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PC / Switch
Grandia HD Collection : Deux grands noms du JRPG débarquent sur Nintendo Switch…
... Avec de belles qualités mais aussi des soucis techniques

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Sortis il y a plus d’une vingtaine d’années pour le premier épisode (Saturn - 1997, PS1 - 2000), et un peu moins pour le deuxième (Dreamcast - 2000, PS2 - 2002), les JRPGs Grandia et Grandia II ont su trouver leur public. GungHo Online Entertainment America a décidé de les remettre au goût du jour sur Nintendo Switch, aujourd’hui nous nous intéressons donc à cette Collection HD contenant Grandia et Grandia II.

Si Grandia et Grandia II sont parvenus chez nous, les opus suivants (Grandia III, Grandia – Xtreme et Grandia – Parallel Trippers) ne sont malheureusement pas arrivés sur notre territoire. L’espoir n’est cependant pas perdu pour le reste de la licence. En effet, très récemment GungHo Online Entertainment America a annoncé envisager la question d’un éventuel remaster de Grandia III et Xtreme mais également d’un soft totalement inédit. En attendant une hypothétique déclaration, regardons de plus près les scénarios de ces deux premiers Grandia, car comme pour les séries Final Fantasy et Tales of, chaque trame est différente d’un épisode à l’autre.

Des histoires d’aventures et d’exorcismes

Dans le premier Grandia, on suit les péripéties de Justin et de son amie Sue (des adolescents), tous deux en quête d’aventures, Justin souhaitant en effet devenir aventurier comme son père et percer les secrets d’une civilisation ancienne et disparue.

Alors que dans Grandia II, Ryudo est un jeune homme qui vit de son boulot de Geohound (un mercenaire qui offre ses services contre rémunération). Un beau jour, il accepte d’escorter Elena, une prêtresse-chanteuse de l’Église de Granas, à un rituel mystérieux. Seulement tout ne se passe pas comme prévu, les choses tournent mal et Elena se retrouve seule survivante parmi les Sœurs de l’Église. Après cette mésaventure, Ryudo valide un nouveau contrat : conduire Elena une seconde fois, et ce jusqu’à la Cathédrale de Granas. Une longue épopée commence…

Ces deux histoires sont diamétralement opposées, le premier Grandia prône surtout l’aventure et l’évolution des héro(ïne)s qui grandissent au fil de l’intrigue, elle-même se développant davantage, alors que l’ambiance de Grandia II pose déjà le ton avec des thèmes comme l’exorcisme, les préceptes de la religion ou encore le conflit entre le Bien et le Mal. Dans les deux cas, le personnage principal a un caractère très différent : Justin est plus un sale garnement qui fait des bêtises en début de parcours, pendant que Ryudo est un jeune homme grossier et cynique.

Quoi qu’il en soit près d’une vingtaine d’années après leur parution, les deux trames fonctionnent plutôt bien. D’autant que la VF de l’époque du premier Grandia est encore présente, et que le second volet se voit traduit pour la première fois en français. D’ailleurs si cette traduction reste compréhensible, il subsiste des erreurs grossières : des espaces entre les mots, fautes d’orthographe, etc…

Deux bases similaires avec un côté stratégique

Les deux titres réunis dans cette compilation comportent les mêmes bases ayant logiquement évoluées dans le second opus. Dans les deux épisodes, on déambule dans des environnements 3D divers et variés (montagne, mine, etc…) où l’on peut réaliser des quêtes annexes et découvrir plusieurs secrets (des donjons annexes par exemple). En arpentant des villes, on effectue des achats d’équipements, d’objets, de magies et l’on se repose à l’auberge.

Alors que sur le terrain et dans les donjons, on peut résoudre des énigmes en se servant de mécanismes (interrupteur, levier,…) ou en poussant des rochers afin de pouvoir progresser dans les lieux. En outre, des objets à dénicher sont disséminés çà et là dans les environnements (potions, herbes, bombes, argent,…) et bien entendu des monstres sont présents (visibles sur la map).

Une fois entré en contact avec l’adversaire, une transition s’opère pour laisser place à un combat au tour par tour géré par une jauge d’attente ou ordre de passage tactique (utilisé plus récemment dans Child of Light pour le plus connu d’entre eux). Lors de son tour, on peut utiliser des objets (potions, bombes, etc…), une esquive (un placement différent), se défendre, employer des techniques et/ou des sortilèges ainsi que des attaques. Si la magie permet d’exploiter les faiblesses élémentaires des ennemis, tout l’enjeu de ces combats très stratégiques repose sur cette jauge/ordre de passage.

Concrètement, lors son de tour si l’on utilise de la magie, la préparation étant très lente, cela laisse largement le temps à l’opposant de passer à l’offensive, voire annuler notre sortilège. L’inverse de cette procédure étant évidemment possible, il faut regarder les préparatifs de l’ennemi (les patterns d’attaques et de magies sont différenciés par des effets) afin de placer judicieusement les techniques/magies et attaques. En utilisant l’option « Critique », le personnage effectue une attaque lente mais bien placée, elle peut neutraliser les assauts/sortilèges adverses, alors qu’un « Combo » correspond à une double frappe qui immobilise temporairement l’ennemi sur la jauge d’attente (ordre de passage).

Vous l’aurez donc compris, la stratégie est primordiale et ce d’autant plus avec une équipe composée de plusieurs protagonistes, dans ce cas on planifie tout à l’avance, quitte à employer une double frappe de justesse pour vaincre l’ennemi.

Deux systèmes de compétences différents mais efficaces

Ce système des plus sympathique et agréable s’accompagne également d’une feature d’apprentissage efficace. Pour faire simple, dans le premier opus (Grandia) il est possible pour chaque personnage de manipuler une arme différente (épée, hache,…). Plus celle-ci est utilisée, plus elle permet d’apprendre des compétences, certaines ayant besoin d’un mix de maîtrises pour être apprises. De même, les œufs de Mana sont échangeables contre de la magie (feu, vent,…) qui s’améliore également à force d’usage et qui permet ainsi d’assimiler certains sorts distincts. On peut donc moduler son groupe absolument comme on le souhaite.

Dans Grandia II en revanche ce système évolue, chaque protagoniste a un « rôle prédéfini » rappelant la feature de classes, par contre il n’existe plus de changement d’arme (Ryudo est cantonné à l’épée par exemple). À la place, à chaque affrontement, on récupère des points de compétences sous deux formes : l’un lié aux magies, l’autre aux techniques. Il faut donc bien choisir les techniques/sortilèges à améliorer en priorité mais aussi le personnage ! En effet, comme pour Breath of Fire – Dragon Quarter, ces points sont associés au groupe tout entier.

Si par exemple on améliore l’aptitude « Taillade Tenseiken » de Ryudo, il se peut qu’il n’y ait plus assez de points pour le reste de l’équipe. Concernant la magie qui utilise le même procédé d’amélioration sur chaque œuf, il faut penser à équiper un œuf de mana (qui renferme les sortilèges), sinon c’est impossible. Encore une fois comme pour les combats, tout est une question de stratégie/planification. Mis à part ces points, on retrouve bien évidemment dans les deux jeux, un système d’équipement à changer pour se renforcer (armure, accessoire, etc…).

Un lissage HD mais avec quelques problèmes

Pour son arrivée sur Nintendo Switch, GungHo Online Entertainment America a fait appel aux développeurs Sickhead Games, déjà à l’œuvre sur le portage de Stardew Valley sur l’hybride de Nintendo. Pour Grandia I & II, le studio a simplement effectué un lissage HD graphique comme l’indique le titre de la Collection. Il n’y a pas de nouvelles textures qui ont été intégrées, on a juste un rendu plus net, on retrouve ce même effet de netteté sur les personnages. En revanche, la partie technique n’est pas encore au top, on a rencontré plusieurs ralentissements/freezes de quelques secondes qui surviennent aléatoirement pendant les combats, quelques chutes de frame sur le second opus.

Pour la section sonore, les superbes musiques de Noriyuki Iwadare sont toujours présentes dans les deux softs. On regrettera juste que certaines parties subissent parfois quelques coupures. Enfin bonne nouvelle pour les puristes, si les deux Grandia sont en sous-titres français, il est possible d’opter pour des voix anglaises et bien sûr japonaises, introduites ici pour la première fois.

Testé sur Nintendo Switch

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Une vingtaine d’années après, la magie de Grandia I & II opère toujours, le côté nostalgique est certes présent mais toutes les qualités des softs fonctionnent aussi bien qu’il y a vingt ans : deux scénarios distincts, des combats techniques, des apprentissages tactiques, etc… En plus, comme le second volet a été traduit en français, en dépit de ses coquilles, il se laisse enfin approcher par les non-anglophones. Malgré un simple lissage graphique des deux titres et quelques soucis techniques, qui espérons-le seront résolus avec un patch, les nouveaux(elles) venu(e)s peuvent profiter de deux grands noms des RPGs.
ON A AIMÉ !
- (Re)découvrir les deux aventures
- Enfin une VF pour Grandia II…
- Les deux scénarios
- Les personnages
- Le gameplay fonctionne toujours
- Les apprentissages
- Les musiques / VO
ON A MOINS AIMÉ...
- Plusieurs soucis techniques (ralentissements, freezes,…)
- …mais avec des coquilles
- Pas d'options "d'aides" pour les nouveaux(elles)
- Un simple lissage HD
Grandia HD Collection : Deux grands noms du JRPG débarquent sur Nintendo Switch…
Grandia HD Collection
Editeur : GungHo Online Entertainment America
Développeur : Game Arts / Sickhead Games
Genre : JRPG
Support(s) : PC, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 16/08/2019