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Pillars of Eternity – Complete Edition : Le C-RPG à l’ancienne
Une jouabilité réussie mais complexe à prendre en main

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Après une campagne Kickstarter réussie avec plus de 73 000 backers totalisant pratiquement 4 millions de dollars, Pillars of Eternity (anciennement Project Eternity) a pu voir le jour en 2015 sur PC. Deux ans plus tard, le titre bénéficie d'un portage sur consoles PS4 et Xbox One dans une édition complète incluant les deux DLCs de la Marche Blanche et augmentant par la même occasion la durée de vie du jeu à une bonne centaine d'heures. Le C-RPG Pillars of Eternity saura-t-il séduire les joueurs console ?

La terre promise…

Obsidian Entertainment est principalement connu pour Skyforge, South Park : Le Bâton de la vérité, Dungeon Siege III ou encore Tyranny. Pour ce dernier tout comme pour Pillars of Eternity, la qualité du récit que l’on découvre est bien écrite (avec certaines fautes), riche, complexe, mature, mais encore faut-il aimer la lecture, car de très nombreux dialogues vont parsemer le titre d’Obsidian Entertainment et de nombreux choix cruciaux seront à faire.

Ne vous attendez pas à des scènes doublées mais à du littéraire, c’est-à-dire à de nombreuses « pages » de dialogue. Chacun des choix que vous effectuerez aura une incidence sur le long terme, comme par exemple le fait de « perdre » un compagnon que l’on trouve indispensable dans les combats. On a aussi la possibilité de faire de nombreuses quêtes annexes, celles-ci bénéficiant de la même qualité d’écriture pour s’inscrire pleinement dans l’intrigue et en apprendre plus sur l’univers d’Eora.

Ainsi le récit d’Obsidian nous invite dans le monde d’Eora, le héros ou l’héroïne (on a le choix du sexe au démarrage) et ses compagnons de fortune voyage à bord d’une caravane vers Val-Doré, où se trouve non loin une terre réputée pour être un havre de paix. Mais sur le chemin, le héros est victime d’un malaise inconnu.

A sa demande, tout le monde s’arrête et pour se concocter un remède, il va falloir chercher des baies. Mais s’être arrêté près de ruines n’est pas exempt de danger entre les bêtes, les Autochtones et autre biâwac (tempête que l’on peut qualifier de surnaturelle). Après une recherche de baies fructueuse, le héros retourne à la caravane où il découvre ses compagnons de fortune morts, gisant sur le sol…

Façonnons la difficulté

Avant de débuter l’aventure de Pillars of Eternity, il convient de façonner un héros ou une héroïne à notre image par le biais d’une création de personnage assez fournis. C’est simple, si vous prenez votre temps et que vous vous servez de toutes les infobulles (lexique détaillant les mots importants mis en surbrillance), vous pouvez rester une bonne trentaine de minutes dans cette partie.

Pas de grande révolution sur l’apparence qui ne prendra que quelques minutes, en revanche cela prendra beaucoup plus de temps de choisir une classe parmi les Druides, Magiciens, Paladins et autres Barbares en sachant que chacune à ses forces, faiblesses, caractéristique de base et techniques uniques. Une fois cela fait, il faut encore choisir sa race, sa culture et attribuer 15 points d’attributs de base parmi la puissance, la dextérité, la constitution,…

Il faut savoir que toutes les caractéristiques choisies, tout comme chaque décision prise au cours du jeu (dialogue avec plusieurs choix de réponses) peut engendrer la perte d’un équipier, sa relation avec le
héros, la réputation de ce même héros et même la possibilité d’éviter un trop lourd combat.

En ce qui concerne la difficulté de Pillars of Eternity, elle est paramétrable entre Facile et Voie des damnés ; un sous-mode est également de la partie. Par exemple après avoir fait votre choix de difficulté, vous pouvez choisir un des sous-modes disponibles, soit Epreuve de Fer, celui-ci ne permettant d’avoir qu’un « slot » de sauvegarde et si l’on meurt, celle-ci est définitive, soit le sous-mode Expert qui désactive plusieurs aides en jeu. Bien entendu, pour une première partie et se familiariser avec les nombreuses possibilités du titre, mieux vaut donc commencer par le mode Normal qui possède déjà une difficulté assez relevée.

La stratégie de la pause

Pillars of Eternity est un C-RPG et s’inscrit dans la lignée des premiers Baldur’s Gate. Pour faire simple, le titre nous permet de prendre part à des combats que l’on peut mettre en pause à tout moment, pour ainsi prendre tout son temps afin d’élaborer des attaques et des stratégies.

A terme, il faut gérer une équipe de six combattants, et jongler entre eux pour adapter la meilleure stratégie possible. Ainsi on se retrouve très régulièrement en « pause » pour ne pas dire tout le temps (après un certain temps de jeu) et via l’interface ergonomique on planifie les attaques, techniques, changements d’armes et sortilèges les uns après les autres en sélectionnant sa cible. Puis on efface la pause et rebelote, on élabore une à une d’autres stratégies pour vaincre les différents ennemis, comme par exemple essayer de les prendre à revers avec des magiciens.

Pourquoi essayer ? Parce qu’il faut faire attention aux déplacements des personnages, et que bien souvent ceux-ci ont tendance à ne pas contourner les alliés ou à ne pas aller dans la direction souhaitée… Ces mêmes magiciens, pourtant adeptes des combats à distance, doivent être constamment remis à niveau dans le sens où après chaque attaque, il faut leur indiquer quoi faire, tandis que les attaquants ne se posent même pas la question et s’en prennent aux ennemis suivants…

Mais en plus de devoir faites attention à toutes ses mécaniques, il faut aussi penser aux dégâts alliés qui sont de mise par les magies de zone ou par un mauvais calcul de la hitbox. Généralement pour éviter cela, on pense à faire un zoom, mais comme on ne peut pas faire de rotation de caméra, cela peut être assez dérangeant par moments. Autant dire qu’il faut un minimum d’adaptation à ce gameplay « manette » pour commencer à découvrir les premières subtilités du titre d’Obsidian.

Zoom sur la vitesse

En dehors de ces affrontements, les environnements forêt, grotte, village,… que l’on trouve en vue isométrique regorgent d’objets et de secrets. Mais ceux-ci étant segmentés en différentes zones ils occasionnent de nombreuses fois des petits temps de chargement. Les donjons que l’on trouve ici et là ne sont pas en reste, on y trouve des trésors et même des passages secrets. D’ailleurs pour se repérer un peu mieux, et comme nous le disions tout à l’heure, une fonction de zoom est disponible pour cerner les objets en surbrillance (armes, objets à crafter, peau de bête,…).

Si les allers/retours peuvent rebuter certains joueurs, Obsidian a pensé à ajouter une intelligente  fonctionnalité de vitesse. Concrètement, on peut accélérer la vitesse de déplacement de nos personnages, pratique pour valider des quêtes allers/retours pendant l’exploration. Par contre, lors des combats mieux vaut sélectionner une vitesse réduite, pour ne pas se sentir submergé.

Beaucoup de choses à gérer

On ne fait pas qu’explorer, combattre et lire dans Pillars of Eternity, il faut bien évidemment gérer ses
combattants et les mettre à niveau, tant sur l’équipement que sur les armes et mixtures à porter (objet de soins rapide,…). Pour cela rien de plus simple grâce à une navigation adaptée, il suffit de passer par le menu inventaire, on choisit ensuite le combattant concerné, et on se déplace via le stick sur l’élément que l’on souhaite changer. Evidemment, qui dit six personnages, dit que l’on va passer beaucoup de temps dans les menus de chacun. Un vrai travail de gestion.

Mais quand on parle de personnages, on parle aussi des attributs à distribuer une fois une montée en Level atteinte. D’ailleurs pour cette dernière, l’expérience se gagne grâce aux quêtes, quêtes annexes et tâches (qui sont aussi des quêtes annexes), et par le remplissage du bestiaire ainsi que des caractéristiques du même monstre.

Par la suite, si l’impensable se produit et que l’un de nos compagnons quitte le groupe ou meurt dans d’atroces circonstances, il faut le remplacer par un autre mercenaire, et cela tombe bien puisqu’on peut le faire via des auberges. Ainsi, on façonne un personnage et on peut s’en servir, pratique lorsque l’on souhaite changer l’une des faiblesses de l’équipe par un atout.

Si en revanche notre groupe est plein, un système de forteresse prend la relève. Pour faire simple, une fois la limite des six mercenaires atteinte pour les combats, tous les autres compagnons croisés qui veulent nous rejoindre, ou ceux « façonnés » se retrouvent en quelque sorte stockés dans cette forteresse. On peut ainsi les envoyer en mission pour glaner de l’expérience et de la monnaie locale. Qui a dit Final Fantasy Tactics (et même Advance) ou Assassin’s Creed pour cette pratique ?

Bien que cette partie puisse sembler superflue, ce sont les autres fonctionnalités de cette même forteresse qui nous intéressent le plus et qu’il faudra améliorer. Comme par exemple l’auberge du château qui donnera un bonus de dextérité et permettra de se reposer, mais aussi de recharger les sortilèges (limités en nombre de lancers) de nos magiciens. Bien entendu, il faudra aussi protéger cette forteresse des différents assauts ennemis, que ce soit par nous-mêmes ou bien en achetant le service de quelques mercenaires.

Pas une révolution

Pillars of Eternity est sorti il y a deux ans sur PC, et utilise le même moteur que Torment – Tides of Numenera, il ne faut donc pas s’attendre à des graphismes de dernière génération. Certes, les environnements sont détaillés et les effets magiques sont beaux, mais l’aspect fait très « old school », on adhère ou pas à ce style très assumé. En ce qui concerne les sons, les musiques sont épiques ce qui colle bien à l’ambiance dégagée par le soft.

Testé sur une version Xbox One.

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Les C-RPG à l'ancienne ne sont pas légion sur consoles, il faut donc apprécier le genre des premiers Baldur's Gate pour apprivoiser et adhérer au titre d'Obsidian. Mais surtout, il faut aimer la lecture, omniprésente, et si l'on n'adhère pas à cet aspect littéraire, on passe forcément à côté de l'intrigue et de la qualité narrative du titre. Côté combats, la jouabilité à la manette regorge d'informations et peut sembler confuse dans une première approche, il faut donc investir un minimum de temps (plusieurs heures au bas mot) pour déceler tout le potentiel du titre. Il faut dire que le soft n'est pas exempt de défauts, entre l'IA qui peut se bloquer et donc nous faire faux bond, ou ceux à qui l'on doit donner des ordres en permanence, quelques joueurs ne seront pas loin de la crise de nerfs lors de certains combats où l'on avait planifié une stratégie millimétrée. Au final, on est face à un C-RPG avec une durée de vie énorme pour qui souhaite s'investir pleinement tout en faisant abstraction de ses quelques défauts.
ON A AIMÉ !
- L'histoire
- L'univers
- Les difficultés
- Le système des combats
- La fonction de vitesse
- Gérer ses combattants
- Forteresse
- Durée de vie
ON A MOINS AIMÉ...
- Il faut aimer la lecture littéraire
- Combats parfois peu lisibles
- L'IA...
- Trop de "pause" tue la pause
Pillars of Eternity – Complete Edition : Le C-RPG à l’ancienne
Pillars of Eternity - Complete Edition
Editeur : Paradox Interactive
Développeur : Obsidian Entertainment / Paradox Arctic
Genre : Aventure, Jeux de rôle (C-RPG)
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 29/08/2017

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