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Shadow Tactics – Blades of the Shogun : Commandos au pays du Soleil-Levant !
Un indispensable pour les stratèges

Appréciation de MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Développé par le studio Allemand Mimimi Productions, Shadow Tactics - Blades of the Shogun est sorti l'année dernière sur PC. Acclamé et salué par la critique, ce titre de stratégie en temps réel reprend les bases des célèbres jeux de la licence Commandos. C'était un sacré coup de poker de la part des développeurs qui nous proposaient de parcourir un genre qui n'avait plus donné signe de vie depuis une bonne dizaine d'années. A l'occasion de sa sortie sur consoles, nous allons donc voir si ce genre propre au PC a sa place sur la ludothèque de nos machines de salon, et si les contrôles ont bien été adaptés au pad.

Les agents du Shogun

Tout commence par une mission d’introduction servant de tutoriel : on incarne Hayato, un ninja pendant l’ère Edo, plus particulièrement au 17ème siècle, en pleine période de guerre. Sa mission, infiltrer le Château d’Osaka. En effet, une attaque du Shogun va bientôt avoir lieu. Mais en réalité c’est le Shogun lui-même qui a engagé le ninja Hayato, ainsi que d’autres « espions mercenaires » n’ayant qu’une idée en tête : le bien de la patrie. Evidemment, comme cette mission est un tutoriel, l’attaque est un succès, plusieurs années passent régies par de nouvelles lois qui ont permis la stabilité et l’unification du Japon. De même, l’économie et la culture fleurirent. Mais désormais une rumeur circule, quelqu’un se faisant appeler Kage-Sama souhaite renverser le Shogun et, par conséquent, cette période de paix ne serait plus que poussière. C’est à vous, agent du Shogun, de garder la paix intacte.

Difficulté et ressenti

Juste avant de débuter l’aventure, on nous invite à choisir un niveau de difficulté. Trois choix nous sont ainsi proposés : « Facile« , les ennemis étant moins agressifs et les personnages ayant plus de vie, par contre on ne peut pas obtenir de Badges (objectifs/défis annexes à remplir pour la mission en cours). La difficulté « Normale » est quant à elle équilibrée, on peut non seulement obtenir des Badges mais en plus certaines erreurs sont tolérées. Et enfin le dernier mode de difficulté, « Difficile » nous propulse contre des ennemis agressifs et attentifs, nous repérant très rapidement. Evidemment pour corser un peu plus le tout, nos personnages ont moins de vie.

Dès les premières secondes de jeu que l’on passe sur le titre de Mimimi Productions, on retourne quelques années en arrière, presque une vingtaine pour les plus aguerris à l’époque où Pyro Studios sortait l’excellentissime Commandos – Derrière les Lignes Ennemies sur PC. Les sensations inoubliables que l’on a connu lors de nos sessions de jeu sur ce titre sont palpables et cet impact tant au niveau de l’ambiance que des mécaniques de gameplay se font d’ores et déjà ressentir sur le titre de Mimimi Productions, et ce n’est que le début. Car oui, tout respire les ficelles de Commandos, et ce n’est pas pour nous déplaire.

Caméra intuitive

Suivant à la lettre la tradition des STR Tactique / Infiltration Tactique, le soft utilise une vue aérienne. Contrairement à Commandos qui ne permettait pas de voir la map entièrement dû aux effets de brouillard typiques du genre, ici aucun effet ne vient gêner la vue. On peut donc visionner la carte sans contrainte, le tout se faisant aisément en déplaçant la caméra avec le Stick Droit, zoomer, ou bien même orienter la caméra à 360 degrés grâce à la combinaison RT + Stick. Cela est bien pratique pour repérer et préparer les meilleures stratégies face aux ennemis. Et si l’on souhaite recentrer la caméra, parce que l’on voit un garde qui se rapproche dangereusement, on peut le faire de manière intuitive et instantanée via la combinaison de touches RT + un clic sur RS.

Bien sûr, tôt ou tard, la caméra sera légèrement perfectible, puisqu’il n’est évidemment pas possible d’avoir un oeil sur chaque membre de l’équipe de façon optimum selon les différents placements attribués. Car oui, il n’y a pas qu’un seul personnage à incarner, nous allons le voir un peu plus bas. D’ailleurs en parlant de placement, pour déplacer les différents personnages on utilise naturellement le stick gauche. A présent, détaillons les missions pour instaurer la suite du gameplay.

Complémentaire et exigeant

Chacune des missions très variées que l’on doit effectuer se déroule avec une partie de l’équipe des mercenaires. En effet, on a rarement le loisir de faire des missions avec une équipe complète. Mais on doit dire qu’avec le très bon level design, les nombreuses possibilités permises pour progresser, le gameplay très exigeant, où la moindre erreur peut être fatale et des personnages très complémentaires font oublier ce côté très complexe des missions à cinq.

Parmi ces mercenaires il y a un ninja, Hayato qui se sert de shuriken pour tuer les ennemis à distance, ou qui peut encore utiliser un grappin ; Takuma, un tireur d’élite ; Mugen, un guerrier samouraï qui peut porter des charges lourdes, en plus de pouvoir tuer plusieurs ennemis en même temps ; Aiko, une as des déguisements capable d’infiltrer les rangs ennemis et Yuki, poseuse de pièges mortels. Toutes ces compétences et plus sont indispensables, chaque agent est ainsi complémentaire avec les autres. Certaines de ces spécialisations rappelleront sans doute des souvenirs aux fans de Commandos, on se doute que le studio de Mimimi Productions a dû s’inspirer de ses nombreuses heures de jeu sur le titre de Pyro Studios. Et on doit dire que c’est un réel plaisir de retrouver une mécanique connue, le tout étant particulièrement bien adapté à la sauce du Japon Féodal.

Un gameplay qui marche du tonnerre

Maintenant que la présentation avec les agents du Shogun a été faite, revenons sur le gameplay qui reprend de nombreux traits de Commandos. Comme pour le titre de Pyro Studios, chaque mission demande de la discrétion, on va donc bien observer la carte régulièrement et déceler tout ce qui pourrait nous être utile afin d’élaborer des stratégies. En premier lieu, on va repérer tous les éléments servant de cachette (buissons, rochers, toits,…) en les mettant en surbrillance via la touche gauche du pad directionnel.

En second, regarder et observer la position des gardes ainsi que leurs rondes. Il faut savoir que chaque garde possède son propre champ de vision qui fonctionne de la même manière, c’est-à-dire qu’un champ de couleur verte en forme de cône représente jusqu’où le garde peut nous détecter. Ce champ vert clair (« rempli ») constitue une alerte non donnée. Et si ce même champ possède une partie « hachurée » c’est que le garde ne peut pas nous repérer lorsque l’on est en position accroupie (via la touche B).  Si l’on pénètre dans le champ de vision d’un garde, la couleur du cône commence à se graduer de couleur jaune, ce qui signifie que le garde est attentif.

Et si le cône vire totalement à la couleur jaune ou dès que cette couleur vous atteint, le garde va sonner l’alarme. Les gardes suivant scrupuleusement leur ronde, il est dès lors chose aisée de se faufiler dans leur dos afin de les neutraliser. Pour cela deux choix s’offrent à nous, soit les tuer avec la touche X, soit les assommer et pour cela il suffit de sélectionner la roue de personnage avec RB, sélectionner le personnage, puis attribuer la compétence assommer, et enfin utiliser la touche X, c’est simple et instinctif.

Par contre une fois un garde maîtrisé, il vaut mieux planquer son corps pour ne pas éveiller les soupçons. Pour cela on peut se servir de puits, buissons,… Mais si par mégarde on n’a pas le temps de cacher le corps et que des gardes risquent de se trouver sur notre chemin, pas de panique, plusieurs choix s’offrent à nous. Par exemple on peut utiliser une diversion à l’aide d’une pierre ou d’une bouteille de saké (sélectionnable via la roue de compétences avec LB) pour détourner le regard des gardes. Attention toutefois, cela ne dure que quelques secondes avant que les gardes ne retournent à leur poste. Autre solution, utiliser des actions coordonnées entre agents (mode Ombre), c’est-à-dire que via la touche haut du pad directionnel, on prépare en amont les futures actions de nos différents mercenaires, en les sélectionnant indépendamment des autres via la roue des personnages (RB) et en choisissant leurs différentes attaques/approches.

Prenons un exemple concret : vous éliminez un garde proche d’un bâtiment, mais malheureusement il n’y a aucun endroit pour dissimuler le corps, deux gardes faisant la ronde de ce même bâtiment vont arriver, et vont forcément découvrir le corps, et du coup sonner l’alarme. Si cela se produit, la tâche deviendra plus compliquée puisque les gardes appelés par cette alerte, une fois leurs recherches finies, resteront sur place à des postes distincts.

Il vaut donc mieux éliminer les deux gardes avant qu’ils ne voient le corps, et pour ce faire on utilise le mode Ombre. Une fois ce mode enclenché, on se retrouve dans une sorte d’effet de transe « virtuelle » visible à l’écran pendant laquelle on planifie les actions à venir, en sachant qu’il n’y a qu’une action à programmer par agent ! Pour éliminer ces deux gardes, il suffit de détourner leur attention avec une pierre d’Hayato, puis de prendre Mugen pour les éliminer en un coup. Simple, rapide et efficace. Et ce n’est qu’une solution parmi tant d’autres.

Vous aurez donc de quoi vous creuser les méninges, les possibilités de planification étant nombreuses entre : infiltrer le camp ennemi grâce à Aiko, soigner les personnages, faire une diversion avec une bouteille de saké, utiliser une compétence ou un personnage spécifique,… A chaque problème, ces solutions.

Inutile de vous dire que même si cette mécanique est fort jouissive à mettre en place, il ne faut pas se précipiter pour utiliser ce mode Ombre, parce que si on le fait trop tôt ou un chouia trop tard, toute la mise en place est vouée à l’échec. Parlant d’échec, vous allez inévitablement en rencontrer puisque le jeu utilise une difficulté progressive mais tout en étant exigeant. Comme à l’accoutumée, les premières missions, même si elles demandent une bonne coordination, se déroulent sans trop d’accro mais les suivantes risquent de vous faire recommencer maintes et maintes fois avant de trouver les solutions appropriées.

Mais rassurez-vous, Mimimi Productions a pensé à tout, ils ont ainsi intégré un système de sauvegarde/recharge rapide ; véritablement indispensable, il est affiché en haut de l’interface et donc toujours visible. Ainsi il indique même par un chronomètre, le temps écoulé depuis la dernière sauvegarde. Très pratique lorsque l’on vient de passer un endroit difficile et ainsi ne plus recommencer ce
passage.

Une ambiance immersive

Concluons ce test par le côté visuel. Le moteur Unity fait du bon boulot, même si on aurait aimé un peu plus d’effets visuels, mais le titre reste vraiment beau avec du cel-shading du plus bel effet pour ce Japon féodal. Malgré cela, on dénote quelques légères traces d’aliasing mais rien de bien méchant.

Du point de vue sonore, c’est Filippo Beck Peccoz qui est à la baguette, il est entre autres compositeur de Shift Happen et de The Last Tinker City of Colors. Pour Shadow Tactics – Blades of the Shogun les sonorités typiques de l’ère féodale sont présentes, avec par exemple l’utilisation du violon, de la flûte ou encore même du Koto, instrument traditionnel japonais ressemblant à une cithare. L’ambiance est tout simplement au rendez-vous !

Finissons en signalant qu’il faut absolument jouer avec les voix japonaises pour une meilleure immersion, même si l’on regrette qu’il n’y ait pas l’accent dans les doublages…

Testé sur une version Xbox One

Appréciation de MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Shadow Tactics - Blades of the Shogun est un excellent titre de Stratégie en temps réel Tactique / Infiltration Tactique. Si vous avez aimé la licence Commandos, vous pouvez foncer sur le titre de Mimimi Productions les yeux fermés. En effet, le soft reprend les mécaniques des jeux du genre, l'exigence, les nombreuses possibilités pour progresser, et surtout une difficulté qui pourrait en faire pâlir plus d'un. De plus l'adaptation au pad est véritablement très réussie, même si l'on aura de très légers soucis de précision, il est évident qu'un stick ne peut remplacer une souris sur ce point. Conclusion, un titre indispensable à avoir dans sa ludothèque.
ON A AIMÉ !
- L'ambiance sonore
- L'univers
- Un très bon Level Design
- Gameplay exigeant et difficile
- Les mécaniques de jeu et ses nombreuses possibilités
- Les voix japonaises...
ON A MOINS AIMÉ...
- La caméra légèrement perfectible
- Très léger souci de précision dû au maniement du stick
- ... Mais sans accent japonais
Shadow Tactics – Blades of the Shogun : Commandos au pays du Soleil-Levant !
Shadow Tactics - Blades of the Shogun
Editeur : Daedalic Entertainment
Développeur : Mimimi Productions
Genre : Stratégie en temps réel Tactique/ Infiltration Tactique
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 28/07/2017