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Fallen Legion – Sins of an Empire : La guerre c’est stratégique
Un bon Action-RPG Tactique

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Sorti le 25 juillet dernier, Fallen Legion est une aventure à double lecture. En effet, celui-ci associe deux titres, l'un sur PS Vita (Flames of Rebellion), le second sur PS4 (Sins of an Empire). C'est à ce dernier que nous nous intéressons aujourd'hui en vous proposant un test. Et comme vous allez le voir, Fallen Legion est un Action-RPG "Tactique" qui n'est pas sans rappeler quelques références.

La guerre au centre de tout

A l’origine Fallen Legion se divise en deux jeux pour avoir deux points de vue. On s’explique : la version PS Vita intitulée Flames of Rebellion nous place dans la peau d’un traître, le dénommé Legatus Laendur, « leader » d’une armée opposé au Royaume de Fenumia. Tandis que la version Playstation 4 « Sins of an Empire » (que nous testons ici) nous place dans la peau de la Princesse Cecille du Royaume de Fenumia.

L’histoire est assez simple : L’Empereur (Le Roi) de Fenumia est décédé il y a peu, alors que le royaume est envahi, les lois du pays sont claires : c’est à Cecille, la fille du Roi de devenir Impératrice et d’avoir le destin du royaume entre ses mains. Pour l’aider, elle reçoit l’aide d’un Grimoire magique parlant qui avait donné bon nombre de conseils à Feu l’Empereur. Ainsi la bataille du royaume continue…

L’idée de séparer deux points de vue distincts n’est pas nouvelle, mais on aurait aimé – comme pour Odin Sphere et NieR Automata entre autres – avoir les points de vue différents sur le même « jeu ». Et ne pas être confronté à l’obligation d’achat sur une autre console, sans compter qu’il faut posséder ladite console. A signaler tout de même que si vous aviez précommandé le titre sur PS4, vous avez accès à l’épisode PS Vita sans repasser à la caisse.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, le fond du récit se base sur la guerre et comme nous allons le voir dans le gameplay, chaque décision influe de manière infime sur le cours de l’histoire.

Action-RPG Tactique et influence

Fallen Legion – Sins of an Empire est un Action-RPG « Tactique » à la vue 2D. Celui-ci contient des combats, des « équipements », une carte du monde, l’histoire, ses choix moraux et c’est à peu près tout.

Après l’introduction et la mise en scène, quelques tutoriaux sont présents pour apprendre les bases des combats avec des membres imposés. Par la suite, il faut préparer les batailles en amont. Pour cela, on va constituer une équipe en sachant que la présence de Cecille est obligatoire. En revanche pour l’accompagner, on peut choisir trois Exemplars différents (matérialisation physique d’une arme dont l’enveloppe corporelle ressemble à un héros légendaire décédé, faisant donc part des Fallen Legion). Si au début, il n’y a qu’un tout petit nombre restreint d’Exemplars, le choix de ces combattants va s’agrandir en fonction de sa progression principale. On a par exemple accès à un Exemplar archer pour des combats à distance, un épéiste pour le corps-à-corps ou encore des magiciens. Mais chacun des Exemplars possède sa propre capacité spéciale. En connaissance de cause, on cherche une certaine complémentarité au niveau de la mixité des combattants, mais c’est un peu dommage de n’avoir aucun indice sur la présence des nuisibles pour ajuster son équipe dans cette optique.

Si vous êtes familiarisé avec Valkyrie Profile, vous allez trouver une certaine similitude dans les combats tactiques puisque chaque personnage de l’équipe est lié à une touche différente et correspondante du Pad. Triangle est réservé à Cecille, tandis que les Exemplars sont attribués à carré, croix et rond. Il y a plusieurs choses à prendre en compte qui peuvent sembler complexes dans un premier temps : concernant l’utilisation de Cecille, celle-ci dispose de sortilèges qui vont nous aider lors de ces combats, soin, sort offensif, et réanimation. Mais pour se servir de l’un des sortilèges en particulier, il faut attendre que celui-ci soit chargé (représenté par un clignotement du sort sur l’ATH en haut à gauche). Une fois chargé, on peut l’utiliser immédiatement mais on peut aussi le garder en réserve pour plus tard.

De leur côté, chaque Exemplar dispose de trois PA (point d’action représenté par un cercle segmenté en trois), qui se régénèrent au fur et à mesure du combat. On peut ainsi utiliser 1 PA de l’archer, et deux de l’épéiste, ou mixer une attaque de chaque Exemplars. Pourquoi ne pas attaquer simultanément avec tous les PA disponibles ? Parce que ce n’est tout bonnement pas possible à cause d’une jauge représentant des tours. Concrètement lorsqu’on attaque une fois, un cercle sur la jauge (situé au milieu bas de l’ATH) va se remplir avec l’icône de l’Exemplar correspondant. Au début, on peut utiliser « trois coups » par tour, mais cela va s’étendre en fonction de la progression et de gemmes que l’on récupère en récompense de fin de combat. A ce sujet, lorsqu’un Exemplar est l’attaquant final du tour ou que les conditions sont respectées, une capacité spéciale (coup plus puissant) s’enclenche, octroyant plus de dégâts ou rendant l’ennemi vulnérable, ce qui permet d’enchaîner les combos et d’autres attaques spéciales.

Evidemment une notion de garde est présente, permettant aux Exemplars de bloquer les coups adverses, ou de renvoyer les projectiles avec une garde parfaite.

Entre chaque interlude de combat, des choix moraux influant sur l’histoire nous sont proposés. Il faut rapidement choisir les réponses (représentées par des cartes) en fonction de la situation de l’histoire (indiqué en bas de l’ATH). Mais les cartes représentant nos décisions nous opposent à certains choix très durs : On peut par exemple faire du chantage pour avoir un surplus de force pour le prochain combat, mais est-ce bien noble pour une nation de se comporter ainsi ? Ou alors on peut faire une bonne action et recevoir un malus en contrepartie. Chacune de ces actions influe de manière minime sur quelques scènes mais aussi sur le moral de l’armée de Cecille. Le plus dérangeant dans l’histoire, c’est que l’on ne connaît pas les enjeux politiques du titre (ou du moins, ceux-ci sont indiqués très rapidement lors des séquences de chargements rapides), et on risque facilement de se servir des bonus pour son équipe, au lieu de favoriser les « peuples ».

Le gameplay s’assimile donc après quelques sessions (du temps que l’on a mémorisé les touches), mais ce qui peut poser problème, c’est de devoir regarder certaines jauges en permanence et pendant ce temps-là on reçoit bêtement des coups. Un autre point gênant est le manque de lisibilité lorsque les alliés et ennemis se « chevauchent », on ne voit pas l’animation de l’ennemi que l’on doit bloquer avec sa garde. En dehors de ces bémols, les combats restent assez dynamiques et remplis d’effets spéciaux.

Amélioration

Le petit côté RPG vient de la récompense de fin de bataille, appelée des Gemmes. Limitées à trois équipables, celles-ci servent soit à offrir divers bonus ou malus aux Exemplars (en sachant que certaines gemmes ne fonctionnent que sur un Exemplar en particulier), soit à changer de sortilège, ou à augmenter les coups de la jauge de tour. En dehors de cela, on peut changer l’attaque spéciale de chaque Exemplar en amont des batailles.

Mais si vous comptiez faire des emplettes comme dans les 3/4 des A-RPG, ne comptez pas dessus, aucune boutique n’est présente, la guerre, c’est la guerre.

Un bel hommage

Le jeu utilise une vue 2D en side scrolling, visuellement impossible de ne pas comparer le titre à Odin Sphere et Muramasa, ou encore à Grand Knights History, titres produits par le studio Vanillaware. On retrouve le même style de « tableaux peints », même s’il est moins prononcé ici. Un bel hommage rendu de la part du studio YummyYummyTummy.

Du côté sonore, les musiques de Rika Muranaka (Metal Gear Solid, Castlevania – Symphony of the Night)
nous font replonger des années en arrière, plus précisément à l’ère PS1 où les A-RPG/JRPG pullulaient en masse. Si vous êtes nostalgique, cela va réveiller quelques souvenirs.

Pour leur part, les voix (vous en reconnaîtrez certainement une en particulier si vous avez joué à Persona 5) et sous-titres sont uniquement en anglais.

Testé sur une version PS4

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

L'histoire et les personnages du titre sont assez stéréotypés, mais on a l'habitude avec de nombreux jeux. Ce que l'on retiendra surtout dans Fallen Legion - Sins of an Empire ce sont les combats stratégiques, les choix moraux et le système de gemmes, pour peu que l'on accroche au gameplay qui peut être déroutant au premier abord. Et même si ce n'est pas obligatoire, on regrette quand même de ne pas disposer du point de vue du "méchant" et de devoir "repasser à la caisse". Fallen Legion - Sins of an Empire n'est peut-être pas l'Action-RPG Tactique de l'année, mais il reste un bon titre dans sa catégorie.
ON A AIMÉ !
- Les combats stratégiques
- Le système de gemmes
- Chargement plutôt cours...
- Les Exemplars
ON A MOINS AIMÉ...
- Il faut les deux jeux pour avoir les deux points de vue
- La lisibité moindre lorsque les combattants se "chevauchent"
- ...mais on n'a pas le temps de lire les différentes informations du monde
- Il manque un système d'emplette tout de même
Fallen Legion – Sins of an Empire : La guerre c’est stratégique
Fallen Legion - Sins of an Empire
Editeur : MintSphere
Développeur : YummyYummyTummy
Genre : Action-RPG "Tactique"
Support(s) : PS Vita, PS4
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 25/07/2017

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