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Haven : L’amour rime-t-il avec toujours ?
A partager en duo

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Depuis la création et la sortie du très réputé Furi, un soft d’action nerveux façon Boss Rush, les joueur(euse)s et la presse s’étaient demandé ce qu’allait nous proposer le studio français The Game Bakers avec son prochain jeu. Les développeurs ont alors dévoilé Haven, un jeu à l’opposé de Furi avec un couple au centre de l’aventure (RPG romantique). Un parti pris différent mais qui ne laisse pas indifférent.

The Game Bakers est un studio indépendant basé à Montpellier fondé par Audrey Leprince (notamment game designer et productrice pour Quantic Dream, ou encore Ubisoft) et Emeric Thoa, producteur et également game designer, possédant une passion pour le Japon et les jeux vidéo japonais en général. Depuis sa création, l’équipe montpelliéraine a réalisé différents jeux avec beaucoup d’amour. Ils ont notamment réalisé le RPG Tactique Squids Odyssey (étant une édition complète de Squids et Squids Wild West) que nous avions bien aimé, Combo Crew sur mobiles et bien entendu le Boss Rush Furi. Des titres que la communauté a toujours apprécié, et quand Haven fut annoncé, la curiosité était forcément présente. Il nous tardait donc de voir si les développeurs avaient mis à profit toutes leurs expériences passées sur ce nouveau jeu, d’autant plus qu’il était et est décrit comme la rencontre entre deux grands titres Journey et Persona , deux principales et premières inspirations de The Game Bakers.

De multiples inspirations pour une belle écriture

Si à l’annonce de ces deux jeux, il y a de quoi se réjouir, le studio a également pioché des idées par-ci par là, les développeurs n’ayant d’ailleurs pas hésité à mettre au point une fiche pour illustrer toutes leurs inspirations provenant des jeux vidéo et des manga/anime inclus. Sans tous les citer dans chaque catégorie, pour le gameplay et l’exploration, nous avons donc Journey, Mario Kart et même NieR Automata, une facette RPG avec la licence Persona (plus particulièrement le 4 et le 5), The Legend of Zelda ou encore Gravity Rush, du Cowboy Bebop et Catherine pour le Nid et l’ambiance, tandis que l’univers et l’aspect scénaristique proviennent de Saga, Nausicaa, Korra ou encore le soft Prince of Persia de 2008.

Cet univers futuriste nous emmène aux côtés de Yu et Kay, un couple ayant dû fuir sa planète d’origine pour des raisons inconnues, du moins au début de l’aventure. Grâce à leur vaisseau -ayant essuyé des dégâts-, et servant au passage d’échappatoire et de futur cocon (le Nid), le duo s’est réfugié sur une planète qu’ils ont nommée Source, et ont rapidement commencé une nouvelle vie.

Nous en resterons là pour ne pas faire de spoils, car cette aventure vaut la peine d’être découverte et vécue par soi-même. Les développeurs ont réussi à nous intéresser à l’univers (et Lore) par le biais de ces deux héros et à comprendre notamment le pourquoi de cette fuite. Cette belle qualité d’écriture se concentre principalement autour du couple, car plutôt que de juste en livrer les beautés et l’émerveillement ou même les prouesses tel que l’on peut les voir dans d’autres softs vidéoludiques, ici les amoureux montrent toutes les facettes réalistes d’une relation : les faiblesses, les doutes, les rires, l’attente d’être rassurée, les choses plus intimes, sans oublier l’humour et le caractère de chacun. Si certain(e)s apprécieront, d’autres y trouveront peut-être trop de naïveté et de romantisme, tout dépend donc de votre perception.

Une touche RPG, exploration et beaucoup d’amour

Pour tout découvrir de ce couple devenant rapidement attachant, il ne faut pas hésiter à lire et écouter les dialogues au sein du Nid (le nom du vaisseau), car nous sommes également mis à contribution par des choix de réponses. Sans en bouleverser l’intrigue, les choix permettent à Yu et Kay de resserrer ce lien qui les unit, ou au contraire de produire l’effet inverse. On vous conseille toutefois de ne pas prendre cet élément à la légère puisqu’il contribue à un axe d’amélioration façon « Light RPG » appréciable. Et évidemment plus le couple est en symbiose, plus les répercussions sont bonnes avec l’accès à de nouvelles capacités par exemple.

Et cet aspect RPG discret ne comporte pas que cela, il se combine avec plusieurs éléments que l’on trouve au cœur de la planète Source. Cette dernière se compose essentiellement de multiples ilots semblables, un peu trop d’ailleurs, et de l’axe traditionnel avec des matériaux, des ingrédients, utilisables pour se soigner ou créer des choses, une faune locale mais aussi des flux d’énergie indispensables pour permettre au duo de se débarrasser de ce que l’on nomme « la rouille ». Sans rentrer dans les détails, il s’agit d’un élément néfaste pour la planète en elle-même ainsi que pour la faune locale.

Pour se débarrasser de cette rouille, il faut donc se ruer littéralement dessus grâce au flux d’énergie que l’on possède, ce qui a pour effet de l’effacer. Une feature qui rappelle sans conteste un Super Mario Sunshine aussi bien dans la forme que dans le fond, car une fois que l’énergie est vide, on ne peut plus se débarrasser de cette « pollution » à moins d’effectuer une recharge via des courants énergétiques.

Contrairement à ce que l’on peut penser de prime abord, on ne dispose pas d’une « machine à peinture » comme Mario mais de bottes spéciales condensant l’énergie. De ce fait, on incarne l’un des personnages, switchable à tout moment ou les deux en duo, et l’on virevolte en flottant légèrement au-dessus du sol. Cette pratique de glisse est plaisante, nos « héros » effectuant quelques acrobaties au passage dans les airs. Un temps d’adaptation plus ou moins long est forcément nécessaire, d’autant plus que l’on déplore quelques imprécisions lors de demi-tour ou lorsque l’on se bloque dans des murs ou autres éléments du décor.

Si une routine peut sensiblement s’installer à cause du procédé d’élimination de la rouille, tout comme les premiers allers-retours au fil du jeu (un élément permet de les raccourcir), se débarrasser de ce polluant permet d’effectuer de belles découvertes et d’augmenter les discussions dans le Nid, de même que la cuisine par exemple. Cette balade en extérieur permet aussi d’aider la faune locale, qui rappelons-le devient dangereuse comme si elle avait été contaminée. Dans ces cas-là, le duo les affronte au cœur de combats s’effectuant après transition.

Ces combats prennent la forme d’un JRPG tour par tour mais en y effectuant des dérivés par rapport aux classiques du genre en implémentant du temps réel pour plus de dynamisme. Concrètement, on incarne Kay et Yu de manière indépendante, l’un étant contrôlable à partir de la partie droite du pad (les touches traditionnelles), l’autre la gauche (croix multidirectionnelle/stick), chaque touche permettant une action spécifique.

On peut aussi effectuer quelques stratégies en assommant l’ennemi puis en l’attaquant, même si le soft possède une difficulté très abordable comme l’ont mentionné les développeurs, ou réaliser des attaques en duo plus puissantes en étant en synergie contre des « adversaires » un petit peu plus coriaces. Évidemment lorsque l’on joue en solo, combiner les frappes et les coordonner est un jeu d’enfant mais à deux c’est un peu plus complexe puisqu’il faut être synchro avec son(sa) coéquipier(ère) ou sa moitié(e).

La patte de Koyorin et le retour de Danger

Esthétiquement le soft s’appuie sur deux aspects : les modèles et l’univers 3D d’un côté, et de l’autre des visuels et artworks type Visual Novel 2D. Ces derniers profitent du très beau coup de crayon de l’artiste Koyorin et les portraits des personnages 2D sont très expressifs. Bien plus d’ailleurs que leur modélisation 3D quelque peu « figée ». Parlons-en justement, de l’aspect exploration et du Nid, à l’extérieur on profite notamment de très jolis panoramas mais en intérieur les textures ne sont pas du même niveau, c’est plus simpliste dirons-nous. N’oublions pas de signaler que Haven profite de deux modes de jeu : l’un favorisant le framerate au détriment de la qualité graphique et de l’aliasing qui va avec, et l’autre choix provoque l’effet inverse, c’est-à-dire des graphismes plus agréables avec davantage de netteté mais un framerate divisé par deux.

La partie sonore, elle, a été confiée une nouvelle fois aux bons soins de Danger (Franck Rivoire) déjà à l’œuvre sur Furi, on retrouve donc ce côté électro qui plaira aux amateur(trice)s. Enfin, les voix sont en anglais avec au passage un très bon jeu d’acteur pour les amoureux Yu et Kay, les sous-titres quant à eux sont en français.

Testé sur Xbox One X


Information complémentaire : Haven sera disponible sur PS4 et Nintendo Switch un peu plus tard durant cette année 2021.

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Haven est un jeu qui n’est pas comme les autres, bien loin de ce que le studio nous avait proposé avec Furi. De ce fait, il est clair que seule une catégorie de personnes particulière appréciera ce voyage autour des deux amoureux que sont Yu et Kay et de leur relation extrêmement bien écrite et bien mise en valeur par les doubleurs. On s’attache rapidement à eux, on a envie de connaître leur histoire mais aussi leur passé. En contrepartie les moins réceptifs à ce genre de concept risquent de décrocher rapidement. Dans tous les cas, The Game Bakers nous livre une fois de plus un titre à part qui ne peut laisser indifférent.
ON A AIMÉ !
- La relation entre Yu et Kay…
- Un duo attachant
- Les voix / L’Ost
- Belle qualité d’écriture
- Les mécaniques Light RPG
- Sensation de déplacement
- Les Artworks
ON A MOINS AIMÉ...
- …que certain(e)s pourraient trouver trop naïf et romantique
- Quelques imprécisions lors des glissades
- Des îlots un peu trop semblables
Haven : L’amour rime-t-il avec toujours ?
Haven
Editeur : The Game Bakers
Développeur : The Game Bakers
Genre : Aventure / RPG Romantique
Support(s) : PC, PS4, PS5, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 2
Sortie France : 04/12/2020

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