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CrossCode : Enrobage MMO, donjons Zeldaesque, combats pêchus, une petite perle !
On attend la suite des réjouissances maintenant

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Presque deux longues années après sa sortie sur PC, CrossCode débarque enfin sur consoles (PS4, Xbox One et Nintendo Switch). Cet Action-RPG aux graphismes 16bits a su séduire les PCistes mais en sera-t-il de même sur consoles ? Eh bien on peut vous répondre positivement, car oui nous ne sommes absolument pas déçus de ce voyage, bien au contraire. D’ailleurs, il a tellement su nous séduire que vous le retrouverez dans notre sélection du MaXoE Festival 2021 !

CrossCode possède une histoire particulière. Inspiré par les jeux d’Action-RPG 2D rétro, son développement a débuté en 2011 avec une petite expérimentation utilisant impact.js entièrement basé sous HTML5. Par la suite, ce petit projet était rapidement devenu quelque chose de plus sérieux pour le studio, et l’équipe s’était donc mise à recruter pour continuer le développement. Puis à la fin 2012, une première démo technique était sortie, suivie de près par une seconde démo technique « ++ ».

Deux ans plus tard, soit à la fin 2014, une autre démo fut disponible avec davantage d’éléments et features RPG. Mais c’est en 2015, plus précisément le 25 février, que le projet s’accéléra grâce à une campagne Indiegogo. Tout en continuant à proposer des updates sur la version démo, l’équipe de développement avait reçu un peu plus de 90 000 euros grâce à 2 326 backers.

Grâce à ce soutien, le projet est passé en Early Access pendant près de 3 ans, avec de très bons retours de la communauté des joueur(euse)s. La fin du développement est arrivée à son terme le 20 septembre 2018, date de sortie officielle de CrossCode sur PC (Steam) et donc 7 ans après le début de son développement. Aujourd’hui, presque deux ans après sa sortie PC, on peut enfin découvrir CrossCode sur consoles.

Deux histoires, des rebondissements, un enrobage MMO très bien réalisé et des personnages attachants

Si vous connaissez les animes/mangas/JVs Sword Art Online ou encore .Hack, c’est-à-dire des joueur(euse)s évoluant dans un MMORPG, CrossCode ne vous surprendra pas. En effet, le soft de Radical Fish Games utilise lui aussi cet enrobage MMO, et du coup partage différents points communs avec ces deux noms précités mais à une différence près : le monde virtuel du terrain de jeu de CrossCode existe aussi dans la vie réelle.

Après une brève entrevue auprès de Shizuka, cette dernière recherchant son frère, nous suivons Léa se réveillant sur un cargo. Amnésique, cette « fille » que nous incarnons est en réalité un avatar muet, enfin disons plutôt que son système de communication est en panne. Le cargo où elle se trouve l’emmène sur le terrain de jeu du MMORPG CrossWorlds, afin de l’aider à retrouver la mémoire. C’est ce qu’espère en tout cas le capitaine du navire Jet, Carla, mais aussi Sergey, un doué de l’informatique. Ce dernier aidera Léa tout au long de son périple, notamment en lui implémentant la possibilité de dire quelques mots, car Léa ne se souvient pas de ses précédentes parties de CrossWorlds, ce qui est très curieux.

Très rapidement, un étranger fait irruption sur le cargo et déplace Léa par télépathie à son insu pour l’obliger à combattre un crabe robotique. Durant ce combat cet inconnu semble reconnaître Léa, ou du moins son style de combat particulier, qui n’est pas uniquement lié à sa classe de Spheromancer. À la fin de ce combat ardu, cette dernière est poursuivie par des monstres de très Haut Level invoqués par l’étranger. Léa n’a alors pas d’autres choix que la fuite. Pour espérer recouvrer la mémoire, il lui faudra recommencer entièrement le jeu CrossWorlds, et découvrir les origines de cette planète l’accueillant : Shadoon.

Si certains pouvaient croire que l’utilisation d’un MMORPG en toile de fond n’est pas trop recherchée et amène de la facilité pour la trame, ils se trompent, car les développeurs ont effectué un travail de fond relativement complet. Par exemple, les avatars « humains » ont notamment conscience des conversations limitées des NPCs distribuant les quêtes, ou alors les quelques mots prononcés par Léa à ces mêmes NPCs sont suffisants pour faire avancer l’aventure principale.

D’un autre côté, il est possible de réaliser de multiples quêtes et de fouiller les lieux pour en découvrir plus sur ce monde. Il est même envisageable d’en découvrir davantage via une encyclopédie pour les plus intéressé(e)s. L’histoire se joue donc sur deux terrains : découvrir ce monde réel/virtuel de Shadoon, et l’aventure de Léa servant à retrouver ses souvenirs perdus.

Cette seconde partie est d’ailleurs constituée de plusieurs rebondissements, sans compter les personnages « humains importants » qu’elle rencontre, ils interagissent beaucoup lorsqu’ils se battent avec elle, via Direct-Link, et parlent aussi d’éléments de la vie réelle. En somme, ces personnages notamment Émilie, une anglophone utilisant quelques bribes de français et ayant de la personnalité, deviennent assez vite attachants au fil du temps.

Des énigmes renouvelées régulièrement pour des donjons Zeldaesque

Radical Fish Games a soigné son bébé dans les moindres détails, CrossCode étant leur premier gros projet, ils ont décidé de frapper fort, et l’on peut dire que c’est une franche réussite.

C’est simple, le gameplay du soft utilise une multitude d’idées intéressantes combinées à du MMORPG, les amateurs(trices) du genre et des ARPGs reconnaîtront facilement ce schéma mis en place par le studio avec des donneurs de quêtes principales et secondaires scénarisées et on ne peut plus variées : chasse aux monstres, délivrance d’objets, protection, challenge à réaliser, ou encore défis chronométrés.

S’il est possible de faire les investigations des différents lieux de CrossWorlds en solo, un compagnon virtuel peut nous rejoindre pour nous aider et ainsi amener des interactions pour un aspect MMO encore plus immersif comme nous le disions plus haut.

Parlons d’ailleurs de cette exploration brillamment conçue par les développeurs, chaque endroit visité, de la plaine au désert en passant par les montagnes enneigées, respire la vie, et ces escapades très agréables sont aussi l’occasion de découvrir des coffres (verrouillés ou non), de multiples ressources reçues auprès de la flore locale, des ennemis divers plus ou moins agressifs, ainsi qu’un Level Design intelligemment utilisé.

Il n’est ainsi pas rare de devoir utiliser la verticalité des lieux afin de progresser sur plusieurs zones d’un même lieu aussi bien pour trouver des éléments (coffres, etc…) que pour accéder à la suite de l’aventure. Une bonne observation est alors de mise afin de découvrir les lieux dans leurs moindres détails.

Si certains endroits sont accessibles via différentes énigmes, c’est également le cas pour les donjons présents à la sauce Zeldaesque, en plus compliqué cependant. Pour progresser dans ces derniers, on a une nouvelle fois recours à la verticalité mais aussi à la résolution d’énigmes variées et plaisantes, si certaines nécessitent l’éradication de monstres, d’autres demandent plus de jugeote. Par exemple pour l’activation d’un mécanisme, il faut utiliser la déviation de tirs sur les murs, ou alors jongler avec un nouveau pouvoir pour résoudre des puzzles, etc… Le tout dans l’optique de récupérer des clés, toujours à la sauce Zelda donc, permettant d’affronter un boss de fin de donjon.

Des combats techniques et pêchus 

Si le challenge est déjà présent avec certaines énigmes, les combats ne sont pas en reste. On vous le dit tout de suite, si vous n’êtes pas friand de difficulté, les développeurs ont eu la bonne idée d’implémenter des options d’accessibilité pour réduire entre autres la difficulté des affrontements. Mais pour une meilleure expérience et plus de satisfaction, on ne peut que vous conseiller de ne rien modifier à ces options.

En tant que Spheromancer, les habilités au combat de Léa sont impressionnantes. Se déroulant en action temps réel, les batailles ne se résument pas à un bête bourrinage mais sont techniques, stratégiques, tout en étant ultra dynamiques.

Pour faire simple, il est possible d’attaquer de manière classique, de frapper à distance via des lancers de projectiles, d’esquiver et d’utiliser un bouclier. Ces techniques s’enchaînent rapidement et sans temps mort face aux ennemis réactifs mais ce n’est pas tout, il y aussi des attaques spéciales nécessitant l’utilisation de SP (via une jauge se régénérant au fil du temps) et une combinaison de touches afin de les enclencher.

Parmi ces frappes/capacités spéciales supplémentaires, on a une explosion, un dash violent, un lancer de « shurikens » ou encore une attaque de mêlée. Mais ce n’est là que’une partie des possibilités, car CrossCode recèle encore d’autres features ! Oui vous avez bien lu, outre ces multiples attaques, dans chaque donjon on peut obtenir un pouvoir « élémentaire » s’utilisant indépendamment de l’ancien étant « neutre ». Autrement dit nos attaques de base deviennent enflammées par exemple, et les attaques/capacités spéciales diffèrent également tout en étant liées à la faculté élémentale.

Toutefois en plein affrontement, comme on peut jongler entre les différents « pouvoirs », il faut faire attention à ne pas être en surcharge élémentale, sinon le pouvoir associé reste inaccessible temporairement, par exemple face à des opposants redoutables étant très faibles au feu, cela peut devenir un peu plus compliqué.

Les points faibles de nos adversaires dépendent donc non seulement du pouvoir élémentaire mais aussi de l’approche utilisée, certains détestant les frappes à distance, etc… Alors oui au début ce système est un peu difficile à appréhender, mais une fois maîtrisé, c’est très fun, et la satisfaction prend le dessus lorsque l’on arrive à vaincre un ennemi qui nous avait donné un peu de mal la première fois.

Une partie RPG très complète

En plus de son gameplay mélange de MMORPG et Zelda, CrossCode dispose évidemment de tout l’attirail nécessaire et efficace de l’Action-RPG (ARPG). Ainsi, on retrouve des achats/ventes classiques contre de l’argent ou nécessitant des ressources supplémentaires, un système d’équipement offensif (deux emplacements d’armes) et défensif (protection de tête, torse,…), chaque élément disposant de ses propres attributs (force, défense, etc…) mais aussi de capacités passives et actives. Il faut donc bien choisir entre les capacités (passives/actives) que l’on souhaite avoir en priorité en fonction de son approche de jeu : régénération de PV automatique, plus de dégâts au corps-à-corps, etc…

En complément comme d’habitude, à force de réaliser des quêtes principales/annexes et en tuant des monstres, Léa monte en Level et accroît ses statistiques (PV Max, Défense, etc…) mais cela permet aussi de recevoir des CPs, c’est-à-dire des points de compétences liés aux circuits de l’avatar. Logiquement, ces divers points sont à répartir sur un arbre de compétences style sphérier mélangeant les augmentations de statistiques, les résistances ou encore les possibilités d’acquérir de nouvelles attaques spéciales.

Toutefois, certaines compétences sont scindées en branche avec par exemple une option sur des éléments rapprochés ou à distance, mais rassurez-vous, après obtention de l’une d’elles il est possible de switcher de branches à tout moment. Enfin, si vous avez fait une erreur dans le processus, il est possible de réinitialiser l’arbre de compétences dans un lieu spécifique avec les prérequis nécessaires.

Pour finir sur cette partie, sachez qu’il n’existe pas qu’un seul arbre de compétences mais plusieurs en fonction des éléments récupérés en cours de jeu. Par exemple l’arbre de la « chaleur » a ses propres compétences et techniques liées au feu, ou encore ses statistiques, chaque arbre est totalement distinct des autres. Vous pouvez donc créer un personnage tank sur l’arbre de votre choix, et privilégier les résistances élémentaires sur un autre, en sachant que changer de pouvoir élémental octroie les statistiques liées à cet effet élémentaire. Pour être plus clair, si vous aviez 1007 PV sur l’arbre neutre avec +10 % de PV (via l’arbre de compétences), et que vous utilisez l’élément « feu » avec +4 % de PV (via l’arbre de compétences « chaleur »), vous aurez bien entendu moins de PVs.

Un grand soin visuel et sonore

L’un des gros plus du soft vient clairement du travail et des détails effectués sur cette partie graphique par le studio Radical Fish Games. CrossCode puise dans les graphismes rétro 16bits style SNES, tout en ayant des portraits types artwork afin d’apporter un visuel sur les ressentis des personnages. Léa en ressort notamment bien plus expressive de cette manière.

Le titre assume clairement son statut de « pseudo-MMORPG » en regorgeant de vie avec de multitudes de personnages présents, discutant ou continuant leur route. Mais les décors et les lieux eux-mêmes ont subi un grand soin. On est amené à visiter des montagnes enneigées, un port ou encore un désert, chaque endroit ayant son propre lot d’animations comme des feuilles virevoltantes, des cascades, des nuages traversant le ciel, etc… Le tout sans oublier les détails établis sur les animations et les sprites. Léa en possède déjà beaucoup compte tenu de ses possibilités en combat et hors affrontement, mais les ennemis bénéficient également de ce même niveau de détails.

Durant nos sessions, on regrettera simplement quelques petits ralentissements survenus notamment à Bergen Trail (la montagne enneigée) lors d’un affrontement proche d’un précipice ayant de nombreuses cascades en contrebas. Mais un patch étant déjà en route, on peut espérer qu’il corrige ces petits soucis.

Passons maintenant à la partie sonore, l’OST est composée par Deniz Akbulut, son style rétro sied à merveille au style graphique du titre. Les thèmes proposés, allant de l’épique en passant par le calme sont un plaisir pour les oreilles et collent parfaitement aux situations rencontrées en jeu. Vous pouvez d’ailleurs écouter l’OST à cette adresse.

Pour finir et c’est peut-être ce point qui risque d’en rebuter quelques-uns, le jeu ne possède aucun sous-titre français, malgré les quelques mots employés par Émilie. Toutefois, même s’il serait dommage de passer à côté des rebondissements de l’histoire, le soft reste entièrement jouable.

Testé sur Xbox One X

NOTE MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

CrossCode est une franche réussite sur tous les points. Son enrobage MMO est tellement bien pensé et exploité que l’on a l’impression de jouer à un véritable MMO, chaque détail est cohérent : les conversations de « joueur(euse)s », la vie dans le jeu, et le contact d’ami(e)s où les « avatars humains » nous demandent de jouer en groupe, et l’inverse, entre autres. L’histoire centrée sur Léa n’est également pas en reste avec des personnages attachants, des rebondissements et une pointe d’humour agréable. Mais il n’y a pas que sur ces points que CrossCode a été soigné dans ses moindres détails. Que dire si ce n’est que c’est un réel plaisir de parcourir les donjons, leur côté Zeldaesque en plus compliqué n’y est pas étranger, notamment grâce au renouvellement permanent des puzzles, un délice. À côté de cela, on a le droit à des combats techniques, tactiques et vraiment bien pêchus et des features RPGs qui feront plaisir aux plus exigeants. Une petite perle !
ON A AIMÉ !
- L’enrobage MMO très bien réalisé
- L’histoire et les rebondissements
- Des personnages attachants, notamment Émilie
- Des énigmes renouvelées régulièrement
- L’exploration
- La partie amélioration (arbre de compétences, équipements,…)
- Des combats techniques et pêchus
- Très belle durée de vie
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques petits soucis de ralentissements
- Les non-anglophones passeront à côté de l’histoire et des rebondissements
CrossCode : Enrobage MMO, donjons Zeldaesque, combats pêchus, une petite perle !
CrossCode
Editeur : Deck13
Développeur : Radical Fish Games
Genre : Action-RPG (ARPG)
Support(s) : PC, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 09/07/2020

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