A l’occasion de la sortie du dernier Call Of Duty qui revient à ses premiers amours, à savoir la deuxième guerre mondiale, nous vous proposons de revenir sur ce moment de l’histoire et comme d’habitude nous allons le décliner selon les thématiques qui nous sont chères : la BD, le cinéma, les jeux vidéo, la musique et puis plein d’autres choses bien sûr.  Il fait suite au précédent Focus que nous vous avions proposé sur la Grande Guerre. Notre ... En savoir plus !
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MaXoE Festival : Grand Prix des Lecteurs 2015, la BD a du souffle !

C’est le retour du Festival MaXoE et avec lui, durant deux semaines à partir du 4 juin prochain, MaXoE Bulles vivra de façon intense avec des dossiers, la (re)mise en avant des projets nominés avec notamment des interviews de leurs auteurs (Lupano & Panaccione, Cartier, Lepage, Riff Reb’s, Edith, Blasco-Martinez, Prugne, Duhamel, Oger…), pas mal de surprises et un grand jeu concours.

maxoe_festival_MaXoE Festival : Sélection BD et Comics

Le Grand Prix des Lecteurs Bande dessinée / Comics, c’est sept catégories avec dix albums en course dans chacune d’entre elles. Un choix éclectique qui révèle aussi la qualité du neuvième art par une approche toujours renouvelée.

Trêve de longs discours, je vous laisse découvrir les nominés par catégorie !

Franco-belge

La saison culturelle 2014/2015 a été globalement de très grande qualité en franco-belge. Un constat qui nous est apparu au fil de nos pré-sélections trimestrielles puisque pas moins de 26 albums étaient encore en course pour notre sélection définitive communiquée il y a quelques jours. Parmi les valeurs sûres qui auraient pu figurer dans notre liste des 10, Hausman et Dubois pour Capitaine Trèfle, Mezzo et Dupont pour Love in vain, Hautière et Lapone pour Adam Clarks, Nicolas de Crécy pour La République du catch, Florent Chavouet pour Petites coupures à Shioguni ou encore Manara pour son Caravage. Nos albums sélectionnés ne représentent donc qu’un extrait de ce qui se fait de mieux sans être réduits dans un style ou dans un genre. On y retrouve du western avec Undertaker, des récits historiques avec Le Chant du cygne qui retrace un événement marquant de la Grande guerre ou encore Le Roy des Ribauds qui prend corps dans le Paris médiéval, des contes (colorés ou pas) avec Mascarade et Petit, le fils de l’ogre. Des sujets plus sensibles sont aussi à l’honneur tels Plus fort que la haine qui traite des conditions des noirs dans les états du sud des Etats-Unis des années 30 ou encore Racket qui, comme son nom l’indique, traite d’une scène de vie qui touche de plein fouet une jeune fille qui lutte entre la vie et la mort. Mettez des mots sur votre colère offre quant à lui un panorama édifiant du travail des jeunes dans les Etats-Unis du début du vingtième siècle. Deux récits à la fois sensible et décloisonnés complètent la sélection : Un océan d’amour tendre et grave et Route 78 qui se lit comme une ouverture vers la liberté totale dans un univers pourtant pas si baba-cool… Ces dix projets forment la sélection franco-belge !

Comics

L’année a encore été riche en comics. La plupart des éditeurs proposent désormais ce genre, chacun à leur manière. Notre sélection est représentative de cette diversité. Urban Comics continue à nous offrir des super-héros, ceux de Earth-2 tome 1, mais aussi des choses plus sombres comme ce voyage au sein du commissariat de Gotham dans Gotham Central tome 2. Et puis ceux qui aiment le mysticisme seront comblés par notre ami John Constantine dans Garth Ennis présente Hellblazer tome 1. Delcourt, éditeur historique de comics en France, nous abreuve de signatures diverses comme celle de Kirkman dans son excellent Outcast tome 1. Il y a aussi Straczynski et son très décalé Sidekick tome 1. On a également beaucoup aimé Fox-Boy tome 1, un comics à la française très prometteur pour la suite. Chez Panini, on retrouve un très bon album mettant en scène Wolverine and The X-Men tome 1 et un opus zombiesque signé Roméro himself : Empire Of The Dead tome 1. Récit plus intimiste qui réinvente le mode narratif, ICI de McBride s’affiche comme un véritable OVNI, tandis que le théoricien Scott McCloud avec Le Sculpteur livre une réécriture moderne du mythe de Faust.

Romans graphiques

Le roman graphique s’est imposé comme un genre à part entière qui alimente pas mal de nos chroniques depuis quatre/cinq ans. Pluriel, il traite de faits de société, c’est le cas de l’album Le Choix qui expose le droit difficilement gagné des femmes à disposer de leur corps, de L’Esprit à la dérive qui aborde le thème de l’aliénation d’un proche frappé par une maladie dégénérative, des Mains invisibles qui évoque l’immigration clandestine ou encore La favorite qui développe un univers singulier dans lequel un jeune garçon se voit habillé en fille. Le conte développe lui-aussi de beaux récits. C’est le cas de L’Encyclopédie des débuts de la Terre, de Ronkoteus ou d’Ulysse. Emmanuel Lepage (La lune est blanche) revient une fois encore avec un projet extrême, celui de son épopée vers le pôle sud. Enfin avec Kinderland nous nous retrouvons plongés dans ce que fût l’Allemagne de l’Est avant la chute du mur. Dernier sélectionné et pas des moindres, Emprise du jeune Aurélien Rosset démontre que le roman graphique peut aussi prendre des formes moins conventionnelles graphiquement tout en restant aussi fort sur le fond. Avec de tels projets le roman graphique a de beaux jours devant lui…

Adaptations d’œuvres littéraires

Tout comme le roman graphique, l’adaptation d’œuvres littéraires en BD est devenue si ce n’est un genre à part entière, une prolongation du plaisir de lecture de l’œuvre originale. Sur MaXoE le genre fait l’objet de mises en avant régulières. On y retrouve des récits policiers tels 220 volts de Sylvain Escallon (déjà présent l’année dernière avec Les zombies n’existent pas) ou Fatale de Cabanes qui adapte un classique de Manchette. Les classiques sont toujours à l’honneur Don Quichotte de Rob Davis le démontre magistralement tout comme Jim Hawkins, récit qui revisite L’Ile au trésor ou encore Hommes à la mer dans lequel Riff Reb’s livre sa relecture de quelques classiques maritimes. Des textes moins connus peuvent aussi donner l’envie d’être lus au travers de leur adaptation par le neuvième art. C’est le cas avec Le jardin de minuit d’Edith sur un texte de Philippa Pearce, La jeunesse de Catamount adaptation par Benjamin Blasco-Martinez d’un roman aujourd’hui oublié d’Albert Bonneau. La poésie peut aussi donner lieu à des mises en scènes inspirées, comme le prouve Liberatore avec Les fleurs du mal ou Pablo Auladell avec Le paradis perdu. Notre sélection s’achève avec, une nouvelle fois un récit possédé de Manu Larcenet, Le Rapport de Brodeck d’après Philippe Claudel. Que de beaux projets !

Intégrales

Les intégrales sont devenues des incontournables notamment en fin d’année. Elles permettent de redécouvrir dans leur globalité une série devenue référence dans son genre. Des œuvres cultes ont été éditées ou rééditées cette année et parmi elles Les 7 vies de l’Epervier de Cothias et Juillard dans une édition en noir et blanc somptueuse. Des récits sont redécouverts par le prisme des rééditions comme le prouve les projets éditoriaux Wild river de Seiter et Wagner, Sam & Max de Purcell et Pogo de Walt Kelly. Courtney Cumrin de Ted Naifeh a bercé toute une génération d’ados et retrouver sous la forme de deux gros pavés une intégrale de cette exigence méritait une sélection. Esteban, autre récit jeunesse trouve une saveur particulière dans sa publication intégrale en noir et blanc. Les amateurs du trait de Juan Giménez  seront ravis de retrouver Moi Dragon qui se voit offrir une fin qui aurait pu ne jamais voir le jour. KZ Dora de Robin Walter se voit offrir une intégrale très documentée qui donne une vision personnelle de la vie dans les camps allemands durant la seconde guerre mondiale. Enfin pour finir, deux séries comics et pas des moindres Northlanders qui confirme sa sélection 2014 et Preacher qui se révèle une surprise bien sombre…

Editions spéciales

Les éditions spéciales sont presque toujours sources d’un plaisir infini. Grands formats, versions encrées qui révèlent le talent du dessinateur, présentation du travail graphique (crayonnés, recherches des personnages…)… Cerise sur le gâteau, ces versions collectors sont bien évidemment éditées en tirage limité. Cette année encore les éditeurs ont été plutôt inspirés notamment pour les trois Tirages de tête présents dans la sélection, Les 7 vies de l’Epervier – 3ème époque, Broadway et Hommes à la mer. Les grands formats que nous avons sélectionnés le prouvent aussi que ce soit Amère Russie – dont le format se rapproche de celui des planches originales qui plus est restituées ici dans leur version noir et blanc -, Buffalo runner qui décline une fin originale au récit coloré de Tiburce Oger ou encore Wika qui, après Docteur Radar l’année dernière, montre l’intérêt de Glénat pour les éditions luxe. Kronos de Mitton permet de redécouvrir le travail d’un auteur essentiel dans le genre du comics à la française. Le Tin Lizzie de Chaffoin et Monféry dans sa version noir et blanc captive de bout en bout, tout comme le Beauté de Hubert et Kerascoët réédité en intégrale luxe en bichromie par Dupuis. Enfin Nuits indiennes de Labremure et Artoupan dans sa version luxe à l’italienne offre en plus du récit, un bel objet-livre qu’on se le dise !

Publications des éditeurs alternatifs

Avec cette nouvelle catégorie, MaXoE entend mettre en avant le travail des éditeurs alternatifs qui réalisent, parfois dans l’ombre un vrai travail éditorial de qualité, cohérent et précieux pour l’amateur du neuvième art. Pour cette première sélection des récits d’une variété rare qui nous ont véritablement happés, comme Feu de paille d’Adrien Demont qui offre un récit subtil qui navigue entre réalité et fiction, passé et présent avec une capacité à envelopper le lecteur rare. La gigantesque barbe du mal de l’anglais Stephen Collins offre un conte moderne décalé et savoureux comme peut l’être le En quarantaine de Joe Ollmann. Le voyage d’Abel et Les petites marées prouvent que des récits d’apparence simple peuvent regorger de surprises véritables. Roland et le jeu de l’Espagnol Luis Durán permet de nous plonger dans l’œuvre d’un auteur à part considéré par certains critiques ibériques comme le Neil Gaiman espagnol. Poulbots révèle non pas un auteur, puisque Patrick Prugne a fait depuis longtemps ses preuves, mais un éditeur exigeant qui sait se démarquer, Margot. Avec Prison d’Ebène Sylvain Combnrouze livre un récit muet prodigieusement bien mené et mystérieux comme nous pouvons les aimer, du grand art. Grand art qui habite le Rua viva ! de Loïs et El Diablo qui mêle pas mal d’ingrédients qui donnent de la mâche au récit. Enfin Ulli Lust donne avec Voix de la nuit un récit exigeant qui peut interpeler mais ne pas laisser indifférent. Les éditeurs alternatifs existent et prouvent que sans eux le neuvième art ne serait pas tout à fait le même !

A partir du 4 juin vous pourrez voter pour vos albums favoris dans chaque catégorie. Chaque participants au Grand Prix des lecteurs pourra participer au jeu concours mis en place avec nos partenaires (Dargaud, Glénat, La Ville brûle, Dupuis, Steinkis (Warum), Daniel Maghen, 6 pieds sous terre, Mosquito, Physalis, Paquet, Aaarg !, Sarbacane, Actes Sud, Actes Sud/L’an 2, Delcourt, Soleil, çà et là, Grand Angle, Akileos, Presque Lune, Gallimard, Editions du Long Bec, Le Lombard, Futuropolis, Rue de Sèvres, Urban Comics, Des ronds dans l’O et La Boîte à bulles). Les lots sont plutôt attractifs puisque le premier prix se verra offrir un pack BD d’une valeur de plus de 300 euros. La dotation globale s’élevant quant à elle à plus de 3000 euros ! Nous vous en dirons plus très bientôt…

Vous pourrez retrouver dans les jours à venir des éléments pour faciliter vos choix et votre vote. Si vous ne connaissez pas un des titres en compétition, vous aurez jusqu’au 21 juin pour en faire la lecture et affiner votre vote, le but étant de défendre au mieux vos coups de cœur !

Le Grand Prix des lecteurs animera la première quinzaine du mois de juin. Un Prix qui résume l’intérêt de MaXoE pour la BD de qualité et cette envie de s’ouvrir à des projets intimistes, indépendants ou moins aisé d’approche tout en présentant régulièrement les titres phares du neuvième art !