Ken Follett – écrivain gallois spécialisé dans les romans historiques et d’espionnages – publiait en 1989 Les Piliers de la Terre, un roman fleuve sur l’Angleterre du XIIe siècle et qui relate l’histoire de la construction d’une cathédrale, celle du prieuré de Kingsbridge, le tout sur fond de guerre civile entre deux prétendants à la couronne. En 2007 paraît Un Monde sans Fin qui fait suite aux événement des Piliers de la Terre, deux ... En savoir plus !
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Berserk and the Band of the Hawk : La rage au ventre
Destiné à un public averti

Appréciation de MaXoE
6
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Kentaro Miura, auteur, sortait il y a presque trente ans Berserk, un manga heroic fantasy plutôt destiné à un public mature. Les adaptations en jeu vidéo sont assez peu nombreuses, on les compte à peine sur les doigts d'une main. Cette année, Omega Force se charge d'une adaptation des premiers tomes du manga, en l'exportant dans ce qui devrait être le mieux pour Berserk, un Musou/Beat'em All, dont Omega Force a le secret. Mais comme pour les mangas, ce titre est à réserver à un public averti, en raison de scènes assez crues.

Guts et les faucons

Quelques temps après sa naissance, Guts aurait dû mourir. Aux portes de la mort, il est retrouvé par le chef d’une troupe de mercenaires, Gambino. Le prenant sous son aile, Guts découvrira les us et coutumes des mercenaires et deviendra l’un d’entre eux. Puis par la force des choses, il tuera Gambino qui l’a trahi. C’est alors que Guts partit sur les routes pour remplir des contrats, et se fit remarquer par la troupe du Faucon.

C’est à partir de cet instant que nous suivons le scénario sombre retraçant fidèlement le manga. Guts est un mercenaire armé d’une très grande épée, qui fait presque sa taille. Par un concours de circonstances, il est sous les ordres de la troupe du Faucon, dirigée par l’effrayant Griffith.

Entièrement en anglais avec des voix japonaises ; si vous découvrez Berserk, il faudra avoir une très bonne compréhension de la langue pour suivre l’histoire, d’autant que les sous-titres sont exclusivement en anglais. Suivre les cinématiques et l’action tout en suivant le scénario, peut être laborieux. En revanche, si la langue de Shakespeare ne vous effraie pas, et que vous êtes fan de Berserk, vous serez ravi de voir que votre manga fétiche est fidèlement retracé.

Bourrin

Berserk and the Band of the Hawk est un Musou. Pour rappel, un Musou est un jeu où l’on doit conquérir un territoire en remplissant des conditions données. Généralement, massacrer une multitude d’ennemis et officiers suffit pour remporter la victoire. Mais à l’heure où les Musou du studio Omega Force se diversifient dans leur gameplay avec Samuraï Warriors, Hyrule Warriors ou Dragon Quest Heroes (vous retrouverez les tests dans nos colonnes), Omega Force nous prend à contre-pied en nous proposant une formule proche des anciens Dynasty Warriors, peut-être même trop.

En jeu, on retrouve comme pour Dynasty Warriors, les deux traditionnelles touches d’attaque : une rapide qui est en fait assez lente compte tenu de la lourde épée de Guts, et une violente que l’on peut combiner avec la rapide pour faire des coups variés. Par la suite, on peut équiper plusieurs types d’armes, certaines rendant nos combattants beaucoup plus rapides et maniables qu’à l’accoutumée.

A cela s’ajoute une jauge de « frénésie », qui une fois activée octroie un boost temporaire sur les statistiques. Une seconde jauge est liée à cette frénésie, permettant d’utiliser une attaque spéciale dévastatrice. Et c’est à peu près tout. Comme pour Dynasty Warriors, la notion de garde, bien que présente, n’apporte aucun intérêt tant les ennemis sont inoffensifs. Il faut bien attendre une bonne dizaine de secondes pour qu’ils nous frappent. En difficulté plus élevée, les ennemis réagissent heureusement un peu plus vite, il vaut donc mieux choisir ce mode d’entrée de jeu.

Malgré tout, il manque une profondeur dans le gameplay ce qui a pour conséquence une certaine répétitivité s’installant rapidement. On tape, on tape, on tape, on remplit la mission, on change
d’environnement, on tape, on tape, on tape, et rebelote… Ce manque de profondeur aurait pu être compensé par un challenge grandissant, mais ce n’est pas le cas. Et ce n’est pas le faible nombre de boss qui va nous contredire, ceux-ci se contentant d’être des tanks, autrement dit des bons sacs à pc.

Mise à part la partie combat, il y a bien un pseudo système de craft qui aurait pu changer la donne. Mais là encore, il n’est qu’anecdotique, puisqu’une fois que l’on a son arme de prédilection, celle-ci faisant clairement le travail, on ne s’intéresse pas plus que ça à ce système. Et comme dans les niveaux on se contente de frapper encore et encore, en suivant les mêmes objectifs (tuer le chef, détruire une structure, vaincre X ennemis), cela devient assez vite redondant, et c’est bien dommage.

Du côté du roster de personnage, on a été habitué à mieux ; ici nous n’avons accès qu’à seulement huit personnages. C’est vraiment très peu si on le compare aux autres titres Musou. Chacun des personnages à un style de combat qui lui est propre comme Griffith et son épée à une main maniable et légère, ou Schierke et ses pouvoirs magiques. On prend plaisir à découvrir le maniement de ces personnages, malgré leur petit nombre.

A côté du mode histoire qui prend beaucoup de place, deux autres modes nous sont proposés. Le mode « Free Trial » connu des amateurs de Dynasty Warriors, où l’on choisit un héros pour augmenter ses statistiques et revivre les batailles du mode histoire. Et le mode « Eclipse », sorte de survival où l’on accomplit quelques missions de routine. On trouve cependant dommage de ne pas trouver un mode deux joueurs pour partager la castagne, d’autant que Dynasty Warriors avait proposé cette option dès son troisième épisode.

Le sang coule à flot

Les connaisseurs de Musou le savent, il est difficile de trouver un jeu avec des environnements extrêmement riches graphiquement et un nombre incalculable de personnages à l’écran. Berserk and the Band of the Hawk ne déroge pas à la règle. On a bien une impressionnante quantité d’ennemis à l’écran mais avec en contre-partie des décors assez fades. Mais l’ensemble répond bien, nous n’avons pas constaté de ralentissement. On retrouve également de superbes cinématiques en anime ou en CGI qui sont logées entre les missions.

Testé sur une version PS4

Appréciation de MaXoE
6
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Dommage. Tel est le mot que l'on pourrait utiliser en découvrant Berserk and the Band of the Hawk. Tout était réuni sur le papier : un studio renommé pour ses Musou et un manga gore et adulte. Pourtant, connaissant Omega Force, on a été clairement habitué à mieux ces derniers temps, en nous proposant un renouveau de la formule Musou. Mais ici on a l'impression que le studio s'est reposé uniquement sur le scénario de Berserk et a délaissé la partie gameplay, se contentant de reproduire les prémices des premiers Dynasty Warriors sur PS2. Dommage donc, parce que le manga Berserk y est fidèlement reproduit.
ON A AIMÉ !
- Gameplay accessible pour tous...
- (Re)découvrir Berserk
- Le style des personnages
- Séquences d'anime et CGI
ON A MOINS AIMÉ...
- ...mais qui manque de profondeur
- Pas de mode deux joueurs
- Pas de traduction française
- Seulement huit personnages
- Répétitivité
Berserk and the Band of the Hawk : La rage au ventre
Berserk and the Band of the Hawk
Editeur : Koei Tecmo
Développeur : Omega Force
Genre : Beat'em All / Musou
Support(s) : PC, PS Vita, PS3, PS4
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 24/02/2017