MaXoE > GAMES > Tests > Autres > Les jeux de société : Rampage ET Baba Yaga

Les jeux de société : Rampage ET Baba Yaga

NOTE DE MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Non non vous ne rêvez pas et vous êtes gâtés : à l'approche des fêtes, je vous propose non pas un mais deux tests de jeux, afin de déblayer un peu le fouillis des célébrations de la nativité. Et la semaine prochaine, vous aurez dans nos colonnes un guide d'achat pour Nowel. Ne nous remerciez pas, c'est tout naturel.

osselets

 

Antoine Bauza et Ludovic Maublanc sont tout sauf des inconnus dans nos colonnes. Le premier est l’une de nos références récurrentes, à travers des jeux comme 7 Wonders ou Hanabi, pour ne citer qu’eux. Quant à Ludovic Maublanc il est au moins autant prolifique en termes de perles ludiques avec à son actif Si j’étais président, Casse-toi pov’ con ou encore Cash ‘n Guns. Mais M. Maublanc a une autre particularité : il se trouve que pour leurs projets ambitieux, les créateurs de jeux aiment à s’attacher ses services comme une garantie de qualité et de sécurité. A croire que le gaillard sait trier le bon grain de l’ivraie dans un prototype, ce qu’il a prouvé dans les excellents Cyclades, Mr Jack, Dice Town (tout cela avec Maître Cathala) mais aussi dans le donjon de Naheulbeuk ou le brillant Petit Prince, avec ce même Antoine Bauza.

Pour la petite histoire, sachez que les réseaux sociaux favorisent le rapprochement des individus, et que Mr Maublanc s’est ému, ces derniers temps, d’être trop souvent vu comme le sidekick de grands auteurs sur leurs créations. Il ne sera donc pas dit que sur MaXoE justice ne lui sera pas rendue, et ce Rampage porte sa marque précise et pointue : fun et qualité.

Rampage, donc, porte le même nom qu’un jeu qui a fait les belles heures de l’Amstrad 6128 il y a une bonne petite trentaine d’années, et en reprend le concept : des monstres envahissent une ville, démolissent les immeubles et mangent les habitants. Et je suis sûr que le fait que les habitants soient des meeples, autrement dit les personnages en bois des jeux de cubes du même matériau qui ont la réputation d’être des jeux pour hardcore gamers, n’est pas anodine, comme un pied de nez de la part de Rampage qui est tout de même un excellent jeu d’ambiance.

Chaque joueur va avoir un monstre, composé de pattes sous la forme d’un palet et d’un corps. Le travail effectué est agréable à l’œil, mais on aurait préféré un peu plus de variété graphique. Pinaillons.

Le plateau, quant à lui, représente la ville, avec ses quartiers et ses immeubles en 3D dont les étages sont soutenus par des meeples de plusieurs couleurs.

Chaque monstre se caractérise par un caractère, qui conditionnera une partie de ses points de victoire, un pouvoir et un super pouvoir, seul le dernier étant confidentiel. Ainsi, un monstre anarchiste gagnera des points s’il est celui qui dévore le plus de militaires, le romantique sera récompensé pour dévorer des couples, etc. De même, un monstre maître du kung-fu sera très fort pour démolir les bâtiments et ses collègues, un autre aura plus de bonus en cassant les dents de ses adversaires, etc.

Quant aux supers pouvoirs, ils sont à usage unique et sont en général décisifs.

A chaque tour, chaque joueur a quatre actions possibles :

– il peut déplacer son monstre, en enlevant le corps et en donnant une pichenette à son socle ;

– il peut démolir un bâtiment, en lâchant le corps de son monstre perpendiculairement à un bâtiment que son socle touche ;

– il peut souffler sur la zone : le joueur doit alors poser la tête sur le corps de son monstre et souffler ;

– il peut enfin projeter les véhicules : le joueur le place sur la tête de son monstre et lui assène une pichenette.

Évidemment, tout cela n’est pas sans risque : on peut faire tomber un monstre adverse, lui faisant alors perdre des dents qui lui servent à manger, sortir du terrain et subir un malus, ou bien faire fuir des habitants et subir des effets négatifs.

Après ses deux actions, le monstre pourra dévorer les meeples de son quartier qui ne touchent aucun trottoir (à concurrence de son nombre de dents) et ne soutiennent aucun étage d’immeuble, ainsi que les étages qu’il aura fait chuter.

En fin de partie, c’est-à-dire lorsque plus aucun immeuble n’est debout, chaque monstre compte ses points : les points de son caractère, mais aussi les étages accumulés et les séries de meeples de toutes les couleurs complètes.

On le voit, Rampage est un jeu très simple et très amusant. Encore que très simple soit un peu excessif car le choix des cibles et des méthodes peut faire l’objet d’une certaine tactique pour se conformer par exemple à son caractère, et il faudra jauger également les risques encourus. On pourra regretter la notion de trottoirs, objet de débats de mauvaise foi entre joueurs, ou le fait d’être à cheval entre deux quartiers, même problème. Il faut aussi improviser un peu sur les règles parfois : ainsi, que faire quand avec son socle on repousse au loin un socle adverse mais que le coup a été si sec et précis que le corps du monstre adverse se retrouve sur notre socle (c’est du vécu, nous sommes des spécialistes des coups tordus à ce jeu) ?

Mais tout cela n’est encore que pinaillage car Rampage est surtout et avant tout un jeu amusant, familial, où l’on rit beaucoup. Une réussite, comme toujours, bravo donc Mr Maublanc et Bauza !

RAMPAGE_PACKAGING_CONTENT

 

Passons maintenant à Baba Yaga : nous vous avons parlé il y a peu des trois petits cochons, précédente création de l’éditeur bordelais Purple Brain. Le jeu adaptait avec un insolent talent le conte pour enfants en jeu satisfaisant petits et grands (et je parle d’expérience, avec 100% de satisfaits chez tous les adultes testeurs). Il en va de même pour Baba Yaga qui reprend la sinistre sorcière russe; comme d’habitude, le travail d’édition est une petite merveille, sous la forme d’un livre qui inclut de grands et larges palets et une figurine très réussie. Au prix auquel le jeu est proposé, je connais pas mal d’éditeurs qui devraient prendre exemple…

Deux enfants viennent d’échapper à l’horrible sorcière et courent à travers la forêt tout en cherchant les ingrédients nécessaires pour lancer trois sorts et fuir le monstre. Le jeu, comme toujours, présente plusieurs niveaux de difficultés.

Chaque joueur reçoit trois cartes sort. Chacune représente quatre ingrédients et un effet. On fabrique ensuite le plateau de jeu : on fait une croix avec les 9 palets Baba Yaga, et dans chacun des quatre carrés ainsi délimités on place face cachée quatre ingrédients.

L’un des joueurs est le joueur actif, et son voisin de gauche va placer la figurine de Baba Yaga sur le début de l’une des lignes de la croix.

Baba-Yaga-Eclaté

Puis le joueur actif va retourner une carte sort, et tâcher de collecter les ingrédients nécessaires à sa réalisation ( de 3 à 4 selon le niveau du jeu). En guise d’aide, le verso des palets représente un indice qui permet de trouver l’ingrédient recherché. Facile, direz-vous ? Oui et non, car dans le même temps les autres joueurs, à tour de rôle, font avancer Baba Yaga d’une case sur sa ligne, jusqu’à ce qu’elle ait accompli un aller-retour, auquel cas le tour du joueur actif se termine. Inutile de dire que les joueurs vont se dépêcher, et que la vengeance du joueur dupé ne tardera pas ! Si le joueur actif réussit à retourner les quatre ingrédients, il peut lancer son sort (ou pas, là encore selon le niveau de jeu).

Le premier joueur à avoir lancé ses trois sorts a gagné !

On pourra reprocher au jeu une relative difficulté : si la table est petite et/ou les joueurs adverses vifs et un tantinet chicaneurs, du genre à laisser le bras tendu en attendant leur tour, le joueur actif va suer sang et eau pour réussir à lancer un petit sort. Mais la règle est la même pour tous… Sachez cependant que le jeu est un peu idéal pour se fâcher avec ses « copains », ces sales traîtres. Reste tout de même un jeu très réussi à tous égards, alliant vitesse, réflexe et mémoire, et qui pourra de plus satisfaire encore plus les plus petits. Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas spécialement client de ce genre de jeux, mais pour celui-ci j’ai fait une réelle exception !

baba-yaga

 

NOTE MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Rampage, ça coûte autour de 45 euros, ça dure 30 minutes. Baba Yaga, ça coûte un peu plus de 20 euros, et ça dure environ 15 minutes. Le gros avantage, c'est que les deux méritent la même note ! Et n'oubliez pas : on n'arrête pas de jouer parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de jouer !
ON A AIMÉ !
- Deux réussites d'édition
- Fun immédiat
- Familiaux au possible
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques légères imprécisions dans Rampage (mais on s'en fout ! )
- Baba Yaga va être le théâtre de foires d'empoigne terribles (c'est un défaut ça ?) Ne pas y jouer avec des mauvais joueurs !
Rampage et Baba Yaga
Support(s) : Autres

Sur MaXoE, il n'y a PAS DE PUBLICITÉ. Par contre, vous pouvez nous en faire sur les réseaux sociaux







Combien de jeux achetez-vous par mois, tous supports confondus ?





Loading ... Loading ...