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Les jeux de société : SOS Titanic

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Appréciation des Lecteurs
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Ah, le Titanic. Que ce bateau aura fait couler d'encre et engendré de fantasmes... A commencer, évidemment, par l'un des plus gros succès de l'histoire du cinéma ! Un thème a priori peu simple pour le jeu de société, auquel pourtant plusieurs se sont essayés. Dernier en date, Bruno Cathala, bien connu dans nos colonnes, s'est lancé ce défi avec Ludovic Maublanc, le binôme étant entre autres à l'origine de l'exceptionnel Le Petit Prince. Évidemment, c'est peu dire qu'ils sont un peu beaucoup vachement attendus au tournant. Alors, ce Titanic va-t-il lui aussi faire naufrage ?

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D’abord, on apprécie beaucoup le matériel, très original. Ainsi, au début de la partie, on va disposer devant soi un livret ouvert dont la première page représente le Titanic juste après le tragique impact avec le glaçon géant. Le Titanic présente 6 compartiments, tous pour l’instant préservés de la montée des eaux.

Chaque joueur, de 1 à 5, va tirer au hasard un membre d’équipage qui a un pouvoir spécifique. Ensuite, selon le personnage choisi, il va tirer un certain nombre de cartes de la pioche des cartes Action. Chacune donne un pouvoir particulier également.

On va ensuite mélanger les passagers du bateau. Ils sont répartis en deux classes et numérotés. Ainsi, les passagers de seconde classe sont jaunes et vont de 1 à 17, tandis que ceux de première classe sont violets et numérotés de 1 à 13. Ensuite, on va mettre un certain nombre de passagers face cachée sous les quatre premiers compartiments du bateau, le reste des passagers devenant une pioche.

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Chaque joueur va ensuite jouer son tour comme suit :

– D’abord, il peut déplacer des passagers. Ainsi, il peut déplacer un passager ou une file de passager sous un passager de la même couleur et d’une valeur exactement supérieure de 1 point. Vous l’avez compris, le principe est celui d’un solitaire, un solitaire à deux couleurs mais chaque couleur ayant une valeur maximale différente, ce qui complique grandement la donne. Ainsi, on va pouvoir déplacer le jaune 5 et ceux qui le suivent sous un jaune 6, et révéler la première carte cachée de la pile ainsi libérée. Il va sans dire que les couleurs ne se mélangent jamais dans le files, la bourgeoisie ne voulant pas se frotter à la plèbe grouillante…

Comme au solitaire, la carte maximale de chaque couleur (13 ou 17) peut initier une nouvelle file.

Si on découvre une chaloupe, portant le numéro 1 (l’as du solitaire, évidemment), on peut la placer au-dessus du bateau, et ensuite poser les passagers de la même couleurs par ordre croissant dessus pour les sauver.

Après ces déplacements, qui sont évidemment facultatifs, les joueurs peuvent faire l’un des choix suivants :

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– soit jouer une carte action (sachant que l’on n’en a qu’un nombre limité) : elles vont par exemple permettre de choisir un personnage de la pile pour le mettre en premier, choisir dans la défausse, créer un radeau de fortune, etc.

– soit organiser le sauvetage : le joueur va alors tirer de la pioche un nombre de passagers qui dépend du personnage qu’il incarne. Il va ensuite pouvoir placer un et un seul de ses personnages sur une file susceptible de l’accueillir. La tentation est alors grande de prendre le maximum de personnages pour s’assurer de ne pas se tromper. Mais d’abord cela n’offre aucune garantie, et ensuite vous allez creuser la pioche très rapidement. Or, à chaque fois que la pioche est vide, il faut mélanger la défausse pour en refaire une… et tourner une page du livret. Ah, tourner une page du livret… Tout est là ! Car à chaque page qui tourne, le bateau s’enfonce, de plus en plus, dans les eaux glacées, et les compartiments se remplissent de plus en plus. Si, d’ailleurs, un compartiment se remplit d’eau intégralement, tous ses passagers fuient vers le compartiment suivant. On prend les deux piles, on les mélange et on révèle la première carte. De quoi ruiner de belles séries bien façonnées… Du coup, on pourrait être tenté de piocher moins de passager. Hélas, là encore : si vous n’arrivez pas à placer l’un des passagers piochés, vous tournez une page du livret ! Bon, vous êtes consolés par la pioche d’une carte action, mais tout de même… Les plus suicidaires pourront d’ailleurs être tentés de prendre de risques pour piocher des actions !

Le jeu se finit de deux façons :

– le bateau coule. Les joueurs marquent alors un score égal à la somme de la valeur de la plus haute carte de chaque pile de rescapés.

– tous les passagers sont sauvés. Les joueurs marquent le même score mais y ajoutent le numéro de la page du livret et autant de points que de cartes passagers consécutives sur lesquels figure une ancre.

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Appréciation de MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Bruno Cathala et Ludovic Maublanc ont encore frappé. Selon une recette qui leur est chère, ils proposent encore un jeu basé sur une mécanique connue comme le loup blanc, mais d'une efficacité à toute épreuve, et enrichie d'idées malignes ou sournoises, au choix. Un vrai jeu malin et captivant, avec un stress palpable. Deux petits, que dis-je, minimes regrets : d'abord, la part de chance inhérente au solitaire. Ensuite, il aurait été sympathique d'inclure dans le livret des scores repères selon le nombre de joueurs, pour évaluer sa performance. Ainsi, par exemple, le jeu nous paraît beaucoup plus difficile en solo qu'à plusieurs, et on pourrait imaginer un barème de type "pour un joueur : 0-12 points = grosse tanche, 13-35 points = acceptable, 36-55 points = belle performance, 55+ = chapeau". Mais ce ne sont là que finasseries, car le jeu et reste, une nouvelle fois, une réussite totale... SOS Titanic, ça dure 15 à 30 minutes, ça coute une vingtaine d'euros, et n'oubliez pas : on n'arrête pas de jouer parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de jouer !
ON A AIMÉ !
- Le matériel, très réussi
- Une ambiance prenante
- Accessible et soigné
- J'ai bien raison de ne pas mettre de glace dans mon scotch !
ON A MOINS AIMÉ...
- Le hasard
- Pas vraiment de repère de performance
SOS Titanic
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