A l’occasion de la sortie du dernier Call Of Duty qui revient à ses premiers amours, à savoir la deuxième guerre mondiale, nous vous proposons de revenir sur ce moment de l’histoire et comme d’habitude nous allons le décliner selon les thématiques qui nous sont chères : la BD, le cinéma, les jeux vidéo, la musique et puis plein d’autres choses bien sûr.  Il fait suite au précédent Focus que nous vous avions proposé sur la Grande Guerre. Notre ... En savoir plus !
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PC / PS Vita / PS4
Rabi-Ribi : La bonne surprise du duo PQube / CreSpirit !
Ils ne nous ont pas fait le coup du lapin

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Nostalgiques des années 16 bits, réjouissez-vous, PQube édite Rabi-Ribi du studio CreSpirit sur notre beau territoire et ne fait pas les choses à moitié puisque le titre bénéficie d'une traduction dans la langue de Molière. On doit dire que Rabi-Ribi est une totale découverte, et nous plonge littéralement dans ces années old-school. Mais avant de détailler principalement son gameplay qui mélange Plate-forme / Exploration / Action en 2D, intéressons-nous à son histoire.

Transformation

Erina est une petite lapine qui vit dans la ville de Rabi-Rabi avec Miru, une congénère. Toutes deux sont installées chez leur maîtresse Rumi. Un jour, Erina se réveille dans un lieu étrange qu’elle ne connaît pas. Mais surtout, fait étrange pour une lapine, elle peut désormais parler et son apparence a changé : Erina est devenue une humaine lapine (ou Bunny-Girl si vous préférez). Dans cette nouvelle apparence, elle va tenter de retrouver sa maîtresse. Mais une secte secrète (pas si secrète…) observe dans l’ombre en attendant d’agir.

Rabi-Ribi ne se prend pas au sérieux, mais le scénario est en retrait au final, ce n’est donc pas la force du titre qui réside plutôt dans son gameplay. C’est dommage, d’autant plus que Rabi-Ribi, édité par PQube, bénéficie d’une localisation française.

Metroidmaku ? Kesako ?

Rabi-Ribi est un titre qui mélange différents genres. S’il est vendu comme un jeu de Plateforme / Exploration / Action en 2D, on y trouve également un côté Metroidvania avec ses relectures de niveaux grâce à de nouveaux pouvoirs. Mais on ne s’arrête pas là puisque le titre peut être associé au genre Danmaku. Ainsi si le genre Metroidvania n’a plus de secret pour vous, le genre Danmaku est peut-être un nom qui ne vous dit rien. Si on vous dit Shoot’em up, cela devrait vous aiguiller vers le Bullet-Hell, qui est une autre appellation du Danmaku.

Autrement dit, dans différentes situations du jeu, il y a d’innombrables bullets (qui inondent presque tout
l’écran) à éviter dans ce Metroidvania, et le mélange fonctionne assez bien. Mais avant d’y revenir, venons-en aux détails des commandes.

Des commandes qui s’adaptent

Au début du jeu, on ne dispose que du saut (touche croix) pour progresser. Bien entendu, pour atteindre des lieux plus élevés (équivalent à « trois cases »), il faut maintenir ladite touche de saut plus longtemps. Comme vous vous en doutez certainement, pour atteindre des lieux inacessibles en hauteur, il faut acquérir un boost de saut. Et bien entendu, très rapidement on est confronté à des obstacles impossibles à franchir sans ce boost, on doit donc suivre un chemin linéaire, et cela nous amène tout naturellement à une arme pour se défendre.

Cette arme n’est autre qu’un… marteau. Et pour attaquer avec ce marteau, il suffit de marteler la touche triangle. Un peu déconcertant cet emplacement de touche, on vous l’accorde, d’autant plus que l’on ne peut attaquer qu’un nombre de fois prédéfini par une jauge de stamina qui s’épuise à chaque coup. Mais les développeurs de CreSpirit ont pensé à tout, et ce point négatif d’emplacement d’attaque déstabilisant se transforme en véritable atout, parce que l’on peut modifier l’entièreté des touches via un menu de mapping complet. Voilà qui fait plaisir.

Erina dispose d’une autre forme d’attaque, celle de bombe carotte, qui permet non seulement d’attaquer (via la combinaison de touche bas + triangle de base) mais aussi de détruire des blocs permettant d’accéder à de nouveaux lieux et à des bonus supplémentaires (santé supplémentaire, objets à collectionner,…)

Si j’avais un marteau

Le marteau est une arme redoutable pour vaincre les ennemis proches que l’on rencontre dans les différents environnements variés. Par contre, pour les ennemis éloignés, on va s’aider de Ribbon, une petite fée qui nous accompagne après l’avoir vaincu, capable d’utiliser la magie. Pour faire simple, on peut la comparer à un petit module façon Gradius ou NieR Automata. Ribbon dispose d’une attaque principale et d’une attaque chargée, qui change en fonction du tir sélectionné, comme un module, on vous dit. On allie donc les attaques de nos deux héroïnes tout au long du jeu, jusqu’à ce que leurs armes respectives montent en Level, permettant ainsi d’avoir une meilleure portée ou d’accéder à d’autres combos.

Si les ennemis rencontrés ne posent pas beaucoup de problèmes, voire pas du tout, de leur côté les boss sont assez retors en fonction de la difficulté choisie. Il faut bien regarder les différents patterns afin de déceler la moindre faille, surtout que ceux-ci n’hésitent pas à nous bombarder de bullets, rappelant le genre Danmaku pur et simple (le studio Cave étant spécialisé dans cette optique avec leurs différents Shmup). Le masque de collision étant placé en plein coeur du personnage, sous couvert de mauvaise lisibilité, il n’est pas rare de devoir recommencer un boss dans les difficultés élevées. Mais le mode normal n’est pas de tout repos pour autant. En effet, il n’y a pas que le mode de difficulté qui influe sur le degré de difficulté du jeu, mais aussi un sous-mode que l’on choisit entre Standard et Alternatif. Dans le sous-mode Standard, les différents boss s’adaptent à notre niveau, tandis que dans le mode Alternatif, il est nécessaire de trouver le maximum d’upgrade (santé, mana, supplémentaire, badge,…) et booster ses armes pour être bien préparé avant l’assaut. Une idée intéressante et vraiment bienvenue.

Metroid-Badge

Comme nous le disions plus haut, Rabi-Ribi emprunte beaucoup au Metroidvania pour sa relecture de niveaux. Le titre rappelant l’excellent Castlevania Symphony of the Night avec des tons beaucoup plus pastels et colorés que ce dernier. Ainsi, on peut détruire un pan de mur au sol avec une bombe carotte, atteindre des lieux en hauteur avec un double saut ou utiliser une glissade pour accéder à de nouveaux lieux, des secrets bien cachés, des lieux secondaires, trouver des upgrades de santé, mana, et même trouver des badges pour personnaliser un tant soit peu notre personnage.

Les badges n’étant ni plus ni moins que des « accessoires » permettant d’upgrader sa santé, de recevoir moins de dégâts des ennemis ou bien encore d’augmenter ses dégâts contre eux par exemple. Bien sûr, il faudra choisir méthodiquement différents badges à équiper, puisque chacun à un certain nombre de points attribués, et évidemment il y a un seuil à ne pas dépasser dans un premier temps. Mais cela sera à vous de voir et à gérer en fonction de vos envies. On va s’arrêter là comme à l’accoutumée pour ne pas trop en dévoiler.

Retour vers le rétro

Rabi-Ribi nous plonge littéralement dans le charme des jeux old-school avec des tons pastels et colorés. On retrouve aussi tout ce côté pixel art des jeux rétro. Les artworks ponctuant les scènes de dialogues sont très beaux et parfois suggestifs. Attention toutefois, bien que le titre fasse « kawaï », il est classifié en PEGI 12 pour cet aspect suggestif.

Testé sur une version PS4.

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Nous sommes tombés littéralement sous le charme de Rabi-Ribi, non pas pour ses demoiselles, mais pour son mélange des genres. Oui, il faut aimer l'ambiance old-school, oui il faut aimer cette difficulté d'antan, oui il faut aimer l'aspect Danmaku prononcé face au boss, et oui il faut aimer le genre Metroidvania pour apprécier pleinement Rabi-Ribi. Certes, tout n'est pas parfait, notamment l'histoire en retrait, et la lisibilité moindre, mais il y a vraiment beaucoup de choses à découvrir, entre les secrets, les objets à collectionner, du post-game et des modes speedrun / boss rush qu'il serait dommage de passer à côté du titre de CreSpirit.
ON A AIMÉ !
- Gameplay
- Mélange des genres (Metroidvania / Danmaku,...)
- Beaucoup de choses à découvrir (secrets, easter eggs,...)
- Ambiance old-school
- On peut mapper l'emplacement des touches
ON A MOINS AIMÉ...
- La lisibilité moindre en "Danmaku"
- L'histoire en retrait
Rabi-Ribi : La bonne surprise du duo PQube / CreSpirit !
Rabi-Ribi
Editeur : PQube
Développeur : CreSpirit
Genre : Plateforme / Exploration / Action
Support(s) : PC, PS Vita, PS4
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 01/09/2017