (cela nous rappelle quelque chose).

Les déesses (que nous incarnons) sont les élues (comme les autres joueurs/joueuses de ce MMORPG), elles sont les seules capables de ressuciter les quatre déesses d’Alsgard à l’aide de quatre objets clés pour empêcher le retour d’un dieu maléfique. Parallèlement à la trame de ce MMORPG, le jeu étant en phase de bêta, beaucoup de choses ne sont pas finalisées et/ou comportent des failles, et bien évidemment des joueurs (autres bêta testeurs) mal intentionnés vont se servir de cela pour tricher, il va donc falloir s’en occuper également.

Le Hub de l’aventurier / aventurière

Avant de parler de tout ce qui touche au gameplay des combats et à l’interface, on va bien sûr s’intéresser à Wishuel, la ville HUB de tout bon aventurier / aventurière d’un MMORPG. Ici pas de visite à la Sword Art Online puisque la 3D n’est pas présente, à la place on évolue sur un plan fixe en 2D représentant la vue d’ensemble de la ville. On y verra bien sûr des personnages pour des événements de discussions optionnels (toujours avec de l’humour) et importants via des phases « Visual Novel » mais pas que. En effet, tous les services nécessaires et utiles sont présents : des vendeurs d’équipement (arme et armure), des cosmétiques pour les personnages (attention il s’agit juste de cosmétique pour personnaliser son personnage, cela n’apporte pas d’effet supplémentaire, on n’obtient donc pas d’xp, d’argent ou autre), des vendeurs d’objets (pour se régénérer entre autre), et une salle d’entraînement pour revoir les basiques des contrôles.

On a également une forge pour renforcer son équipement grâce aux matériaux et aux Bells acquis (la monnaie du jeu), des vendeurs de gemmes servant d’accessoires ayant des effets positifs qui s’activent une fois que l’on équipe la gemme (Xp supplémentaire, etc…), ainsi qu’une cathédrale. Cette cathédrale permet de sauvegarder sa partie mais également de prier gratuitement pour voir la fortune nous sourire (bonus aléatoire), ou au contraire on peut aussi choisir de prier avec une donation d’une certaine somme d’argent afin d’avoir un bonus spécifique (un pourcentage supplémentaire de l’une des statistiques : PV, Intelligence,…).

On a aussi un lobby permettant de réaliser des quêtes spéciales en ligne jusqu’à un total de quatre joueurs. Mais que serait un semblant de MMORPG sans un bureau des quêtes ? Eh bien dans le soft, ce service est également présent. On dénombre un total de cinq types de quêtes allant de l’extermination de monstres en passant par de la récolte d’objets. Cela reste des quêtes classiques et sympathiques même si elles peuvent devenir répétitives. Par ailleurs, pour éviter les allers/retours inutiles, on peut accepter plusieurs quêtes à la fois, ce qui est appréciable.

Maintenant que nous avons fait un grand tour de ce HUB, parlons un peu de l’interface en jeu durant les phases de terrain où l’on évolue (les donjons en somme). L’apparence en grande ligne des MMORPG est bien là, même si pour le coup elle peut faire « vieillotte » par rapport aux standards actuels : on a une mini map, un cadre de chat textuel, des objets à mettre en raccourci pour être utilisés, deux palettes de raccourci pour les skills (on peut en voir une par une en maintenant une touche) et les stats PV/SP (vie et magie) de chaque personnage. Mais on a aussi les menus qui vont avec et qui bien évidemment ne profitent pas d’un temps de pause lorsqu’on les parcourt.

Les bases des classiques

Dès que l’on choisit un lieu sur la carte du monde, on se retrouve sur une phase de terrain (des montagnes, plaines,…) où l’on évolue en compagnie de monstres, de mini zones à explorer, de coffres à ouvrir, de points de récolte mais également de coffres nécessitant une clé afin d’être dévérouillés (ce qui en revient au petit côté rejouabilité des donjons en dehors des quêtes). Les donjons ne sont pas très grands mais prennent le sens de la hauteur : pour gravir la montagne on utilise des sauts pour progresser de plate-forme en plate-forme. Certains coffres ne sont d’ailleurs cachés que dans ces hauteurs. Pour plus de facilité pour les voir et les « attraper », on opte pour le changement de vue via les options : 1 étant la vue la plus proche (presque à ras du sol), et 5 étant la vue la plus éloignée (aérienne). C’est assez pratique de pouvoir changer cette vue, surtout appréciable en combat.

Chacun(e) des personnages, c’est à dire nos quatre protagonistes et celles et ceux qui les rejoindront (des personnages bien connus des fans de la série) ont une classe prédéfinie. Par exemple Blanc est une prêtresse (c’est-à-dire qu’elle est soigneuse, tout en connaissant quelques sorts de magie noire), Neptune elle, est Paladin (c’est une classe équilibrée qui bénéficie en plus d’un sort de soin), etc… Ainsi, avant de partir au combat, il faut sélectionner les quatre personnages qui vont partir se battre, mais aussi des soutiens. A noter que pour avoir une équipe optimale, il faut régulièrement changer les membres du groupe (les soutiens ne gagnant pas d’expérience) pour les mettre à niveau par rapport aux autres, ce qui permet en plus de varier le gameplay/skill.

A ce propos, on trouve dommage de ne pas avoir un arbre de compétence pour chaque personnage pour parfaire l’illusion MMORPG. A la place, tout se déroule de manière classique pour plus de facilité : à force d’évoluer en Level, on apprend des skills, ces skills seront à équiper dans l’une des deux palettes de raccourci pour pouvoir être utilisé. Simple et efficace tout de même en somme. Pour tout ce qui concerne l’équipement, tout se fait également de manière traditionnelle, pas de chichi de ce côté-là.

Combats sympas, mais l’IA est parfois aux fraises

On en vient donc à parler des combats qui diffèrent en fonction du personnage que l’on incarne, les autres étant gérés par l’IA. Si le comportement de la stratégie de base ne nous plaît pas, on peut en changer pour mieux l’adapter à notre façon de jouer : axé sur l’attaque, la défense, etc…

Le gameplay va changer intégralement selon que l’on joue Neptune ou non. Pourquoi ? Tout simplement parce que dès qu’elle a accès à un skill de soin, on peut se la jouer bourrin, entre utiliser les skills d’attaque, bloquer l’attaque des ennemis (ou esquiver) et se soigner sans problème. Heureusement les boss sont plutôt coriaces pour nous donner un peu de fil à retordre. Si en revanche on joue un autre personnage, il faut espérer que l’IA ne sera pas à la ramasse pour nous soigner au moment opportun, mais quand le personnage IA en question ne fait que bouger sans utiliser de soin ou d’attaque, on est mal parti… Surtout que l’IA en général n’est pas dès plus efficace dans certaines situations.

A part l’IA mi-figue mi-raisin, il y a un gros souci au niveau de ces combats justement, c’est-à-dire qu’il y a un bug qui est plutôt gênant lorsqu’il arrive en pleine phase de combat : celui-ci nous fige littéralement. Si cela l’avait été par un sort de paralysie, on comprendrait mais là cela peut arriver n’importe quand durant un laps de temps plus ou moins long (heureusement cela ne s’est produit que très rarement, entre 6 et 10 fois au cours de notre aventure). Ainsi notre personnage ne peut pas bouger, mais ne peut pas réaliser d’action non plus, il ne nous reste qu’à changer de personnage, en espérant ne pas avoir le même problème ou que notre personnage ne meurt pas pendant le changement…

Car oui, pour changer de personnage en plein combat ce n’est pas facile à cause des menus. C’est-à-dire qu’il faut ouvrir le menu complet, puis se diriger sur le menu pour changer de membres et enfin changer le personnage leader. C’est long et fastidieux surtout que comme on l’a déjà dit, l’action n’est pas en pause lorsque l’on est dans les menus, et les monstres ne vont pas nous attendre pour attaquer.

Les combats en eux-mêmes se déroulent en temps réel sur le terrain. Pour ne pas avoir un éventuel problème de caméra, il suffit d’activer le lock-on sur la cible ennemie. Grâce à cela, on peut ensuite tourner autour à 360 degrés mais aussi voir ses PV, sa jauge de garde et ses faiblesses élémentaires. Pour frapper et diminuer les PV de l’adversaire, rien de plus simple il suffit de l’attaquer avec la seule touche d’attaque classique disponible (attaque que l’on enchaîne pour réaliser des combos). Attaquer sert non seulement à faire des dégâts, mais aussi à régénérer nos SP (jauge de magie). Les SP peuvent être utilisés en lançant des sorts des skills (alloués à deux palettes de raccourcis différentes) aussi bien offensifs (technique d’attaque, attaque élémentaire, magie,…) que défensifs (sort de soin, de protection,…).

Il faut savoir qu’en utilisant des sorts, la jauge de garde de l’ennemi diminue, et à zéro les dégâts engendrés sont plus puissants. On peut également utiliser des esquives, une garde et une garde parfaite, ainsi qu’effectuer des attaques aériennes. Un peu plus tard, on déverrouillera un pouvoir spécial qui boostera les capacités du personnage en question. Comme vous pouvez le voir, le système de combat tire sur la ficelle MMORPG, même si bien sûr il s’agit d’un A-RPG. En résumé, les combats sont sympas même s’il faut plutôt compter sur soi-même que sur une IA perfectible.

Un bon son

Si vous avez zieuté les images présentes dans ce test, vous avez certainement remarqué que le titre n’est pas à mettre dans les standards graphiques des derniers jeux PS4 sortis. Pourtant c’est la première fois que Compile Heart a utilisé l’Unreal Engine 4 pour cet épisode (et pour la série), c’est coloré et bien modélisé. Mais mis à part les artworks (très beaux en l’occurrence, même en phase Visual Novel), on a plus l’impression d’avoir affaire à un titre qui n’a pas exploité à fond le moteur graphique ni la puissance de la PS4. On a même un temps de chargement de base au lancement du titre assez longuet mais rassurez-vous, durant les sessions de jeu les chargements sont plutôt courts.

Du côté sonore, le soft est évidemment en sous-titres anglais mais dispose du choix des voix  japonaises ou anglaises, toutes deux de bonne qualité. De leur côté les musiques sont belles et certaines évoquent des sons provenant de Final Fantasy XIII, un bon point de ce côté-là.

Testé sur une version PS4

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Tout comme les jeux de tir Parodius, la série Neptunia fait dans la parodie, et son humour fait souvent mouche. Même si le titre opte pour une approche MMORPG, pour son contexte il n'en reste pas moins un A-RPG sympathique qui se joue entièrement en solo pour sa campagne principale. Si vous avez aimé Sword Art Online, et que vous aimez la série Neptunia, nul doute que Cyberdimension Neptunia - 4 Goddesses Online devrait vous plaire, si toutefois les quelques bugs et l'IA, pas toujours au top, ne vous effraient pas trop.
ON A AIMÉ !
- L'humour
- Le scénario
- Les références, clins d'oeil,...
- Combats sympathiques
- L'Ost
- L'aspect MMO
ON A MOINS AIMÉ...
- Des bugs gênants
- Jongler entre les menus en combats, c'est compliqué
- L'IA pas toujours au top
Cyberdimension Neptunia – 4 Goddesses Online : Le « MMO » de la parodie
Cyberdimension Neptunia - 4 Goddesses Online
Editeur : Idea Factory
Développeur : Idea Factory / Compile Heart / Tamsoft
Genre : A-RPG
Support(s) : PC, PS4
Nombre de Joueur(s) : 1 à 4 (solo et en ligne)
Sortie France : 13/10/2017