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Langrisser I & II : Les TRPGs qui se la jouent rétro-moderne
A vos ordres commandant !

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
NIS America nous propose de découvrir (ou redécouvrir) Langrisser I & II, deux TRPG de l'âge d'or des années 1990. Regroupés dans une seule et même cartouche (ou disque) cette compil', qui sera disponible ce 13 mars, n’est pas juste une simple refonte graphique mais s’accompagne de plusieurs changements par rapport aux softs originaux. Nous ne sommes donc pas face à un remaster à proprement parler mais plutôt à un remake.

A l’origine, la licence s’est lancée en 1991 au Japon sur Megadrive avec Langrisser premier du nom qui fut exporté en Amérique sous le nom de Warsong, puis le second opus est arrivé en 1994 sur cette même machine, avant d’être porté dans une version upgradée sur SNES sous le nom de Der Langrisser.

La franchise, aux mécaniques de gameplay TRPG pouvant faire écho notamment à Fire Emblem, est assez appréciée des Japonais, la série compte une vingtaine de volets en comptant les portages et remakes. Le dernier en date était d’ailleurs Langrisser Mobiles (sorti en début d’année dernière). Chez nous, il aura fallu attendre 2016 pour voir un titre de la licence débarquer : Langrisser Re-Incarnation sur 3DS, puis l’année dernière Langrisser Mobiles.

Un contexte classique

Classique dans leur approche et même s’ils sont éloignés de plusieurs siècles, les deux opus sont liés par la recherche d’une épée surpuissante.

Dans le premier Langrisser, l’histoire débute alors que le Prince Ledin doit fuir du château de Baldea sur ordre de son père, le roi Illzach afin de ne pas succomber à l’attaque de l’armée de l’Empire Dalsis. Hors des frontières, Ledin se rend à Salrath pour rejoindre un ami de son père. La route pour chasser l’Empire de chez lui sera longue.

Le second opus prend place des siècles plus tard alors que le jeune Elwin, accompagné de son ami magicien « Hein », parcourt un monde en proie à la guerre. Cet épéiste que l’on incarne cherche en réalité l’assassin de son maître. Au cours de son périple, il sauve une femme (Liana) contre l’Empire. Son voyage prend alors une ampleur plus grande que prévu.

L’intérêt des deux titres provient des diverses routes que l’on peut débloquer afin de modifier l’axe scénaristique. Au total, ce sont un peu plus d’une vingtaine de routes différentes pour les deux jeux réunis avec toutefois une part plus importante dans Langrisser II. En effet, il s’agit du premier jeu de la franchise permettant de changer véritablement le cours de l’aventure en optant pour le Bien, le Mal ou encore aucun des deux.

Seule contrainte pour changer de route : si l’on garde son expérience, ses personnages ou encore ses objets, il faut recommencer le chapitre concerné en effectuant une variante du combat. Dans ce cas, il est nécessaire de jongler entre plusieurs sauvegardes pour ne pas perdre sa progression, mais forcément plus on devient expérimenté, plus la difficulté en prend un coup, cette dernière n’étant pas paramétrable.

Deux softs avec des subtilités et un gameplay similaire

Comme souvent avec un TRPG, la préparation se passe avant chaque bataille. Il est ainsi possible d’acheter de l’équipement, de sauvegarder/charger ses parties, d’accéder à un arbre d’événements chronologiques indiquant les routes possibles dont nous avons parlé. Il est aussi évidemment question de gérer ses personnages importants à savoir les commandants. Outre les équipements classiques, skills, capacités passives modifiant certaines stats comme le type d’unité en possession (mage, soldat,…), un système de classe est présent.

Si celui-ci dispose d’attraits classiques du genre avec son lot d’équipements et compétences associés, il faut au préalable les débloquer sur un arbre de compétence à l’aide de CP (unique par personnage) que l’on obtient en changeant de Level par exemple. De cette manière, il est possible d’ajuster sa classe ou plutôt le grade de chacun de ses commandants comme bon nous semble avant chaque affrontement.

Seulement ce n’est pas tout et il s’agit là de l’une des autres particularités de Langrisser, chaque grade/classe que l’on équipe permet à son commandant de recruter une ou plusieurs unités distinctes (moine, cavalier, etc…) chacune ayant sa spécialité en échange d’argent. Alors du coup, est-il préférable de choisir un commandant épéiste ayant des capacités offensives avec la faculté de recruter quatre unités de soldats, ou plutôt d’utiliser une autre fonction que l’on trouve peut-être moins adaptée en bataille mais ayant plus de choix de combattants ? C’est l’une des questions qu’il faut se poser à chaque bataille, car certains combats peuvent être difficiles par moment, surtout lorsque l’on effectue une erreur de jugement.

Réflexion, action,…

Les batailles se déroulent à la manière d’un TRPG. Sur une grille sont répartis alliés et ennemis sur de multiples cases. Dans les faits, les bases sont communes avec de nombreux jeux du genre, à savoir le placement des unités en fonction des classes, des capacités défensives ou offensives, des attaques, des bonus ou malus de terrain et bien sûr des forces et faiblesses par rapport aux classes des autres « mercenaires ». Jusque-là, nous sommes en terrain connu des TRPGs, et les amateurs(trices) de Fire Emblem notamment ne seront pas dépaysés par ces similitudes.

Seulement, et heureusement d’ailleurs, Langrisser apporte sa propre pierre à l’édifice. Si chaque personnage dispose de son propre rôle, chaque début de bataille permet d’engager des unités moyennant finance. Ces unités recrutables dépendent alors des possibilités d’engagement du commandant. Logiquement si vous affrontez des ennemis aériens, des archers seront plus à même de les battre, les cavaliers eux couvrent plus de distance, etc… Cela reste classique en apparence puisqu’il s’agit de classe et d’unité mais la différence vient dans la façon de gérer ses troupes.

Soit on effectue tout manuellement en séparant les unités en amont du commandant pour protéger des alliés par exemple, soit on utilise des commandes styles formations prédéfinies qu’elles suivent à la lettre : charge, défense, etc… même si les troupes restent généralement proches de leur commandant. Les joutes deviennent alors plus vastes qu’à l’accoutumée à cause du grand nombre d’unités à l’écran et des rixes pouvant durer quelques tours. Mais toutefois veillez à être stratégique et à ne pas tenter le diable !

En effet, si les commandants adverses ont les mêmes facultés que les nôtres et même s’ils gèrent moins bien leurs troupes, s’en prendre directement à eux peut-être délicat, car ils sont bien plus puissants que les petites unités. Mais d’un autre côté, vaincre ce commandant le fait disparaître et avec lui, tous les mercenaires associés à son commandement. Le prendre en embuscade est donc intéressant pour se défaire d’une partie d’armée collante, sauf qu’en contrepartie l’XP est moins grande.

Quand l’ancien se modernise

Venons-en maintenant aux spécificités techniques de ce remake. On vous l’a dit en amont, plusieurs choses ont été modifiées depuis la sortie des œuvres initiales. Déjà l’UI, c’est-à-dire l’équivalent de l’interface ainsi que les menus ont été modernisés afin d’apporter une meilleure lisibilité et clarté à l’ensemble.

Ensuite, une nouvelle traduction a été mise en place et les dialogues sont complètement doublés en japonais. Malheureusement, il n’y a toujours pas de sous-titres français pour ce remake, ce qui risque de freiner les non-anglophones. Autre changement, l’aspect graphique que l’on peut choisir sous plusieurs angles. En effet, il est possible de choisir entre les artworks originaux plus imposants ou ceux plus modernes des animes/manga d’aujourd’hui, idem concernant les maps avec d’un côté la sobriété et le pixel art à l’ancienne ou la modernité encore une fois.

On peut même faire un mélange entre les deux avec par exemple des artworks « rétro » mêlés à une map moderne, l’inverse, ou le tout rétro voire le tout moderne. À propos de ces graphismes, s’ils sont colorés, bien animés, voire peut-être trop « mignons » par rapport à cet état de siège dépeint, on a un semblant de ressemblance avec la version mobile s’intitulant tout naturellement Langrisser Mobiles.

Dernier point avant de parler de la « double » bande-son, chaque soft se lance à partir du menu principal du jeu, et si des « quick saves » sont présentes, chaque jeu comporte son propre lot de sauvegardes séparées, un bon point de ce côté.

Finissons par la bande-son. Comme pour la refonte graphique, celle-ci a également bénéficié d’un « lifting ». Il est ainsi possible de choisir les thèmes originaux des années 1991-94 ou modernisés. Que ce soit l’un ou l’autre, c’est toujours l’artiste Noriyuki Iwadare qui a œuvré sur les sonorités, vous le connaissez peut-être mieux pour ses travaux sur la série Grandia notamment. Vous avez donc le choix entre nostalgie et musiques orchestrales.

Testé sur Switch

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Pour tous les amateurs(trices) de TRPG il aura fallu attendre 16 et 19 ans avant de voir débarquer les deux premiers opus de Langrisser chez nous. Ces derniers, sans véritablement bouleverser le genre, arrivent dans une version originale mais aussi remasterisée (ou remakée) bienvenue pour l’occasion. Alors certes on pourra lui reprocher quelques éléments ancrés à l’ancienne, un visuel faisant davantage penser à la version mobile et une difficulté mal dosée. Mais il serait dommage de ne se fier qu’à cela, car Langrisser I & II proposent une belle durée de vie grâce aux diverses routes (plus de 50 heures), des combats à plus « grande échelle » qu’à l’accoutumée pour le genre avec beaucoup plus de réflexion. En conclusion, on pourra dire qu’il s’agit là d’une bonne opportunité pour connaître cette franchise si vous êtes passés à côté.
ON A AIMÉ !
- Deux jeux en un
- Belle durée de vie pour le 100% via les routes
- Gameplay accessible et stratégique
- De plus grands combats
- La personnalisation
- Le choix entre le rétro et le moderne
ON A MOINS AIMÉ...
- Pas de véritables choix de difficulté
- Une difficulté parfois en dents de scie
- Certains auront du mal avec le visuel « typé mobile »
Langrisser I & II : Les TRPGs qui se la jouent rétro-moderne
Langrisser I & II
Editeur : NIS America
Développeur : Chara-Ani
Genre : TRPG
Support(s) : PC, PS4, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 13/03/2020

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