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PC / PS4 / Switch
I Am Setsuna : Ambiance old-school
C'est dans les vieux pots... ou...

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
En 2015, Square Enix crée le studio Tokyo RPG Factory dont la vocation est de réaliser des RPG. Leur première production I Am Setsuna a vu le jour l'année dernière sur PS4 et PC. Moins d'un an après, le JRPG débarque sur Nintendo Switch avec en bonus la traduction française, qui par ailleurs, est disponible depuis le 16 Février dernier sur PS4 et PC. Mais ce n'est pas le seul bonus disponible puisque le studio a également sorti un DLC gratuit et exclusif à la nouvelle console de Nintendo, intégrant le mode "Temporal Battle Arena". Voyons si ce titre peut être un digne successeur de l'âge d'or du JRPG !

La mission

Dans un monde enneigé, l’histoire nous place dans la peau d’Endo, un homme de la tribu masquée, bretteur hors pair, dont le métier de mercenaire lui a valu la renommée de « celui qui mène toutes ses missions à bien« . Un jour, alors qu’il termine sa mission de « sauvetage » (qui sert de prologue didacticiel), un mystérieux individu lui propose un contrat des plus douteux : assassiner une fille du nom de Setsuna.

Pendant ce temps-là, sur l’île où doit se rendre le mercenaire, un sacrifice qui se déroule tous les 10 ans, doit avoir lieu pour apaiser la colère d’un monstre. Cette année, « le sacrifice » ayant été choisi se prénomme Setsuna. C’est à ce moment-là qu’Endo débarque sur l’île, va-t-il pouvoir mener son contrat à bien ?

Le contexte du scénario « un sacrifice pour sauver un village ou le monde » est quelque chose que l’on a déjà vu et revu plusieurs fois, on pense en particulier à Yuna de Final Fantasy X, et Colette de Tales of Symphonia. Cet hommage persiste dans les clichés et les stéréotypes du genre avec une femme qui veut aider tout le monde ou encore un héros taciturne renfermé sur lui-même (tiens, on a aussi déjà vu cela quelque part : Final Fantasy VIII, entre autres). Pour autant, même avec ces clichés, les retournements de situation et rebondissements sont nombreux.

Cependant, même si l’on peut « forger » le caractère du héros avec des choix de réponse, celui-ci n’aura absolument pas d’impact sur le scénario, mais on lui pardonne volontiers. Pour un premier jet, Tokyo Rpg Factory s’en sort plutôt bien, même s’il manque quelque peu de profondeur dans son scénario.

L’old-school se modernise

I Am Setsuna est un JRPG aux combats au tour par tour proche de Chrono Trigger dont il s’inspire, ou bien des anciens Final Fantasy dont Final Fantasy VII peut en faire partie. JRPG oblige, en dehors des combats, on retrouve les traditionnelles quêtes annexes liées aux personnages, les compétences, l’équipement, le craft et les coffres à ouvrir. Tout est là pour réveiller notre nostalgie des grands JRPG d’antan.

Dans son approche, I Am Setsuna reprend donc inéluctablement les codes des JRPG de l’âge d’or, allant jusque dans certains détails qui pourraient en faire rager quelques-uns aujourd’hui. Ainsi, pour avancer dans sa quête, il n’y a aucune indication automatique sur les futurs lieux à arpenter, tout se fait à l’ancienne, il faut donc parler aux différents PNJ dans l’optique de récolter diverses informations.

De même pour les sauvegardes, celles-ci doivent se faire manuellement soit via la carte du monde, soit par les points de sauvegarde qui se trouvent en petit nombre dans certains lieux. Si vous avancez dans le jeu sans sauvegarder et que vous devez partir, cela peut être frustrant de perdre ses données. Mais il ne faut pas oublier que l’on est sur Switch et que la console de Nintendo permet de jouer partout, tant que l’on a de la batterie ou une source de recharge, bien entendu.

Dès que l’on rencontre un ennemi sur le terrain, une mini-transition s’opère puis laisse place aux combats. Ceux-ci se déroulent au tour par tour, tout en empruntant le système très connu des joueurs JRPG, l’ATB (Active Time Battle) que l’on retrouve dans certains Final Fantasy et dans Chrono Trigger. Concrètement pour que l’un des personnages puisse réaliser une action, il faut attendre que la jauge d’ATB soit remplie, puis choisir une action entre l’attaque, les techniques et les objets. Cette approche plutôt classique permet de rester concentré, mais comme pour les aïeuls du genre, on peut choisir entre un mode semi-actif, où les actions des ennemis s’arrêtent dès que l’on se trouve dans un « sous-menu », ou choisir le mode actif, où l’action se déroule en continu, quelle que soit notre action ou inaction.

La petite touche personnelle de I Am Setsuna vient de la sphère bleue située à droite de la jauge ATB. Cette sphère se remplit à chaque dégât porté ou reçu, mais elle se remplit également si l’on ne fait aucune action pendant son tour. Ainsi, on peut accumuler jusqu’à trois points de sphère. Chacun de ces points peut être dépensé lors d’une action « Momentum » : une mini-jauge apparaît pendant un bref laps de temps et il faut appuyer sur la touche adéquate dans le même timing pour profiter de son effet. Cela peut par exemple aller d’une attaque renforcée à un soin de zone ayant une plus grande efficacité.

Mais tout va dépendre de l’équipement porté. Celui-ci influe directement sur les capacités en combat, que ce soit dans les techniques ou dans les « effets bonus » tels que le renforcement ou les coups critiques. Avec cette jauge qui offre du peps, les combats se renouvellent en fonction des techniques, se modernisent et deviennent plus stratégiques et dynamiques qu’auparavant dans certains JRPG.

Le seul petit bémol viendra de la difficulté inexistante, hormis peut-être à la toute fin du jeu, il n’y a donc absolument pas besoin de faire de session d’xp supplémentaire comme certains titres le demandaient, ni de chercher toutes les « spirites » (qui offrent de nouvelles techniques, nous y reviendrons). C’est assez dommage puisque cela ne permet pas forcément de jouer sur toutes les subtilités du titre.

De même, lorsque l’on remporte la victoire face à un groupe d’ennemis, on obtient des matériaux, et… c’est tout. A la manière de Final Fantasy XII et ses butins, il faudra vendre ses acquisitions à un marchand pour glaner de l’or. Mais attention, certains de ces matériaux sont requis pour améliorer l’équipement. En général, vos affrontements durant la quête principale sont largement susceptibles de résoudre tous vos besoins. Là encore, la difficulté amoindrie ne permet pas d’apprécier cette partie du contenu à sa juste valeur.

De son côté le DLC gratuit exclusif à cette version Switch, « Temporal Battle Arena » propose des combats en arène (à noter qu’il faut disposer d’une connexion internet). Ce qui est regrettable, c’est que ce mode n’apparaît pas directement sur le menu d’accueil. Pour y avoir accès, il faut se rendre dans une zone spécifique du jeu, ensuite il suffit d’uploader ses données, et celle d’un ami ou d’un joueur de manière aléatoire, puis le combat se fait automatiquement contre les données de ce joueur humain. avec à la clé, quelques récompenses. Malheureusement, ce mode n’apporte vraiment rien de concret, il a certes le mérite d’être là mais il reste tout à fait anecdotique.

Momentum Spirite

Les techniques que l’on peut apprendre proviennent exclusivement de « spirites ». Ces spirites se trouvent généralement sur le terrain, mais on peut également les acquérir auprès de marchands. Chacune de ces spirites a un pouvoir particulier entre des effets de soutien ou l’ajout de techniques et de sorts supplémentaires à utiliser. Mais pour s’en servir, il faut évidemment les équiper. Je vous vois venir : non, ce n’est pas aussi facile que cela en a l’air. Le système d’équipement de ces spirites se rapproche de celui des matérias de Final Fantasy VII. pour s’équiper de plusieurs spirites, il faut que l’équipement que l’on a équipé dispose d’autant d’emplacements nécessaires pour les accueillir. Mais il faut prendre en compte que l’effet du « Momentum » change en fonction de l’équipement lui aussi ; pour essayer d’avoir l’équipement ultime, il va donc falloir faire pas mal d’essais. Il reste cependant une petite nuance, mais on vous laisse le plaisir de la découverte…

Blanc comme neige

Graphiquement, le titre nous emmène dans un monde tapissé de neige tout au long de l’aventure. Nous avons donc un « seul environnement », si celui-ci est fidèle au thème du jeu, certains effets d’éclairage anoblissent l’environnement, tandis que parfois les décors paraissent plutôt ternes, offrant ainsi un contraste en demi-teinte. Globalement, on retrouve cette patte graphique des jeux old-school qui faisait leur charme.

Musicalement parlant, on est face à une Ost de bonne qualité, toutes les pistes sont jouées au piano. Les compositions sont dans le thème du titre et oscillent entre joie et mélancolie, on peut même y reconnaître certains airs et sonorités proches de Chrono Trigger et des Final Fantasy.

Testé sur une version Switch

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Pour son premier titre, Tokyo RPG Factory nous fait bien replonger dans les jeux des années 1990/2000. On retrouve l'ambiance, les thèmes récurrents, le gameplay, le charme de la patte graphique et l'Ost de ceux-ci. Mais il manque ce petit quelque chose, cette magie que l'on avait lorsque l'on jouait à l'un de ces titres. Le manque de difficulté plombe le titre, le rendant si facile que l'on ne va pas apprécier son contenu à sa juste valeur. Et ce malgré un scénario de bonne qualité, même s'il n'est pas aussi profond que les jeux auxquels il veut se mesurer. Si I Am Setsuna ne fera pas l'unanimité auprès de tous les joueurs, les fans de Chrono Trigger et Final Fantasy, eux, y trouveront leur compte.
ON A AIMÉ !
- Le scénario...
- Le gameplay
- La version française
- L'Ost
ON A MOINS AIMÉ...
- ...qui manque de profondeur
- Aucune difficulté...
- ... ne permettant pas d'apprécier le contenu à sa juste valeur
I Am Setsuna : Ambiance old-school
I Am Setsuna
Editeur : Square Enix
Développeur : Tokyo RPG Factory
Genre : JRPG
Support(s) : PC, PS4, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 03/03/2017