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Bioshock Infinite : le Steampunk s’envoie en l’air

NOTE DE MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Bioshock 1 et 2 sont des modèles de FPS hors normes. Votre serviteur en garde encore un souvenir ému. Ils avaient su mêler scénario efficace, ambiance glauque et une forme d'humanisme. Voilà que la licence laisse tomber la ténébreuse Rapture pour prendre un peu de hauteur ...

 

Exit Rapture donc. Bienvenue à Columbia. Adieu les profondeurs abyssales des océans, les couloirs crasseux et humides d’une cité en ruine, bonjour les rues pavées lumineuses d’une ville moderne en quête d’Utopie. 

C’est cette Utopie qui guidait aussi les pas de Rapture, oeuvre démente d’un fou absolument pas visionnaire. Columbia aussi a son chef, son illuminé de service, il s’appelle Comstock. Son créneau, c’est la foi. Il construit une ville sur la croyance en Dieu, une croyance aveugle. Voilà donc un milieu moraliste mais aussi xénophobe car les noirs sont des exclus à Columbia. Dans la pratique, les rues sont belles, les bâtiments sont rutilants et la propagande est omniprésente : les affiches et les messages scandés dans la ville glorifient notre ami Comstock. L’ambiance est celle des US des années 20 et vos premiers pas vous donneront l’impression d’un endroit où il fait bon vivre. Ainsi, contrairement à ce qui se passait à Rapture, le mal est plus insidieux, plus discret. On ne retrouve pas les fous qui hantaient les profondeurs, non, là on a affaire à des personnes banales qui essaient de vivre au mieux dans les hauteurs. Mais quand on creuse un peu, on s’aperçoit qu’il y a aussi des luttes de pouvoirs entre Comstock et des personnages qui ont pris une certaine importance dans la société de Columbia. Si on cherche encore plus loin, on entend parler de la Vox Populi. C’est une organisation qui veut détrôner le fou, redonner sa place au peuple et stopper la xénophobie. Evidemment, leurs desseins ne sont pas toujours aussi clairs et le scénario vous réserve bien des surprises.  

En parlant de ça, vous êtes Booker, un type un peu bourru, voire bourrin. On vous a demandé de venir chercher Elizabeth, prisonnière dans une tour dorée au sein de Columbia. Pourquoi vous venez la chercher ? On ne sait pas. Pourquoi est-elle prisonnière ? On ne sait pas non plus. Ben oui, on ne perd pas les bonnes habitudes dans Bioshock, on nous distille les informations au fur et à mesure de notre avancée. Et là encore, ils ont fait fort, l’histoire vous tiendra en haleine jusqu’au bout. 

 

Un gameplay connu pour des combats renouvelés

Du côté du gameplay, on est en territoire connu, du moins au début de l’aventure. A ma droite les armes à feux, à ma gauche les toniques.  

Commençons par l’artillerie. On est bel et bien en plein steam punk. Les pistolets, mitrailleuses, fusils à pompe et autres joyeusetés du même genre ont bien le « boulon and vapeur » touch. Comme vous pouvez le voir, il y en a pour tous les goûts et tous les styles que vous soyez un adepte de l’opération chirurgicale ou de l’éparpillement façon puzzle. Bref, c’est du tout bon même s’il y a un petit manque de réalisme sur le tir. Les engins ne nous rendent pas les sensations qu’ils sont censés donner : recul, stabilité, etc … Mais c’est un détail.  

Passons aux toniques. Qu’est-ce que c’est ? Ce sont les pouvoirs « magiques » qui vous offrent la possibilité de devenir une bête de destruction. Pour les connaisseurs, il s’agit exactement du même système que celui des épisodes précédents (les plasmides). On retrouve Possession qui permet de se faire des alliés dans les rangs ennemis. Particulièrement efficace sur les tourelles automatiques. L’attaque enflammée n’est pas non plus une inconnue. Non, la nouveauté vient, entre autres, de Corbeaux Meurtriers. Ce tonique, notre préféré, balance un escadron de corbeaux sur votre pauvre victime. Au pire, il est simplement étourdi et désorienté, au mieux il est mis en pièces par les volatiles. Oui, je sais, c’est pas bien mais c’est efficace et puis dans Bioshock, on survit, un point c’est tout. Déferlante permet, lui, de propulser vos ennemis en l’air pendant un temps limité mais suffisant pour les canarder avec un flingue. Oui, la technique consiste à utiliser conjointement armes et toniques. Nous n’allons pas tout vous révéler car le plaisir de jouer réside aussi dans la découverte mais, une fois encore, les développeurs arrivent à nous surprendre. 

RPG and Cie …

Vous aller rencontrer, sur votre route, un certain nombre de distributeurs permettant d’acheter des fournitures mais aussi des améliorations pour ces armes et ces toniques donnant ainsi une légère teinte RPG à l’ensemble. N’hésitez pas à concentrer vos efforts sur quelques élus afin d’augmenter vos chances de survie.  

Survie qui ne sera pas si simple. Les ennemis sont coriaces à défaut d’être des génies. C’est comme d’habitude, l’IA n’est pas le point fort dans ce jeu. Mais Bioshock a toujours été un jeu à part dans le monde des FPS. Les adversaires ne se planquent pas forcément, ils ont même tendance à vous ajuster à découvert. Mais leur force vient du nombre et de la disposition des lieux. A vous de repérer les abris, les positionnements de chacun avant de vous lancer dans la mêlée. N’allez pas foncer sur un ennemi à découvert car il y a de fortes chances qu’un sbire vous ajuste dans le dos. Oui, ils ont l’habitude de venir sur votre flanc, c’est comme ça. Il faudra donc utiliser intelligemment votre arsenal métallique et magique.  

Cela débouche sur des affrontements nerveux et plutôt à découvert car le level design a favorisé les grands espaces. Rapture nous avait habitué à des endroits un peu plus confinés, là il faudra composer avec des places immenses et surtout des tireurs postés sur les hauteurs. Bougez en permanence sinon vous mourrez. 

En dehors des fantassins classiques, on nous sert quelques ennemis plus coriaces comme l’homme corbeau, l’incendiaire, le patriote ou le handy-man. Les coups de boutoir de ce dernier ne sont pas sans rappeler les Big Daddy, vous avez intérêt à esquiver, je vous le dis ! Le mélange de tout ce beau monde nous offre des bagarres colorées, jamais lassantes.

 

Elizabeth, votre faille

Les connaisseurs pourraient se poser la question des vraies nouveautés car pour l’instant on vous a présenté des améliorations mais pas de sang neuf à part la nature même de Columbia. Rassurez-vous, le titre n’est pas avare de friandises. 

Au premier rang de celles-ci, cette chère Elizabeth. De temps en temps, pendant les combats, elle vous alimentera en santé, munitions ou monnaie sonnante et trébuchante. C’est ainsi qu’elle apporte sa pierre à l’édifice. Si vous êtes un peu à court d’énergie, elle va vous proposer une fiole mais attention, le temps de prendre le breuvage, vous pouvez être attaqué encore. Il faut donc, à chaque fois, bien choisir son moment pour répondre à ses sollicitations.  

Mieux encore, elle peut créer des failles spatio-temporelles. Celles-ci permettent de voyager entre les réalités, ce qui occasionnera quelques rebondissements bien sentis dans le scénario. Mais ces failles permettent aussi de faire apparaître des objets qui ne sont pas, normalement, dans votre réalité : tourelles amies, abri, caisse de fioles de santé, j’en passe et des meilleurs… C’est là une vrais bonne idée. Pendant les combats, vous allez pouvoir faire le choix de modifier votre environnement pour vous aider à vaincre. Sachant qu’une seul faille est activable à la fois, il vous faudra choisir le bon moment pour faire apparaître le bon objet. Tactique tactique …  

Afin de ne pas trop spoiler dans ce test nous arrêterons ici notre discours sur Elizabeth mais sachez qu’elle a un vrai rôle dans l’histoire. Elle est votre compagne indispensable, celle qui vous fera vous sentir moins seul … 

Les rails aériens de Columbia sont aussi une très bonne idée. Ce sont des rails auxquels vous pouvez vous accrocher pour glisser dessus. Redoutables pour accélérer vos déplacements, pour survoler une zone de combat et pour tomber sur la tronche de vos ennemis. 

 

Une ambiance aux petits oignons

Mais Bioshock ne se résume pas à un arsenal ou à des combats. C’est avant tout une ambiance. Vous passerez beaucoup de temps à explorer, à fouiller les maisons pour récupérer tout ce qui traîne, à regarder les gens vivre ! Baladez-vous, regardez les affiches, les tracts, écoutez la radio, laissez-vous conter Columbia. La partition graphique n’est pas exempte de défauts techniquement, mais la direction artistique nous fait tout oublier. C’est aussi le cas des bruitages et doublages qui renforcent l’immersion.

On aime aussi cette faculté à mettre en avant des thèmes chers aux concepteurs : l’oppression des masses, la soif de pouvoir, l’appât du gain, la manipulation des foules et la fine frontière entre bien et mal. Les situations créent les Hommes et c’est bien ce que Bioshock nous raconte. Les amis d’hier deviennent les ennemis de demain.

On peut être déçus par l’absence de multi qui nous avait séduit dans Bioshock 2 mais c’est vraiment pour chipoter. On regrette aussi l’absence des petites filles. Celles-ci nous avaient conquis, leur présence apportait une humanité sans bornes dans les deux premiers opus. Voilà donc à quoi se résument les reproches que l’on peut adresser à ce Bioshock Infinite.  

Encore une fois Bioshock est candidat au titre de meilleur FPS de l’année. Bon j’y retourne.

NOTE MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Encore un coup de maître. C'est beau, c'est immersif, c'est nerveux ... Le scénario et les personnages prouvent une fois de plus le génie d'Irrational Games dans l'art délicat de raconter des histoires. Une fois que vous aurez posé le pied sur Columbia, vous ne pourrez plus revenir en arrière.
ON A AIMÉ !
- Toujours cette ambiance extraordinaire
- Elisabeth, belle, fragile et indispensable
- Un scénario à rebondissements
- Des affrontements nerveux
- La folie ambiante
- Et pis tout le reste
ON A MOINS AIMÉ...
- Pas de multi...
Bioshock Infinite
Editeur : 2K Games
Développeur : Irrational Games
Genre : FPS
Support(s) : PC, PS3, Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 26/03/2013

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