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PC / PS4
Ni No Kuni II – L’Avènement d’un Nouveau Royaume : Un second opus grandiose !
Un mélange des genres réussi

Appréciation de MaXoE
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1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Après la sortie du premier épisode en 2013 en Europe (2011 au Japon), Level 5 et quelques membres du studio Ghibli se sont attelés à Ni No Kuni II - L'Avènement d'un Nouveau Royaume, un titre bien plus orienté Action que son prédécesseur. On ne vous cache pas que depuis l'annonce du titre, on attendait impatiemment ce deuxième opus Action-RPG. Et vous allez le voir, l'attente que nous avons placé en lui est largement récompensée.

Officiellement, cela fait 5 ans que l’on attendait un second volet au chef d’oeuvre vidéoludique de Level 5 et Ghibli, tout simplement parce que le premier Ni no Kuni nous a marqué. Alors quand en 2015, le studio nous a enfin annoncé un second opus, on avait du mal à cacher notre joie.

Ni no Kuni – La Vengeance de la Sorcière Céleste nous avait marqué non seulement avec son enrobage animé des oeuvres Ghibli parfaitement maîtrisé par le studio à l’origine de Princesse Mononoké ou encore le Château dans le Ciel, mais aussi avec son gameplay bien pensé entre JRPG (évolution de compétences, capture de monstres, découverte,…) et stratégique de part ses combats Action-RPG en temps réel. Mais ce qui nous avait également transporté, c’était son univers féerique accompagné d’un scénario intelligemment bien écrit par un semblant niais et naïf afin de faire passer un thème grave, la vision de deuil du jeune Oliver, un enfant qui ne pouvait accepter de perdre un être cher.

Un scénario captivant

Et on peut dire que le scénario de ce second Ni no Kuni se déroulant plusieurs siècles après son prédécesseur est intéressant et captivant, nous donnant lors de son déroulement, l’envie de découvrir la suite grâce à son écriture de belle qualité. Le soft aborde une face plus sombre et mature avec des thèmes importants, les complots politiques, les renversements, la corruption, le passage à la vie adulte d’un jeune roi persévérant, amenant de lourdes responsabilités en tant que souverain, et donc la prospérité d’un royaume… Tout est extrêmement bien amener grâce à la « féerie » et encore une fois un grand soupçon de naïveté, de manière à être ludique selon les angles de vue du joueur/de la joueuse.

Il existe deux mondes très étroitement liés, le monde tel que nous le connaissons et un monde empli de magie. Ces deux mondes ont pourtant tous les deux de sombres faces cachées.

L’aventure débute dans le monde tel que nous le connaissons, Roland, le Président du pays, doit se rendre à un sommet international. Mais alors qu’il s’y rend, un missile explose près des buildings où le sommet doit avoir lieu. La déflagration de l’explosion du missile emporte tout sur son passage, jusqu’à toucher Roland et le blesser grièvement.

Mais au lieu que cette blessure l’emporte vers les cieux, l’homme est subitement enveloppé dans une lumière étrange et disparaît. Nettement rajeunit de plusieurs années, Roland réapparaît, toutefois on ne sait par quel miracle, dans un monde qu’il ne connaît pas, celui empli de magie. Face à lui, un jeune garçon drôlement vêtu, le futur jeune roi de Carabas. Le jeune garçon, Evan, est évidemment pris de peur, ne comprenant pas ce qu’il se passe, accusant même son hôte d’être à l’origine de la cacophonie ambiante.

Il faut dire qu’une grosse explosion venait de survenir, et ceci n’était dû qu’à un envahisseur profitant des préparatifs de la cérémonie du couronnement officiel du roi pour réaliser un coup d’Etat. Alliés de fortune, Roland et Evan doivent faire vite pour sortir du château indemnes, quitte pour Roland à employer la force grâce à son pistolet et son maniement des lames. Mais c’est trop tard, une embuscade se referme sur nos deux compères qui sentent le vent tourner en leur défaveur.

Ils sont confrontés à l’investigateur de la rébellion, Ratoléon. Ce dernier avait profité de son statut de conseiller pour empoisonner feu le roi Léopold, le père d’Evan. Avec ce geste Ratoléon voulait en finir avec l’éternel conflit opposant les deux espèces, les Ratocrates dont Ratoléon est issu et les Mistigris, le peuple d’Evan. Il ne manquait plus qu’un coup d’Etat, ce que Ratoléon fit aujourd’hui, afin de prendre le pouvoir et le trône de Carabas.

Mais Evan ne va pas rester les bras croisés, il va tenter de tenir une promesse : fonder un royaume où tout le monde serait heureux, un royaume aux millions de sourires. Mais avant cela, il va devoir se sortir de là et faire un pacte avec un « Gardien », un être d’une grande puissance.

Un système trois en un, plus les-à-côtés

Ni no Kuni II – L’Avènement d’un Nouveau Royaume reprend en partie des ingrédients de son prédécesseur dans une phase que l’on apprécie tout particulièrement, l’exploration. Certes les éléments sont connus et nous ne sommes pas face à un monde ouvert comme le proposent certains titres, mais on prend du plaisir à explorer minutieusement chaque parcelle de ce vaste monde féerique.

On retrouve ainsi les bienfaits qui s’intègrent parfaitement dans le système du gameplay, avec la découverte de coffres recélant des objets utiles (équipements, soin,…), des coffres verrouillés, des éléments inaccessibles dans un premier temps, bien entendu si l’on veut découvrir ce que cachent ces éléments ou coffres inaccessibles, il faut retourner faire une relecture de l’endroit.

Nous avons également des lieux explorables en plus de la World Map (villes, donjons,…) pour davantage de découverte dans ce monde enchanteur. Le soft dispose également de phases de réflexion qui ne demandent pas un travail énorme des neurones mais ces énigmes restent tout de même sympathiques. Et bien-sûr comme pour le précédent opus, les monstres sont visibles sur le terrain, une chose pratique et courante qui permet d’affronter les monstres du moment, ou au contraire de les éviter afin de se consacrer davantage sur l’histoire ou l’exploration.

Le titre, c’est aussi une partie RPG bien implémentée avec tous les fondamentaux efficaces qui se respectent : la partie exploration dont nous venons de parler mais aussi l’évolution des personnages dans leur montée en Level, permettant davantage d’efficacité au combat avec des points de vie supplémentaire, ou avec la connaissance de nouvelles techniques utiles, l’achat et la vente de consommables, de matériaux, ou encore d’équipements, le port de nouvelles armes et équipements apportant davantage de résistance ou de bonus d’attaque, l’indémodable outil de craft pour renforcer les équipements et en créer de nouveaux. Tout cela et bien plus encore, se font parfaitement dans les trois systèmes de gameplay du titre.

Oui, Level 5 a cru bon de travailler sur trois types de gameplay différents en plus de la partie JRPG. Comme on le sait, un mélange des genres peut vite partir à la catastrophe. Il faut dire que les gameplay s’accordent, se complètent, ne se surpassent pas les uns des autres, pour que le tout fonctionne agréablement et durablement.

Des combats dynamiques

Dans ces trois phases de gameplay distinctes, on parle en premier lieu des combats en Action temps réel très orientés sur l’action. Ceux-ci s’opèrent logiquement après une transition sur le terrain, et contrairement au premier volet on ne donne plus d’ordres aux alliés, mais on est directement dans le bain. Dynamiques avec un déluge d’effets visuels et plaisants, sont sans doute les mots qui conviennent le mieux pour définir ces combats, malgré une facilité déconcertante et expéditive.

Dans les faits, on use (via une arme à courte portée) d’attaques rapides et violentes que l’on combine entre elles pour varier quelque peu les combos sur les ennemis, on utilise des gardes, on esquive et on abuse de techniques utilisant des PMs pour venir à bout des ennemis plus rapidement. Pour récupérer des PMs et utiliser à nouveau les techniques, il suffit de frapper l’adversaire.

Evidemment sans subtilité, cela reviendrait à du Beat’em All classique mais le studio n’est pas tombé dans le piège de la facilité. Là où cela devient intéressant, c’est que l’on peut à tout moment changer de personnage à la volée (parmi les trois de l’équipe) pour profiter de leurs techniques et compétences de combat. Par exemple, Evan peut être plus à l’aise avec sa magie même utilisée à distance via sa baguette magique, alors que Roland se défend mieux en utilisant ses lames et techniques d’épée, avec au besoin un petit déluge de balles au pistolet (consommant également des PMs, bien-sûr).

Il y a également une autre subtilité intéressante dans l’introduction de trois armes à courte portée équipables (avant combat) qui se changent également à la volée par une simple pression de touche. Ces armes ayant des différences élémentaires et d’altérations d’état, ont également d’autres facultés mais nous allons vous laisser les découvrir, tout comme l’introduction de ce que l’on appelle les mousses, des esprits qui modifient également d’autres facteurs.

Malheureusement, malgré toute la bonne volonté et les subtilités des combats, ceux-ci sont beaucoup trop faciles à notre goût. Le seul moyen de relever un tant soit peu le niveau serait de se frotter à des monstres plus forts que soi (le Level des ennemis étant visible avant d’enclencher les combats). Mais là encore, le facteur Level ne joue pas en la faveur du titre car les ennemis rencontrés ne dépassent pas de beaucoup le Level de notre équipe, rendant les combats presque aussi simples. La solution serait que le studio fasse un recalibrage ou diffuse un patch pour que l’on puisse choisir la difficulté, ces combats ayant du potentiel, ils y gagneraient ainsi en fun et en tactique.

Une dose de RTS sympathique

La seconde entrée en matière est une phase de gameplay sympathique qui peut demander réflexion. Dans l’idée, il s’agit d’un RTS à peu de choses près. Cette phase nous permet de prendre le contrôle d’Evan et de son armée, qui doivent vaincre une autre armée. La vue utilisée est une vue d’hauteur, similaire à un RTS traditionnel.

Dans ce mode, la priorité est en premier lieu d’utiliser les troupes qui vont faire la différence, définissables avant le lancement des hostilités et ont chacune des atouts propres en plus, comme des compétences de largage de tir de planeur (comprenez par là des tirs d’avion) ou encore la possibilité de paralyser les ennemis.

Jusqu’à quatre unités peuvent participer à une bataille et sont répertoriées par classe sur le principe du pierre/feuille/ciseau. Principe qui fonctionne sur un triangle d’armes prédéfinies et dont l’ajustement dépend de celle qui prend le dessus sur l’autre.

En jeu on doit déplacer les troupes autour d’Evan et utiliser quelques facultés en plus, propres au roi, pour prendre l’avantage ou au contraire faire revenir des alliés perdus contre un certain prix (des points de morals en gros). Le but est évidemment d’arriver à ses fins en ayant le moins de pertes possible. Une phase somme toute divertissante, sympathique et agréable à jouer principalement entre deux sessions de scénario ou de mode royaume.

Un mode royaume à la gestion très prenante

On en vient à découvrir la grosse surprise du soft, celle qui nous a retenu un très long moment : le mode Royaume. Si bien maîtrisé que l’on a passé des heures et des heures à gérer notre royaume. Plus simple d’utilisation qu’un jeu de gestion traditionnel, ce mode regorge de choses à faire plus ou moins difficiles à maîtriser, tout en restant accessibles au commun des mortels.

Dans cette étape, on doit gérer notre base qui est en réalité notre royaume, le faire prospérer en développant divers services implémentés dans des bâtiments utiles à l’aventure comme la forge d’armes ou d’équipements de défense.

Pour pouvoir faire prospérer son royaume, il faut aussi de bons artisans qui s’y connaissent en la matière, les trouver puis les laisser réfléchir au fonctionnement des bâtiments en lançant des recherches, ce qui permet de renouveler et d’instaurer de nouveaux articles à la vente.

Mais pour améliorer son rendement ou ne serait-ce que le contenu et les ressources, il faut gérer l’économie avec des fonds, différents de la monnaie classique. Ces fonds servent ainsi de base d’évolution des bâtiments et plus le château du roi et les bâtiments évoluent, plus le royaume prospère et les services grandissent. En un mot comme en cent, sans en dévoiler trop, le mode royaume est une excellente trouvaille prenante.

Une vraie réussite animée

Pour que tout fonctionne, il fallait évidemment un univers symbolique qui donne envie qu’on s’y attache. Et pour cet épisode, sans le studio Ghibli à l’oeuvre Level 5 avait fort à faire pour convaincre. Avec le souvenir de Ni no Kuni – La Vengeance de la Sorcière Céleste ancré et son esthétisme cel-shading et anime des oeuvres du studio Ghibli, la tâche était ardue. Mais le studio s’en sort admirablement bien, en regardant l’esthétique du jeu on pourrait s’y méprendre en croyant voir une oeuvre du studio Ghibli en action.

Le character design nous aide également en ce sens et pour cause, on a le retour de Yoshiyuki Momose qui donne vie aux personnages et qui nous avait déjà ébloui par ses précédentes créations jeux vidéo et anime. Le rendu tout en anime est à la hauteur des maîtres du studio Ghibli, même s’il ne s’agit que d’un vrai-faux Ghibli. Cette partie est plus mise en valeur sur PS4 Pro, le titre bénéficiant d’options 4K et HDR. La partie sonore n’est pas en reste puisqu’on l’a doit à Joe Hisaishi, déjà à l’oeuvre sur le célèbre anime de Ghibli, Princesse Mononoké et bien sûr le premier Ni no Kuni, avec Ni no Kuni II – L’Avènement d’un Nouveau Royaume, Hisaishi signe là encore, une très belle OST.

Testé sur PS4 Pro.

Appréciation de MaXoE
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Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Inutile de le cacher plus longtemps, si vous avez entièrement lu notre test, vous savez que Ni No Kuni II - L'Avènement d'un Nouveau Royaume ne nous a pas laissé de marbre. Level 5 a su nous faire replonger dans un monde enchanteur. Pour se détacher de la partie traditionnelle de JRPG/ARPG, Ni No Kuni II - L'Avènement d'un Nouveau Royaume intègre en plus un savoureux mélange entre trois styles de gameplay distincts, oh combien captivants, avec un mode Royaume extrêmement prenant, une touche de RTS vraiment sympathique et des combats A-RPG dynamiques bien que simplistes. Le tout dans un écrin anime façon vrai-faux Ghibli. Bien entendu avec ce test, nous avons omis volontairement plusieurs aspects du soft dans ses diverses parties de gameplay, afin de laisser un maximum de surprises. On termine juste en disant que Level 5 signe à nouveau avec Ni No Kuni II - L'Avènement d'un Nouveau Royaume un Action-RPG grandiose.
ON A AIMÉ !
- Le scénario captivant
- Les combats A-RPG ont du potentiel...
- Le mode Royaume
- Le mode RTS
- La partie JRPG (exploration, etc...)
- L'OST
- Des graphismes de toute beauté
- Une durée de vie conséquente pour le 100%
ON A MOINS AIMÉ...
- ... Mais sont trop faciles
- Les donjons spéciaux à la même esthétique
Ni No Kuni II – L’Avènement d’un Nouveau Royaume : Un second opus grandiose !
Ni No Kuni II - L'Avènement d'un Nouveau Royaume
Editeur : Bandai Namco
Développeur : Level 5
Genre : Action-RPG
Support(s) : PC, PS4
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 23/03/2018