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Far Cry Primal : réveillez le sauvage qui est en vous !
Au pays des hommes qui marchent debout.

NOTE DE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Depuis plus d’une décennie, la licence Far Cry a su se créer une fort jolie place dans le monde très concurrentiel des FPS en sachant se démarquer des Call of Duty ou encore Medal of Honor. Délaissant le sillon des campagnes militaires historiques, les différents opus préfèrent vous plonger dans un cadre dépaysant que ce soit une île tropicale, la brousse africaine ou les montagnes du Tibet. Mais avec ce Far Cry Primal, le studio canadien d'Ubisoft fait preuve d’audace et de renouvellement en transposant sa recette dans une préhistoire finalement assez peu exploitée. Il est temps de laisser tomber votre kalash pour saisir votre massue et d’enfiler votre peau de bête…
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far-cry-jaquetteIl était une fois l’homme

Bienvenu à Oros ! Non, il ne s’agit pas d’une île au beau milieu des caraïbes ou d’une obscure région subsaharienne mais rien moins qu’une vallée encaissée et bordée de cimes enneigées. Dans ces paysages superbes mais néanmoins hostiles évoluent librement des Mammouths, des tigres-à-dents de sabre et des blaireaux. Non, ne riez pas, nous reviendrons sur le cas de ce plantigrade un peu plus loin dans le test. Mais Oros est également peuplé par des tribus primitives dont celle des Wenjas à laquelle vous appartenez. Malheureusement, les Wenjas ont subi les assauts de plusieurs peuples rivaux et plus particulièrement ceux de la tribu Udam, particulièrement belliqueuse et sanguinaire. Mais tout devrait bientôt s’arranger puisque vous êtes ici pour libérer les Wenja  éparpillés dans toute la vallée et enfin réunifier votre peuple. Takkar, le personnage que vous incarnez, n’est pas un guerrier ordinaire et fait figure d’élu en raison de son charisme mais aussi de ses qualités hors du commun. A ce niveau, on peut même parler de pouvoirs extraordinaires ! Néanmoins, votre entreprise sera longue, périlleuse et ne pourra être couronnée de succès sans l’aide de compagnons valeureux qui vous communiqueront leur savoir-faire et leurs secrets dans de multiples disciplines telles que la chasse, le combat ou l’herboristerie.

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Primaire mais beau

On attendait forcément au tournant ce Far Cry Primal. Délaisser le FPS contemporain pour aborder la période plus primitive du Mésolithique laissait augurer d’une vraie remise en question et donc d’une toute nouvelle expérience de jeu. Ne tergiversons pas : Far Cry Primal reprend finalement toutes les vieilles recettes des opus précédents et s’apparente même parfois à une sorte de mod savamment orchestré. Reste que cette période de la préhistoire marquée par les premières civilisations renouvelle tout de même la licence en lui apportant une certaine fraicheur. Le monde d’Oros est magnifique et cette impression d’une Nature vierge et brutale est parfaitement restituée. Cavernes obscures, cols enneigés parcourus par des groupes de mammouths, forêts épousant le dénivelé des collines et torrents translucides… Rien à dire, Oros a vraiment de la gueule et fait honneur à la série qui a toujours apporté un soin particulier à la restitution d’environnements magnifiques et sauvages. La faune et la flore ne sont pas en reste avec un panel d’animaux qui parlent forcément à l’imaginaire collectif (et non, il n’y a plus de dinosaures !).

En dehors de ce packaging, on retrouve très très rapidement ses marques. Oros se présente comme une sorte de simili open world divisé en régions qui se découvriront au fur et à mesure de votre progression. Sur la carte que vous pourrez consulter à tout moment figurent de multiples icônes symbolisant les différentes activités et missions possibles. Celles-ci peuvent participer à l’avancée de l’intrigue principale ou être secondaires tout en vous permettant d’upgrader vos compétences. Chasser des bêtes particulièrement rares permettra par exemple de confectionner des armes et de les améliorer pour les retrouver dans une roue sélective relativement simple d’utilisation. Il sera également possible à l’aide des différentes ressources que vous collecterez d’améliorer les huttes de personnalités Wenja spécialisées dans un domaine précis. Des avis et des aides précieuses pour optimiser vos possibilités. Au-delà de ce crafting assez poussé, ces PNJ participent grandement à l’impression de devenir le leader d’une tribu. Un bon point en matière d’immersion donc !

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Comme Rahan, la permanente et la coloration en moins

Mais il est temps de se poser la question qui fâche. Un FPS sans armes à feu, c’est jouable ? Et bien, cela fonctionne assez bien, il faut l’avouer. Certes, la place prise par le corps à corps est déterminante et le gourdin restera souvent une arme de prédilection. Mais il est également possible d’utiliser des sagaies, des couteaux de lancer, des pièges et bien évidemment un arc. Largement de quoi décimer, étriper et éradiquer toute créature un tant soi peu belliqueuse. A ce titre, il est aussi possible de jouer la carte de l’infiltration, de se glisser derrière les ennemis et de les envoyer au plus près de leur divinité tutélaire en procédant à une exécution aussi violente que scriptée. Pour vous aider à reconnaître les lieux et ne pas déclencher les alarmes des avant-postes ennemis (tiens, ça ressemble à du déjà-vu…), vous pouvez solliciter l’aide d’une chouette apprivoisée. Vous pouvez la diriger et ainsi marquer préalablement des ennemis voire en tuer quelque-uns en les attaquant en piqué ou en larguant des essaims d’abeilles particulièrement déstabilisants.

D’ailleurs, la gestion des animaux est la grande nouveauté de cet opus, sa valeur ajoutée incontestable. En effet, outre ses capacités de guerrier, Takkar s’avère un chasseur hors pair. Cela tombe bien puisque certaines peaux d’animaux rares seront nécessaires aux upgrades les plus convoités. Pour traquer ces spécimens, vous bénéficiez d’une vue spéciale de chasseur tout ce qu’il y a de plus pratique et efficace. En un clic de paddle, voici les animaux qui apparaissent en surbrillance ! Une fois blessés, il sera également possible de suivre leur trace olfactive pour enfin procéder à l’hallali. Ce qui peut sembler en revanche abusif, c’est que les plantes et les minéraux précieux apparaissent également en surbrillance : c’est beau la technologie préhistorique… Autre problème qui se posera immanquablement, certains animaux sont particulièrement difficiles à dénicher et les trouver semble relever du pur hasard. C’est le cas de ces satanés blaireaux dont les emplacements préférés ne sont pas indiqués sur la carte. Se poster en embuscade une heure avant de croiser le museau d’une seule de ces bestioles s’avère particulièrement frustrant et fastidieux d’autant qu’en récupérer les pelisses est indispensable pour améliorer votre propre hutte. Assez abusé !

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Attention : passage de mammouths

Plus sympathique en revanche, vous êtes capable d’apprivoiser une bonne partie des créatures du monde d’Oros et de vous en faire des alliés tout à fait appréciables durant les combats. Si un loup de base n’a rien de fantastique, s’octroyer les services d’un lion des cavernes ou d’un ours brun est tout de suite plus alléchant. Et je ne vous parle pas de la possibilité de monter un mammouth. Débouler en plein milieu d’un village ennemi en écrasant les gardes, tout en décochant des flèches enflammées dans leur hutte, ça c’est la grande classe !

Au final, peut-on dire que ce Far Cry Primal est un grand jeu ? Excellent, cela ne fait aucun doute. Néanmoins il manque ce petit quelque chose qui font les titres absolument incontournables. En premier lieu, un manque d’originalité évident. Certes, l’atmosphère tranche radicalement avec celle des autres FPS ou des opus précédents. Mais la mécanique de jeu reste absolument similaire excepté la capacité d’apprivoiser les animaux. On retrouve tous les gimmicks d’un Far Cry et en particulier la collecte de plantes ou la conquête des avant-postes. En gros, le packaging a fait l’objet d’un travail considérable mais le gameplay s’est construit sur des bases relativement convenues. Dommage de ne pas avoir été un poil plus ambitieux est d’allier à ce background rafraîchissant une expérience de jeu plus novatrice. Enfin, la série des Far Cry nous laisse en mémoire quelques figures de bad guy totalement jouissives. Vaas Montenegro, ce psychopathe absolu de Far Cry 3 ou encore Pagan Min dans l’opus suivant ont, par leur charisme déjanté, largement contribué au renom de ces épisodes. Il manque à ce Far Cry Primal un véritable « méchant » cristallisant toutes nos angoisses ou motivant notre désir de vengeance.

Testé sur une version PS4

NOTE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Far Cry Primal n'est pas la claque espérée mais reste un excellent jeu à l'atmosphère immersive et au gameplay éprouvé. Trop sans doute, si l'on considère le peu de nouveautés proposées. Mais il n'est franchement pas désagréable de remiser pour un moment son inévitable fusil d'assaut afin de pouvoir constater que le Mésolithique, c'était quand même une époque de mecs poilus qui en avaient sous le pagne. Il sera toujours temps de reprendre sa sulfateuse adorée pour un prochain Far Cry 5.
ON A AIMÉ !
- Le mésolithique, un univers clairement dépaysant.
- Un environnement varié et parfois grandiose.
- Un crafting particulièrement poussé
- La possibilité d'apprivoiser des animaux
ON A MOINS AIMÉ...
- Un gameplay certes huilé mais un peu paresseux
- Peu de nouveautés au final.
- Un scénario sans réel enjeu
- Pas de méchant charismatique
Far Cry Primal : réveillez le sauvage qui est en vous !
Far Cry Primal
Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montréal
Genre : FPS
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 23/02/2016

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